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  • Le site pour parents de jumeaux et triplés | Mamans Pieuvres

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  • Gestion des émotions | Mamans Pieuvres

    Gérer les émotions de nos multiples et les nôtres.​ Gérer les émotions de nos multiples et les nôtres. En collaboration avec Catherine Bilodeau, B. Éd. Le premier anniversaire de nos jumeaux, triplés ou plus représente souvent une étape particulièrement significative. Cette première année aura été remplie d’adaptation, de défis, de sacrifices, de nuits trop courtes et probablement de quelques moments où nous nous sommes demandé comment nous allions réussir à passer au travers. Et pourtant, nous y voilà! Cette première année nous aura aussi fait découvrir une parentalité extraordinaire et atypique. On se découvre parfois des forces insoupçonnées et des talents qu’on ignorait posséder. Les expressions « maman pieuvre » et « papa pieuvre » prennent soudainement tout leur sens! Propulsés par l’amour immense que nous portons à nos enfants, nous réalisons aussi la chance incroyable que nous avons de vivre cette aventure. Alors, quand arrive enfin ce fameux premier anniversaire, il y a de quoi célébrer. Nous avons traversé la première année! On pourrait presque se dire que le pire est derrière nous… Et puis arrive la petite enfance! Nos bébés grandissent, marchent, parlent, explorent et développent leur personnalité. Avec cette nouvelle autonomie viennent aussi la frustration, l’opposition, les crises, les disputes et parfois les morsures, les coups ou les objets qui volent dans le salon. Avec des multiples, il y a une particularité supplémentaire : nous accompagnons deux, trois enfants ou plus qui traversent sensiblement les mêmes étapes développementales en même temps. Deux enfants peuvent vouloir exactement le même jouet. Deux peuvent avoir besoin d’être consolés simultanément. Et la crise de l’un peut parfois devenir la crise de l’autre. Les parents de multiples se retrouvent aussi régulièrement devant une réalité inconfortable : il n’est tout simplement pas toujours possible de répondre aux besoins de tous les enfants au même moment. Il faut parfois prendre une décision qui répond au besoin de l’un alors que l’autre devra attendre. L’objectif de cette page n’est pas de vous proposer une méthode de discipline. Chaque famille possède ses valeurs, son fonctionnement et son style parental. Nous souhaitons plutôt vous aider à comprendre certaines réactions émotionnelles normales de la petite enfance et vous proposer des pistes pour naviguer plus sereinement à travers cette période particulière avec des multiples. QUAND LES ÉMOTIONS SE RENCONTRENT ... ET S'ENTRECHOQUENT! Les disputes entre frères et sœurs font partie de la vie familiale. Chez les jumeaux, triplés et plus, elles peuvent toutefois prendre une place particulièrement importante dans le quotidien. Après tout, nos enfants grandissent côte à côte, traversent sensiblement les mêmes étapes de développement et passent énormément de temps ensemble. Ils partagent leur environnement, leurs jeux et l’attention de leurs parents. Il n’est donc pas étonnant que leurs envies, leurs besoins et leurs émotions entrent parfois en collision! Cette proximité quotidienne peut aussi devenir une formidable occasion d’apprendre à se connaître, à collaborer et à développer une complicité qui leur est propre. Un jouet convoité par deux enfants, une place sur le divan, un câlin avec maman ou simplement l’envie de jouer tranquillement sans être dérangé : les occasions de désaccord ne manquent pas. Et lorsque plusieurs tout-petits vivent simultanément une période d’affirmation de soi, les frustrations peuvent rapidement se multiplier. Si ces conflits sont parfois épuisants pour les parents, ils ne sont pas nécessairement négatifs. Ils font aussi partie des apprentissages de l’enfance. À travers leurs interactions, les enfants découvrent progressivement comment exprimer leurs besoins, défendre leurs limites, composer avec celles des autres et trouver leur place au sein de la fratrie. Chez les multiples, ces apprentissages prennent une dimension bien particulière : ils doivent apprendre à vivre ensemble tout en développant leur propre identité. Être jumeaux ou triplés ne signifie pas avoir les mêmes goûts, les mêmes réactions ou les mêmes besoins. Chaque enfant demeure une personne à part entière, avec son tempérament, ses préférences et son propre rythme de développement. PARTAGER, ATTENDRE SON TOUR ET COOPÉRER : ÇA S'APPREND ! « Partage avec ton frère! » ou « Laisse ta sœur jouer avec toi! » Combien de fois prononce-t-on ces phrases au cours d’une journée? Pourtant, partager n’est pas une habileté innée. Chez les tout-petits, la capacité à attendre son tour, à contrôler ses impulsions et à tenir compte des besoins d’un autre enfant est encore en développement. Il est donc tout à fait normal qu’un jeune enfant ait de la difficulté à céder un objet qu’il désire, même à son propre frère ou à sa propre sœur. Chez les multiples, cette réalité peut devenir particulièrement exigeante. Les enfants se trouvent souvent au même stade de développement et peuvent vouloir exactement le même jouet, au même moment, sans encore posséder les habiletés nécessaires pour négocier ou trouver un compromis. Ces compétences s’acquièrent graduellement, grâce aux expériences du quotidien, au jeu et à l’accompagnement des adultes. Apprendre à partager ne signifie toutefois pas devoir tout mettre en commun. Les jumeaux et les triplés partagent déjà une grande partie de leur quotidien, souvent sans l’avoir choisi. Ils ont aussi besoin de posséder certains objets qui leur appartiennent, de disposer de leur propre espace et de voir leurs préférences respectées. Leur apprendre à partager, c’est aussi leur apprendre qu’ils ont le droit d’avoir quelque chose à eux. QUAND LA FRUSTRATION S'EXPRIME AVEC LE CORPS Il arrive que les désaccords entre tout-petits se traduisent par des gestes plus physiques : pousser, tirer les cheveux, griffer, frapper ou mordre. Ces comportements peuvent être déconcertants, particulièrement lorsqu’ils surviennent entre des enfants qui sont pourtant très attachés les uns aux autres. Il faut se rappeler que les tout petits ne possèdent pas encore toutes les habiletés nécessaires pour exprimer leurs frustrations avec des mots. Leur langage, leur capacité à gérer leurs impulsions et leur compréhension des émotions sont encore en construction. Lorsqu’ils sont fatigués, contrariés, dépassés ou incapables d’obtenir ce qu’ils désirent, leur corps peut devenir un moyen d’exprimer ce qu’ils ne savent pas encore communiquer autrement. Et puis pour des parents de multiples et bien, c'est de vivre tous les désagréments en double et en triple. Cela ne signifie pas que ces gestes doivent être acceptés. Lorsqu’un enfant frappe ou mord, il est important d’intervenir pour assurer la sécurité de tous et lui montrer progressivement d’autres façons d’exprimer sa colère. Toutefois, comprendre ce qui se cache derrière le comportement permet de réagir avec davantage de recul, plutôt que de considérer chaque geste comme une mauvaise intention. Avec le temps, le développement du langage, l’acquisition d’habiletés sociales et l’accompagnement des adultes permettent généralement aux enfants de mieux gérer leurs désaccords. Certains auront néanmoins besoin de plus de temps et de soutien que d’autres. Si vous êtes dans cette période, on pense à vous et on vous promet que c'est temporaire ! GRANDIR ENSEMBLE, SANS ÊTRE CONSTAMMENT COMPARÉS La proximité entre les multiples peut également favoriser une certaine rivalité. Dès leur naissance, les jumeaux et les triplés sont souvent comparés, parfois sans même que l’entourage en ait conscience. Qui a marché en premier? Qui parle le mieux? Qui est le plus calme? Qui est le plus sociable? Ces comparaisons sont d’autant plus faciles à faire que les enfants ont le même âge et franchissent souvent leurs grandes étapes de développement à quelques semaines ou quelques mois d’intervalle. Pourtant, grandir ensemble ne signifie pas évoluer au même rythme. Même lorsque ces observations semblent anodines, les comparaisons répétées peuvent influencer la manière dont les enfants se perçoivent et perçoivent leur frère ou leur sœur. Il est donc précieux de reconnaître les forces, les intérêts et les progrès de chacun, sans nécessairement les mesurer à ceux des autres. Un enfant peut avoir besoin de davantage de réconfort, tandis qu’un autre recherche plus d’autonomie. L’un peut être très expressif, alors que l’autre vit ses émotions plus discrètement. Ces différences ne sont ni des défauts ni des avantages : elles font partie de leur individualité. Offrir à chacun des occasions d’être entendu, de faire ses propres choix et de recevoir une attention individuelle contribue à nourrir son sentiment d’appartenance et sa confiance en lui. L’objectif n’est pas d’éliminer toute rivalité, mais d’aider chaque enfant à comprendre qu’il n’a pas besoin d’être meilleur, plus rapide ou plus sage que son frère ou sa sœur pour avoir sa place dans la famille. ET NOTRE PATIENCE DANS TOUT ÇA ? Accompagner les émotions d’un enfant demande déjà beaucoup d’énergie. Lorsque deux ou trois enfants vivent leurs frustrations en même temps, le défi prend une tout autre dimension! Il y a les journées où l’on arrive à accueillir les pleurs, à écouter les besoins de chacun et à intervenir avec douceur. Et puis, il y a celles où le manque de sommeil, le bruit, les disputes répétées et les sollicitations constantes finissent par épuiser notre patience. Dommage qu'on ne peut pas commander une douzaine de caisses de PATIENTE chez Costco, l'équipe de Mamans Pieuvres aurait camper la veille devant le magasin pour être certaine d'en ramener à la maison pendant la petite enfance. On entend souvent qu’il faut rester calme devant les crises de nos enfants. C’est un excellent conseil… mais il est parfois beaucoup plus facile à donner qu’à appliquer! Et puis c'est souvent ceux qui n'ont PAS de multiples qui sont les premiers à vous offrir ce super truc ! Sans rancune ! La patience parentale n’est pas une ressource inépuisable. Nos propres émotions, notre fatigue, nos expériences et notre niveau de stress influencent aussi notre façon de réagir. Il peut arriver que nous élevions la voix, que nous intervenions trop rapidement ou que nous ayons simplement l’impression de ne plus savoir comment répondre aux besoins de tout le monde. Ces moments ne définissent pas notre valeur comme parents. Ils nous rappellent plutôt que nous aussi, nous avons des besoins, des limites et des émotions à apprivoiser. Et si, pour mieux accompagner les tempêtes émotionnelles de nos enfants, nous commencions par comprendre les nôtres? Car les réactions qu’elles suscitent chez les adultes qui les accompagnent quand ils sont brulés et dépassés par le quotidien, c'est à un autre niveau ! TEMPÊTES ÉMOTIONNELLES CHEZ LES ENFANTS: ET SI ON CHANGEAIT DE LUNETTES ? Devenir parent, c’est s’embarquer dans une aventure à la fois merveilleuse et parfois déstabilisante. Parmi les grands défis du quotidien, il y a la gestion des émotions : celles des enfants, mais aussi celles des parents. Pour les parents de multiples, il faut bien admettre que le défi s’en trouve aussi multiplié! Soyons honnêtes : rester calme devant une crise, surtout quand elle est en double ou en triple, ce n’est pas toujours évident! POURQUOI EST-CE DIFFICILE ? D’abord, cela commence avec sa propre histoire d’enfance. Bon nombre de parents n’ont pas bénéficié d’une éducation favorisant l’accueil des émotions. Jusqu’à tout récemment, le style parental dit «autoritaire » était davantage appliqué dans les maisonnées. Dans ce style éducatif, le parent va plutôt dicter aux enfants ce qu’ils doivent faire et utiliser les principes de punitions pour atteindre ses objectifs. Aujourd’hui, le style parental de type « démocratique » est davantage encouragé, c’est-à- dire savoir poser des limites claires et cohérentes aux enfants, mais dans la bienveillance et l’écoute. Lorsqu’un style parental de type autoritaire est utilisé, il amène souvent indirectement à nier ou à refouler les émotions vécues. Qui n’a jamais entendu : - « Arrête de pleurer! » - « Ne te fâche pas pour ça! » - « Calme-toi! » Vous vous êtes peut-être même déjà surpris à dire la même chose à vos enfants? On ne peut vous blâmer et vos parents non plus. Les approches parentales dites démocratiques ou positives sont étudiées depuis environ quarante ans à l’échelle mondiale, mais elles se sont réellement démocratisées au Québec depuis une dizaine d’années seulement, notamment avec l’arrivée de programmes publics comme celui des pratiques parentales positives¹. Les connaissances en la matière sont donc relativement récentes. Sans avoir eu de modèles positifs en matière d’accueil des émotions, il peut être difficile d’accueillir celles des enfants autrement que par les réflexes acquis durant sa propre enfance. Comme les enfants apprennent en grande partie par imitation², il peut être facile de reproduire les réactions que vos parents avaient devant vos émotions d’enfant. Autrement dit, malgré la bonne volonté de vouloir réagir différemment, il est normal de trouver difficile de rester calmes et empathiques devant les fortes réactions des tout- petits. À leur tour, vos enfants reproduisent cette façon de s’exprimer. Oups! Ensuite, il faut se rappeler que le cerveau et le système nerveux sont sensibles aux stimuli extérieurs et engendrent des réponses adaptées. Les réactions au stress psychologique ont permis à l’humanité de survivre jusqu’ici 3 . Bien que les dangers qui déclenchaient les réactions de stress de nos ancêtres aient évolué, le cerveau réagit tout de même intensément au stress de la vie de quotidienne. Ainsi, une crise d’enfant ou un jouet lancé au visage peut être perçu comme une agression, déclenchant une réponse primitive du système nerveux. Un peu comme si vous faisiez face à un danger réel, voire vital. Votre cerveau cherchera à vous défendre, sans vraiment faire la différence entre un enfant en crise et un mammouth prêt à charger! Le réflexe de survie reste le même. Les enfants, quant à eux, possèdent un cerveau encore immature, souvent dominé par ces mêmes mécanismes dits « primitifs ». Lorsqu’ils se sentent stressés ou menacés, leurs réactions peuvent ressembler à celles qu’un petit animal adopterait pour se défendre (par exemple, ils auront tendance à mordre, crier, taper, etc.). Elles ne sont donc pas engendrées par caprices ou par un manque de compétences parentales, mais par des mécanismes biologiques difficilement contrôlables. Des études démontrent que les mères de jumeaux présentent plus de signes de fatigue, d’anxiété et de dépression que les mères ayant eu des singletons 4 . De plus, plusieurs mères de multiples évoquent ressentir de la culpabilité et de la frustration, liés au fait de devoir gérer plusieurs enfants simultanément⁵. I l est donc tout à fait normal comme parent de multiples de se sentir dépassé. Dans ce contexte, il devient particulièrement difficile de rester calme et disponible face aux débordements émotionnels des tout-petits, surtout lorsque votre propre « coupe émotionnelle » est déjà pleine. Enfin, vos blessures d’enfances peuvent être ravivées devant la détresse émotionnelle de vos enfants. Même celles dont vous aviez oublié l’existence. Vos réactions sont alors celles de votre « enfant intérieur » qui souffre encore et non celles d’un adulte mature qui souhaiterait rester calme. Comme la psychothérapeute Isabelle Filliozat le dit si bien au sujet des débordements parentaux : « le plus souvent, [les enfants] n’y sont pour rien. Au mieux, leurs comportements font office de déclencheurs, mais les causes de notre attitude sont ailleurs » 6 . Ouf! PAR OÙ COMMENCER ? Avant même de chercher à intervenir auprès de vos enfants, il est essentiel de porter un regard sur votre propre façon de réagir et de voir la situation. En bref, examiner les lunettes avec lesquelles vous observez votre famille. Une première piste intéressante consiste à prendre conscience de vos propres modes réactionnels. Nous avons vu que les émotions de vos enfants entraînent pratiquement systématiquement une réaction chez vous. Vos interventions seront donc plus efficaces si vous modifiez votre façon de réagir, mais surtout, si vous transformez votre perception du comportement des enfants. On pourrait dire qu’il faut d’abord changer de lunettes! Il existe des pièges courants⁷ d ans lesquels les parents tombent régulièrement. En prendre conscience permet déjà de mieux les éviter ou les ajuster. 1. Le piège du parent négatif Il consiste à réagir aux comportements dérangeants en haussant le ton ou en menaçant (par exemple : « Arrête de crier sinon … »). Cela entretient alors un climat de tension et de ressentiment. De plus, ce piège amène souvent à accorder davantage d’attention aux comportements dérangeants plutôt qu’aux comportements agréables. L’enfant comprend alors qu’il obtient plus d’attention en réagissant fortement. Ces réactions intenses risquent alors d’augmenter, puisqu’elles deviennent la manière d’attirer rapidement l’attention du parent. 2. Le piège du parent parfait Il se produit lorsque le parent souhaite atteindre la perfection plutôt que viser simplement à être un parent « suffisamment bon ». Ce parent souhaite avoir des réactions et des interventions parfaites, en tout temps. Or, les parents sont humains et les humains commettent des erreurs. Le perfectionnisme parental peut engendrer stress, déception, frustration et culpabilité, qui affecteront ensuite le climat familial. Et, surprise : vos enfants refléteront à leur tour ces émotions car ils sont de véritables baromètres et miroirs émotionnels! 3. Le piège de l’enfant parfait Les parents ont parfois des attentes irréalistes envers leurs enfants. Dans ce piège, le parent oublie l’immaturité cérébrale des tout-petits et espère qu’ils agissent parfaitement de façon innée. Par exemple, il s’attend à ce que les enfants puissent se calmer seuls et rapidement, qu’ils soient capables d’être patients naturellement, etc. Ainsi, ces attentes incompatibles avec les capacités réelles des enfants entrainent souvent de la déception ou un sentiment d’échec parental. Il faut se rappeler que plusieurs comportements ou émotions vives sont temporaires et que le développement du cerveau humain prend du temps. Tirer sur une fleur ne la fera pas pousser plus vite! 4. Le piège du « martyr » Il survient lorsque le parent s’oublie complètement, au profit de son rôle parental. Ses propres besoins (intimité, amitié, loisirs, repos, etc.) sont négligés et la relation conjugale peut en souffrir, tout comme la relation avec les enfants. Un parent envahi par la frustration ou le ressentiment aura plus de difficulté à être émotionnellement disponible pour ses enfants. COMMENCER PAR SOI Vous l’aurez compris, la perception que vous avez de vos enfants et de leurs capacités, ainsi que vos réactions influencent grandement le climat familial. Selon Joël Monzée, chercheur et docteur en neuropsychologie, les émotions des enfants ont besoin d’être corégulées avec un adulte de confiance jusqu’à ce qu’ils atteignent environ l’âge de 18 à 20 ans 8 . Autrement dit, le système nerveux des jeunes, encore immature, a besoin de votre soutien pour apprendre à se réguler par lui-même. Lorsque vous accueillez les émotions de vos enfants avec bienveillance, vous leur offrez la possibilité de s’apaiser grâce à votre propre régulation. Cela contribue aussi à diminuer plus rapidement leur charge émotionnelle, car ils sentent que leurs besoins et émotions sont entendus. À l’inverse, lorsqu’un enfant se sent incompris, il peut intensifier ses réactions afin d’être pris au sérieux. Vous l’aurez compris, les crises augmentent parfois simplement à cause d’une réaction invalidante. Voici des exemples pour transformer les formulations présentées au début de cet article en versions plus bienveillantes : - « Arrête de pleurer! » → « Je vois que tu as de la peine. Je te comprends, c’est difficile. » - « Ne te fâche pas pour ça! » → « Oh, tu es vraiment en colère! Je vois que tu as envie de frapper. » - « Calme-toi! » → « Viens, je vais t’aider à te calmer. » Une fois l’émotion validée et reformulée, il devient ensuite possible de guider l’enfant vers des moyens d’expression plus acceptables. Par exemple, il a envie de frapper? Vous pouvez lui proposer de taper dans un coussin. Il crie? Il pourrait alors crier dans un oreiller ou dans ses mains. Cela dit, ces stratégies ne seront pas magiques. Elles devront être mises en pratique plusieurs fois avant qu’elles deviennent plus naturelles et les enfants devront être accompagnés dans leur utilisation aussi longtemps que ce sera nécessaire. Il ne sert à rien de tenter de raisonner un enfant en crise. Son cerveau n’est pas du tout disponible à entendre et surtout, arrêter ce qu’il est en train de faire. Rappelez-vous qu’en situation de crise, le cerveau se mobilise pour une attaque. Ainsi, lui demander de cesser d’être en colère est contre-productif. Ce serait comme jeter de l’huile sur le feu. La présence bienveillante et la redirection risquent d’être plus efficaces, afin qu’il puisse calquer son système nerveux sur le vôtre. Un peu comme si on apprenait à l’enfant à voir avec de nouvelles lunettes. La colère est souvent perçue comme une émotion négative à éliminer. Pourtant, elle est aussi légitime que les autres émotions. L’objectif n’est donc pas de la faire disparaître, mais de l’accueillir et de s’assurer qu’elle s’exprime dans le respect des personnes et de l’environnement. Parfois, vous serez vous-mêmes trop submergé par vos émotions pour faire preuve de calme et d’empathie. Vous ne pourrez donc pas coréguler le système nerveux de votre enfant avec votre système dérégulé. Dans ces moments, la meilleure stratégie sera probablement de vous retirer temporairement. Dire à votre enfant : « Je suis trop en colère, je vais aller me calmer et je reviens » est aussi un excellent modèle de régulation. Vous lui enseignez que parfois, on doit prendre soin de soi avant de pouvoir interagir avec les autres. Vous pourriez même être surpris de le voir, avec le temps, adopter cette stratégie par lui-même! Souvenez-vous, les enfants apprennent par imitation. Ne manquez pas alors de souligner ses efforts et de lui rappeler que vous êtes disponible au besoin. Les enfants ont chacun des besoins différents en matière de régulation émotionnelle, même les jumeaux et les triplés! Je vous partage mon histoire personnelle : Un de mes jumeaux a besoin d’espace lorsqu’il est envahi par ses émotions. Lorsqu’il était petit, toute intervention de ma part amplifiait sa réaction et m’exposait à recevoir les élans de sa colère. Je devais donc simplement lui nommer que je voyais qu’il était fâché, que je comprenais qu’il le soit et je m’éloignais. On revenait ensuite sur la situation, une fois la tempête passée. J’en ai reçu bien des coups avant de comprendre son besoin d’espace! J’étais alors fâchée de les recevoir, et avec raison, mais cela s’est amélioré quand j’ai compris que j’avais une part de responsabilité dans la situation. J’ai dû réajuster mes lunettes. Son frère jumeau, au contraire, recherchait immédiatement la proximité, les câlins et l’écoute en situation de crise. Si j’intervenais de la même manière qu’avec son frère, en lui laissant de l’espace, j’augmentais son sentiment d’insécurité. Je devais donc mettre autre paire de lunettes avec lui. Comme parent, il est donc essentiel de s’adapter à la fois au tempérament de l’enfant et aux circonstances du moment. Il est normal de trouver tout cela plus facile à dire qu’à faire. Comme décrit précédemment, accueillir les émotions demande d’avoir soi-même de l’espace intérieur disponible, ce qui constitue déjà un défi dans un quotidien chargé de parent de multiples. Vous n’êtes pas obligé de tout faire seul. Plusieurs personnes peuvent vous aider à ajuster vos lunettes, que ce soient avec des professionnels ou avec l’aide de votre partenaire ou d’autres parents. Prendre soin de vous et de vos émotions avec bienveillance, c’est aussi une façon de prendre soin de vos enfants. Et pour terminer, un conseil simple, mais l'essentiel : ayez du plaisir en famille. Il est facile de se laisser emporter par la routine et les obligations, au point d’en d’oublier l’essentiel : le plaisir d’être ensemble. De petits moments de connexion sincères, de coeur à coeur, au quotidien, peuvent faire une grande différence dans le climat familial. Et aider à teinter vos lunettes avec un peu plus de rose! PARENTALITÉ AVEC DES JUMEAUX OU DES TRIPLÉS Je veux m'y préparer ! QUAND CONSULTER UN PSYCHOÉDUCATEUR ? La psychoéducation est une discipline spécialisée dans les capacités adaptatives des personnes. Son objectif est de mettre en valeur leurs forces et de favoriser le développement de nouveaux repères afin de retrouver un équilibre sain et positif dans leur quotidien. Le psychoéducateur privilégie l’intervention dans les milieux de vie et le partage du quotidien. Ses interventions peuvent se dérouler de manière individuelle, familiale ou en groupe. Au Québec, le psychoéducateur est membre d’un ordre professionnel, soit l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec. Cette appartenance vise à assurer la protection du public et à encadrer la compétence et la pratique des professionnels. Les psychoéducateurs doivent notamment respecter des exigences de formation continue afin de maintenir leurs connaissances à jour, en fonction des avancées scientifiques et des pratiques fondées sur les données probantes. Les joies de la parentalité peuvent parfois être accompagnées de défis qui rendent le quotidien familial plus difficile. Si vous éprouvez des difficultés liées à la gestion des comportements, aux crises, au sommeil, à l’anxiété, aux problèmes scolaires ou à la discipline, les services de psychoéducation peuvent vous offrir un accompagnement adapté à votre situation. Qu’il s’agisse d’une difficulté passagère ou d’une situation qui perdure depuis longtemps, notamment sur le plan de la dynamique familiale, de l’organisation ou de la planification du quotidien, vous n’avez pas à tout affronter seuls. Un accompagnement en psychoéducation peut vous aider à mieux comprendre les difficultés rencontrées et à trouver des stratégies adaptées aux besoins de votre famille. Voici quelques exemples de situations dans lesquelles un psychoéducateur pourrait vous accompagner : Mieux comprendre les besoins et les émotions de vos enfants. Accompagner vos enfants de 2 à 6 ans avec bienveillance et fermeté. Favoriser une relation de confiance avec votre enfant. Apprendre à gérer les crises sans perdre le contrôle. Réduire votre sentiment de culpabilité parentale. Encadrer les comportements de vos enfants de manière efficace. Mettre en place des stratégies favorisant des changements durables. Développer une approche cohérente et constante dans vos interventions. Former une équipe coparentale solide et améliorer votre communication, que vous soyez ensemble ou séparés. Retrouver davantage de plaisir dans votre quotidien familial. Mieux comprendre et accompagner votre enfant vivant avec un diagnostic, comme le TDAH. Trouver des stratégies pour surmonter les difficultés liées au sommeil, aux repas, à l’attitude, à l’opposition ou à l’anxiété. Accompagner votre enfant lorsqu’il traverse un deuil. Pour les parents de jumeaux, triplés et plus, les défis du quotidien peuvent prendre une dimension bien particulière. Accompagner plusieurs enfants du même âge, composer avec leurs besoins parfois simultanés, gérer les rivalités et les tempêtes émotionnelles, tout en respectant l’individualité de chacun, demande beaucoup d’adaptation. La psychoéducation peut offrir aux familles de multiples un accompagnement précieux pour mieux comprendre les comportements de leurs enfants, développer des stratégies adaptées à leur réalité et retrouver un équilibre familial plus serein. Parce qu’élever des multiples comporte des défis bien à soi, les solutions méritent aussi d’être adaptées à cette réalité! APPRENDRE À GERER LEURS RÉACTION FACE À LA COLÈRE Il est normal que les jumeaux se heurtent fréquemment, car ils ont tendance à passer beaucoup de temps ensemble. Les confrontations entre les plus petits consistent généralement à tirer les cheveux, à gratter, à pousser ou à mordre, car ils ne communiquent toujours pas bien. Ces combats devraient diminuer avec l’âge. Il est inévitable qu'ils se battent, et cela fait partie de leur développement de jumeaux, puisque c'est la manière dont ils apprennent à défendre ce qui leur appartient : leurs jouets, leur espace ou leurs opinions. C'est ainsi qu'ils acquièrent d'autres compétences et leur propre identité. Premièrement, il faut accepter que comme tous les frères et soeurs (incluant les autres jumeaux), les vôtres vont aussi se disputer et se battre! Comprenez pourquoi ils se battent, pour éviter les déclencheurs. S'ils passent beaucoup de temps ensemble, vous pouvez prévoir de courtes périodes pour qu'ils puissent jouer séparément avec leurs propres jouets dans des espaces sûrs à la maison. Ne présumez pas qu’ils sont nés en sachant partager, car ce n’est pas le cas. Il peut être plus pratique de préparer des jouets en double ou similaires, ou de les utiliser à tour de rôle. Reconnaissez et validez leurs émotions Découvrez, en dialoguant avec chacun, ce qui a déclenché la dispute. Vous pouvez discuter des solutions alternatifs au combat ensemble. En fonction de leur âge, essayez de ne pas intervenir immédiatement, essayez de les amener à résoudre eux-mêmes leurs conflits, en adoptant une position neutre. Travaillez les règles et les limites en famille pour qu'ils apprennent à se respecter et que les conflits soient réduits. Évitez de comparer les jumeaux, car cela engendre une rivalité entre eux et déclenche des conflits inutiles. Recherchez des petits moments seuls avec chaque jumeau, pour qu'ils se sentent pris en charge individuellement, même si cela dure 10 minutes par jour. Essayez de rester calme autant que possible, car vous êtes leur meilleur exemple. QUAND CE N'EST PAS TOUJOURS FACILE AU QUOTIDIEN ... Ils veulent EXACTEMENT le même jouet ? Nommer à qui appartient le tour, utiliser un minuteur visuel si utile, proposer des objets semblables ou mettre temporairement de côté un jouet qui crée trop de conflits. Il n’est pas nécessaire de forcer le partage de chaque objet. Une crise… puis deux ou même trois ? Répondez d’abord au besoin le plus urgent. Reconnaissez brièvement l’émotion des autres : « Je vois que tu pleures aussi. Je viens vers toi dès que j’ai terminé avec ton frère. » Revenez vers eux dès que possible. Faut-il intervenir dans toutes leurs disputes? Lorsque la situation est sécuritaire et que l’âge le permet, laissez-leur parfois l’occasion de chercher une solution. Intervenez si la dispute devient physique ou si un enfant domine constamment l’autre. Une petite dose d'exclusivité comme l ire une histoire avec un seul enfant, l’emmener faire une course ou lui accorder dix minutes d’attention exclusive peut lui rappeler qu’il existe aussi individuellement. Mais rappelez-vous surtout … Vos enfants sont nés ensemble, mais ils n’ont pas à grandir exactement au même rythme. Il y aura des câlins et des morsures, des éclats de rire et des crises de bacon. Au milieu de tout cela, ils apprennent. Et vous aussi. Être présent, apprendre à connaître chacun de vos jumeaux et accepter que certaines journées soient plus difficiles que d’autres, c’est déjà beaucoup ! Good job maman, good job papa ! Contactez notre intervenante sociale pour la gestion des émotions de vos multiples ! Consulter un profesionnel Saviez-vous que les jumeaux ont leur propre développement cognitif ? Voir la page LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Advice on behaviour in twins, triplets or more Source: Organisme Twins Trust Conseils généraux (Triple P) Source: Santé Québec Crises de colère: les comprendre pour mieux intervenir Source: Naître et Grandir Sources : « Qu'est-ce que Triple P », CIUSSS de la Capitale-Nationale, page consultée le 5 janvier 2025. Carré, Philippe. « Bandura : une psychologie pour le XXIe siècle? », Savoirs, 2004/5, hors série, p. 9-50, Éditions L'Harmattan. « Le stress », Fédération pour la Recherche sur le Cerveau, page consultée le 22 janvier 2026. 4-5. Lamarque, Troupel (2015). « Mères et pères d'enfants jumeaux : quelles spécificités? », Dialogue, 2015/1, no 207, p. 117-126. Toulouse, France : Éditions Érès. Filliozat, Isabelle. Il n'y a pas de parent parfait : l'histoire de nos enfants commence par la nôtre. Éditions Marabout, 2008, p. 121. Markie-Dadds, C., Turner, Karen M. T. et Sanders, Matthew R. Fiche-conseil « Être parent », Triple P International, version française universelle, 2016. Conférence « Choisissons la bienveillance », Joël Monzée, docteur en neurosciences, offerte par le CIUSSS de la Capitale-Nationale, 23 décembre 2021. Twins Trust. How to manage sibling competition and jealousy. Twins Trust. Managing expectations around twins' and triplets' behaviour. Raising Children Network. Children sharing and learning to share. American Academy of Pediatrics / HealthyChildren.org. 10 Tips to Prevent Aggressive Behavior in Young Children. ZERO TO THREE. Coping With Aggression and Teaching Self-Control in the Early Years. 1.’’Qu’est-ce que Triple P’’ Page consultée le 5 janvier 2025 https://www.ciusss-capitalenationale.gouv.qc.ca/triplep/a-propos/triple-p 2. Bandura : une psychologie pour le XXIe siècle ? Philippe Carré Dans Savoirs 2004/5 Hors série, pages 9 à 50, Éditions L'Harmattan 3. ‘’Le stress’’ https://www.frcneurodon.org/comprendre-le-cerveau/a-la-decouverte-du-cerveau/le-stress/ Page consultée le 22 janvier 2026 4,5. Lamarque, Troupel (2015). Mères et pères d'enfants jumeaux : quelles spécificités ? Dialogue, 2015/1 n° 207 (pp 117 à 126). Toulouse, France. Éditions Érès. 6. Filliozat, Isabelle. Il n’y a pas de parent parfait, l’histoire de nos enfants commence par la nôtre. Éditions Marabout, 2008. Page 121. 7. Markie-Dadds C., Turner Karen M.T, Sanders Matthew R. Fiche conseil ‘’Être parent’’, Triple P International, version française universelle, 2016. 8. Conférence ‘’Choisissons la bienveillance’’ par Joël Monzée, Docteur en neurosciences, offerte par le CIUSSS de la Capitale-Nationale le 23 décembre 2021.

  • Petite enfance | Mamans Pieuvres

    Découvrez des conseils et des recommandations adaptés à notre quotidien avec l'aide de professionnels qui ont à cœur votre bien-être et celui de vos enfants.​ Découvrez des conseils et des recommandations adaptés à votre quotidien avec l'aide de professionnelles qui ont à coeur vos enfants. Gestion des émotions Gérer les émotions de nos multiples et les nôtres. Scolarité La séparation des jumeaux et triplés en milieu scolaire. Développement Le dé veloppement cognitif chez les jumeaux pendant la petite enfance. Motricité et langage Développement de la motricité et du langage chez les jumeaux.

  • Suivi médical de jumeaux | Mamans Pieuvres

    Symptômes, complications et traitements préventifs pour la grossesse de jumeaux et triplés. Suivi médical jumeaux et triplés. Rendez-vous médical et complications pendant la grossesse gémellaire. Le lieu et les détails entourant le suivi médical pour les jumeaux et plus est différent dans chaque pays. Par exemple, dans la province du Québec au Canada, les mamans enceintes de multiples pourraient avoir à effectuer leur suivi à la clinique GARE (grossesse à risque élevé), qui est directement rattachée à la plupart des hôpitaux importants. Attendre plusieurs bébés nécessite une surveillance plus intense. La plupart des examens sont les mêmes que pour une grossesse unique mais avec un suivi plus fréquent. Il est primordial de vérifier le protocole en place dans votre pays et votre région Les signes et symptômes d'un travail prématuré peuvent être des contractions régulières de l’utérus, qui augmentent en force et en fréquence. N'hésitez pas à contacter votre médecin ou à téléphoner à la salle d'accouchement si vous avez des préoccupations quelconques. Bien qu’il soit difficile d’arrêter un véritable travail prématuré, il peut parfois être retardé, ce qui laissera le temps de préparer le personnel à l'arrivée des bébés. L'équipe de Mamans Pieuvres tient à remercier toutes ses collaboratrices pour leur apport à cette page et aussi une mention spéciale à Dre. Audrey Ann Labrecque, MD. CM, FRCSC Obstétricienne-Gynécologue, Fellow en Médecine Foeto Maternelle à l’Université de Calgary pour sa participation et à nos infirmières Shanel et Mikko. LE SUIVI MÉDICAL PENDANT LA GROSSESSE GÉMELLAIRE Le suivi médical pendant votre grossesse va dépendre principalement de trois facteurs: Le nombre de foetus Le nombre de placentas Les protocoles en place dans votre région et votre pays En plus de certaines complications bien spécifiques pendant la gestation, les futures mamans peuvent être assujetties à des symptômes de grossesse plus importants. Toutes les grossesses multiples auront un suivi obstétrical plus étroit dû aux risques obstétricaux qui augmentent considérablement lorsqu'on attend plus d'un bébé. En effet, la prématurité ainsi que la restriction de croissance fœtale sont des enjeux présents et importants. Par exemple, les grossesses de type monochorioniques (un seul placenta pour les bébés) sont considérées plus à risque puisque les cordons ombilicaux sont plus sujets à s’emmêler. L'enchevêtrement des cordons pourraient avoir comme conséquence de couper la circulation sanguine de l’un des bébés. De plus, les multiples d'ordre supérieur (triplés ou plus) auront des suivis beaucoup plus rapprochés. Il est aussi import ant de connaître le type de jumeaux que vous portez et ce, pour des raisons médicales, personnelles, fina ncières, scientifiques, éthiques et légales. Les mères qui portent plus d'un bébé ont plus de chances de développer des complications telles que: Anémie de grossesse Lorsqu'il y a diminution d'hémoglobine dans le sang de maman. L'hémoglobine est une protéine qui permet le transport de l’oxygène dans votre corps. Puisque le placenta nécessite beaucoup de sang pour fournir tous les nutriments essentiels à vos bébés, il se peut que votre corps tarde à répondre à la grande demande. Il est possible qu'on vous donne du fer en comprimé. Pré-éclampsie Lorsque la pression artérielle de maman est trop élevée. On parle ici de lecture en haut de 140/90, combiné avec la présence de protéines dans votre urine. Si la patiente se présente à son rendez-vous et que sa pression est élevée, on lui fera une analyse d'urine et un bilan sanguin. Surveillez les symptômes suivants: les maux de tête, les perturbations visuelles, et les douleurs épigastriques (soit une sensation "en barre" sous les seins). C’est vers la 20e semaine que le diagnostic se fait et il est possible que le personnel qui effectue votre suivi vous suggère de déclencher l’accouchement plus tôt pour éviter toutes complications. Diabète de grossesse Lorsque le taux de sucre de maman est trop élevé. On parle ici d’hyperglycémie, qui est causée par les hormones de grossesse libérées par le placenta. Aussi appelé diabète gestationnel, plusieurs facteurs viendront influencer son suivi. Ce diagnostic surviendra suite à l'épreuve d'hyperglycémie provoquée. Certaines mamans devront surveiller uniquement leur taux de sucre avec un appareil et faire attention à leur alimentation tandis que d'autres devront s'injecter de l'insuline. Accouchement prématuré Pour toutes sortes de raisons, il est possible que vous accouchiez avant terme lorsque vous portez plus d'un bébé. La prématurité peut apporter certaines complications, tout dépendamment à quel moment vous petits se pointent le bout du nez. Il y a quelques options possibles que votre professionnel de la santé peut vous proposez afin de garder les bébés le plus longtemps possible dans votre ventre. Ces options peuvent être l'alitement et le cerclage. Le cerclage est une procédure chirurgicale qui consiste en l’installation d’un fil autour du col de l’utérus afin d’éviter que ce dernier ne se dilate. Cela permet donc de prévenir le travail. ÉTAPES IMPORTANTES PENDANT LA GESTATION GÉMALLAIRE ET MULTIPLE Une des particularités de la grossesse gémellaire et multiple est que les bébés grandissent côte à côte. Ils se touchent, ils s’entendent en permanence. Ce lien unique, qui se nomme le lien gémellaire se forme dès leur conception in utéro . Premier trimestre (fécondation à semaine 14): -Entre la 1re et la 13e journée suivant la fécondation, il y a division de l'ovule fécondé (chez les jumeaux monozygotes). -Vers la 5e semaine, les cœurs de vos bébés commencent à battre. -À partir de la 8e semaine, on peut vérifier le nombre de sacs amniotiques chez les jumeaux qui partagent un placenta. -Entre la 11e et la 14e semaine, il est essentiel d’établir la chorionicité (nombre de placentas), de confirmer la datation et de procéder au dépistage génétique. C’est à cette étape que le suivi médical sera adapté selon que la grossesse est monochorionique ou dichorionique. -Vers la 14e semaine, les bébés commencent à interagir entre eux. Deuxième trimestre (Semaine 14 à 28): -Vers la 16e semaine, les grossesses multiples dont au moins deux fœtus partagent un même placenta auront un suivi échographique aux deux semaines, en raison du risque accru de syndrome transfuseur-transfusé. Pour les grossesses avec deux placentas, les suivis se font habituellement aux quatre semaines. -Vers la 20e semaine, on peut généralement commencer à sentir les bébés bouger. C’est aussi à cette période qu’une échographie morphologique détaillée est effectuée pour suivre la croissance et vérifier le liquide amniotique. -Vers la 24e semaine, les bébés sont considérés viables au Canada. En cas d’accouchement prématuré, ils seraient transférés dans une unité de soins intensifs néonataux. Troisième trimestre (Semaine 29 à 41): -Vers la 30e semaine : selon l’établissement, le professionnel de la santé pourrait prescrire un monitoring fœtal hebdomadaire. Lors du test de réactivité fœtale (NST), on posera de petits capteurs sur le ventre de maman pour surveiller les mouvements de chaque bébé. -Vers la 34e semaine : si les membranes se rompent avant cette date (ou si l’accouchement est prévu plus tôt), des corticoïdes peuvent être administrés pour aider à la maturation des poumons. Pour les grossesses monochorioniques, l’accouchement est souvent prévu avant cette semaine. Une grossesse de triplés est considéré à terme (comparativement à 41 semaines pour un singleton). -Vers la 37e semaine : une grossesse de jumeaux est considéré à terme (comparativement à 41 semaines pour un singleton). -Vers la 38e semaine : il est rare que les grossesses gémellaires se prolongent au-delà. Un accouchement est souvent provoqué si ce n’est pas déjà fait. LE SUIVI ÉCHOGRAPHIQUE SELON LE TYPE DE GROSSESSE Les suivis échographiques sont adaptés selon la chorionicité (nombre de placentas). Voici un aperçu plus détaillé de ce qui peut être attendu : Grossesse dichorionique (deux placentas): 11–14 semaines : datation, détermination de la chorionicité, dépistage de la trisomie 21. 20–22 semaines : échographie morphologique, mesure des bébés, comparaison des tailles, volume de liquide amniotique. 24–26 semaines : mesure de la longueur du col utérin. 28–30 semaines : évaluation du liquide, Doppler ombilical (flux sanguin). 32–34 semaines : vérification de la croissance et des Doppler. 36–37 semaines : derniers suivis et planification de l’accouchement. Grossesse monochorionique (un seul placenta) : 11–14 semaines : même suivi que pour la grossesse dichorionique, avec attention particulière à la présence du placenta unique. 16–18 semaines : évaluation approfondie (croissance, Doppler artère ombilicale, Doppler cérébral pour vérifier le flux dans le cerveau). 20 semaines : échographie morphologique détaillée. 28–30 semaines : suivis fréquents incluant Doppler et mesure du liquide. 32, 34 et 36 semaines : suivis rapprochés en vue d’un accouchement anticipé. COMPLICATIONS POSSIBLES La grossesse avec plus d'un bébé est considérée à risques, particulièrement pour les bébés qui partagent un placenta. Quoique beaucoup plus rare, il est possible que des jumeaux dizygotes (ayant chacun leur placenta) développent aussi une de ces pathologies. Voici des exemples de complications possibles spécifiques aux grossesses gémellaires pendant la gestation: Syndrôme transfuseur transfusé (STT): Lorsqu'un bébé reçoit plus de sang que l’autre ou les autres par les vaisseaux sanguins qui les relient sur le placenta. À l’échographie, on notera que le bébé "donneur" aura moins de liquide amniotique dans sa poche, aura une vessie plus petite et sera plus déshydraté. Tandis que le bébé "receveur" pourrait avoir trop de liquide amniotique et être en Séquence d’anémie-polycythémie (TAPS): Le Twin Anemia Polycythemia Sequence (en anglais) est une forme moins sévère du STT. Elle peut survenir lorsqu'il y a un déséquilibre dans les échanges sanguins pour les bébés qui partagent le même placenta. Le "receveur" se retrouve avec trop de globules rouges (polycythémie) alors que le "donneur" en manque (anémie). Retard de croissance intra-utérin sélectif (sRCIU): Lorsqu'un de vos bébés est plus gourmand que l'autre. Un des bébés se nourrit davantage au niveau du placenta et il en laisserait moins à son frère ou à sa sœur. On constate donc une différence de poids entre les deux ou les trois bébés (retard de croissance sélectif). Jumeau acardiaque (TRAP): La séquence Twin-Reversed Arterial Perfusion (en anglais), est une complication sévère et très rare du syndrome transfuseur transfusé (STT). Chez un des bébés, il y absence de développement des structures cardiaques, une malformation qui fait que le fœtus n'est pas viable et qui devient une masse acardiaque, d'où son nom. Parfois, les STT peuvent être traitées à l'aide d'un laser pour séparer les vaisseaux sanguins qui les connectent. Cette procédure comporte un risque élevé de mort fœtale (c'est-à-dire une fausse couche) d'un ou des deux jumeaux, mais peut également sauver des vies. Des complications peuvent survenir à différentes étapes. L'équipe vous rappelle qu'il est important d'aller chercher de l'aide et du soutien psychologique pendant et après votre grossesse suite à une complication quelconque. L'équipe des professionnels de la santé qui vous suivra couvrira seulement l'aspect médical mais ne sous estimez pas l'impact de cette épreuve, et ce même si vos bébés n'ont aucune séquelle. Pour du soutien: Demandez de l'aide psychologique directement auprès de l'hôpital ou de votre CLSC ; Échanger et parler avec d'autres parents sur des groupes d'entraide ; Demandez à votre médecin de famille pour une référence en urgence ; Consultez nos services de téléconsultation avec notre travailleuse sociale ; Demandez des ressources à des organismes ou des organisations gouvernementales en lien avec le(s) besoin(s) particulier(s) de vos enfants ; N’hésitez pas à faire des recherches sur les différents prestations ou crédits disponibles ; Contactez des fondations spécifiques à votre complication (ex: Fondation TTTS). POSER LES BONNES QUESTIONS LORS DE VOTRE SUIVI OBSTÉTRICAL Apprendre que nous attendons des jumeaux ou plus est toute une surprise. Il est évident et tout à fait normal d'avoir beaucoup de questionnements pendant notre grossesse. Assurez-vous de vous sentir en pleine confiance avec l'équipe médical qui vous suit. De plus, soyez toujours accompagné par une tierce personne, dans la mesure du possible. N'hésitez pas à demande de l'aide à un-e travailleur-euse social qui pourra vous diriger vers d'autres ressources. Dressez une liste de sujets que vous aimeriez discuter avant vos rendez-vous, afin de ne rien oublier. Posez toutes les questions au personnel médical qui effectue votre suivi. Rappelez vous également que votre employeur est dans l'obligation de vous libérer pour que vous puissiez assister à vos suivis obstétricaux et gynécologiques. Si vous êtes en panne d'idées, voici quelques suggestions de questions qui pourraient vous aider lors de votre préparation mentale, physique et logistique en lien avec l'arrivée de vos bébés: Qui fera mon suivi ? Quelle est la procédure propre aux grossesses gémellaires dans mon hôpital? À partir de combien de semaines mon hôpital peut-il accueillir mes bébés? Quelle sera la fréquence de mes rendez-vous médicaux et à quel endroit auront-ils lieu? Qui sera présent lors de mon accouchement ? Quel type d'exercices ou sports puis-je faire avec mon type de grossesse gémellaire/multiple et quand dois-je arrêter? Selon le type de travail/emploi que je fais, dois-je être retirée (s’informer auprès de son syndicat s’il y a lieu) Puis-je continuer d'avoir des relations sexuelles ? Puis-je continuer à voyager ? Si oui, jusqu'à combien de semaine et quels vaccins sont nécessaires? Puis-je visiter l'unité des soins intensifs néonataux de mon hôpital ? Avez-vous des ressources ou des références spécifiques à me référer ? Qui dois-je contacter si j'ai des questions importantes ou urgentes en lien avec ma grossesse ? Combien d'accompagnateurs puis-je avoir dans ma chambre lorsque mes bébés arriveront ? Y-a-t-il un ou des professionnels spécialisés en gémellaire à votre unité, cabinet ou hôpital ? Etc. Lors de vos suivis, apportez une bouteille d'eau avec des collations. N'oubliez pas de noter et de parler de vos symptômes à votre médecin et aussi à votre pharmacien. Attention! Il est à noter que le test biochimique (avec ou sans clarté nucale) n’est pas accessible aux personnes enceintes de jumeaux ou plus (au Québec, Canada). Cependant, le programme québécois de dépistage prénatal est dorénavant offert pour les jumeaux (test génomique prénatal non invasif). Les mères doivent posséder une carte de la Régie de l'assurance maladie du Québec afin de s’en prévaloir gratuitement. En raison des limites actuelles du programme, les grossesses multiples (trois bébés ou plus) ne sont pas encore éligibles. Si vous avez des triplés et que vous avez les moyens financiers, sachez que le test MaterniTMD 21 Plu s est le seul test prénatal non invasif validé pour les gestations de triplés et plus. Pour plus de détails sur le suivi médical offert au Québec, visionnez la capsule de Dre. Audrey Ann Labrecque, Obstétricienne-Gynécologue. Visionner la capsule Connaissez-vous le type de jumeaux ou triplés que vous portez ? Apprenez en davantage sur ce sujet et consultez notre page sur les types de jumeaux. Visitez la page LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Complications de grossesse Source: CHU Sainte-Justine Troubles possibles chez la mère de multiple Source: Hôpital d'Ottawa Ressources pour les complications reliées au STT (en anglais) Source: TTTS Foundation Sources : Gouvernement du Québec. (2025). Programme québécois de dépistage prénatal. Québec.ca. https://www.quebec.ca/sante/conseils-et-prevention/depistage-et-offre-de-tests-de-porteur/programme-quebecois-de-depistage-prenatal Qu Hôpital d'Ottawa. Triplés et autres bébés multiples. www.ottawahospital.on.ca/fr/services-cliniques/deptpgrmcs/departements/obstetrique-gynecologie-et-soins-aux-nouveau-nes/grossesse-multiple/types-de-grossesses-multiples/triples-et-autres-bebes-multiples/ Institut national de santé publique du Québec. (2025). Grossesse à risque élevé. INSPQ. https://www.inspq.qc.ca/mieux-vivre/grossesse/sante-pendant-grossesse/grossesse-risque-eleve Institut national de santé publique du Québec ( INSPQ). Développement du fœtus. Page consultée le 14 avril 2023. Institut national de santé publique du Québec. (2025). Développement du fœtus. INSPQ. https://www.inspq.qc.ca/mieux-vivre/grossesse/foetus/developpement-du-foetus Institut national de santé publique du Québec. (2025). Malaise pendant la grossesse. INSPQ. https://www.inspq.qc.ca/mieux-vivre/grossesse/sante-pendant-grossesse/malaises-grossesse Maymon, R., Pekar-Zlotin, M., Meiri, H., Haklai, Z., Gordon, E. S., Shlichkov, G., & Cuckle, H. (2023). Change in prevalence of preterm birth in Israel following publication of national guidelines recommending routine sonographic cervical-length measurement at 19–25 weeks’ gestation. Ultrasound in Obstetrics & Gynecology, 61(5), 610–616. https://doi.org/10.1002/uog.26093 Twins Trust. (2021). The healthy multiple pregnancy guide [PDF]. https://twinstrust.org/static/b5ad01be-3f59-40fe-88aa70d82d506be5/MultiplePregnancyGuide.pdf twinstrust.org

  • Qui sommes-nous? | Mamans Pieuvres

    Présentation des membres de l'équipe de Mamans Pieuvres. NOTRE ÉQUIPE Nous sommes avant tout des mamans de jumeaux et triplés ayant à cœur la communauté de parents de multiple. Nous travaillons dans le domaine de l’éducation, de la santé, du socio-communautaire ainsi que dans l’application de la loi. Lethicia Romeo Cofondatrice - Directrice générale Maman de jumelles didi filles Contacter Catherine Thouin Cofondatrice - Rédactrice en chef Maman de jumeaux didi couple Contacter Aliona Minacova Recherche & révision scientifique Maman de triplées mono di filles Contacter Caroline Castonguay Responsable des communications Maman de jumelles didi filles Contacter L'équipe tient à remercier le travail de Andréa Depelteau pour la correction et révision linguistique. Étudiante au doctorat de recherche en sciences de la santé et maman de jumeaux mono-di Andréa a découvert le site Mamans Pieuvres dans le tourbillon d’émotions au retour de l’échographie dévoilant ses mono-di. Des jumeaux? Elle ne s’y attendait pas du tout! Elle s’est tout de suite sentie interpellée par la mission de Mamans Pieuvres et a souhaité y contribuer. Andréa a accouché à sa 29e semaine de grossesse de grands prématurés en césarienne d’urgence. Cela la motive à contribuer plus activement dans les années à venir aux projets de Mamans Pieuvers visant à outiller, informer et soutenir les parents de jumeaux prématurés. Ayant complété un micro-programme en pédagogie et terminant sous peu un doctorat en sciences de la santé, elle corrige et révise actuellement différentes ressources pour Mamans Pieuvres (site Web, ateliers, projets, etc.). L'équipe tient à remercier le travail de Karine Gendron pour les réseaux sociaux ainsi que Jo-Any Bacon pour la liste de rabais jumeaux. NOTRE HISTOIRE L 'histoire de Mamans Pieuvres débute lorsque deux mamans de jumeaux ayant accouché à l’été 2019 font connaissance pendant leur congé de maternité. Elles échangent sur les joies et les peines de leur nouveau rôle de maman. Le constat est frappant: il n'existe pas vraiment de ressources francophones adaptées à notre réalité de parents de jumeaux et triplés. Ensemble, elles décident de créer un petit groupe réservé uniquement aux mamans de multiple. Bien vite, elles rêvent d'une plateforme où conseils, références et ressources en lien avec la gémellité sont centralisés au même endroit. Quelques mois plus tard, l'équipe de gestion s'agrandit avec l'arrivée d'une troisième maman de jumelles et une maman de triplés. C'est ainsi que Mamans Pieuvres voit le jour, dans un contexte assez particulier, que nous ne sommes pas prêtes d'oublier! Si loin l'une de l'autre, mais pourtant si proche dans notre réalité de parent de multiple. Nous vous invitons à rejoindre la merveilleuse communauté de Mamans Pieuvres, où le support et le réconfort sont le centre de nos échanges. « On dit qu'une maman a la faculté de faire plusieurs tâches à la fois tout en utilisant ses mains et ses pieds telle une pieuvre très agile. Ce titre ne pourrait pas mieux décrire la réalité d'une maman de jumeaux et triplés » NOTRE VISION «Devenir la référence francophone pour les parents de jumeaux et triplés.» NOTRE MISSION «Supporter la communauté de parents de multiple.» NOS VALEURS Soutien. Partage. Entraide. NOS OBJECTIFS: Centraliser l’information sur les grossesses gémellaires et sur la parentalité double et triple. Aider les parents dans leur quotidien avec des conseils adaptés à leur réalité. Offrir une visibilité aux professionnels qui concentrent leur intervention sur la gémellité. Créer un sentiment d’appartenance et briser l’isolement auprès de la communauté. Sensibiliser la population aux défis des naissances multiples. NOUS SOMMES MEMBRES DE:

  • Le Bottin | Mamans Pieuvres

    Références en tout genre afin d'aider les parents de jumeaux et de triplés. Découvrez différentes ressources pour vous aider dans votre quotidien de parents. La grande majorité des ressources proposées par Mamans Pieuvres sont gratuites. Assurez vous de connaître les organismes de naissances multiples dans votre région et votre pays. Il existe également plusieurs groupes de soutien pour parents de multiples en ligne ou en personne, incluant des associations dans certaines villes. Saviez-vous qu'il existe une déclaration universelle des droits des jumeaux et des multiples d'ordre supérieur ? Cliquez sur ce lien pour en savoir davantage : Déclaration ICOMBO Voici quelques références et ressources intéressantes en français concernant la gémellité. Pour trouver une ressource communautaire près de chez vous: Accueil | 211 Québec LIVRES Questions de jumeaux : réponses multiple - Gisèle Séguin - Éditions CHU Sainte-Justine Jumeaux, mission possible! - Gisèle Séguin - Éditions CHU Ste-Justine Jumeaux - Fabrice Bak - Éditions SOLAR Aventures de triplés - Catherine Mathys - Éditions VLB Jumeaux : de 0 à 7 ans : le grand livre - Muriel HERBERT et Alix Lefief-Delcourt - Éditions Leduc La face cachée de la gémellité: jumeaux, de la conception à la mort - Lucie Boulanger - Éditions De l'Apotheose J'ai un frère jumeau - Lucie Boulanger - Éditions De l'Apotheose Notre vie avec des triplées: La famille Mckay - Shannie Courtemanche - Indépendant Jumeaux pour la vie - Sophie Furlaud - Éditions Casterman Le fil invisible - Patrice Karst - Éditions Scholastic REPORTAGES & SÉRIES La science des jumeaux | Découverte (Ici-Télé) Le mystère des jumeaux - Nils Travernier (vidéo) Trois fois plus - Crave et Noovo Bien dans son assiette: La preuve par deux (Netflix) Les jumeaux échangés de Bogota (Netflix) Jumeaux Disparus (crave) Three Identical Strangers Les jumeaux sont en augmentation dans le monde : Reportage d'Alice Kachaner (Radio-Canada - Ohdio) Les jumeaux identiques ont-ils les mêmes empreintes digitales? (Radio-Canada - Ohdio) Quels facteurs déterminent si des jumeaux sont monozygotes ou dizygotes? (Moteur de recherche - Ohdio) La routine matinale pas ordinaire d’une maman de triplés (Les malins - Ohdio) BALADOS Entre Mamans Pieuvres (balado) Parents de multiples par Kidz & Company (balado) Ça va maman? - Santé parentale (balado) CoRsé - Mieux communiquer en coparentalité (balado) Coup Double - La vraie vie de parents de jumeaux ! (podcast) Discussion ouverte avec Lethicia Romeo de Mamans Pieuvres (S4 E18) - Balado Parents pour la première fois Entretien avec Lethicia de Mamans pieuvres - Hors série - Épisode 1 - P'tites consult' d'experts Les ÉphéMÈRES @ephemeresbalado (balado) - Épisode avec Audrey Giguère, Cynthia Girard et Jessica Brazeau Podcast Grandir Ensemble - Placote : Épisode avec Lory Zéphyr et Jessica Brazeau Matrescence - Mère de jumeaux avec Caroline Castonguay - Épisode 21 Podcast Marche & Saut : Vivre la période postpartum avec deux bébés - Épisode 25) Balado Parents de multiples (Épisode hors série - Mamans Pieuvres) Podcast Marche & Saut: Maman de jumelles et championne ultramarathonienne : Le parcours inspirant de Geneviève Asselin-Demers (Épisode 48) Être une maman pieuvre - S3-EP – Podcast #CoRsÉ | Mieux communiquer en coparentalité – Apple Podcasts Jumeaux, jumelles et triplés de toutes sortes (C'est quoi les chances ? Avec Guillaume Lambert) BLOGS & VLOGS Isabelle Nadeau @ma.tribu.de.petitsgars (compte Instagram) Maman simplifiée - École maison, pleins d'enfants, des jumeaux et la vie quoi! (chaîne Youtube) Triplets Larochelle (chaîne Youtube) Blogue sur la gémellité (blogue) Ces p'tites choses dans ma vie - Blog Jumeaux et Lifestyle Double défi : 5 conseils pour le sommeil de jumeaux | Bedaine Urbaine Jumeaux & Co (blogue France) GROUPES DE SOUTIEN Les mamans de jumeaux/jumelles du Québec (groupe Facebook) Les triplés du Québec (groupe Facebook) APJTM (groupe Facebok) La communauté des Mamans Pieuvres (groupe Facebook) Papas Pieuvres - La communauté (groupe Facebook) Parents de jumeaux de la Villes de Québec et les environs Mamans Pieuvres et leurs étoiles - Deuil périnatal de jumeaux et triplés (groupe Facebook) Groupe de soutien chrétien pour parents de jumeaux et triplés (Église Nouvelle Vie). Le cocon (soutien aux mère pour prévenir les troubles d'attachement et l'isolement) Allaitement au QC: les marraines répondent à vos questions (groupe Facebook) Tire-allaitement exclusif au Québec TAE (groupe Facebook) SERVICES PROFESSIONNELS Accompagnante à la naissance gémellaire (Alix Marquis-Gobeille) Acupunctrice formée en obstétrique (Mélina Constantin) Avocate en droit de la famille (Me Tara Nara Anestin) Coach parental gémellaire ( Béatrice Liard) Coach parental gémellaire ( Marion Poirot) Consultante en sommeil (Ann Renaud) Consultante en sommeil (Marie-Pierre Gosselin) Consultante en sommeil (Sandra Menoni) Instructrice RCR pour bébés et enfants (Geneviève Angers-Tremblay) Infirmière en périnatalité et consultante en lactation certifiée IBCLC (Marie-Ève Brouillette) Instructrice de yoga prénatale (Sandra Herrara) Kinésiologue spécialisée en périnatalité et instructrice de yoga (Fannie Marchessault) Notaire et médiatrice familiale (Me Chantale Gagnon) Nutritionniste : consultation pour grossesse multiple et suivi familial (Mélissa Larrivière) Orthophoniste (Dominique Pacheco) Organisation évènementiel (Ruth Isaac) Pédopsychiatre (Dre Céline Lamy) Psychologue en périnatalité (Dre Lory Zéphyr) Psychoéducatrice, Médiatrice familiale et Coach Parental (Cynthia Girard) Physiothérapeute périnéale (Véronique Carmel) Physiothérapeute périnéale et orthodontie (Stéphanie Bourbonnais) Sexologue et doula (Shanie Lapointe) Travailleuse sociale en périnatalité et consultante en lactation certifiée IBCLC (Karina Coulombe) ORGANISMES, ASSOCIATIONS & CLUB L'association de parents de jumeaux et triplés de Montréal ( APJTM) Parents Orphelins - Association québécoise des parents vivant un deuil périnatal Naissances Multiples Canada (en anglais uniquement) ICOMBO (en anglais uniquement) Fédération Jumeaux et Plus (France) Jumeaux et plus.ch (Suisse) Prema-Québec Centre de ressources l'Atelier Préma-Québec Trouver un CLSC (Québec) Fédération québécoise des organismes communautaires Famille Relevailles Québec Le réseau des centres de ressources périnatales du Québec Les Relevailles de Montréal – Centre de ressources périnatales MÉDIAS & PRESSE Communiqué de presse: Mamans Pieuvres se positionne concernant les droits des multiples en lien avec les actions de la DPJ Communiqué de presse: Mamans Pieuvres annonce le tout premier Salon virtuel pour les parents de jumeaux et triplés ! (newswire.ca) Mamans Pieuvres prépare un salon virtuel | Journal Le Soir Breakaway with Alison Brunette - Mamans Pieuvres: Helping parents who are expecting twins or triplets (Breakaway with Alison Brunette CBC Radio One - 12 septembre 2022) Mamans Pieuvres: référence pour les mamans de jumeaux et triplés (Émission Info-Réveil de Radio-Canada - 7 septembre 2022) Quand des mamans jouent les pieuvres | Journal Le Soir Mamans Pieuvres : une ressource inestimable pour les parents de jumeaux et de triplés - La Relève (lareleve.qc.ca) Trois fois plus (Saison 4 - Épisode 7) | Noovo

  • Ressources pour les parents de jumeaux et triplés | Mamans Pieuvres

    Ressources pour les parents de jumeaux et triplés. Découvrez différentes ressources pour vous aider dans votre quotidien de parents.

  • Le sommeil des jumeaux | Mamans Pieuvres

    Les éléments clés afin d'améliorer la qualité du sommeil de vos bébés. Sommeil et jumeaux. Les éléments clés afin d'améliorer la qualité du sommeil de vos bébés. En collaboration avec Marie-Pierre Gosselin, M.A. Psych Le manque de sommeil est sans doute l’un des plus grands défis auxquels font face les parents de multiples. Certains n’hésitent pas à investir dans la poussette la plus performante ou dans des balançoires automatiques haut de gamme. Alors, pourquoi ne pas investir aussi dans le sommeil, celui de vos bébés, mais aussi celui de toute la famille ? Peu importe la façon dont vous gérez le sommeil à la maison, nous vous encourageons fortement à consulter des professionnels du sommeil certifiés. Ces experts possèdent les connaissances et l’expérience nécessaires pour vous guider vers des solutions adaptées à votre réalité familiale. Choisissez une personne qui respecte vos valeurs et vos choix parentaux, qui fait preuve de bienveillance et de nuances, tout en s’appuyant sur des conseils fondés sur la science. Sur cette page, nous abordons les éléments essentiels du sommeil, accompagnés de conseils pratiques sur la routine du coucher et l’organisation des nuits pour les familles de jumeaux et de triplés. L’équipe de Mamans Pieuvres tient à remercier Marie-Pierre Gosselin pour sa précieuse contribution à cette section. Avez-vous déjà eu à accomplir une tâche demandant toute votre attention alors que vous manquiez cruellement de sommeil ? Pas facile. Pour de nombreux parents de jumeaux ou de triplés, c’est pourtant le quotidien. Et quelle tâche peut demander plus d’attention que de prendre soin de ses bébés ? Des études démontrent qu’une période d’éveil de 17 à 18 heures équivaut à un taux d’alcoolémie de 0,05 %, soit la limite légale dans plusieurs pays. Le manque de sommeil affecte directement notre capacité à fonctionner de façon optimale et peut être associé à différentes difficultés, notamment : une détresse psychologique, particulièrement chez la mère ; une altération de la santé physique et mentale des deux parents ; des sentiments négatifs envers les enfants ; une diminution du temps de qualité passé en famille ; une baisse de productivité. (ex. : Meltzer & Mindell, 2007 ; Plage et al., 2016 ; Rakhonen et al., 2012) Comme parent, il est extrêmement difficile de gérer une fatigue constante tout en demeurant à son meilleur. Rien ne prépare vraiment à l’impact du manque de sommeil, surtout avec l’arrivée de jumeaux ou de triplés. Dans notre famille, nous étions si épuisés que mon conjoint et moi avions instauré une règle : ne plus prononcer le mot « fatigué » pour éviter de débattre sur qui l’était le plus. Évidemment, la règle n’a pas tenu bien longtemps… il restait trop de synonymes ! Voici maintenant quelques conseils spécifiques au sommeil des jumeaux et des triplés. Conseil #1: Vérifiez les conditions médicales Avant de travailler sur le sommeil de vos bébés, il est essentiel de considérer leur état de santé, leur âge corrigé et tout facteur pouvant influencer leur repos. Il est possible d’instaurer une base solide et sécuritaire de sommeil dès l’âge de 6 à 8 semaines, mais un entraînement formel (le fameux « sleep training ») ne devrait pas être amorcé avant 4 mois (âge corrigé). L’objectif est d’éliminer d’abord toute variable médicale qui pourrait nuire à leur sommeil. Conseil #2: Didi ou mono ? Bien qu’il soit préférable d’intervenir simultanément sur le sommeil de tous les bébés, les jumeaux et triplés fraternels (dizygotes) doivent être considérés comme des individus distincts, avec leurs propres rythmes et tempéraments. Les jumeaux ou triplés identiques (monozygotes), pour leur part, réagissent souvent de façon similaire aux interventions de sommeil en raison de tempéraments généralement plus proches. Conseil #3: Misez sur une bonne organisation L’organisation est la clé. Avec deux ou trois bébés, tout prend plus de temps — et la routine du coucher n’y échappe pas. Essayez de synchroniser les horaires de boire et de sommeil, tout en demeurant flexible. Lorsqu’un parent est seul à l’heure du dodo, une différence de 15 à 30 minutes entre les bébés est tout à fait acceptable. Commencez toujours avec celui ou celle qui semble le plus fatigué. Conseil #4: Ensemble ou séparé ? Santé Canada recommande que chaque bébé dorme seul dans son lit, sur une surface ferme. À moins d’avis médical contraire, il est donc préférable qu’ils dorment séparément. Si vous décidez tout de même de les coucher ensemble, assurez-vous qu’ils disposent d’assez d’espace et qu’aucun élément ne puisse gêner leur respiration. Rapidement, leur mobilité individuelle risque d’interrompre le sommeil de l’un et de l’autre. Si vos jumeaux partagent une chambre, il est recommandé d’effectuer les interventions de sommeil en même temps pour les siestes et la nuit. Attendez-vous à ce que le processus prenne un peu plus de temps avec deux ou trois bébés. Le bruit blanc peut aider à masquer les pleurs et favoriser le sommeil. Les siestes, souvent plus longues à régulariser que les nuits, peuvent temporairement nécessiter de séparer les bébés jusqu’à ce que leurs cycles de sommeil se stabilisent. Conseil #5: La constance, la clé du succès! Être cohérent et constant dans son approche du sommeil est sans doute la partie la plus difficile pour les parents de multiples. Pourtant, cette constance est la base du succès à long terme. Rassurez-vous : il y a de la lumière au bout du tunnel. Avec les bons outils et un accompagnement adapté, le sommeil de vos bébés peut s’améliorer, souvent plus vite que vous ne l’imaginez. Et lorsque les bébés dorment mieux, toute la famille retrouve énergie, équilibre et bonne humeur. Même les familles de jumeaux et de triplés peuvent, elles aussi, bien dormir ! Pour connaître les recommandations d’heures de sommeil selon l’âge de vos bébés, consultez le tableau ci-dessous. Notez que des boires nocturnes peuvent encore être nécessaires selon l’âge et les besoins nutritionnels de vos enfants. En cas de doute, parlez-en à votre pédiatre. RECOMMANDATIONS DES HEURES DE SOMMEIL SELON L'ÂGE LES ÉLÉMENTS CLÉS DU SOMMEIL Comment savoir si les besoins de sommeil propres à vos bébés sont comblés? La règle d’or est de regarder leur comportement en début de soirée. Si votre bébé est plutôt calme et d’humeur agréable, les chances sont qu’il dort un nombre d’heures suffisant. Par contre, s’il est souvent irritable ou surexcité, il est probable qu’il manque de sommeil. Les enfants ont besoin de sommeil ! Le saviez-vous ? Les enfants d'aujourd'hui dorment moins ; Environ 1 enfant sur 3 a un problème de sommeil ; Les problèmes de sommeil observés vers l'âge de 12 mois perdurent souvent jusqu'à l'âge scolaire; Le manque de sommeil chez l'enfant est aussi associé à des effets néfastes comme l'irritabilité, l'hyperactivité, la hausse de stress, les difficultés d'adaptation au préscolaire, la mémoire, la réussite scolaire, et même l'obésité. Le sommeil de l’enfant est composé de 5 éléments qui sont tous interconnectés et qui doivent fonctionner en harmonie pour atteindre une bonne hygiène de sommeil. 1- L'HORAIRE ET LA SYNCHRONISATION Les cycles naturels du sommeil et du réveil se développent mieux de 4 à 6 mois. Ces cycles déterminent les périodes de la journée et de la nuit les plus propices au sommeil. Si possible, l imitez les siestes qui tombent en dehors des vagues de sommeil puisqu’elles ne sont pas aussi réparatrices pour vos enfants. 2- LA DURÉE DU SOMMEIL Suivre l’heure du coucher et du réveil en fonction des recommandations d’heures de sommeil et des besoins de vos enfants (voir le tableau ci-dessus). Si vos enfants manquent une sieste, assurez-vous d’ajuster l’heure du coucher pour rattraper le sommeil perdu. 3- LES SIESTES La synchronisation des siestes peut varier selon leur humeur en après-midi et en soirée, la durée de la sieste précédente et les signes de fatigue. Des siestes bien synchronisées et de bonnes durées sont importantes pour empêcher la surcharge de fatigue tard en après-midi. Des enfants reposés ont plus de facilité à apprendre à se calmer et à s’endormir. 4- LA CONSOLIDATION DU SOMMEIL On parle ici d'un sommeil ininterrompu par des réveils nocturnes. Le sommeil fragmenté est aussi nocif qu’une courte nuit de sommeil et peut causer les problèmes de lève-tôt. Il est tout à fait normal d’avoir des périodes d’éveil durant la nuit. Les problèmes surviennent quand les enfants ont de la difficulté à se rendormir par eux-mêmes. Continuez d'enrichir cette habileté en répondant toujours de la même façon à leurs réveils afin que le sommeil soit toujours (ou presque) consolidé. *Exception faite pour les boires nécessaires à leur bon développement* 5- LA RÉGULARITÉ DU SOMMEIL Il est important d’avoir un environnement et des conditions de sommeil similaires à tous les couchers (lors des siestes et nuits). Le sommeil le plus bénéfique se produit dans le lit. En mouvement, celui-ci n’est pas aussi profond (ex., voiture, poussette). Voici quelques conseils en ce sens: -Couchez-les dans leur lit le plus souvent possible pour tous les dodos afin d’assurer un sommeil réparateur; -La dormeuse est recommandée et sécuritaire afin d'éviter que vos bébés ne se prennent les jambes entre les barreaux de leur lit; -S’assurer que la chambre soit très sombre. -Évitez les veilleuses ou les projecteurs. -Pour y voir un peu dans la chambre lors de vos visites, vous pouvez installer une petite lumière jaunâtre dans le corridor; -Introduire le bruit blanc en autant que le volume soit l’équivalent d’un murmure et éloigné de la tête des enfants. ÉTABLIR UNE BONNE ROUTINE AU COUCHER Une routine du coucher apaisante, répétée autant le jour que la nuit, favorise la cohérence et la familiarité dans les transitions entre les périodes d’éveil et le moment du sommeil. En mettant en place une routine claire et prévisible, vous aidez vos tout-petits à reconnaître les signaux qui annoncent le dodo. Lorsque maman, papa ou une autre personne répète les mêmes gestes ou les mêmes mots chaque soir, les bébés apprennent rapidement que « quand on fait ceci, c’est l’heure de dormir ». Pendant la journée et pendant les heures d'éveil, tentez d'exposer vos bébés à un maximum de lumière naturelle. Essayez de commencer ET terminer votre journée à peu près à la même heure chaque jour. Une fenêtre d'une demi-heure est recommandée. Instaurez une routine de dodo dès que possible: bain ou lavage à la main, petits soins, dernier boire, brossage des dents (dès qu'une dent apparaît), histoire et moment calme avec les lumières tamisées, sac de nuits avec le toutou, la doudou et la suce. Lorsque vous nourrissez les bébés pendant la nuit, limitez leur stimulation au strict minimum. Nourrissez, changez rapidement les couches et remettez-les dans leur lit. Évitez le plus de lumière possible dans la maison: équipez vous d'une petite lampe frontale avec lumière rouge ou bien d'une veilleuse très faible pour vous aider à voir ce que vous faites dans l'obscurité. Gardez en tête que vos petits sont différents et que leur cycle de sommeil peuvent l'être aussi, même si ils sont monozygotes. ORGANISATION DES NUITS De manière générale, les nouveau-nés doivent être nourris fréquemment pendant la journée et pendant la nuit (2 à 3 heures ou même plus rapproché selon le cas). Cependant, vous serez peut-être surpris de constater que certains bébés peuvent commencer à prolonger les tétées nocturnes jusqu'à six heures en quelques semaines. Il est donc probable qu’un de vos bébés commencent à dormir plus longtemps que les autres. Pour la période postnatale, établissez un horaire afin de couvrir les nuits à l'aide de vos proches et des organismes de relevailles. Pour plus d'informations, visitez la page SOUTIEN POSTNATAL. Mamans Pieuvres vous rappelle que vous avez accès à du soutien professionnel gratuit 24/7 avec LigneParents au 1-800-361-5085 ou encore à l'aide du clavardage en ligne. Nous vous partageons quelques stratégies de notre communauté concernant l'organisation des nuits lors des premiers mois. La technique des "quarts sur rotation" surtout lorsque les bébés ne sont pas synchronisés. Exemple: 20h00 à 1h30 du matin, la même personne se lève lorsqu'un bébé se réveille et l'autre personne fait de même entre 2h00 et 06h00. Cela permet à un parent d’avoir 4-5 heures de sommeil en continu. Si un parent n'est pas sur son 'quart de nuit', s'assurer que la chambre est le plus loin de l'action ou porter des bouchons. Suivre chacun son bébé en tout temps, donc on se lève pour le même bébé. Si vous avez trois bébés, vous pouvez inviter une personne additionnelle quelques temps. Si cette situation semble adéquate pour vous, il serait préférable de dormir dans des chambres séparées pour un maximum de repos. S'alterner les matins de fin de semaine pour les grasses matinées (Ex: un parent pourrait dormir jusqu'à 9h00). Réserver le plus de relevailles possibles à des moments spécifiques dans le mois. Cela permet de compter sur ces heures précieuses pour se reposer quand on traverse une mauvaise semaine. Demander des cartes-cadeaux ou de l'argent pour se procurer des relevailles payantes pour une présence la nuit (ou le jour). Toutes les occasions sont bonnes ! Ex: Noël, anniversaire de mariage, fêtes des enfants, votre propre anniversaire, fête des mères/pères ... Si vous allaitez, vous pouvez gérer les nuits en vous assurant de dormir entre les boires et de tirer votre lait pour l'équivalent d'un biberon par bébé. Ainsi, l'autre parent peut vous laisser dormir le matin en donnant le premier biberon de la journée aux bébés. Synchroniser les bébés pendant la nuit peut être une bonne technique, surtout quand vous remarquez qu'un bébé se réveille pas très longtemps après l'autre ou les autres . Cependant, si vous en êtes à réveiller un bébé, nous vous recommandons de vérifier combien de temps il dormirait sans éveil. Vous pourriez être surpris car celui-ci pourrait déjà être capable de sauter un boire, même après quelques semaines. Pour toutes inquiétudes, consultez votre professionnel de la santé. Faire chambre à part avec chacun un bébé avec l'ajout d'un lit supplémentaire (votre organisation doit être sécuritaire). Rester en équipe même la nuit. Quand un bébé se réveille pour boire, la maman peut changer la couche et commencer à allaiter. Le ou la partenaire peut alors se lever en simultané et réveiller bébé 2 ou bébé 3, changer les couches et apporter l'autre ou les autres bébés à maman pour de l'allaitement en tandem. Le ou la partenaire prend le premier qui a terminé et va le reporter dans son lit, pour ensuite se recoucher. Maman s'occupe du dernier ou des derniers et fait de même. Et finalement: 10. Ne faites pas reposer toute la charge mentale liée au manque de sommeil sur une seule personne. Si vous avez trouvé une stratégie qui fonctionne (par exemple, un système de rotation de quarts) mais que vous n’y arrivez plus ou que la fatigue devient trop grande, réveillez votre partenaire ou revoyez ensemble votre organisation. L’objectif est de préserver l’équilibre du couple et la santé de chacun. Misez aussi sur les microsiestes dès que possible et faites preuve de lâcher-prise face aux tâches ménagères. Laissez vos proches ou les organismes de soutien vous donner un coup de main : c’est un investissement dans votre bien-être familial. FAVORISER LE SOMMEIL DE MES BÉBÉS Je veux m'y préparer ! Chaîne où nous avons regroupé les capsules ainsi que les entrevues en direct concernant le sommeil des jumeaux et triplés. Voir la chaîne vidéo Lisez le témoignage d'un membre de notre équipe sur le manque de sommeil et les conséquences sur sa santé mentale. Lire l'article LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Ressources pour parents et enfants Source: Apprendre à dormir Le sommeil des jumeaux Source: Naître et Grandir Réflexions sur les méthodes d’endormissement Source: Naître et Grandir Double défi : 5 conseils pour le sommeil de jumeaux Source: Bédaine urbaine Balado Ça va Maman : Épisode sur la confusion sur le sommeil des bébés et le manque de nuances Source: Ça va maman Sources: Anders, T. F. (2020). Organisation et développement du sommeil chez le jeune enfant. Dans Sommeil : selon les experts. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants. https://www.enfant-encyclopedie.com/sommeil/selon-experts/organisation-et-developpement-du-sommeil-chez-le-jeune-enfant enfant-encyclopedie.com+1 Meltzer, L. J., & Mindell, J. A. (2007). Relationship between child sleep disturbances and maternal sleep, mood, and parenting stress: a pilot study. Journal of family psychology : JFP : journal of the Division of Family Psychology of the American Psychological Association (Division 43), 21(1), 67–73. https://doi.org/10.1037/0893-3200.21.1.67 Plage, S., Perales, F., & Baxter, J. (2016). Doing gender overnight?: Parenthood, gender and sleep quantity and quality in Australia. Family Matters, (97), 73–81. Rahkonen, O., Lallukka, T., Kronholm, E., Vahtera, J., Lahelma, E., & Laaksonen, M. (2012). Sleep problems and sickness absence among middle-aged employees. Scandinavian journal of work, environment & health, 38(1), 47–55. https://doi.org/10.5271/sjweh.3186

  • Prématurité et soins intensifs néonataux | Mamans Pieuvres

    Les soins de vos bébés prématurés et votre séjour à l'unité des soins intensifs néonatals. Les soins de vos bébés prématurés et votre séjour à l'unité des soins intensifs néonatals. En raison des nombreuses complications possibles, il se peut que vos bébés prématurés soient hospitalisés pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à l’unité néonatale de l’hôpital après leur naissance. Au Canada, c'est environ 6,2 % des enfants uniques qui naissent avant terme (37 semaines). Ce chiffre grimpe à 57 % chez les jumeaux et à près de 95 % chez les triplés (Hôpital d'Ottawa, 2022). Si vos bébés ne sont pas encore arrivés, nous vous encourageons à vous renseigner sur ce qui pourrait vous attendre durant les premières semaines et mois. Les statistiques d'accouchement prématuré étant élevées dans les grossesses multiples, mieux vaut s'y préparer. Voici quelques défis auxquels vous pourriez être confrontés en lien avec la prématurité : L’organisation en cas d’hospitalisation à l’unité néonatale de soins intensifs. Prendre soin des enfants à besoins particuliers (souvent présents lors de prématurité). Les complications graves liées aux virus et aux microbes. Les impacts sur la famille, comme le stress et la difficulté d'attachement. Vivre son postnatal et le fameux 4ᵉ trimestre à l'hôpital. Les parents qui doivent rester plusieurs semaines en néonatalogie sont confrontés à de l'inconnu. Les circonstances dans lesquelles les bébés arrivent peuvent parfois être éprouvantes. Cela étant dit, les difficultés courantes qui ressortent le plus pendant le séjour à l'hôpital sont le fait de ne pas connaître le futur et de ressentir un sentiment d'impuissance face à l'arrivée précoce de vos enfants. Sachez que les émotions que vous vivez sont toutes légitimes. Nous vous invitons à en parler avec des personnes qui ont déjà traversé le même chemin que vous, que ce soit des parents à votre hôpital ou via des groupes de soutien. Nous vous encourageons aussi à transformer votre tristesse et votre culpabilité en une énergie positive et à une participation active envers les soins de vos bébés. LES STADES DE LA PRÉMATURITÉ Le séjour à l'unité des soins intensifs néonatals n’est pas systématique, mais les statistiques parlent d’elles-mêmes. Il est fréquent que les parents passent plusieurs semaines à l’hôpital, plutôt que de pouvoir profiter du confort de leur foyer. Le tableau ci-dessous illustre la durée moyenne de gestation selon le nombre de bébés attendus. La durée de votre séjour à l’hôpital dépendra de la précocité de la naissance, du poids de vos bébés et de la présence ou non de complications médicales. Il va de soi que plus vos prématurés naissent tôt, plus leur séjour en néonatalogie sera long, puisqu’ils auront besoin de soins intensifs prolongés. Le site About Kids Health explique la prématurité de cette façon : « En général, plus l’âge gestationnel est jeune, moins le bébé est préparé au monde extérieur. Souvent, les bébés légèrement prématurés, qui ont presque complété le temps de gestation habituel dans l’utérus, n’auront pas besoin de soutien particulier à la naissance. (…) À l’opposé, les grands prématurés, qui n’ont passé que 25 semaines dans l’utérus, par exemple, nécessitent un soutien très intensif dès la naissance. » (About Kids Health, 2023). En ce qui concerne le suivi du développement, il est évalué en fonction de l’âge corrigé (AC) plutôt que de l’âge réel (AR). L’âge réel correspond au temps écoulé depuis la naissance de l’enfant, tandis que l’âge corrigé correspond à l’âge qu’aurait l’enfant s’il était né à 40 semaines de grossesse (date prévue d’accouchement, ou DPA). Cette référence est utilisée jusqu’à l’âge de deux ans par les différents spécialistes, à l’exception des rendez-vous de vaccination, qui se basent toujours sur l’âge réel. L'ENVIRONNEMENT EN SOINS INTENSIFS NÉONATALS Selon votre pays ou votre région, vous entendrez peut-être des termes différents pour désigner le service où vos bébés seront pris en charge. Il existe différents niveaux de soins qui peuvent évoluer en fonction de leurs besoins. L'unité des soins intensifs néonatals, celle-ci est composée de néonatalogistes et d'infirmières spécialement formés. On y retrouve également différents spécialistes tels que : Néonatalogiste Infirmière-chef et a ssistante infirmière-chef Infirmière praticienne en soins néonataux Infirmière en néonatalogie Résident Fellow Psychologue et t ravailleur social Inhalothérapeute Technicien de laboratoire Consultante en lactation Ergothérapeute et p hysiothérapeute Pharmacien hospitalier Pour plus d'informations et une description des rôles de chaque professionnel , visitez la page de Préma-Québec . À l'intérieur de l'u nité, préparez-vous à entendre et voir différents appareils q ui aideront vos bébés à respirer et à se nourrir. Ces machines, parfois très bruyantes, peuvent remplir plusieurs fonctions, notamment : Maintenir leur température corporelle à l'intérieur d'un incubateur. Vos bébés peuvent avoir un moniteur de température fixé sur leur peau. Aider leur respiration par un ventilateur. Certains bébés ont besoin d’oxygène, tandis que d’autres peuvent souffrir d’apnée. Par mesure de sécurité, de nombreux bébés dorment sur des tapis qui déclenchent une alarme si le mouvement s'arrête. Ces dispositifs, très sensibles, peuvent aussi provoquer de fausses alarmes . Les alimenter par perfusion intraveineuse ou au moyen d'une sonde d'alimentation. Cette sonde est un tube inséré par la narine et descend jusqu'à l’estomac, fixé sur la joue (voir ci-dessous pour des explications des différentes sondes.) Voici quelques appareils que vous pourriez retrouver dans leur chambre: ALIMENTATION ET GAVAGE Il existe un mode d'alimentation appelé gavage, qui peut être administré au moyen de différentes sondes : Sonde nasogastrique (tube est inséré par le nez jusqu’à l’estomac) Sonde orogastrique (tube est inséré par la bouche jusqu’à l’estomac) Sonde nasoduodénale (tube est inséré par le nez jusqu’à la 1ère partie de l’intestin grêle) Sonde nasojéjunale (tube est inséré par le nez jusqu’à la 2ème partie de l’intestin grêle, appelé le jéjunum). Pour ces quatre types de sondes d’alimentation, il n’est pas nécessaire de recourir à une chirurgie. Toutefois, selon la santé du bébé prématuré et la durée prévue du gavage, il pourrait être nécessaire d'installer une sonde gastrostomie endoscopique percutanée (GEP) ou de jéjunostomie endoscopique percutanée (JEP). Pour plus de détails sur ces deux dernières sondes, nous vous invitons à consulter le lien du CHU Sainte-Justine juste ici. Le gavage peut être utilisé pour des bébés prématurés nés avant 34 semaines de gestation, pour des enfants malades ou qui sont dépendants de la ventilation assistée et dont le réflexe de succion ou de déglutition est absent ou diminué. Même si les signaux de faim d’un bébé prématuré sont semblables à ceux d'un bébé à terme, il ne les manifestera pas aussi souvent qu’il le faudrait pour boire et grandir. C’est pour cette raison que le gavage est employé : ces bébés n’ont pas encore atteint la maturité nécessaire pour se réveiller et téter à chaque boire lorsqu’ils ont faim. Le but du gavage est d’alimenter le bébé et de favoriser sa croissance ainsi que son développement optimal. Il peut aussi être un complément à l’allaitement ou au biberon si le bébé se fatigue rapidement lors des boires. À l’unité néonatale, on apprend également aux parents la méthode appelée pacing ou pace feeding . C'est une façon d'offrir le biberon aux bébés prématurés. Si vous souhaitez allaiter, il est possible d’offrir le lait maternel exprimé par la maman de cette manière, jusqu’au jour où les bébés seront en mesure de prendre le sein. APPRIVOISER LA MONTAGNE RUSSE D'ÉMOTIONS Séjourner à l'unité néonatale peut être déstabilisant, surtout au tout début. Vos bébés ne seront pas les seuls à être fragiles : vous serez également confrontés à une montagne d'émotions — culpabilité, colère, choc, impuissance, injustice ou tristesse. Vous pourriez être surpris de voir à quel point vos bébés sont petits lorsque vous les rencontrez pour la première fois. Ils peuvent sembler très fragiles, avec des poils fins et des vaisseaux sanguins visibles. Si l'un de vos bébés est très malade ou dans une situation précaire, il se peut que vous ne puissiez pas le tenir dans vos bras avant que son état soit plus stable. Au fur et à mesure qu’ils grandissent et se développent, le personnel néonatal pourra vous aider à les tenir, les réconforter et les. nourrir. Parfois, l’état de santé ou les besoins médicaux de l’un de vos bébés peuvent changer. Cela peut signifier qu'un bébé soit admis dans l'unité néonatale ou transféré dans une autre unité, tandis que le ou les autres bébés restent à la pouponnière ou obtiennent leur congé de l'hôpital. Cette situation peut être difficile pour l'organisation familiale. N'hésitez pas à alterner les heures des boires et à partager les soins entre vous, votre partenaire ou d’autres membres de la famille. Cela vous aidera à passer du temps avec vos bébés (et vos autres enfants), tout en permettant à d’autres de participer à leurs soins. Tire-allaitement Voyez comment vous pouvez vous préparer à donner votre lait à vos bébés Cliquez ici! Allaitement Saviez-vous qu'il est possible d'allaiter vos bébés prématurés, et ce peu importe leur stade? Cliquez ici! Biberons Connaissez-vous la méthode pacing avec le biberon pour vos prématurés ? Cliquez ici! NOS 10 CONSEILS POUR FACILITER VOTRE PASSAGE À L'USIN 01 S'informer. Pendant votre grossesse, demandez à visiter l’unité néonatale de l’hôpital où vous accoucherez. Cela vous permettra de rencontrer les professionnels et de vous familiariser avec l’environnement ainsi qu’avec les différents appareils. Les soins intensifs néonatals peuvent être impressionnants en raison du bruit et des machines : mieux vaut donc avoir une idée de ce qui vous attend avant l’accouchement ! 02 S'impliquer . Soyez présents lors de la tournée médicale quotidienne, moment où le plan de soins de vos nouveau-nés est établi. Vous pourriez parfois ressentir de l’impuissance et avoir l’impression de ne rien pouvoir faire pour vos bébés, mais n’oubliez pas que VOUS êtes leurs parents et leurs meilleurs protecteurs. Restez en contact avec eux et visitez-les dès que possible après la naissance, même si cela doit se faire depuis votre lit ou en fauteuil roulant. Essayez aussi de participer à leurs soins lorsque c’est possible : les infirmières sauront vous guider et vous montrer comment. 03 Poser des questions. N’hésitez jamais à demander des explications ou des clarifications. Chaque question est pertinente ! 04 Demander à avoir un médecin primaire et quelques infirmières primaires. Il peut y avoir beaucoup de roulement de personnel en néonatalogie. Demander à ce qu’un médecin principal et quelques infirmières soient attitrés à vos bébés permet un meilleur suivi et une continuité des soins. Ces professionnels, qui connaîtront bien vos enfants, pourront poser des interventions plus adaptées. 05 Parler à d’autres parents de prématurés. Demandez à votre médecin de vous présenter une autre famille vivant une situation semblable. Échanger avec des parents qui comprennent vos défis peut être réconfortant et vous préparer à la suite du séjour. 06 Tenir un journal quotidien pour chaque bébé. Notez chaque jour les progrès de vos bébés, vos questions et les informations données par l’équipe médicale. Ce journal vous aidera à suivre l’évolution de chacun et à mieux vous sentir outillés lors du retour à la maison. Notez-y également chaque étapes importantes en téléchargeant ces petits cartons. 07 Prendre un jour à la fois . Il peut être très difficile d'apprendre à devenir parents devant deux ou trois incubateurs. Avoir un bébé prématuré est difficile, en avoir deux ou trois d’un coup l’est encore plus! Être parents de multiples prématurés est un immense défi, surtout lorsqu’un bébé va mieux et que l’autre traverse des difficultés. Les émotions peuvent être intenses et changeantes. Tâchez de rester forts auprès de vos bébés, car ils ressentent vos états d’âme et ont besoin de votre énergie positive. 08 Avoir un bon réseau de support. Acceptez l’aide de vos proches. Chaque geste, petit ou grand, compte. Cette période est exigeante mais temporaire, et vous n’avez pas à la traverser seuls. 09 Se reposer. Profitez des moments où vos bébés sont pris en charge pour récupérer. Vos enfants auront besoin de parents reposés et en forme une fois de retour à la maison. 10 Protéger vos bébés des infections. Les bébés prématurés sont très vulnérables. Lavez-vous toujours les mains, portez des vêtements propres et, si vous êtes malades, évitez de les visiter ou portez un masque. Prendre soin de vous (repos, hygiène, alimentation) est aussi une manière de les protéger. CONSEILS NICU QUAND IL FAUT RENCONTRER SES BÉBÉS PLUTÔT QUE PRÉVUE Elliot et Nathan sont nés par césarienne d’urgence un samedi matin : 8 h 33 pour mon bébé 1, 8 h 34 pour bébé 2. Ils avaient 35 semaines et 0 jour de gestation. Ils ont été amenés directement en néonatalité, puisque l’état de Nathan nécessitait des soins. En raison de la médication donnée pour effectuer la césarienne d’urgence, j’ai finalement rencontré mes bébés aux alentours de 17 h, le soir de l’accouchement. Je me souviens encore très bien de Nathan, dans l’incubateur, branché à une panoplie de machines qui vérifiaient chaque changement dans son état général. Il avait de l’aide respiratoire, un tube de gavage, un capteur au pied, des fils partout. Les machines sonnaient pratiquement tout le temps. Bref, aucun contact physique n’était possible à ce moment. Juste ma main, qui prend la sienne, si petite, dans un trou d’incubateur. C’est ainsi que je me suis présentée à mon bébé, complètement perdue dans ce monde inconnu de la parentalité et de la néonatalité. Nathan a finalement passé 4 semaines en néonatalité à Trois-Rivières avant d’être transféré au CHUL de Québec pour 1 semaine. La veille de la fête des Mères, nous avons enfin quitté le CHUL avec notre bébé, après 5 semaines dans les rouages de la néonatalogie. Ce n’était pas ce que j’imaginais pour ma première rencontre avec mes jumeaux, ni pour nos premiers moments en famille. J’aurais tellement aimé qu’on m’y prépare, qu’on aborde le sujet avec moi, qu’on m’explique à quoi m’attendre si un séjour en néonatalogie était envisagé. Encore aujourd’hui, 2 ans et demi plus tard, c’est un sujet sensible, difficile à aborder pour moi. En tant que maman de jumeaux ayant vécu le passage par la néonatalité et travailleuse sociale en périnatalité, j’ai envie de vous dire que ce ne sera pas facile. Vous allez vivre une panoplie d’émotions contradictoires, vous oscillerez entre l’espoir et le désespoir. Toutes ces émotions sont normales et légitimes. Heureusement, vous serez accompagnés par des professionnels attentionnés, qui ont à cœur le bien-être de vos bébés. N’ayez pas peur de prendre votre place. Vous aurez parfois l’impression que le personnel connaît mieux vos enfants que vous, mais ce sont tout de même vous les parents. Posez des questions, immiscez-vous dans les discussions médicales qui concernent vos bébés. Demandez des explications et des clarifications, exprimez votre point de vue, vos désirs, vos inquiétudes. Prenez le temps de lire vos droits : ils sont tellement importants et vous aideront à prendre des décisions. Informez-vous pour connaître les services à votre disposition (travailleur social, psychologues, consultante en lactation, etc.). Plus vous serez outillés et informés, plus il vous sera facile de prendre votre place dans ce monde et d’accompagner vos bébés ! Télécharger le livret LES SOINS DU DÉVELOPPEMENT Les soins du développement constituent une approche de soins individualisés visant le développement optimal des nouveau-nés malades ou prématurés admis en unité néonatale. Ils regroupent un ensemble de techniques environnementales et comportementales mises en place pour réduire le stress du nouveau-né et assurer sa neuroprotection. Leur objectif est d'offrir aux bébés les meilleures conditions possibles pour poursuivre leur développement, dans un contexte de soins centrés sur la famille. VOTRE PARTICIPATION EST PRIMORDIALE Pour favoriser la création du lien, les parents peuvent participer activement, en partenariat avec l’infirmière, aux changements de couches, au bain et au positionnement de leurs bébés. Voici quelques exemples de bénéfices des soins du développement chez les bébés : . À court terme : -Diminution des bradycardies, des tachycardies et des apnées. -Diminution des mouvements de trémulations (tremblements) et des signes d’irritabilité. -Stabilisation de la tension artérielle et de la saturation en oxygène. -Amélioration de la qualité du sommeil. À moyen terme : -Diminution de la durée d’hospitalisation, de la durée de ventilation et de la durée d’oxygénation. -Réduction des complications médicales et du nombre de jours avec une sonde gastrique. -Amélioration de la croissance et du sommeil. -Amélioration des comportements et du neurodéveloppement : meilleure tolérance au stress, capacité d’attention accrue et fonctionnement moteur optimisé. À long terme (3 à 15 ans) : -Amélioration du développement neurologique, de l’attachement parent-enfant et de la qualité de vie des enfants et de leur famille. -Diminution de la sévérité des dommages cérébraux et des handicaps majeurs. Il existe aussi des bénéfices pour les parents ! On observe notamment une diminution du stress familial, une amélioration de l’interaction mère-enfant, du lien d’attachement, du contact visuel et physique, ainsi qu’un renforcement de la confiance des parents dans leurs compétences parentales. Voici un résumé de Madame Mathilde Lenoir, infirmière clinicienne au NICU du Montreal Children’s Hospital (Québec, Canada), en lien avec le développement des sens et les stratégies de protection : LE TOUCHER C’est le premier sens à se développer dans le ventre maternel. Le fœtus est enveloppé d’une pression constante exercée par le liquide amniotique et les parois de l’utérus. Il découvre le toucher en agrippant le cordon ombilical ou en portant ses mains à son visage. Une fois admis à l’unité néonatale, l’équipe soignante cherche à reproduire, autant que possible, les conditions apaisantes de la vie intra-utérine : Création d’un « cocon » qui entoure le bébé; Imitation de la position fœtale, avec les membres regroupés et les mains près du visage; Offrir au bébé la possibilité d’agripper le doigt d’un parent ou une doudou; Poser une main ferme et stable sur son corps pour reproduire la pression rassurante du liquide amniotique, plutôt que de caresser sa peau — une sensation encore nouvelle et parfois inconfortable pour lui. L'ÉQUILIBRE L’équilibre est le deuxième sens à se développer pendant la grossesse. Le fœtus, baignant en apesanteur dans le liquide amniotique, perçoit déjà les mouvements et les changements de position. Ce sens atteint sa maturité à la fin de la grossesse, ce qui explique pourquoi le nouveau-né prématuré peut être particulièrement sensible aux déplacements brusques, par exemple, lorsqu’on le soulève du matelas pour la pesée ou pour l’installer dans les bras du parent. Méthodes de protection : Effectuer les changements de position en roulant doucement le bébé à l’aide des draps; Lors de la méthode kangourou, venir chercher son enfant directement contre son torse, puis s’installer lentement dans le fauteuil, uniquement si le parent se sent à l’aise et en confiance. L'ODORAT L’odorat est déjà bien développé dès la 24ᵉ semaine de grossesse. Le fœtus apprécie l’odeur familière du liquide amniotique. À la naissance, il reconnaît naturellement l’odeur du lait maternel et celle du corps de sa mère, qui lui rappellent cet environnement rassurant. Ces odeurs jouent un rôle essentiel dans le lien d’attachement et le sentiment de sécurité du nouveau-né. Méthodes de protection/ stimulations positives : Privilégier la méthode kangourou ou le peau à peau; Éviter les parfums, qui sont des odeurs étrangères et souvent trop fortes pour le nouveau-né; Déposer un foulard portant l’odeur naturelle du parent (sans parfum) près du visage du bébé, afin qu’il puisse la reconnaître lors de ses périodes d’éveil; Placer une compresse imbibée de lait maternel à proximité du visage du bébé, pour lui offrir une odeur familière et apaisante. LE GOÛT Le goût devient pleinement mature vers la 30ᵉ semaine de grossesse. En avalant le liquide amniotique, le fœtus découvre déjà les quatre saveurs universelles : sucré, salé, amer et acide. Ces saveurs varient selon l’alimentation de la mère, mais le fœtus manifeste une préférence naturelle pour le sucré, ce qui contribue plus tard à l’acceptation du lait maternel. Méthodes de protection/ stimulations positives : Déposer une à deux gouttes de lait maternel sur la suce : associée au goût sucré du lait ou du sucrose (solution sucrée), elle contribue à diminuer la douleur du nouveau-né grâce à la libération d’endorphines dans le cerveau; Lors de l’initiation de l’allaitement, le goût du lait maternel rappelle au bébé celui du liquide amniotique, renforçant ainsi le lien entre plaisir, sécurité et alimentation. L'OUÏE Autour de la 32ᵉ semaine de grossesse, le fœtus commence à percevoir les sons extérieurs, comme la voix de sa mère, celle de son père, et les bruits environnants. Depuis le tout début, il est bercé par les sons internes du corps maternel: le battement du cœur, les bruits digestifs et circulatoires qui forment pour lui une trame sonore constante et rassurante. Méthodes de protection/ stimulations positives : La méthode kangourou (peau à peau) permet au bébé de retrouver ces sons familiers du cœur et du corps de sa mère, favorisant un sentiment de sécurité. Il reconnaît également la voix grave du père, qui traverse plus facilement les parois utérines et continue de l’apaiser après la naissance; Parler doucement ou chuchoter à proximité du bébé, même lorsqu’il est dans un incubateur, afin d’éviter la surstimulation auditive. L’incubateur n’atténue pas les bruits aussi efficacement que le ventre maternel. LA VUE La vue est le dernier sens à se développer. Entre la 32ᵉ et la 37ᵉ semaine de grossesse, les structures nécessaires à la vision deviennent progressivement fonctionnelles. Même un bébé né à terme ne voit encore qu’en noir et blanc, et seulement à une distance d’environ 20 cm, soit la distance parfaite pour observer le visage du parent lors des contacts rapprochés. Chez le prématuré, la vision est encore floue, mais il est déjà attiré par les formes et contrastes, particulièrement ceux des visages familiers. Il est donc important de se placer tout près de lui pour qu’il puisse reconnaître et fixer les traits de ses proches. Méthodes de protection : Protéger les yeux du bébé avec une main ou une couverture lors des soins ou des examens pour réduire l’exposition à la lumière; Placer un couvre-isolette sur l’incubateur afin de maintenir un environnement sombre et de reproduire les conditions intra-utérines; Tamiser l’éclairage durant les périodes de peau à peau, pour permettre au bébé d’ouvrir les yeux sans inconfort et d’entrer en contact visuel avec son parent, renforçant ainsi le lien d’attachement. LE DÉVELOPPEMENT DES MUSCLES Il existe deux types de muscles : les muscles extenseurs, qui permettent de tendre un membre, et les muscles fléchisseurs, qui permettent de le plier. Pendant la grossesse, les muscles extenseurs se développent en premier. Le fœtus, ayant beaucoup d’espace dans l’utérus, peut alors garder les bras et les jambes tendus. Au troisième trimestre, il commence à se sentir plus à l’étroit et s’exerce à plier ses membres, ce qui stimule le développement de ses muscles fléchisseurs. Le bébé prématuré, lui, n’a pas eu le temps de renforcer ces muscles fléchisseurs autant qu’un bébé né à terme. Il a donc besoin d’un soutien externe pour maintenir la position fœtale (mains près du visage, genoux repliés vers l’abdomen). Des rouleaux de couverture sont alors disposés autour de lui pour l’aider à conserver cette position. Ces appuis procurent aussi un enveloppement rassurant, semblable à la sensation de contenance qu’il ressentait dans le ventre maternel. À noter qu’un bébé né à terme, mais hospitalisé en néonatalogie, peut lui aussi avoir besoin de ces limites physiques : il consacre une grande partie de son énergie à stabiliser ses signes vitaux, et non à maintenir une posture fléchie. LE SAVIEZ-VOUS ? Les jumeaux et triplés sont plus à risque de développer une plagiocéphalie (aplatissement du crâne). Découvrez les problématiques pédiatriques sous-jacentes qui peuvent influencer l’allaitement juste ici. LA MÉTHODE KANGOUROU La méthode kangourou est le seul soin relevant exclusivement de la compétence parentale. Elle consiste à placer le bébé en peau à peau contre le torse du parent, le plus tôt possible après la naissance, et à répéter ces moments aussi souvent et aussi longtemps que l’état du bébé le permet. Cette méthode est recommandée pour tous les nouveau-nés, qu’ils soient à terme ou prématurés, et peut être poursuivie à la maison. En peau à peau contre sa mère (ou son père), le bébé retrouve des sensations familières : la chaleur corporelle, l’odeur, les battements du cœur et la voix parentale. La méthode kangourou apaise le nouveau-né tout en lui permettant de maintenir sa température. Chaque séance devrait durer au moins 60 minutes, afin de permettre au bébé d’atteindre le sommeil profond, essentiel à son développement et à sa récupération. Les bienfaits de la méthode kangourou: Amélioration des signes vitaux (rythme cardiaque, respiration, diminution des apnées et besoins en oxygène); Meilleure tolérance digestive (si possible, combiner la séance avec les repas, même en cas d’alimentation par sonde gastrique); Amélioration du sommeil et du repos; Réduction du stress et de la douleur lors de procédures (par exemple, une prise de sang effectuée pendant le peau à peau); Diminution de la durée d’hospitalisation; Renforcement du lien parent-enfant et du sentiment de compétence parentale; Stimulation de la production de lait maternel. LA COMMUNICATION AVEC SES BÉBÉS Parler à ses bébés est essentiel au développement du langage et du lien affectif. Pourtant, en contexte de prématurité, il n’est pas toujours facile de savoir quoi dire ou comment interagir. Plusieurs programmes de lecture et de stimulation du langage sont maintenant offerts dans les unités néonatales. Ils permettent aux parents de lire des histoires à leur bébé, favorisant ainsi un contact vocal doux et familier. Entendre la voix de ses parents, celle qu’il reconnaît depuis la vie intra-utérine, apaise le bébé, tout en stimulant ses capacités d’écoute et d’attention. UNE TRANSITION IMPORTANTE Lorsqu’on commence à vous parler d’un congé possible pour vos deux ou trois bébés, cela peut susciter une foule d’émotions contradictoires. Vous avez peut-être passé plusieurs jours, semaines, voire des mois à l’hôpital, à rêver du moment où vous serez enfin réunis à la maison, dans le confort et l’intimité de votre foyer. Mais il est aussi tout à fait normal de ressentir de l’inquiétude à l’idée de quitter un environnement où vous étiez entourés, soutenus et rassurés. Même si votre séjour en néonatalogie a été exigeant, vous étiez accompagnés à chaque étape. Le personnel des soins intensifs néonatals ne donnera jamais congé tant que ce ne sera pas sécuritaire et que les parents ne se sentent pas prêts. Vous faites désormais partie intégrante de l’équipe de soins, et votre confiance est essentielle à cette nouvelle étape. Voici quelques conseils pour adoucir la transition : Échangez avec le personnel de l’unité. Il pourra vous aider à vous familiariser avec la nouvelle routine et à mieux comprendre comment partager du temps de qualité avec chacun de vos bébés. Sorties échelonnées : il arrive souvent que les multiples soient prêts à sortir à des moments différents. Si l’écart est court, l’équipe pourra peut-être prolonger le séjour du premier bébé pour un départ simultané. N’hésitez pas à exprimer vos préférences. Planifiez votre organisation. Fixez un horaire pour les visites en néonatalogie, la prise en charge de la fratrie, et vos périodes de repos. Laisser un bébé à l’hôpital tout en rentrant à la maison avec un autre peut être déchirant, c’est normal de le vivre difficilement. Profitez des moments seuls avec un bébé. Même si cela semble contre-intuitif, une courte séparation peut être l’occasion de lui offrir une attention unique et bienfaisante. Pratiquez la routine avant le congé. Essayez d’effectuer les soins quotidiens sans l’aide des infirmières avant de quitter l’hôpital. Cela vous permettra d’être plus à l’aise et de renforcer votre confiance. Préparez votre environnement. Si vos bébés nécessitent des soins particuliers (médicaments, gavage, oxygène, moniteur de saturation, etc.), organisez un espace clair et fonctionnel. Identifiez les bacs, les appareils et les horaires pour éviter toute confusion. LE GRAND RETOUR À LA MAISON Avant le retour, aérez bien les pièces et assurez-vous d’avoir tout le nécessaire. Prévoyez une protection supplémentaire pour vos coussins et fauteuils, ou retirez les tapis si besoin : cela simplifiera le ménage en cas de reflux ou de petits accidents. L’équipe hospitalière vous remettra un horaire des boires et des médicaments à suivre. Il est souvent recommandé de réveiller les bébés à la même heure, afin de préserver des périodes de sommeil cohérentes pour tous (y compris vous!). Vous pourrez ajuster cette routine progressivement selon les besoins de vos bébés. Pour la médication, préparez les doses à l’avance lorsque possible, en les conservant au réfrigérateur selon les conseils du pharmacien. Utilisez un bac ou un plateau identifié pour chaque bébé, puisque les dosages peuvent varier. LES SUIVIS MÉDICAUX Même après le congé, il est fréquent de devoir retourner à l’hôpital ou à la clinique néonatale pour des suivis (pédiatre, physiothérapeute, ergothérapeute, nutritionniste, ophtalmologue, etc.). N’hésitez pas à demander de l’aide pour vous accompagner à ces rendez-vous : cela facilitera la logistique et vous permettra d’être plus attentif aux informations données. Bon à savoir : un nouveau vaccin à dose unique contre le virus respiratoire syncytial (VRS) est offert gratuitement à tous les bébés nés à 37 semaines et moins. Il peut être administré directement à l’unité néonatale pendant la saison du virus, ou sur rendez-vous le reste de l’année. Pour les résidents du Québec : cliquez ici pour plus d'informations. Les premiers mois peuvent être éprouvants, entre la fatigue, les émotions intenses et l’adaptation à la vie à la maison. N’oubliez pas : vous n’êtes pas seuls. Consultez nos pages sur le soutien postnatal et la vie de couple , et découvrez notre cours en ligne sur le sommeil des bébés prématurés pour vous outiller concrètement. trucs et astuces FAVORISER LE SOMMEIL DE MES BÉBÉS PRÉMATURÉS Je veux m'y préparer ! Écoutez le témoignage d'Aliona, maman de triplées mono-di nées à 24 semaines de gestation ayant séjournées plusieurs semaines en néonatalogie. Voir la chaîne vidéo Saviez vous qu'il existe de l'aide financière pour les bébés prématurés qui pourraient s'appliquer à votre situation? Voir la page LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Livret destiné aux parents d'un prématuré Source: Hôpital Général Juif de Montréal L’unité néonatale de soins intensifs : introduction par et pour des parents Source: Fondation pour Bébés Prématurés Canadiens Qu'est-ce la prématurité ? Source: SOS Préma et bébés hospitalisés Prendre soin de votre bébé prématuré tardif Source: Centre universitaire de santé McGill Sources : Hôpital d’Ottawa. (2021). Grossesse multiple. https://www.ottawahospital.on.ca/fr/services-cliniques/deptpgrmcs/departements/obstetrique-gynecologie-et-soins-aux-nouveau-nes/grossesse-multiple/ottawahospital.on.ca Ladewig, P. W., London, M., & Davidson, M. (2019). Soins infirmiers en périnatalité (5ᵉ éd.). ERPI. ISBN: 9782766100149 Louis, S. (2010). Le grand livre du bébé prématuré (2e édition). Éditions du CHU Sainte-Justine. ISBN 9782896191949 Martel., M. et Milette, I. (2017). Être parent à l’unité néonatale. Éditions du CHU Sainte-Justine. ISBN 9782896198290 Milette, I., Martiel, M. et Ribeiro da Silva, M. (2019). Les soins du développement : Assurer la neuroprotection des nouveau-nés (2e édition). Éditions du CHU Sainte-Justine. ISBN 9782896199068 Personnel de SickKids. (2025). À propos des bébés prématurés. AboutKidsHealth. https://www.aboutkidshealth.ca/-propos-des-bebes-prematures Préma-Québec. (2022). Préma-Québec. https://premaquebec.com/ Twin Trust. A parent's guide to neonatal care for twins, triplets and more.

  • Séparation et scolarité des jumeaux à l'école | Mamans Pieuvres

    La séparation des jumeaux et les difficultés d'apprentissage en milieu scolaire. Jumeaux dans la même classe ou séparé? La séparation des jumeaux et triplés en milieu scolaire. En collaboration avec Élise Laboissonnière, orthop. L’entrée à l’école pour des jumeaux ou des triplés vient souvent avec cette question fort pertinente : Doit-on séparer ou non les enfants de classe? Chaque couple ou trio étant unique, il est impossible d’avoir une réponse universelle à cette question. C’est une décision qui ne doit pas être prise à la légère. Afin d’orienter votre réflexion, nous vous présentons la situation actuelle dans les écoles québécoises, les recommandations de quelques organisations internationales, des données intéressantes sur le développement du lien gémellaire, des résultats de recherches sur le sujet, ainsi que des pours et contres en rafales. Il n'y a pas que la séparation des jumeaux et triplés qui préoccupent les parents de multiples. Au Canada, on estime que 3,2% des enfants d’âge scolaire seraient atteints d’un trouble d’apprentissage (Association canadienne des troubles d'apprentissage, 2022 ). En tant que parent, recevoir un tel diagnostic pour son enfant amène tout un lot de questionnements et d’inquiétudes. Il existe de belles ressources pour vous aider à mieux comprendre le diagnostic de votre enfant et à mieux l’accompagner. Toutefois, si l’enfant est issu d’une naissance multiple, des questionnements additionnels peuvent survenir. PLACEMENT DES JUMEAUX: LA SITUATION ACTUELLE DANS NOS ÉCOLES Dans un premier temps, il est important de comprendre comment fonctionne la formation des groupes-classes. Au Québec, la formation des groupes pour l’année suivante se fait la plupart du temps en fin d’année scolaire. Un comité formé de plusieurs acteurs du milieu scolaire se rencontre pour former les groupes de l’année suivante. Ce comité est constitué de différentes personnes parmi les titulaires actuels, les enseignants spécialistes (musique, anglais, éducation physique, arts dramatiques, etc.) et les professionnels tels que l’orthopédagogue, les éducateurs spécialisés, la direction, etc. Les personnes présentes à la rencontre ainsi que les critères de formation des groupes peuvent varier d’une école à l’autre. En général, on tente de former des groupes équilibrés, donc de ne pas mettre tous les élèves forts ensemble et tous les élèves faibles ensemble. Les comportements des élèves sont aussi pris en compte dans la formation des groupes pour l’année suivante. Dans les cas des jumeaux ou des triplés, les écoles ont aussi différentes manières de faire d’un milieu à l’autre. En effet, après quelques recherches auprès du personnel enseignant travaillant dans différentes écoles à travers la province du Québec, certaines écoles les séparent d'emblée. D’autres écoles les mettent ensemble au préscolaire et réévaluent la situation à chaque année. D’autres milieux préfèrent les mettre ensemble en tout temps. Certaines écoles sont plus ouvertes que d’autres aux demandes des parents de séparer ou non leurs enfants. Certaines écoles préfèrent refuser toute demande en ce sens. Alors, qu’en est-il de la loi? D’abord, la loi sur l’instruction publique ne prévoit rien en lien avec les enfants issus de naissance multiple. Néanmoins, le centre de services scolaires de Montréal (CSSDM) a pour sa part adopté une résolution en ce qui concerne le placement des jumeaux en classe depuis 2003. Selon cette dernière, ce sont les parents qui sont les mieux placés pour prendre cette décision en fonction des besoins de leurs enfants. Cependant, tel que mentionné dans la proposition: «si la direction d’école s’oppose à la volonté des parents, ils ont l’obligation d’apporter des preuves d’ordre pédagogiques des méfaits potentiels du choix des parents, pour faire renverser la décision des parents . » (Lalonde N. et Moisan D, 2003). De l'autre côté de l'océan, le Défenseur des droits en France a rendu une décision importante quant à la séparation des classes en 2021. Cette institution indépendante créée en 2011 a pour mission de défendre les droits de ses citoyens et d'en permettre l'égalité à tous et chacun. Ce litige impliquait la position d'une directrice d'école maternelle sur la séparation d'un couple de jumelles sans évaluation globale de la situation et le choix des parents de garder les enfants ensemble. Voici un extrait de la décision 2021-008 du 29 janvier 2021: « la séparation systématique des jumeaux n’apparaît pas comme une position cohérente (...) l’accueil de jumeaux implique une concertation avec les parents et les enfants, ainsi qu’une évaluation préalable et une analyse des besoins individuels de chaque enfant. » ( D écision 2021-008, Défenseur des droits). Crédit photos: Mamans Pieuvres LE LIEN GÉMELLAIRE Des études recensées par la Fédération Jumeaux et Plus ont démontré que les jumeaux et les triplés ont un développement cognitif distinct de celui des singletons. En effet, le fait qu’ils soient issus d’une naissance multiple amène des défis supplémentaires dans leur recherche identitaire. Certaines croyances populaires nous laissent croire qu’il est important de séparer les jumeaux à la garderie et à l’école afin qu’ils développent chacun une personnalité distincte. Toutefois, cette séparation précoce et non désirée pourrait être néfaste pour le développement des enfants. Toujours selon la Fédération Jumeaux et Plus, «imposer une séparation n’est jamais la solution à une relation jugée trop fusionnelle par l’entourage .» Sur le plan de l’attachement, les jumeaux et les triplés se distinguent aussi des singletons . En fait, tout dépend de leur relation. Sur le plan émotionnel, ils développent un lien d’attachement particulier envers leur(s) cojumeau(x) et ce depuis in utero , en plus de la figure d’attachement principale qui est souvent la mère. Qu’il soit fusionnel ou plus conflictuel, leur lien se développe et se complexifie au cours des années. Le fait d’être ensemble pourrait rendre la transition vers l’école plus douce pour les jumeaux et les triplés (Mayor, 2011). Pour apprendre plus sur le lien gémellaire, visitez la page DÉVELOPPEMENT de la section sur la petite enfance. LES ÉTUDES SCIENTIFIQUES ET LA POSITION DES ORGANISMES Les différentes recherches consultées arrivent toutes au même résultat : le libre-choix des parents est la meilleure approche face à la séparation ou non des jumeaux à l’école. Le fait que les jumeaux/triplés soient ensemble ou séparés n’aurait même aucun effet néfaste sur leur réussite scolaire ( Garon-Carrier, G. et al , 2021 ). Selon une étude menée en 2018, les comportements sociaux négatifs tels que le retrait social, l’agressivité physique ainsi que l’inattention étaient moins présents chez les jumeaux n’ayant pas été séparés de classe. D’ailleurs, selon Madame Gabrielle Garon-Carrier, professeure adjointe à l’université de Sherbrooke, «il est préférable que les directions scolaires adoptent une politique flexible qui respecte la décision et les besoins individuels des parents et des jumeaux .» (White EK. et al, 2018) Le conseil international des organisations de naissances multiples (ICOMBO) préconise également le libre choix des parents et chacun de ses organismes affiliés ont effectué de nombreuses recherches sur le sujet ( Preedy P., Mascazine, J. & Launslage D., 2020). Nous estimons que les décisions concernant le placement en classe des multiples devraient être réévaluées chaque année, en consultation avec les parents des enfants concernés ainsi que les enfants eux-mêmes. De la même façon que chaque enfant est unique, chaque jumeau (triplé et plus) est unique et ses besoins doivent être considérés. Par conséquent, nous croyons que les politiques internes préétablies dans les écoles - que ce soit pour les séparer ou les garder dans la même classe - sont inappropriées. - Conseil international des organisations de naissances multiples (ICOMBO) Au Canada, l'organisme Naissances Multiples Canada (Multiple Birth Canada ) abonde dans le même sens et recommande que le placement des enfants issus d'une naissance multiple soit évalué chaque année scolaire afin de déterminer quelle est la meilleure situation pour eux, c'est-à-dire d'être ensemble ou séparés. La décision finale devrait être prise conjointement par les parents, le(s) enseignant(s), le directeur et, à l’âge approprié, les enfants eux-mêmes. (Griffith, S., 2020). LES POURS ET LES CONTRES Tel que mentionné précédemment, il n’y a pas de solution miracle qui fonctionne pour tous les duos ou trios. Il est donc important de prendre votre décision en fonction de la personnalité de vos enfants. Il se peut également que vous préfériez séparer vos jumeaux une année et ne pas les séparer une autre année. Tout dépend du contexte. Voici une liste de facteurs à considérer pour prendre une décision éclairée: Arguments pour garder les enfants dans le même groupe Crédit photos: Mamans Pieuvres Simplicité au niveau de l’organisation familiale (heure des devoirs et leçons, une seule rencontre de parents, un seul canal de communication avec l’école, etc.) Relation saine entre les jumeaux ou triplés (entraide, confiance, encouragements, etc.) Adaptation plus facile lors de la transition garderie/école ou maison/école Moins de chance de développer des comportements sociaux négatifs Effets néfastes possibles sur le développement de l’enfant si la séparation est précoce et non désirée Aucun impact sur la réussite scolaire Désir des enfants plus vieux d’être dans la même classe Arguments pour séparer les enfants de groupe Crédit photos: Mamans Pieuvres Relations conflictuelles entre les jumeaux ou les triplés à l’école qui peuvent avoir des répercussions sur la vie familiale Compétition malsaine entre les jumeaux ou triplés Tendance d’un des jumeaux ou triplés à dominer le(s) autre(s) Besoin d’un des enfants de fréquenter une classe à effectifs réduits ou de redoubler une année Complicité des jumeaux ou triplés pour tricher ou perturber la classe Aucun impact sur la réussite scolaire Choix de cours ou de programmes différents à l’école secondaire Désir des enfants plus vieux d’être séparés En bref, la recherche préconise le libre-choix aux parents de jumeaux. Peu importe votre décision sur le placement de vos multiples à l'école, il est recommandé d’en discuter avec le personnel scolaire au printemps en vue de la rentrée. Votre avis devrait être prit en compte au moment de la formation des groupes pour l’année suivante, qui a généralement lieu au mois de mai ou juin. RECHERCHE SUR LA SÉPARATION DES JUMEAUX EN CLASSE En 2021, une équipe de chercheurs québécois a publié une étude dans la revue Educational Policy sur la séparation des jumeaux en classe et les effets sur leur cheminement scolaire. L'équipe de Mamans Pieuvres a interviewé Madame Gabrielle Garon-Carrier, professeure adjointe au département de psychoéducation, de l'Université de Sherbrooke sur le sujet. Elle détient un doctorat en psychologie ainsi qu'un postdoctorat en psychologie du développement et s'intéresse au lien gémellaire depuis quelques années déjà. Pour écouter l'entrevue, cliquez ici . Pour consulter l'article paru sur le site du GRISE, cliquez ici LES ÉTAPES POUR VOUS AIDER À FAIRE RESPECTER VOTRE CHOIX L’équipe de Mamans Pieuvres joint officiellement sa voix à celle des organisations internationales et nationales et soutient le libre-choix des parents en ce qui concerne le placement des jumeaux en classe. Si vous habitez en France, nous vous conseillons de contacter la Fédération Jumeaux et Plus pour vous épauler dans votre démarche puisque les instances ci-dessous sont disponible au Canada uniquement. Vous connaissez déjà le lien gémellaire qui unit votre duo ou votre trio. Si vous hésitez encore à les séparer ou à les garder ensemble, n'oubliez pas de demander l'opinion des principaux intéressés. Vous pourriez être surpris! Rien ne vous empêche de les garder ensemble pour la maternelle, et de les séparer une ou deux années plus tard. Avant l'inscription au préscolaire, contactez l'école afin de prendre connaissance de leur politique interne. Si vous connaissez un parent de multiple ou un membre du personnel enseignant, posez lui des questions. Attention! À l'intérieur d'un même centre de service, les écoles ont des approches différentes sur la séparation des jumeaux. Ce sont souvent les professeurs et la direction de l'école qui décident, en donnant différentes raisons parfois non-fondées. Si vous avez eu la confirmation que l'école préconise le libre-choix, vous n'avez pas d'autres démarches à faire. Cependant, nous vous encourageons à suivre de près le dossier de vos enfants en demandant une confirmation écrite car il est parfois possible que votre choix ne soit pas été respecté. Si dans le cas où l'école refuse votre demande, il est important de commencer à noter les réponses (verbales ou écrites) du personnel, particulièrement les commentaires négatifs. Sachez que par vos démarches, vous nous aider à sensibiliser les institutions à la réalité des naissances multiples et à défaire certains mythes qui y sont associés. Demeurez ferme mais courtois en tout temps dans vos échanges par respect pour le personnel mais aussi pour le bien-être de vos enfants puisque c'est eux qui les côtoieront au quotidien! Voici les étapes à entreprendre lorsqu'on ne respecte pas votre choix quant à la formation des groupes de vos jumeaux. Préparation des arguments 01 Fixer un rendez-vous avec la direction ou l'enseignant concerné. Si ce n'est pas déjà fait, lire en entier la première partie de cette page qui porte sur la séparation des jumeaux à l'école (incluant l'entrevue audio). Imprimer notre lettre de sensibilisation disponible dans notre section OUTILS GRATUITS. Au besoin, annexer quelques études ou des articles de journaux les plus pertinents que vous retrouvez sur le web ou encore au bas de cette page. Rencontre officielle avec la direction ou le membre du personnel 02 Exposez vos arguments. Remettez la lettre (et autres documents à l'appui si désiré). Prenez le temps de noter les réponses des personnes concernées (incluant la date et l'heure). Confirmez par écrit le dénouement de la rencontre, dépendamment de la décision: Exemple: Tel que discuté lors de notre rencontre du 01-01-2000, je vous remercie de votre ouverture et de nous avoir accordé le libre-choix quant au placement de nos jumeaux/triplés pour la formation des groupes. Je vous confirme donc par écrit que nos jumeaux seront (ou ne seront pas) dans la même classe pour l'année scolaire 2000. ou Exemple: Tel que discuté lors de notre rencontre du 01-01-2000, je vous confirme que nous désirons toujours que vous nous accordiez le libre choix face au placement de nos jumeaux/triplés pour la formation des groupes. Nous désirons que nos jumeaux/triplés soient dans le même groupe (ou séparés). Suite à votre refus, je vous confirme que nous irons subséquemment de l'avant avec la prochaine étape. Communication avec le comité de parents et la FCPQ 03 Communiquez avec le comité de parent de votre centre scolaire. Ce comité est voué à la défense des intérêts des parents et est a ffilié à la Fédération des comités de parents du Québec. Vous pouvez également communiquer en tout temps avec la Fédération des comités de parents du Québec qui accompagne, soutient et représente les parents d’élèves pour les aider à prendre leur place dans le milieu scolaire et à répondre aux besoins réels de leurs enfants. Si vous avez besoin de support, n'hésitez pas à leur écrire à l'adresse suivante: services-conseils@fcpq.qc.ca Plainte au centre de services scolaire 04 Après avoir constaté l’impasse avec la direction ou le membre du personnel concerné , enclenchez le processus de traitement des plaintes et de résolution de votre centre de services scolaire. Commencer par trouver votre centre de services scolaire: cliquez ici pour accéder au répertoire. Suivez le processus de plaintes existant pour votre centre. Déposer la plainte afin d'expliquer votre insatisfaction. Habituellement, c'est le secrétaire général qui traitera la plainte. Celui-ci tentera de trouver une solution satisfaisante pour le parent et la direction de l’école. Si vous n’êtes pas satisfait du résultat obtenu à la suite du traitement de votre plainte, vous pouvez vous adresser au protecteur de l’élève (étape suivante). Prenez note que tout au long du processus, le plaignant a le droit d’être accompagné de la personne de son choix. Enquête par le Protecteur de l'élève 05 Si vous n'avez pas réussi à faire entendre votre point et que le problème n’a pas pu être réglé lors des étapes précédentes, vous pouvez dès lors vous adresser au Protecteur de l'élève. Celui-ci n'est pas un employé du centre de service mais plutôt une personne désignée par le comité de parents. Il disposera de 30 jours suivant le dépôt de la plainte, pour faire son enquête en rencontrant les personnes concernées. Il présentera ensuite une recommandation au Conseil d’administration. Voici quelques conseils provenant directement du site de la FCPQ , concernant la rédaction de votre plainte auprès du Protecteur de l'élève : Votre plainte doit toutefois être rédigée avec soin. Le texte doit être clair et les termes bien choisis, de manière à ne pas laisser place à l’ambiguïté. En ce sens, prenez bien soin de rédiger la plainte de la manière la plus factuelle possible, en évitant d’émettre des opinions. L’objet de la plainte : vous devez d’abord définir l’objet de votre plainte de la manière la plus précise possible. Des preuves solides : vous devez décrire brièvement le problème, en accompagnant celui-ci de faits précis, de preuves claires ou de témoignages solides, en précisant la circonstance dans laquelle se sont déroulés les faits, la date et le lieu ainsi que les personnes concernées et leurs coordonnées. Vous devez également expliquer pourquoi vous croyez que vos droits ou ceux de votre enfant ont été brimés en décrivant notamment les préjudices subis. Les démarches entreprises : s’il y a lieu, vous devez décrire les démarches que vous avez déjà entreprises, en précisant la date, les personnes contactées ainsi que les résultats obtenus. Une suggestion de solution : suggérez à votre destinataire quelle serait, selon vous, la meilleure solution pour régler le litige D'après nos recherches, il est rare qu'un parent se rendre à cette étape en ce qui concerne un litige sur le placement des jumeaux puisque la situation se règle souvent avec le comité de parents. Q&R SUR LES RÉSULTATS SCOLAIRES AVEC UN ORTHOPÉDAGOGUE 1-Que faire si une compétition s’installe entre mes jumeaux lors de la période des devoirs et leçons? Il est important que la période de devoirs et leçons ne se déroule pas dans un climat de compétition entre vos jumeaux ou vos triplés. Pour ce faire, je vous invite à normaliser l’erreur et les difficultés en utilisant notamment les phrases suivantes : C’est en se trompant qu’on apprend; C’est normal de ne pas tout savoir. C’est vrai que X est meilleur en orthographe. Mais toi, Y, tu es meilleur en mathématiques. Chacun ses forces. Prends ton temps. C’est difficile, mais j’ai confiance que tu vas y arriver. L’erreur est humaine; Il est également possible de leur faire faire leurs devoirs et leçons dans des pièces séparées si le climat de compétition est persistant. 2-Comment éviter qu’une compétition s’installe au niveau des notes? Tout d’abord, je suis d’avis qu’une note est quelque chose de très personnel. Pour certains, un 70% équivaut à beaucoup plus de fierté, d’efforts et de travail acharné qu’un 90% pour d’autres. Il faut aussi être conscient que chacun a des forces spécifiques. Pour certains enfants, le français et les mathématiques sont très ardus, mais le travail manuel est un talent. Pour d’autres, c’est la musique, les arts, la communication, les relations sociales, le ménage ou l’orientation spatiale qui représente leur plus grande force. On ne peut pas être bon dans tout, mais l’important est de faire des efforts et de donner le meilleur de soi-même. À mon avis, il faut conscientiser les enfants à tout cela. C’est important de leur faire nommer leurs talents, leurs forces, leurs intérêts. Cela leur permet non seulement de se connaître davantage en tant qu’individu, mais aussi de développer une saine estime de soi. Plus spécifiquement aux jumeaux ou triplés, je conseille d’encourager un climat d’entraide et de collaboration entre eux à la maison, autant durant la période de devoirs et leçons que lors des tâches de la vie quotidienne. Par exemple, faire une course de celui qui finit de ranger ses blocs en premier peut sembler motivateur, mais c’est une technique qui encourage un climat de compétition entre eux. Si on leur demande plutôt de ranger les blocs ensemble, on encourage un climat de collaboration. Leur attribuer des tâches selon leurs forces respectives peut aussi encourager ce climat de collaboration, tout en mettant de l’avant les talents de chacun. 3-En cas de redoublement d’un seul des jumeaux, comment aborder le sujet avec mes enfants? C’est une question intéressante, car le redoublement est souvent associé à l’échec. Cela peut faire vivre une tempête d’émotions à l’enfant redoubleur. Certains sont soulagés de ne pas passer au niveau supérieur, car ils ne se sentaient pas prêts. D’autres sont inquiets, fâchés ou tristes face à leur échec, mais aussi face au fait de ne plus être avec leurs amis ou avec leur jumeau en classe. Dans un premier temps, c’est important d’adopter une attitude d’écoute et d’ouverture face à l’enfant qui redouble. Il a besoin de se sentir compris. D’autre part, il est important de demeurer optimiste et de lui faire sentir que c’est la bonne décision et que cela lui donnera un coup de pouce pour la suite. Avec la fratrie, j’aborderais le redoublement d’une manière positive également. Tel que mentionné plus haut, chacun a ses forces et ses difficultés. Je parlerais avec eux des belles forces de leur frère/soeur. Puis, je leur expliquerais qu’il/elle a besoin d’un petit coup de pouce à l’école et que la décision de le faire redoubler a été prise pour lui permettre d’apprendre à son rythme. 4-Est-ce que mes jumeaux ou triplés prématurés ont plus de chances de recevoir un diagnostic de trouble d’apprentissage? À ce jour, les causes des troubles spécifiques de l’apprentissage sont encore inconnues. Des recherches se sont penchées à ce sujet et il semblerait que les causes soient génétiques et neurologiques (CENTAM,2022). Ainsi, il demeure difficile de faire un lien entre prématurité et trouble spécifique d’apprentissage. Toutefois, certaines études ( Alterman et al , 2022 ; M cBryde et al, 2020 ) ont démontré qu’un plus grand pourcentage d’enfants grands prématurés présenterait des difficultés scolaires. Ces difficultés, dues à une certaine immaturité cérébrale, causeraient un retard dans les apprentissages qui serait la plupart du temps rattrapé au cours du parcours scolaire de l’enfant, vers le début du secondaire. Nous aurions donc affaires à des difficultés temporaires plutôt que des troubles persistants. 5-Est-ce que mes jumeaux ou triplés recevront tous le même diagnostic? Tel que mentionné plus haut, les causes des troubles d’apprentissage sont encore inconnues. Toutefois, une prédisposition génétique a été établie. Ainsi, si un de vos jumeaux ou triplés reçoit un diagnostic de trouble d’apprentissage, l’autre (les autres) enfant(s) issu(s) de la même grossesse ont plus de chance d’avoir le même diagnostic. Toutefois, il est aussi possible qu’un seul cojumeau présente ce trouble. Les probabilités varient selon le type de jumeaux : c'est environ 70% chez les monozygotes et 45% chez les dizygotes, soit la même probabilité que pour des frères et sœurs issus de grossesses différentes. Pour conclure, la scolarité des jumeaux et triplés est une longue aventure qui vous amènera certainement plusieurs questionnements au fil des années. N’hésitez pas à collaborer avec l’école pour accompagner vos multiples au meilleur de vos capacités. Si quelque chose vous préoccupe en lien avec le bien-être scolaire de vos enfants, faites-en part à leur(s) enseignant(s). Après tout, vous êtes les experts de vos petits ! Avez-vous demandé à vos jumeaux ce qu'ils pensaient sur le fait d’être ensemble ou séparés à l'école ? Nous avons effectué un mini vox pop! Regarder le vox pop! Vous recherchez du soutien et des conseils concernant la séparation des classes au Québec ? Voici un groupe Facebook de parents prônant le libre choix. Adhérer au groupe LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Section pour les parents Source: Allo prof Ressources et section pour les parents Source: Fédération des comités de parents du Québec Ressource et outils Source: Institut TA Sources : Alterman, N., Johnson, S., Carson, C., Petrou, S., Kurinzcuk, J. J., Macfarlane, A., Boyle, E., & Quigley, M. A. (2022). Gestational age at birth and academic attainment in primary and secondary school in England: Evidence from a national cohort study. PloS one, 17(8), e0271952. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0271952 Fédération des comités de parents du Québec. (2023). Un nouveau mécanisme de traitement des plaintes — FCPQ. https://www.fcpq.qc.ca/action-parents/un-nouveau-mecanisme-de-traitement-des-plaintes/ fcpq.qc.ca Garon-Carrier, G., Bégin, V., Brendgen, M., Vitaro, F., Ouellet-Morin, I., Dionne, G., & Boivin, M. (2022). Classroom Placement and Twins' Social Behaviors in Elementary School: Providing Empirical Evidence to Inform Educational Policy. Educational policy (Los Altos, Calif.), 36(7), 1850–1875. https://doi.org/10.1177/08959048211015626 Griffith, J.S. (2020). ICOMBO’S School Placement of Multiples Study. ICOMBO. https://icombo.org/wp-content/uploads/2010/12/PPMD-Study-for-website.pdf icombo.org Hamann, J. (2021). Séparer ou non les jumeaux à l’école: aux parents de choisir. Université Laval. https://nouvelles.ulaval.ca/2021/06/30/separer-ou-non-les-jumeaux-a-l'ecole:-aux-parents-de-choisir-bd05868f-84b6-4eb6-a61e-086618dafcef Jumeaux et Plus. (s.d.). La scolarité des multiples. Jumeaux et Plus. https://www.jumeaux-et-plus.fr/carnet-pratique/la-scolarite-des-multiples/ jumeaux-et-plus.fr Lalonde N. et Moisan D, 2003. Le placement des jumeaux en classe. Résolution des commissaires de la CSDM. Avril 2003 Magazine Vies de famille. (2025). Jumeaux : ensemble ou séparés en classe. Caisse d’Allocations Familiales. https://www.caf.fr/allocataires/vies-de-famille/articles/jumeaux-ensemble-ou-separes-en-classe Mayor, M. (2011). La séparation et le maintien des jumeaux à l’école. [PDF]. Haute école pédagogique. https://patrinum.ch/record/17353/files/mp_bp_p18433_2011.pdf McBryde, M., Fitzallen, G. C., Liley, H. G., Taylor, H. G., & Bora, S. (2020). Academic Outcomes of School-Aged Children Born Preterm: A Systematic Review and Meta-analysis. JAMA network open, 3(4), e202027. https://doi.org/10.1001/jamanetworkopen.2020.2027 Séguin, G. (2019). Jumeaux : mission possible (2e éd.). Édition Chu Sainte-Justine. White, E. K., Garon-Carrier, G., Tosto, M. G., Malykh, S. B., Li, X., Kiddle, B., Riglin, L., Byrne, B., Dionne, G., Brendgen, M., Vitaro, F., Tremblay, R. E., Boivin, M., & Kovas, Y. (2018). Twin classroom dilemma: To study together or separately?. Developmental psychology, 54(7), 1244–1254. https://doi.org/10.1037/dev0000519

  • Soutien postnatal | Mamans Pieuvres

    Soutien postnatal et support pour les parents de jumeaux et triplés. Récupération. Soins postnataux. Soins postpartum. Récupération et soins de la maman après la naissance des bébés. Félicitations ! Vos bébés sont enfin parmi vous! Revenir à la maison avec vos jumeaux, triplés ou plus est un moment à la fois extraordinaire et bouleversant pour tous les nouveaux parents. Il est tout à fait normal de ressentir un mélange d’excitation et d’inquiétude en quittant l’hôpital : c’est une grande étape, une transition vers votre nouvelle vie de famille. Il se peut que tous vos bébés ne rentrent pas à la maison en même temps, surtout s’ils ont passé du temps à l’unité des soins intensifs néonataux. Cela est fréquent dans les naissances multiples, en particulier lorsqu’elles surviennent prématurément. Si c’est votre situation, nous vous invitons à consulter notre page Prématurité pour des conseils adaptés. Peut-être auriez-vous souhaité qu’ils restent encore un peu au chaud, et c’est un sentiment parfaitement légitime. Souvenez-vous : vous n’aviez aucun contrôle sur leur date d’arrivée ni sur la façon dont la naissance s’est déroulée. Ne laissez pas la culpabilité s’installer : elle peut facilement ternir les premières semaines, déjà fragiles avec les bouleversements hormonaux et le manque de sommeil. Accordez-vous de la bienveillance : vous faites du mieux que vous pouvez, et c’est déjà énorme. S’adapter à la vie avec des jumeaux ou des multiples, avec le manque de sommeil et l’épuisement, a des effets significatifs sur le bien-être mental, augmentant les risques de dépression et d’anxiété, y compris la dépression post-partum. Cet enjeu est d'une importance cruciale puisqu'une récente enquête de Twins Trust a démontré que 84 % des familles furent confrontés à des défis d’ordre émotionnels ou psychologiques au cours de la première année de vie des bébés. Voici quelques défis logistiques que vous pourriez vivre pendant les premiers mois: La mobilité réduite de la maman à la suite de la césarienne ; L’organisation en cas d’hospitalisation à l’unité néonatale de soins intensifs ; Le manque de sommeil avec les boires plus nombreux et les cycles de sommeil irréguliers et différents pour chaque enfant ; Prendre soin des enfants à besoins particuliers (souvent présents lors de prématurité) ; Allaiter, nourrir et consoler plus d’un bébé à la fois ; Les sorties pour les multiples rendez-vous médicaux ou de suivis avec les professionnels. La période postnatale, souvent appelée le quatrième trimestre, est synonyme de changements intenses, d’adaptation et d’émotions fortes pour toute la famille : maman, papa, bébés, et fratrie comprise. Rappelez-vous : cette période est temporaire. Concentrez-vous sur l’essentiel : vous nourrir, nourrir vos bébés, vous reposer, et effectuer les petits soins de base. Tout le reste peut attendre ou être délégué. Il n’y a aucune honte à laisser tomber le superflu pour préserver votre équilibre. C’est une étape importante qui demande de la préparation, de la patience et surtout… de la confiance en vous. N’hésitez pas à poser toutes vos questions concernant : le sommeil, les boires, les médicaments ou les soins particuliers à vos bébés. Et rappelez-vous : personne ne connaît mieux vos enfants que vous. Toute l’équipe de Mamans Pieuvres vous souhaite un retour à la maison empreint de douceur, de fierté et de confiance. SOULAGEMENT DE LA DOULEUR La période post-partum débute avec la naissance de l’enfant et se terminerait de 8 à 12 semaines plus tard. Dans les heures/jours suivant l’accouchement (autant vaginal que via césarienne), jusqu’à 50% des femmes auront des douleurs qui nécessiteront l’usage d’un médicament. Acetaminophene (Tylenolᴿ) 500mg : 1 à 2 comprimés aux 4 à 6 heures si besoin (maximum de 8 comprimés/24h). Compatible avec l’allaitement. Ibuprofene (Advilᴿ/Motrinᴿ) 200mg : 1 à 2 comprimés aux 6 à 8 heures (en mangeant) si besoin. Compatible avec l’allaitement. Pour douleurs plus sévères dues à la césarienne : Narcotiques. Sur prescription. Cette catégorie de médicaments a le potentiel d’avoir un impact chez le nourrisson allaité (sédation), mais certains choix sont mieux documentés (morphine, hydromorphone). Peuvent causer de la constipation chez la mère, un laxatif est souvent nécessaire. Compresses froides appliquées sur la région périnéale pendant 10 à 20 minutes (glace concassée ou ice pack enveloppé dans serviette propre, serviette hygiénique non parfumée imbibée d’eau et placée au congélateur). Aucune étude supporte l’usage de compresses d’hamamélis mais puisqu’elles sont bien tolérées, elles pourraient être utilisées. Les multivitamines prénatales et/ou les suppléments de fer (anémie) devraient être poursuivis jusqu’à 8 semaines en post-partum (surtout chez la femme qui allaite). CONSEILS SPÉCIFIQUES SUITE À VOTRE CÉSARIENNE Une fois la plaie guérie (2 à 3 semaines), des massages de 5 à 10 minutes, 1 à 2 fois par jour peuvent être effectués pour assouplir la peau et diminuer les adhérences qui se seront formées. Des pansements en gel/silicone peuvent être appliqués sur la cicatrice pour en améliorer l’apparence. Il est déconseillé de soulever plus que le poids de vos bébés pendant un mois afin d'éviter des complications (ceci inclut de soulever les coquilles de vos bébés). Montez les marches le moins possible pour les premières semaines. Les saignements rosés peuvent durer jusqu'à deux mois après la césarienne. Reprenez vos activités tranquillement comme des marches à l’extérieur. Si vous êtes épuisée après un effort, cela signifie que vous en avez trop fait! Ralentissez la cadence ou la durée (incluant les activités de la vie quotidienne comme faire le ménage, le lavage, cuisiner, etc.) L’apparence de la cicatrice post césarienne dépend de plusieurs facteurs, dont certains sont non modifiables (génétique, âge, problèmes de santé préexistants). Vous n’aurez pas de suivi avec le chirurgien si tout se passe bien. Vous devez prendre un rendez-vous avec votre médecin 2 mois après la naissance de vos enfants. Ce rendez-vous est fait par prévention, quelques mois après la naissance. QU'EN EST-IL DE LA MASSOTHÉRAPIE POST-ACCOUCHEMENT? Pour profiter pleinement des bienfaits du massage post-accouchement, il est recommandé d’attendre entre 6 et 8 semaines après la naissance avant de prendre rendez-vous. Pour que ce moment soit réellement détente et recentrage, confiez vos bébés à une personne de confiance, ce temps pour vous est précieux. Sachez que plusieurs massothérapeutes se déplacent à domicile, ce qui peut grandement faciliter l’organisation avec des jumeaux ou triplés. Le massage postnatal est une belle façon de se réapproprier son corps après la grossesse. Il favorise la détente musculaire, la circulation, et aide aussi à reconnecter avec soi après une période de grands bouleversements physiques et émotionnels. Il ne faut pas se le cacher : le corps change après une grossesse gémellaire. La massothérapie peut devenir un moyen doux et bienveillant d’apprendre à accueillir ces transformations à travers le toucher et la présence à soi. L'ACUPUNCTURE POST-ACCOUCHEMENT L’acupuncture est un véritable coup de pouce pour le corps et le mental de la nouvelle maman de jumeaux, triplés ou plus. Après l’accouchement, elle peut aider à soulager les tranchées utérines, à réduire les œdèmes, à favoriser la récupération après une perte de sang importante, et à accélérer la cicatrisation suivant une césarienne ou une déchirure, tout en prévenant les adhérences. Le passage d’une grossesse multiple laisse parfois des traces plus marquées sur le corps. L’acupuncture devient alors un allié précieux en cas d’hémorroïdes, de prolapsus, ou d’incontinence urinaire, particulièrement lorsqu’elle est combinée à un suivi en physiothérapie périnéale. Elle soulage également les douleurs pelviennes, dorsales ou aux bras, souvent causées par le port fréquent de plusieurs bébés et le risque accru de tendinites. Les changements hormonaux du post-partum peuvent aussi être apaisés grâce à cette approche douce et naturelle, sans effet secondaire. L’acupuncture aide à : Réduire l’anxiété et l’agitation mentale; Diminuer les transpirations nocturnes et l’insomnie; Augmenter le niveau d’énergie et la vitalité; Soulager les symptômes du baby blues, de la dépression post-partum, ou de l’irritabilité si elle est amorcée précocement. Elle soutient aussi les mamans qui allaitent : Favorise la montée laiteuse, parfois retardée après un accouchement prématuré; Améliore la production de lait; Soulage les inconforts liés à la mastite ou à un abcès. Pour les mamans qui choisissent de ne pas allaiter, l’acupuncture aide au contraire à diminuer la production de lait et à prévenir les douleurs mammaires. Enfin, au-delà de ses bienfaits physiques, une séance d’acupuncture est avant tout un moment pour soi. Dans cette période où l’on donne tout à ses merveilleux bébés, s’offrir cet espace de calme et d’équilibre est une façon douce de reprendre contact avec son corps et de se recentrer. Q&R SUR LA PÉRIODE POSTNATALE AVEC UNE NUTRITIONNISTE 1-De quelle(s) façon(s) un(e) nutritionniste peut m'aider en période postnatale ? Le rôle d’un(e) nutritionniste dépasse largement la simple planification alimentaire. En période postnatale, son accompagnement vise d’abord à favoriser une image corporelle saine et à normaliser les changements physiques et émotionnels qui accompagnent la maternité. Avant même d’aborder les apports nutritionnels, le nutritionniste aide la nouvelle maman à rediriger son énergie vers ce qui a un réel impact : bien se nourrir, bouger par plaisir et se reposer quand c’est possible. Le poids et l’apparence physique ne sont pas des comportements : on ne peut pas les “corriger” directement. En revanche, on peut apprendre à écouter son corps, à répondre à ses besoins et à respecter ses envies, tout en accueillant ses émotions sans culpabilité. Les nutritionnistes offrent également un soutien spécifique à : L’allaitement et la production lactée; Le choix et la préparation des formules commerciales pour nourrissons. Pour plus de détails, consultez les pages ALLAITEMENT et BIBERONS . 2- Est-ce qu’il y a des aliments qui peuvent nous aider à mieux vivre les changements physiques et psychologiques que ressentent les nouvelles mamans? Oui… et non. Tous les aliments peuvent faire partie d’une alimentation variée et équilibrée, et les recommandations demeurent globalement similaires à celles de la grossesse. Lors d’une rencontre, la nutritionniste commence souvent par observer vos envies : ce que vous avez envie de manger en dit long sur vos besoins réels. Ensuite, elle vous aide à bonifier ces choix afin que le plaisir, la satiété et la satisfaction soient au cœur de votre alimentation. On cherche un équilibre entre : Le corps (signaux de faim et de rassasiement); La tête (notions d’équilibre, combinaisons alimentaires, collations équilibrées); L’intuition (envies du moment, émotions). C’est ce qu’on appelle le facteur satisfaction, essentiel à une relation saine avec la nourriture. 3- Quels sont les meilleurs conseils pour aider une nouvelle maman à avoir plus d’énergie au quotidien? Écoutez votre corps. Dans le meilleur des cas, essayez de dormir 7 à 9 heures/jour, pas besoin d’être consécutif. Faire des siestes est tout aussi efficace pour récupérer une partie de notre sommeil manquant. Je compare souvent le sommeil à notre chargeur de cellulaire, c’est essentiel si vous ne souhaitez pas que votre batterie tombe à plat. Si vous ne dormez pas suffisamment, vous ne serez pas en mesure de prendre soin de vous et vous n'aurez pas l’énergie nécessaire pour vous occuper de vos bébés et de vous-même. C’est l’aspect de votre vie qui est à la base de tout le reste quand on est une nouvelle maman. Je sais que ce n’est pas toujours facile à mettre en pratique mais vous devez remettre ce besoin vital au centre de vos habitudes. Se reposer et ne rien faire, ça aussi c’est prendre soin de soi en écoutant son corps. Il y aura de bons et des moins bons jours puis, ça aussi, c’est NORMAL. 4- Est-ce qu’il y a des aliments qui peuvent nous aider à mieux vivre les changements physiques et psychologiques que ressentent les nouvelles mamans? Voici quelques repères simples pour soutenir votre énergie: Mangez plus souvent, même en plus petites quantités; Hydratez-vous tout au long de la journée; Vous pouvez consommer de la caféine, mais limitez-vous à 2 tasses par jour (café, thé, chocolat chaud, cola), car une petite partie passe dans le lait maternel; Les tisanes sans caféine sont d’excellentes alternatives, privilégiez le tilleul, la menthe, le framboisier ou les tisanes de fruits. Crédit photo: Wix 5- Est-ce normal d'avoir de la difficulté à bien me sentir dans mon nouveau corps? Absolument. La période postnatale est un moment de grande vulnérabilité sur le plan de l’image corporelle. Les changements physiques, hormonaux et émotionnels peuvent bouleverser la perception que l’on a de soi. Les recherches le confirment : une image corporelle fragilisée peut mener à une préoccupation excessive envers le poids, ce qui risque ensuite d’influencer notre relation avec la nourriture… et avec notre propre corps. Il est important de normaliser ces ressentis. La majorité des nouvelles mamans ne se reconnaissent pas dans ce qu’elles voient sur les réseaux sociaux : des femmes coiffées, souriantes, affichant une apparente sérénité et des repas parfaits. On se demande parfois : « Comment a-t-elle déjà retrouvé sa taille d’avant ? ». Mais rappelons-le : ce que l’on voit dans les médias représente à peine 5 % de la diversité corporelle réelle. La plupart des corps postnataux — avec leurs cicatrices, leurs rondeurs, leurs traces de vécu sont simplement absents des écrans. Ne vous imposez pas cette pression. Votre valeur ne se mesure pas à votre apparence, ni à ce que vous mangez. Vos bébés ont besoin d’une maman présente, bienveillante envers elle-même et en paix avec son rythme. Protéger votre santé mentale est le plus beau cadeau que vous puissiez leur offrir, c’est ainsi que vous serez en mesure de répondre à leurs besoins avec douceur et stabilité. AVEC CYNTHIA GIRARD, PSYCHOÉDUCATRICE, MÉDIATRICE FAMILIALE ET PSYCHOTHÉRAPEUTE COPARENTAL Cynthia est une professionnelle dévouée et impliquée pour les familles. Elle a travaillé plus de 10 ans en protection de l’enfance et elle est maintenant en pratique privée. Elle se spécialise aussi auprès des familles séparées afin de régler leur séparation conjugale et assurer une coparentalité saine et fonctionnelle. Elle est elle-même maman de trois jeunes enfants, dont des jumelles identiques et elle peut donc bien comprendre le déséquilibre qu’apporte parfois la vie de famille. Mamans Pieuvres : Bonjour Cynthia ! Merci beaucoup de nous accorder cette entrevue. Premièrement, nous aimerions savoir comment as-tu vécu ton expérience en tant que maman à l’arrivée de tes bébés? Je me suis préparée à aller à la guerre quand j’ai appris que j’avais des jumelles. Nous avons organisé notre vie en fonction de leur venue au monde. Notre vie a tourné autour d’elles durant les premiers six mois. L’expérience a été fabuleuse. J’ai allaité les poulettes durant 7 mois et mon conjoint et moi avons mis notre vie de couple sur pause le temps d’apprendre à nous découvrir dans le rôle de la parentalité. Nous avons été chercher l’aide et le support nécessaire pour que la vie de famille soit agréable. Mamans Pieuvres : Parlant d’aide, peux-tu nous expliquer les ressources auxquelles tu as eu recours? Bien sur, la plus grande a été notre réseau de soutien personnel. Ma belle-mère a été avec nous durant les premières semaines. Ma mère a fait des petits plats pour nos repas. Nous avons aussi pris aux mots les gens qui venaient à la maison et qui nous disaient « dis-le-moi si tu je peux faire quelque chose ». Je répondais, par exemple « bien, justement, pourrais-tu faire un lavage avant de partir ». Nous avons aussi écouté nos limites et si tu savais combien de fois j’ai dit à des gens venus en visites « merci d’être venus, mais maintenant je vais me reposer donc je vais vous inviter à quitter ». Avec toute mon amour, les gens comprenaient. Ensuite, j’ai eu une marraine d’allaitement que je pouvais appeler n’importe quand…je me souviens d’ailleurs d’un soir durant le temps des fêtes où je pleurais à chaude larmes car j’avais l’impression d’être une vache à lait…je n’en pouvais plus tellement j’étais fatiguée et elle m’a dit « tu sais que tu peux prendre une pause de ton allaitement pour quelques heures si tu le souhaites ». C’est comme si elle m’avait donné le droit. Ensuite, nous avons eu une nounou à la maison qui venait aider quand les jumelles étaient un peu plus vieilles. Elle m’aidait avec le ménage et les filles, à ce moment j’avais ma troisième avec moi. Mamans Pieuvres: Qu’as-tu trouvé le plus difficile en tant que nouvelle maman de jumelles? Que papa retourne au travail. Je me sentais tellement bien dans notre bulle familiale, j’avais peur quand il quittait, surtout le soir. Je me souviens que le gouvernement à cette époque ne donnait rien de plus pour les parents de jumeaux. Nous avons appris dans ces moments et j’ai accueilli mes larmes tellement de fois. La confiance s’est installée de fois en fois. Mamans Pieuvres: En tant que psychoéducatrice, y-a-t-il des principes que tu as appliqués dans ta propre démarche personnelle? Absolument, la résolution de problème : voir le problème pour ce qu’il est sans attaquer l’autre comme étant le responsable. On trouve des solutions pas un coupable. Ensuite, l’accueil des émotions : pour nous comme parent, mais aussi pour mes bébés. Quand elles pleuraient, je n’avais pas peur de leurs pleurs et je ne m’inquiétais pas. Je savais qu’elles avaient besoin de moi, tout simplement. Enfin, l’affirmation de soi : mettre nos limites avec les autres, dire non, demander de l’aide avant d’être au bout du rouleau. Mamans Pieuvres : Pour terminer, aimerais-tu nous partager des conseils afin de prendre soin de notre santé mentale ? Oui bien sûr! Voici trois conseils pour vous, chers parents! 1-Travailler en équipe avec l’autre parent : Vous avez fait les enfants ensemble, alors on en prend soin ensemble. Si les bébés ne sont pas encore arrivés, prenez le temps d’explorer comment vous souhaitez départager les tâches. Quand les bébés sont là et ce à tous les âges, faites des bilans régulièrement pour évaluer où vous en êtes. Nommez ce qui fonctionne bien et ce qui doit être amélioré avec respect : « j’aurais besoin de…, car je me sens …dans cette situation ». 2-Vaut mieux prévenir que guérir, dit l’adage. Elle est tellement vraie cette citation. Soyez en mode prévention. N’attendez pas d’être trop fatigué, trop triste, trop fâché pour parler et communiquer avec l’autre parent. Plus vous allez accumuler de frustrations, plus tous les problèmes vont s’enchevêtrés et occasionner des conflits entre vous. Demandez de l’aide aux gens en qui vous avez confiance et osez demander! Cela ne fait pas de vous un parent moins compétent. Au contraire, la capacité à utiliser son réseau est démontrer comme un facteur de protection à l’épanouissement des compétences parentales. Alors, GO ! demandons de l’aide ! 3- Soyez bienveillant envers vous comme pour vos enfants Dès que vous vous surprenez à vous dire des choses négatives - TIME OUT – cessez de faire cela, car votre cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est vrai et faux, il le croit si c’est dit. Alors, vous pouvez vous dire « ok, je me trouve pas super aujourd’hui ». Ensuite, identifiez l’émotion qui est présent en vous ex : « je me sens en perte de contrôle, je doute de moi, je suis triste ». Par la suite, une fois que j’ai accueilli cette émotion, je vais me sentir mieux car vous ne l’avez pas ruminé en répétant sans cesse les mêmes phrases qui briment votre confiance. Vous ne la refoulez pas non plus, ce qui permet à l'émotion d’être exprimée. La dernière étape consiste à regarder ce que je peux faire pour régler mon problème, exemple : « bon, je crois que je suis fatigué pour gérer la maison en ce moment alors je vais me reposer durant la soirée et je vais reprendre demain avec une meilleure attitude ». BOUGER APRÈS L'ARRIVÉE DES BÉBÉS Suis-je prête à reprendre l'entraînement après mon accouchement ? C’est une question que beaucoup de mamans me posent… et la réponse n’est jamais la même pour toutes. Le moment idéal pour reprendre l’entraînement après un accouchement varie énormément d’une femme à l’autre. Il dépend de plusieurs facteurs qui influencent ta guérison et ta réadaptation : -T on âge -Ton niveau d’activité physique pendant la grossesse (alitée ? as-tu pu poursuivre l’entraînement ?) -Ton accouchement (type, durée, instrumentation, poussée, déchirures, etc.) -Ta situation postnatale (as-tu pu te reposer ? as-tu dû rester à l’hôpital avec les bébés ?) COMMENCE PAR BOUGER DOUCEMENT Avant même de parler d’entraînement, l’objectif est simplement de reprendre le mouvement de façon progressive. Chaque jour, essaie d’augmenter un peu : la durée de ta marche extérieure, le temps passé debout, et la durée pendant laquelle tu portes un ou deux bébés. Lorsque tu arrives à bouger sans douleur ni inconfort majeur, tu peux graduellement intégrer des exercices de renforcement au sol, puis, des mouvements debout avec le poids de ton corps. Et enfin, au fil des semaines, augmenter la fréquence, la durée et l’intensité de tes séances. QUELQUES IDÉES SIMPLES POUR BOUGER AVEC LES BÉBÉS Marche inclinée : choisis une rue en pente et monte-la quelques fois, ton cardio va te remercier ! Banc d’exercice : pendant ta marche, fais une pause pour quelques squats, montées, ou push-ups inclinés. Journée grise ? Installe-toi au sol avec les bébés et fais deux ou trois séries d’exercices musculaires simples. PETITS RAPPELS IMPORTANTS: 1. Même si tu manques de temps, prends soin de ton plancher pelvien ! (Tu peux lire notre chronique complète sur le sujet juste ici. 2. Plusieurs courtes séances de 5 à 10 minutes peuvent s’additionner pour un entraînement efficace, sans tout faire d’un coup. 3. Et surtout… bouger, c’est aussi bon pour la tête que pour le corps. Ce moment pour toi te permettra d’avoir plus d’énergie et de mieux profiter de tes petits au quotidien. Bon retour à l’entraînement, à ton rythme et selon ton corps ! GARE AUX INFECTIONS! Les premières semaines à la maison avec des bébés prématurés demandent énormément d’énergie et de précautions. Pour vous aider à traverser cette période en toute sécurité, voici quelques conseils simples mais essentiels. Limitez les visites et soyez intransigeants sur l’hygiène Demandez à toute personne qui entre dans votre environnement de se laver soigneusement les mains dès son arrivée. Avant chaque visite ou aide extérieure, assurez-vous que ces personnes ne présentent aucun symptôme de maladie, même léger. La charge de travail avec des nouveau-nés prématurés est déjà immense : réduisez au maximum les contacts pour minimiser les risques d’infections pendant les premiers mois. Évitez les lieux achalandés Les festivals, centres commerciaux et fêtes de famille peuvent sembler tentants, surtout lorsque vos proches veulent rencontrer vos bébés. Mais il est préférable d’attendre que leur système immunitaire soit plus fort avant de les exposer à de grands rassemblements. Pensez à la prévention Un nouveau vaccin à dose unique est maintenant disponible gratuitement pour les bébés nés à 37 semaines et moins. Ce vaccin protège contre les infections causées par le virus respiratoire syncytial (VRS), une cause fréquente d’hospitalisation chez les nourrissons. Il est offert directement à l’unité néonatale durant la saison du VRS, et sur rendez-vous le reste de l’année. Pour les résidants du Québec: cliquez ici pour plus d'informations. L'IMPORTANCE DU SOUTIEN POSTNATAL Il se peut qu’au tout début, vous ressentiez une certaine adrénaline ou un surplus d’énergie. Par contre, cette énergie fera rapidement place à la fatigue mentale et physique qui s’installera sournoisement pour de multiples raisons. Les premiers mois peuvent être très éprouvants. Le fait de demander de l’aide (ou d’en accepter) n’est pas un signe de faiblesse, mais bien de sagesse. Cela ne signifie pas que vous êtes incapables de prendre soin de vos petits, bien au contraire. La fameuse synchronisation vous laissera aussi des minutes précieuses pour subvenir à vos propres besoins : manger, vous reposer ou simplement prendre une douche. Voici quelques conseils de l’équipe pendant cette période particulière : Faites le ménage dans vos réseaux sociaux. Coupez tout ce qui vous fait sentir coupable ou stressé. Écoutez des balados qui vous font du bien, qui vous font rire et qui vous déculpabilisent. Regardez des séries pendant qu’un dort dans vos bras et que l’autre se berce dans son transat. Oui, on a les mains pleines, mais on peut joindre l’utile à l’agréable. Rappelez-vous que les premiers mois, vous répétez les mêmes gestes : nourrir, changer, laver, apaiser. Profitez-en pour faire le strict minimum, d’où l’importance de bien préparer votre plan postnatal. Essayez d’inclure une petite sortie extérieure chaque jour, ne serait-ce que cinq minutes pour respirer un peu. Même sortir sur le balcon avec les bébés peut faire toute la différence. N’hésitez pas à accepter de l’aide. Même si tante Monique vous tape un peu sur les nerfs, elle peut peut-être donner un coup de main avec la vaisselle qui s’accumule. N’attendez pas d’être au bout du rouleau. Plusieurs organismes offrent des services de relevailles et de l’aide gratuite ou payante aux parents de multiples. Inscrivez-vous le plus tôt possible. Si votre budget le permet, combinez les deux. Misez sur les organismes communautaires, souvent plus disponibles que les CLSC. Soyez conscients des statistiques plus élevées de dépression post-partum chez les parents de multiples. Plusieurs facteurs peuvent accélérer la détresse et l’anxiété menant à la dépression ou à l’épuisement. N’ayez pas honte et demandez de l’aide. Échangez avec d’autres parents de jumeaux ou de triplés. Ils comprendront vos émotions intenses autant que vos petites victoires. Ne négligez pas vos rendez-vous postnataux, tout aussi importants que ceux de vos bébés. La santé physique et mentale de maman et papa est primordiale. Vous pouvez vous faire accompagner ou faire garder les bébés pour ces rendez-vous. Misez sur les soins de base plutôt que sur les projets ou activités que vous aimeriez faire. Si vous avez sauté votre promenade du jour ou n’avez pas rangé la pile de vêtements, ce n’est pas grave. Vous avez nourri, changé et cajolé vos bébés ? C’est déjà beaucoup. Le reste, c’est du bonus. Ne comparez pas votre quotidien à celui des familles ayant un seul bébé. Certaines stratégies ou conseils ne s’appliquent pas quand on a plus d’un enfant à la fois. Reconnaissez-le, acceptez-le et rappelez-vous que votre réalité est simplement différente ... et tout aussi valable. En apprendre davantage sur la reprise des activités sexuelles, les moyens contraceptifs et la libido. Voir la page L'équipe de Mamans Pieuvres est heureuse de vous offrir une séance de yoga postnatal gratuite adaptée. Visionner la séance LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Les clés d'un post-partum réussi avec Stéphanie Bourbonnais (Hors série - Épisode 3) Source: Balado les ÉphéMères Récupération après la naissance et soins postpartum Source: About Kids Health Plan de sommeil pour maman (Ebook gratuit) Source: Ça va maman? Sources : Berens, P. (2024). Overview of the postpartum period: Disorders and complications. UpToDate. https://www.uptodate.cn/contents/overview-of-the-postpartum-period-disorders-and-complications scribd.com+2uptodate.com+2 Centre Hospitalier Universitaire de Montréal. (2015). Prendre soin de mes cicatrices par le massage. Centre de littératie en santé du CHUM. https://www.chumontreal.qc.ca/sites/default/files/2021-09/137-3-prendre-soin-de-mes-cicatrices-par-le-massage.pdf Centre Hospitalier Universitaire Sainte Justine. (). Traitement aux feuilles de silicone pour les cicatrices hypertrophiques et chéloïdes. CHU Sainte-Justine. https://www.chusj.org/getmedia/3b43b1ea-e248-4584-8199-adf869a52676/F-1301_Traitement-aux-feuilles-de-silicone_web.pdf.aspx?ext=.pdf Ferreira, E., Martin, B., & Morin, C. (2013). Grossesse et allaitement : Guide thérapeutique (2ᵉ éd.). Éditions du CHU Sainte-Justine. ISBN 978-2-89619-606-7. Griffith, J.S. (2014). ICOMBO’SPost-Partum Mood Disorder (Depression) study. ICOMBO. https://icombo.org/wp-content/uploads/2010/12/PPMD-Study-for-website.pdf icombo.org conseil postnatal FAVORISER LE SOMMEIL DE MES BÉBÉS Je veux m'y préparer !

  • Parentalité | Mamans Pieuvres

    Réussir sa séparation pour en arriver plus facilement à un style de coparentalité fonctionnelle. S'adapter à son nouveau rôle de parent ou de nouveau coparent. En collaboration avec Cynthia Girard, Ps. Ed. Les parents d’enfants issus d’une naissance multiple sont confrontés à plusieurs défis, notamment par le manque d’informations adaptées à leur réalité et la particularité d’élever des enfants du même âge. Ne diminuez pas ce qui vous arrive: vous venez de donner la vie à deux ou trois bébés en même temps. C'est tout un exploit ET énormément de travail. Ceci n'est pas une impression: vous mettrez bien une pause à vos vies pour vous consacrer aux soins de ces petites personnes! Les premiers éclats de rires mutuels et les moments de tendresse en double ou en triple vous aideront à passer au travers des moments plus difficiles de votre maternité et paternité. Bizarrement, les parents de multiples ont parfois l'impression qu'ils doivent prouver qu'ils sont capables de remplir cette mission unique. Vous n'êtes pas des superhéros et la parentalité n'est pas une compétition. Dans sa pratique, la docteure Joan A. Friedman, psychologue et spécialiste en gémellité constate que plusieurs parents vivent des déceptions immenses lorsque les attentes envers leur partenaire sont incapables d’être comblées. La fatigue, la culpabilité et le manque de support peuvent contribuer au sentiment de colère et de rancune dirigé vers l'autre parent. Il est important de prendre soin de son couple afin que les rôles parentaux ne prennent pas le dessus sur la relation conjugale et sentimentale. Consultez la page VIE DE COUPLE pour quelques conseils afin de vous aider dans votre communication. Si vous avez vécu une séparation ou êtes en processus de vous séparer, nous vous encourageons à devenir le meilleur coparent pour le bien-être de vos enfants. L'équipe tient à remercier Cynthia Girard pour sa contribution immense ainsi que pour son travail remarquable auprès des familles et des couples. LES PRINCIPES DE BASE DE LA PARENTALITÉ La psychoéducatrice en moi comprend tout à fait que les joies d'être parent ne sont pas toujours évidentes lorsqu’on doit traverser des défis bien particuliers, surtout lorsqu’on doit élever deux ou trois enfants du même âge, en plus de la fratrie. Que l'on soit séparé ou encore ensemble, être parent est le rôle d'une vie. LES MULTIPLES DÉFIS DE LA PARENTALITÉ Lorsque tout semble difficile, il faut se rappeler que le parent lui même en n'est pas la cause. C'est plutôt le contexte de notre parentalité, soit d’avoir deux, trois ou quatre enfants à accompagner en MÊME temps qu'il l'est. Chaque étape du développement d’un enfant comporte des moments agréables et des moments plus difficiles. Il est aussi probable que je ne me retrouve pas dans les 1001 conseils de certains courants parentaux car disons-le, ces derniers ne sont pas toujours applicables dans ma réalité et mon contexte familial. Voici quelques réalités auxquelles les parents pourraient être confrontés face à leurs attentes dans leur nouveau rôle de parents, dans leur vie de couple et aussi en tant que personne à part entière: Mes attentes en tant qu'individu à part entière et la réalité: Faire le deuil de ma vie d’avant sans enfant. Ne plus retrouver mon corps d'avant. Le déroulement de mon accouchement et la période postnatale avec plus d'un bébé. Accepter de ne pas vivre la maternité que j’avais prévue (singleton VS gémellaire). La fin de la famille quand nous savons que nous n’aurons plus d’enfant. Accepter d'être déçu et d'avoir voulu qu'un seul bébé. Cela ne veut pas dire que vous ne les aimez pas! Au contraire, acceptez vos émotions et ce qui est présent à l'intérieur de vous: cela vous permettra encore plus de les aimer. Et encore bien d’autre deuils puisque chacun les vit en fonction de son histoire. Mes attentes en tant que nouveau parent et la réalité: Le choc gémellaire: se préparer à porter un bébé versus l'organisation de l'arrivée de deux ou trois. Je ne sais pas qui je suis comme parent avant d’en devenir un. Mes souhaits avant la naissance peuvent changer une fois que les bébés sont présents. Je pourrais être confronté avec le parent que je voulais être versus celui que je suis finalement. Le jeu des hormones nous rend complètement vulnérable. Devenir un parent est un facteur de risque à la conjugalité, alors il faut prendre son temps et mettre des moyens en place pour éviter la séparation précoce. À chaque nouvel enfant, le parent va vivre une nouvelle adaptation. Je dois apprendre à me définir à chaque fois. Alors quand j’en ai deux ou trois en même temps, je dois me découvrir avec chacun d’eux et ce en même temps. Le défi est grand. L’adaptation pour celle qui porte le bébé se fait plus tôt que l’autre parent. Celle qui porte le bébé vit des changements de vie par la force des choses. Par exemple, elle ne peut pas manger de sushis, se lève plus souvent la nuit pour faire pipi, ne boit pas d’alcool. L’autre parent peut vivre davantage ce choc après la naissance. Il va donc devoir passer par les mêmes étapes pour accepter, alors le parent qui a porté doit comprendre ce cheminement. Nos attentes en tant que couple et la réalité: Devenir parent nous montre le meilleur de nous-même, mais aussi le pire. C’est normal d’être déstabilisé comme couple. Les raisons pour lesquelles vous aimez votre partenaire doivent être mises de l’avant. Demandez-vous pourquoi vous avez aimé votre conjoint-e et qu’est-ce que vous pouvez ajouter à cette liste, maintenant que vous êtes de nouveaux parents! Rappelez-vous que nous ne changeons pas complètement, alors créons des occasions pour revivre des moments doux. Faire des efforts ne signifie pas de toujours mettre le couple en priorité; c’est aussi de faire un choix. Alors, la vraie question est la suivante : Est-ce que tu veux garder ton couple pour tes enfants et toi? Il est normal que nous ne soyons pas toujours en accord par rapport à l'éducation des enfants. Devenir parent requiert de la pratique alors renseignez-vous et soyez accompagnés. Le pouvoir de la communication : ce n’est pas cliché, c’est une réalité. C’est extrêmement important. Si vous en venez à la séparation, vous n’aurez pas le choix de communiquer, alors en couple ça vaut le coût d'y investir temps et effort. Nous devons faire des choix et redéfinir nos priorités de vie et donc forcément vivre des deuils. Malgré ces difficultés, nous devons accepter notre situation et passer par différentes étapes pour y arriver. LES DIFFÉRENTS STYLES PARENTAUX Suis-je assez bienveillant-e ? Suis-je trop sévère ? Suis-je en train de reproduire ce que j’ai vécu dans mon enfance ? Bref, toutes ces questions peuvent être présentes lorsqu’on parle de la parentalité. Nous avons grandi avec des styles de parents et nous avons donc intégré certains modèles qui nous amènent à percevoir la vie d’une certaine manière. Nous avons nous aussi comme parent un style parental qui se compose de nos valeurs, de nos blessures personnelles, de notre histoire familiale et de nos connaissances face à ce sujet. Avec les recherches et les neurosciences, on sait que plus un parent est en mesure d’accueillir les émotions de son enfant tout en étant en mesure de lui offrir un cadre ferme, mais bienveillant, plus son enfant risque d’être un adulte sécure, confiant et qui sera en mesure de mieux gérer ses émotions. Il existe 4 styles parentaux soit: 1) Le parent démocratique 2) Le parent autoritaire 3) Le parent permissif 4) Le parent désengagé L'image ci-dessous représente un aperçu de ces styles et de leur définition. QU'EST-CE QUE LE TRONC COMMUN ÉDUCATIF ? C'est lorsque les parents agissent de la meme manière. Les parents s’engagent à avoir une approche similaire au niveau de la mise en place des règles, des méthodes éducatives et des conséquences.  Que nous soyons ensemble ou séparés, il est pertinent et souhaitable, pour faciliter l’éducation, d’avoir des interventions similaires. Ok, tout ça est beau, mais ça donne quoi? L’impact et la pertinence d’avoir un tronc commun éducatif permet aux enfants de rester neutre face à ses parents. Les enfants seront davantage sécurisés, car que ce soit maman ou papa qui intervienne, les interventions seront prévisibles. Les enfants sauront à quoi s’en tenir, donc les attentes seront clairement définies. Il risque d’y avoir moins de comportements problématiques, moins d’opposition et moins de crise. Bref, plus de collaboration et de plaisir. Je ne sais pas pour vous, mais moi je ne dis pas non à plus de zénitude dans mon quotidien! Dans le meilleur des mondes, nous installons cette structure de règles quand nous sommes en couple et s’il y a séparation, nous la maintenons. Si un tronc commun éducatif n’a pas été instauré, il est essentiel de travailler ensemble pour arrimer nos interventions. Je donne souvent en exemple la collaboration entre l’école et la maison. Si vous n’allez pas dans le même sens, les enfants risquent de jouer avec l’information en leur faveur. Désolée de vous dire que ce n’est pas parce que les enfants veulent manipuler, c’est plutôt parce qu’ils ont compris qu’il y avait un gain à gagner par l’incohérence et l’inconstance des deux milieux. Ils sont intelligents, c’est une bonne nouvelle ça, non?  Alors, nous avons tous intérêt à aller dans le même sens. Les enfants cesseront certains comportements qui étaient générés par cette dynamique. Donc, entre maman et papa, c’est presque pareil!  Même si les enfants ont certains gains par moment, quand les parents ne se parlent pas, il demeure qu’ils ont plus à perdre qu’à gagner, car ne pas savoir à quoi s’en tenir est parfois insécurisant et déstabilisant. LES DEUX GRANDS PRINCIPES DE LA COPARENTALITÉ À moins d’être dans une relation toxique, violente ou non égalitaire, il peut être normal que l’adaptation à la parentalité prenne du temps et demande des ajustements. Une chose est certaine, ensemble ou séparément, vous resterez toujours les parents de vos enfants et vous devrez former une équipe. Les enfants ont besoin de contacts fréquents, chaleureux et bienveillants de la part de leurs deux parents pour se développer de façon optimale. Plus notre équipe de parents est solide et se fait confiance, plus nos enfants seront épanouis. Voici les deux grands principes qui composent la coparentalité : Principe #1: Assurer le maintien des rôles parentaux Nous gardons une image positive de l’autre parent dans notre discours auprès des enfants; Les enfants ont le droit de parler de leur autre parent et de ce qu’ils vivent avec les deux parents; Nous favorisons des contacts avec l’autre parent, et ce, de toute forme; Nous laissons de la place à l’autre pour mettre sa couleur dans les interventions. Principe #2: Collaborer dans le partage des responsabilités Nous partageons le temps de vie des enfants selon les besoins de chacun et selon la réalité de chaque parent; Nous partageons la fameuse charge mentale; Nous clarifions qui fait quoi, quand, comment, où. Ex : les devoirs, rencontres de parents, cours de danse, dentiste, psychologue, etc.; LORSQUE RIEN NE VA PLUS: RÉUSSIR SA SÉPARATION CONJUGALE Vous pensez à vous séparer? Êtes-vous en processus de séparation? Votre séparation est faite depuis un moment, mais vous n'avez jamais statué sur aucune modalité entre vous et votre ex-conjoint (e)? Il existe plusieurs manières de se séparer et de s'arranger lorsqu'on décide de mettre fin à notre union. Entre autres, la médiation familiale est une option parmi d'autres. Il est parfois difficile d’admettre que la relation est terminée et ce deuil peut prendre du temps. Malgré que le couple soit en rupture, il demeure que votre rôle de parent ne cessera jamais. Vous devrez apprendre à composer avec votre ex-partenaire dans le meilleur intérêt de vos enfants. Aussi bien trouver des stratégies qui réduisent les conflits au lieu de se déchirer et de faire souffrir les enfants, non ? PRIORISER LES BESOINS DE NOS ENFANTS Vous pouvez régler les impacts de votre rupture tout en répondant aux besoins de vos enfants. De façon générale, 80 % des enfants vont bien s’adapter à la séparation des parents. Toutefois, environ 20 % des enfants risquent de vivre des difficultés passagères ou chroniques. Un des facteurs de protection de l'adaptation saine des enfants est la manière dont les parents vont gérer leur séparation et garder les enfants à l’écart des conflits. Les enfants n’ont pas à être porteur de décision. Bien entendu, selon son âge et son tempérament, chaque enfant a des besoins bien spécifiques en lien avec son développement. Enfin, tous les enfants ont besoin d’être entendus, mais ne doivent pas porter le fardeau d’une décision, et ce, peu importe leur âge. De plus, ils doivent être ramenés dans leur rôle d’enfant et les parents doivent mettre des limites. Par exemple, le parent pourrait dire à son enfant que cette question ne le concerne pas et que c’est l’intimité de la vie de maman et de papa, qu’il n’a pas à tout savoir. Les enfants doivent savoir ce qui est pertinent pour eux. Si les réactions perdurent pendant plusieurs mois et s’amplifient, il est préférable d’aller consulter afin d’évaluer si certaines interventions pourraient aider l’enfant. Lorsqu'on traverse une séparation conjugale, il est parfois difficile de tout clarifier soi-même. Le lot d'émotions et parfois l'entente avec notre ex-partenaire peuvent rendre les discussions tendues. Sans compter que lorsqu'il y a les intérêts des enfants au cœur de nos décisions, tout cela peut devenir mélangeant quant aux choix à faire. Q&R SUR LA MÉDIATION FAMILIALE AU CANADA 1- Qu'est-ce que la médiation familiale? La médiation familiale, au Canada, est reconnue de manière légale. Elle est pratiquée et encouragée par l'État. Dans certaines provinces, si le couple qui se sépare a des enfants, les parents sont obligés de faire une médiation familiale. Il faut savoir que la médiation familiale n'est PAS une forme de thérapie de couple ou de thérapie familiale. En outre, la médiation familiale a pour objectif pour les ex-conjoints de réussir leur séparation conjugale. C'est-à-dire qu'il s'agit d'un mode de résolution de la rupture. Un médiateur intervient de manière impartiale auprès des parents mariés ou conjoints pour aider à négocier une entente équitable et viable, répondant aux besoins de chacun des membres de la famille. Vous pouvez divorcer une fois la médiation terminée. 2- Est-ce qu'un médiateur fait partie d'une profession encadrée ? Oui tout à fait. Les médiateurs familiaux doivent faire partie de l'un de ces ordres professionnels pour pouvoir porter le titre de médiateur familial: Notaire, Psychoéducateur , Avocat, Travailleur social, Psychologue. Ainsi, ils sont supervisés par leur ordre professionnel. Dans la province du Québec, il existe l' Association des médiateurs du Québec (AMFQ). 3- Quel type de décisions et de sujets sont abordés pendant les consultations? Il est important de savoir que le médiateur ne peut pas donner son opinion, mais il vous aidera à prendre les meilleures décisions pour vous et vos enfants sur différents thèmes tels que: Le partage du temps de vie des enfants (garde partagée, droit de visite, etc); Les responsabilités parentales et le partage des rôles; La pension alimentaire pour les enfants (vous allez comprendre pourquoi vous payer, au besoin) La répartition de la maison et des biens; La division des dettes et de l'argent; Si vous êtes mariés, on parlera du partage du patrimoine familial, régime matrimonial, REER et fonds de pension ainsi que pension pour ex-époux. Vous serez accompagné de façon structurée et empathique car le médiateur saura vous guider tous les deux de façon impartiale 4-Quelles sont les bénéfices de consulter? -Contrôler les décisions qui influencent votre vie de famille. -Favoriser l'intérêt des enfants pour assurer leur sécurité et leur bon développement. -Réduire le stress des enfants par une atténuation des conflits. -Éviter la divulgation publique des problèmes familiaux. La médiation est une alternative efficace et économique aux procédures judiciaires parfois longues et onéreuses. Vérifiez ce que votre province offre aux familles dans le cadre de la médiation. Par exemple, au Québec, le ministère de la Justice subventionne 5 heures de médiation familiale pour les nouveaux cas de médiation. Ensuite, pour les cas en cours, le ministère subventionne 2,5 heures pour tous les changements significatifs ainsi que pour les révisions annuelles. En dehors de ces heures, le tarif est balisé à 110$ de l'heure. 5- À quoi dois-je m'attendre, une fois la médiation terminée ? Chacun des parents pourra utiliser un résumé des ententes qui est remis et signé par le médiateur comme marche à suivre entre vous et votre ex-partenaire. Si vous le souhaitez, faites une demande conjointe auprès d'un juriste et obtenir un jugement de la cour en utilisant votre résumé. Sachez qu'il n'est pas obligatoire pour les conjoints de fait. Pour les gens mariés, vous devez le faire afin d'obtenir le divorce. Pour les enfants et votre coparentalité, il est bon d'utiliser les services de psychoéducation ou du coaching coparental afin de favoriser l'adaptation des enfants et les aider à traverser cette période d'adaptation. Le coaching coparental est démontré comme efficace afin d'établir des bases solides et efficaces au niveau de la communication et pour favoriser l'adaptation des enfants et éviter les conflits de loyauté. Concrètement, selon votre entente et vos négociations, vous pouvez vous attendre à atteindre ses objectifs: Mon union de fait est officiellement terminée ou je suis prêt à divorcer Nos biens et nos dettes sont partagés équitablement Le partage du temps de vie des enfants est clair Je sais si je dois payer une pension alimentaire et le montant est basé selon nos réalités financières et selon les besoins de nos enfants Les responsabilités parentales sont clarifiées Nos communications sont balisées en fonction des enfants Nous avons économisé de l’argent 6- Qu'est-ce qui se passe si la médiation ne fonctionne pas? Malgré la médiation, vous ne vous entendez pas ? Les tribunaux peuvent peut-être vous aider. Au Québec, sachez que vous devrez faire une rencontre de coparentalité obligatoire offerte par le ministère de la Justice dans les différents palais de justice du Québec. Cette rencontre est gratuite. Dans le cas où la médiation a été difficile, il peut être pertinent de continuer en coaching coparental afin de réduire les risques d'entrer en conflit de séparation. Dans la même veine, les études démontrent qu'après deux ans de séparation douloureuse, il est plus difficile de rétablir une communication et une relation coparentale fonctionnelle. On peut parfois se retrouver dans les pires cas, en situation d'aliénation parentale . PARENTALITÉ AVEC DES JUMEAUX OU DES TRIPLÉS Je veux m'y préparer ! Regardez notre entrevue avec notre psychoéducatrice et médiatrice familiale Cynthia Girard sur la séparation dans un contexte de naissa nce multiple. Visionner la capsule CoRSé est un podcast hebdomadaire qui s’adresse aux parents en couple ou séparés et aux intervenants qui travaillent avec ces familles. M'abonner au podcast LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Quel est votre style parental? Source: Naître et grandir Être parents de jumeaux (Balado Ça va maman) Source: Ça va maman ? Comment annoncer notre séparation aux enfants? Source: Cynthia Girard, psychoéducatrice Sources : Malo, C., & Rivard, D. (2013). Aliénation parentale et exposition aux conflits sévères de séparation : Où en sommes‑nous ? Centre jeunesse de Montréal ‑ Institut universitaire. http://www.santecom.qc.ca/bibliothequevirtuelle/centrejeunessemontreal/9782892182774.p

  • Donner le biberon aux jumeaux, triplés et prématurés | Mamans Pieuvres

    L'art de donner plus d'une bouteille à la fois avec du lait commercial ou maternel. Comment donner le biberon aux jumeaux. L'art de donner plus d'une bouteille à la fois avec du lait maternel ou commercial. Bienvenue dans le merveilleux monde des biberons. Notre page sur les biberons s’adresse autant aux parents qui choisissent de nourrir leurs bébés exclusivement avec des préparations commerciales, qu’aux mamans qui pratiquent l’allaitement mixte ou le tire-allaitement. Donner le biberon, c’est aussi nourrir son bébé avec amour, attention et bienveillance. Encourager les parents qui donnent le biberon ne diminue en rien les bienfaits du lait maternel. Au contraire, l’ouverture à l’allaitement mixte, par exemple, peut permettre à certaines mères de prolonger leur expérience d’allaitement de façon positive et adaptée à leur réalité. L’important est d’éviter toute pression inutile sur les épaules des parents dans leur choix d’alimentation, particulièrement en contexte de naissance multiple. Chaque famille, chaque bébé et chaque situation sont uniques. Voici quelques exemples de réalités toutes aussi valides : Une mère qui choisit le tire-allaitement exclusif pour des raisons personnelles ou médicales. Une mère qui doit reprendre le travail rapidement ou dont l’horaire ne permet pas un allaitement au sein. Des parents de bébés prématurés qui manquent de force au début pour téter efficacement. Un partenaire ou des proches qui souhaitent participer activement aux boires dans un contexte d’allaitement mixte. Un parent épuisé qui décide de prioriser sa santé mentale. Un couple de même sexe qui crée des moments de proximité grâce au biberon. (Saviez-vous qu’un couple féminin peut partager l’allaitement grâce à la lactation induite ? Renseignez-vous auprès d’une consultante en lactation IBCLC .) Une mère qui ne produit pas suffisamment de lait, même avec du soutien. Une mère qui ne veut pas ou ne peut pas suivre un régime d’éviction dans le cas d’allergies alimentaires confirmées. Des parents qui traversent des défis particuliers et qui choisissent la solution la plus réaliste pour eux. Une mère qui n’est pas à l’aise avec l’allaitement pour des raisons qui lui appartiennent. Une mère qui décide simplement que son allaitement est terminé, parce que c’est le bon moment pour elle. Chaque situation est légitime. Le plus important demeure la santé, le bien-être et la sérénité de la famille. Nous accordons une attention particulière aux préparations commerciales pour nourrissons, puisqu’il s’agit du choix le plus fréquent chez les parents de jumeaux et de triplés. L’équipe de Mamans Pieuvres tient à remercier Madame Alexandra Tremblay, infirmière clinicienne à l’unité néonatale du Centre hospitalier de Rimouski (Québec), pour sa précieuse collaboration. PRÉPARATIONS COMMERCIALES: LAQUELLE CHOISIR? Premièrement, il faut savoir qu’il existe deux grandes catégories de préparations commerciales pour nourrissons (PCN). 1. Les préparations non hypoallergènes Si vos bébés sont nés à terme, sans problème de santé particulier et ne présentent aucun signe ou symptôme d’allergie, on recommande les préparations non hypoallergènes à base de protéines entières ou partiellement hydrolysées. La plupart des compagnies offrent des PCN à base de lait de vache ou de soya. Ces deux options peuvent convenir aux bébés sans allergie alimentaire, bien que celles à base de lait de vache soient à privilégier. Les préparations à base de soya devraient être réservées à des situations particulières. Elles ne sont pas recommandées pour les bébés prématurés, ce qui est souvent le cas des jumeaux et des triplés. Elles ne devraient être envisagées que pour : les bébés atteints de galactosémie, une maladie héréditaire rare affectant la digestion des sucres du lait ; ou pour des familles qui ne consomment pas de produits laitiers pour des raisons religieuses ou culturelles. 2. Les préparations hypoallergènes Ces formules sont indiquées lorsqu’il y a suspicion ou diagnostic confirmé d’allergie chez le nourrisson. En cas d’allergie à la protéine de lait de vache (APLV), il n’est pas recommandé d’offrir une préparation à base de soya, car environ 30 à 40 % des bébés allergiques aux protéines bovines réagiront aussi au soya dans les jours ou semaines suivant l’introduction. Ces préparations sont généralement plus coûteuses, mais lorsqu’elles sont prescrites par un médecin, elles peuvent être remboursées par la RAMQ ou par la plupart des assurances collectives. ENRICHIE EN FER OU FAIBLE EN FER ? Il est recommandé d’opter pour une préparation enrichie en fer au moins jusqu’à l’âge de 9 mois, et pour les bébés prématurés, jusqu’à 12 mois ou jusqu’à ce qu’ils soient complètement sevrés de la PCN. Ces bébés sont plus à risque de carence en fer, ce qui peut affecter leur croissance et leur développement. Par ailleurs, plusieurs bébés prématurés se verront prescrire un supplément de fer dès la naissance afin de prévenir cette carence. Que vous choisissiez une préparation régulière, « avec fer » ou « enrichie en fer », sachez que toutes contiennent sensiblement les mêmes concentrations de fer. Ne vous laissez donc pas influencer par les allégations commerciales sur les étiquettes. AVEC OU SANS LACTOSE? En cas de suspicion d’allergie à la protéine de lait de vache (APLV), les préparations « sans lactose » ne sont pas appropriées, car elles contiennent tout de même la protéine du lait, responsable des symptômes allergiques. LA VITAMINE D Toutes les préparations commerciales pour nourrissons offertes sur le marché sont enrichies en vitamine D. Si vous pratiquez l’allaitement mixte et que vous donnez aussi un supplément de vitamine D liquide, vous pouvez simplement l’administrer un jour sur deux. Cela comblera amplement les besoins de vos bébés. Voyons maintenant les quatre types de préparations disponibles sur le marché: PCN à base de protéines complètes. (lait de vache ou soya) Pour les bébés nés à terme et en santé: Enfamil MD, Similac MD, Earth’s Best biologique Plusieurs marques maison comme Le choix du président, Kirkland Signature, Sélection. PCN à base de protéines partiellement hydrolysées. Pour les bébés présentant des symptômes de reflux ou une digestion plus sensible : Bon départ MD Enfamil A+ gentlease MD Similac total confort MD PCN hypoallergiques fortement hydrolysées Pour les bébés présentant des symptômes d’APLV ou de reflux mais qui ne semblent pas mieux avec les PCN partiellement hydrolysées: Similac Alimentum MD Enfamil Nutramigen A+ MD Enfamil Pregestimil A+ MD PCN à base d'acides aminés Pour les bébés présentant encore des symptômes d’APLV après deux à quatre semaines d'essais avec une PCN fortement hydrolysée : Néocate Infant MD Enfamil Puramino A+MD REFLUX ET ALLERGIES Que vous nourrissiez vos bébés au lait maternel ou aux préparations commerciales, aucun de ces modes d’alimentation ne prévient le reflux ni n’en augmente ou n’en diminue la fréquence. Toutefois, on observe que les épisodes de reflux ont tendance à être plus courts chez les bébés allaités. Si vous pratiquez l’allaitement mixte et que vous soupçonnez que votre bébé réagit à certains aliments de votre alimentation, consultez un professionnel de la santé avant d’éliminer quoi que ce soit de votre diète. Il est essentiel de ne jamais retirer un aliment ou un groupe d’aliments sur une longue période sans qu’un diagnostic d’allergie ou d’intolérance ait été posé. Une diète d’éviction mal encadrée peut entraîner des carences nutritionnelles. Il est donc fortement recommandé de vous faire accompagner par une nutritionniste si une telle démarche s’avère nécessaire. Elle pourra vous aider à maintenir une alimentation équilibrée tout en soutenant votre désir d’allaiter. L’objectif n’est pas que cette diète devienne un obstacle à votre allaitement ou une source supplémentaire de stress, ce qui pourrait nuire à sa poursuite. COMMENT SAVOIR ? Vos bébés semblent inconfortables sur le plan digestif et vous vous demandez s’il s’agit de reflux gastro-œsophagien (RGO) ou d’une allergie à la protéine de lait de vache (APLV), qu’elle soit IgE médiée ou non ? Le tableau comparatif ci-dessous peut vous aider à repérer certains signes distinctifs entre le RGO et l’APLV. Par la suite, une nutritionniste pourra vous accompagner pour ajuster votre alimentation ou celle de vos bébés, au besoin. Elle saura également vous guider pour prévenir les carences et appliquer une diète d’éviction de façon sécuritaire, si cela s’avère nécessaire. *Prenez note qu’en aucun cas cet outil ne remplace un diagnostic médical. En cas de doute, parlez-en à votre médecin ou à votre pédiatre, qui pourra vous référer au professionnel de la santé approprié. LES QUANTITÉS À OFFRIR Il arrive souvent que les parents s’inquiètent de la quantité de lait consommée par leurs bébés, surtout au tout début. Nous voulons naturellement qu’ils prennent du poids rapidement, mais l’appétit d’un bébé n’est ni stable ni parfaitement prévisible. La croissance de chaque enfant suit son propre rythme, et dans le cas des naissances multiples, il est très facile de tomber, consciemment ou non,dans le piège de la comparaison. Plusieurs facteurs peuvent influencer la quantité de lait ingérée, que ce soit d’une semaine à l’autre ou même d’une journée à l’autre. Parmi ceux-ci, on retrouve les poussées de croissance, la congestion ou une infection, la poussée dentaire, la fatigue accumulée, ou encore des éléments de l’environnement comme la température de la pièce, le bruit, une couche souillée ou des gaz difficiles à expulser. Quoi qu’il en soit, il est important de ne jamais forcer un bébé à terminer un biberon et de consulter votre professionnel de la santé si vous avez des inquiétudes. Gardez en tête que chaque bébé est unique : leur rythme d’alimentation et la quantité de lait qu’ils consomment peuvent varier considérablement d’un enfant à l’autre, même entre jumeaux ou triplés. Voici une indication de quantité de lait par jour pour les bébés selon leur âge (Mieux vivre 2025, Institut national de santé publique du Québec) Q&R SUR LES BIBERONS ET LES BÉBÉS PRÉMATURÉS 1-Comment donner le biberon à des bébés prématurés? Dans le cas des prématurés qui restent très souvent à l’hôpital, on introduit le biberon assez tôt afin d'accélérer les boires oraux dans le but de donner un congé rapidement aux bébés. Pour ce qui est de donner le biberon avec la méthode pacing , il est conseillé de le faire avec les bébés qui sont incapables de bien gérer la coordination «téter-avaler-respirer». Si on remarque que le bébé au biberon rejette du lait ou qu’il tousse, on fait du paced feeding pour qu’il soit capable de mieux gérer le boire. La méthode pacing consiste à mettre le bébé en position latérale, où il pourra mieux contrôler le rythme auquel il va boire ainsi que la quantité de lait qui va s’écouler du biberon. Les risques d'étouffements ou de manquer d'air sont alors réduits. Le bébé placera ses jambes et ses bras en position fœtale, comme dans le ventre de la mère. Cette méthode se fait généralement en position latérale chez les prémas mais la position semi-assise est également une option pratique chez les plus vieux. Pour ce qui est du biberon, il faut faire sortir le lait en inclinant la base de la bouteille vers le bas, tétine vers le haut. On laisse la tétine dans la bouche du bébé pendant qu’il reprend sa respiration. S’il continue à téter, il faut retirer la tétine de sa bouche pour éviter qu’il s'étouffe parce qu’il aura oublié de respirer. Ceci aura pour cause d'engendrer une baisse de saturation. Si on constate qu’après 3 à 5 succions, bébé ne prend pas de pause, on doit enlever la tétine pour lui laisser le temps de reprendre sa respiration. Ensuite, on replace le biberon à l’horizontale pour que le lait revienne dans la tétine. Cliquez ici pour un vidéo de la méthode paced feeding (en anglais). Il faut aussi mentionner que le paced feeding est recommandé pour tous les bébés, peu importe l'âge et pas seulement en cas de difficulté de coordination. 2-Que faire si un de mes bébés s'endort pendant le boire? Stimuler les bébés par des gestes comme leur frotter les pieds, les bras, chatouiller leur dos ou encore passer son doigt sur leur joue ou menton. Ces gestes peuvent stimuler les réflexes des points cardinaux. Changer tout simplement de position quelques instants. Déshabiller un peu les bébés en sortant une jambe de leur pyjama ou on peut aussi le laisser en couche avec une petite couverture pour qu'il soit bien éveillé, dépendamment de la température. 3- Combien de temps peut durer un boire? En général, on recommande que le boire ne dépasse pas 30 minutes afin d'éviter les désaturations (le manque d’oxygène du bébé) et les bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque). En effet, les boires trop longs peuvent épuiser le bébé. Idéalement, on vise un rythme moyen de 5 min par 30 ml. Il est à noter qu'un rythme adéquat favorise la perception de la satiété, qui éviterait une suralimentation. 4- Quelle est la meilleure position pour les boires? La position latérale est idéale dans les débuts pour les bébés prématurés puisque ceux-ci apprennent à téter. Lorsqu’ils deviennent plus habiles, vous pouvez adopter la position semi-assise afin de pouvoir les regarder dans les yeux. 5- Comment choisir la bonne tétine? 1. Il faut choisir la bonne forme de tétine pour chaque bébé. Les lèvres doivent être recourbée et détendues: le bébé doit avoir un transfert de lait par succession. Ainsi, le bébé ne devrait pas avoir à mordiller la base de la tétine, de sorte que sa langue enveloppe bien la base de cette dernière. Assurez-vous que la bouche de vos bébé soit grande ouverte. Évitez de vous fier aux mentions 'imite le sein de maman' qui sont souvent trompeuses. 2. Il faut choisir le bon débit pour chaque bébé. Un débit trop rapide peut faire en sorte que le bébé s’étouffe ou crache. Le lait peut aussi s’écouler de la bouche du bébé et il peut s’agiter. À l’inverse, si le débit est trop lent, le bébé s'essouffle plus rapidement, il se fatigue et on peut aussi distinguer un bruit de succion. C’est donc important d’avoir le bon débit. Il existe aussi des tétines en silicone ou en caoutchouc: souvent le caoutchouc est moins résistant et demande moins d’effort pour le bébé ce qui peut l’aider à mieux boire. 6- Avez-vous des conseils pour les fameux reflux? Changer la tétine pour une tétine à débit lent, cela fera en sorte que le lait va s’écouler moins vite. Faire plusieurs rots à vos bébés pendant le boire. Éviter de coucher les bébés sur le dos pendant le boire. Éviter la compression du ventre après le boire pour réduire les chances que le lait remonte (ex: changement de couches). Garder les bébés en position verticale pendant 20 minutes suite au boire. LES DIFFÉRENTES POSITIONS Si votre situation le permet, nous vous encourageons à prendre du temps avec chacun des bébés afin de leur donner un biberon. Autrement, il est nécessaire de toujours suivre les recommandations des manufacturiers lorsque vous utilisez de l'équipement quelconque pour vous aider. Vous pouvez aussi télécharger notre document avec les positions d'allaitement et biberons sur notre page OUTILS GRATUITS. 1/6 LES ÉTAPES DE LA ROUTINE DU BIBERON Lavez-vous les mains et faites un cycle de stérilisation/nettoyage des biberons. Les étapes de la routine du biberon Utilisez une tétine qui convient pour chacun de vos bébés. Les étapes de la routine du biberon Assurez-vous que l'eau est stérile et que le dosage est adéquat. Les étapes de la routine du biberon Trouvez une position convenable lorsque vous êtes seul. Les étapes de la routine du biberon Vérifiez la température des biberons. Les étapes de la routine du biberon Assurez-vous que les épaules et le cou des bébés sont soutenus. Les étapes de la routine du biberon Penchez les biberons pour éviter que l’air entre dans les tétines. Les étapes de la routine du biberon Regardez et cajolez vos bébés le plus souvent possible. Les étapes de la routine du biberon Prenez des pauses pour laisser les bébés faire leur rot. Les étapes de la routine du biberon Gardez vos bébés en position verticale plusieurs minutes après les boires. Les étapes de la routine du biberon ORGANISER LES BOIRES À L'EXTÉRIEUR DE LA MAISON Plusieurs options s’offrent à vous lorsqu’il s’agit de préparer les biberons à l’extérieur de la maison. L’idéal est de miser sur l’autonomie, afin de ne pas dépendre des installations disponibles sur place, comme l’accès à l’eau chaude ou à l’électricité. Voici quelques idées simples pour bien organiser les boires de vos bébés lorsque vous sortez : Préparez les biberons tout juste avant de quitter et transportez-les en utilisant des pochettes isothermes pour transporter les bouteilles. Ceci est idéal pour les petites escapades si les boires sont prévus dans les deux heures suivantes pour la préparation ou encore quatre heures si vous tirez votre lait. Faire son mélange sur place à l’heure de son choix avec deux sortes d’eau (température pièce et eau chaude dans un thermos). Faites bouillir l'eau au préalable à la maison. Avec quelques coups de pratique, vous réussirez à bien doser vos températures lors du mélange. Mieux vaut mettre un peu plus d’eau chaude quitte à attendre que le lait refroidisse que de devoir le réchauffer. Le doseur de lait peut s'avérer très pratique dans ce cas-ci. Faire son mélange sur place avec sa propre eau puis faire réchauffer les biberons à l’aide : - d’un chauffe-biberon sur place (si disponible); - en plongeant les biberons dans un thermos rempli d’eau chaude; - un système de sac (gèle, bande-chauffante, cristaux) dans lequel on entour le biberon pour qu'il réchauffe; - un chauffe-biberon portatif qui se branche dans la voiture avec l'allume-cigare ou avec un fil USB; - en demandant à un commerçant de nous apporter de l'eau chaude (ex: dans une tasse de café au resto); Utiliser l'option du prêt-à-boire. Cette option est coûteuse, mais il peut s'avérer pratique d'en garder à la maison afin de se dépanner ou encore se récompenser lors de nos sorties/rendez-vous médicaux. Rappelez-vous que tout ceci n'est que temporaire. D'ici quelques mois, votre sac de couches ne ressemblera pas du tout à celui que vous aviez au départ. DONNER LE BIBERON DE FAÇON SÉCURITAIRE LORSQU'ON EST SEUL(E) Donner le biberon à des jumeaux ou des triplés fait partie des plus grands défis du quotidien. Les boires occupent une grande partie de la routine durant la première année, sans compter la préparation, l’entretien et le nettoyage. La tâche devient encore plus complexe lorsque le ou la conjointe retourne au travail, ou pour les parents solos. Au fil de votre parcours de parents de multiples, vous constaterez rapidement que peu de choses semblent conçues pour deux ou trois bébés à la fois. Il peut être difficile de s’y retrouver parmi toutes les recommandations reçues lors des rendez-vous avec les différents professionnels. Ce dont vous avez réellement besoin, ce sont des moyens simples, sécuritaires et efficaces pour traverser vos journées bien remplies. La grande question revient souvent : est-il recommandé de donner le biberon à deux bébés en même temps à l’aide d’accessoires pour maintenir les bouteilles ? La réponse officielle : non, pour des raisons de sécurité, notamment le risque d’étouffement et la possibilité que les bébés boivent plus que nécessaire. La réponse réaliste : pas toujours facile à éviter, surtout avec plusieurs bébés à nourrir simultanément. Chez Mamans Pieuvres, nous croyons qu’il est possible de trouver un juste équilibre entre la sécurité et la réalité. L’important est de demeurer responsable et attentif à chaque instant, tout en respectant les choix et les valeurs parentales de chacun. Voici les points essentiels à garder en tête si vous utilisez une position « mains libres » : Ne jamais laisser vos bébés sans surveillance pendant les boires. Retirer les biberons dès que vos bébés deviennent somnolents. Garder un contact visuel constant avec vos bébés pendant qu’ils boivent. Pour cette position, plusieurs variantes existent selon ce qui vous convient le mieux : bébés assis dans des chaises vibrantes, sur un coussin simple ou double, appuyés sur des serviettes roulées, oreillers ou appuie-têtes. L’important est que chaque bébé soit bien soutenu, en sécurité et sous votre regard attentif. Crédits vidéo: Mamans Pieuvres Une consultante en lactation nous explique pourquoi la proximité avec nos bébés est importante lorsqu'on donne le biberon. Visionner la capsule Pour toutes questions spécifiques relatives à la production de lait et à l'allaitement mixte, consultez notre page sur l'allaitement. Voir la page LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Le biberon Source: Naître & Grandir Tiédir le lait Source: Institut nationa de santé publique du Québec (INSPQ) Manipulation des préparations commerciales Source: Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) Sources : Doré, N. et Le Hénaff, D. (2025). Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans. Institut national de santé publique du Québec .https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/mieux-vivre/pdf/mieuxvivre2025_guide_complet.pdf Hébert, M. et Lefief-Delcourt, A. (2022). Jumeaux de 0 à 7 ans le grand livre. LEDUC Nutritionnistes en pédiatrie. Ebook Alimentation sans lait et sans soya durant l’allaitement et l’alimentation sur nourrisson – De la théorie à la pratique. 2019. PCN reflux org sortes OFFRIR LE BIBERON À MES JUMEAUX & TRIPLÉS Je veux m'y préparer !

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    Débuter l'alimentation complémentaire avec des jumeaux. Introduction des solides. Débuter l'alimentation complémentaire avec deux ou trois bébés. Vos bébés ont entre 4 et 6 mois et ils vont bientôt commencer à manger ? Il est tout à fait normal de se poser différentes questions avant de débuter cette grande aventure d'introduction aux solides. Vous hésitez peut-être encore à savoir si vous préférez débuter avec la méthode traditionnelle (purée), la diversification alimentaire menée par l'enfant (DME) ou bien faire un peu des deux. Est-ce que vous devez vraiment faire un choix ? D'emblée, il est primordial de comprendre que ces deux approches ne sont pas en compétition, mais plutôt complémentaires l'une à l'autre. Vous n'êtes pas un meilleur ou un moins bon parent selon le choix que vous ferez quant à la façon de nourrir vos bébés. Nous vous encourageons à adopter une approche flexible combinant purées et morceaux pour que cette étape dans votre vie de parents et celle des bébés se déroule de façon sécuritaire et dans le plaisir. N'oubliez pas que vos bébés sont tous différents, et ne se développeront pas aux mêmes rythmes! PURÉES ET ALIMENTATION AUTONOME: COMMENT CHOISIR? Vos bébés ont entre 4 et 6 mois et ils vont bientôt commencer à manger ? Il est tout à fait normal de se poser différentes questions avant de débuter cette grande aventure d'introduction aux solides. Vous hésitez peut-être encore à savoir si vous préférez débuter avec la méthode traditionnelle (purée), la diversification alimentaire menée par l'enfant (DME) ou bien faire un peu des deux. Est-ce que vous devez vraiment faire un choix ? D'emblée, il est primordial de comprendre que ces deux approches ne sont pas en compétition, mais plutôt complémentaires l'une à l'autre. Vous n'êtes pas un meilleur ou un moins bon parent selon le choix que vous ferez quant à la façon de nourrir vos bébés. Nous vous encourageons à adopter une approche flexible combinant purées et morceaux pour que cette étape dans votre vie de parents et celle des bébés se déroule de façon sécuritaire et dans le plaisir. N'oubliez pas que vos bébés sont tous différents, et ne se développeront pas aux mêmes rythmes! Pour parfaire votre choix, je vous recommande fortement de bien vous renseigner sur les deux approches et de prendre une décision en fonction de vos valeurs familiales mais surtout en fonction de votre instinct de parent. Peu importe la méthode que vous choisirez, ne soyez pas trop rigide et strict dans son application. Il faut savoir vous adapter à vos bébés au fil du temps ; il est possible que vous débutiez avec la DME mais qu'un de vos bébés ne soit pas intéressé par le fait de se nourrir par lui-même. Il est aussi possible que leur(s) co-jumeaux revendique(nt) leur(s) besoin(s) d'autonomie plus rapidement que vous ne l'auriez souhaité. Il important dans tous les cas de s'adapter rapidement et d'être à l'écoute des signaux que vos bébés vous font parvenir. Voici de conseils de base concernant l'introduction des aliments : Débuter l'introduction des aliments solides entre l'âge de 4 à 6 mois (âge corrigé). Attention! La DME ne devrait pas être débutée avant l'âge de 6 mois.) Suivre une formation sur l'introduction des aliments offerts par un-e professionnel(le) comme l'équipe des Nutritionnistes en pédiatrie ! Contrairement à ce qui est souvent véhiculé, ce n'est pas la purée qui est proscrite de la DME mais plutôt l'autonomie de bébé qui est mise de l'avant. La méthode traditionnelle purée, c'est le parent qui nourrit bébé tandis qu'en DME c'est bébé qui se nourrit par lui-même, à son rythme et selon ses besoins et ses compétences. Il n'y a pas plus de risque d'étouffement avec la DME qu'avec la méthode purée. Le risque zéro n'existant pas, peu importe la méthode choisie, je suggère fortement à tous les parents de suivre une formation sur la prévention de l'étouffement. Il n’est pas nécessaire de commencer l'introduction en même temps (même si cela peut vous simplifier grandement la vie!) et rappelez vous que l'un de vos bébés peut être prêt avant le ou les autres! Quelle que soit votre approche, garder tous vos bébés ensemble au même endroit en leur transmettant une expérience positive pendant le temps des repas. Ceci va contribuer directement à leur développement social et les préparer à la prochaine étape de leur aventure culinaire! Jusqu'à 12 mois, le lait maternel et/ou les préparations pour nourrisson, est un aliment super important pour la croissance de vos bébés. Donc on ne se met pas trop de pression: on veut exposer les bébés à différentes textures, saveurs, couleurs, odeurs sans toutefois les forcer à manger ni même goûter. Essayez de ne pas comparer la quantité de nourriture consommé par chaque bébé puisqu'ils auront tous des appétits différents et des aliments favoris. Une attitude détendue à l’heure des repas aidera vos bébés à développer une association positive avec la nourriture. Il est fortement conseillé de ne pas introduire le lait de vache avant l'âge de 9 mois car celui-ci contient beaucoup de sel et minéraux qui peuvent venir surcharger les reins encore immatures de nos petits. Il est recommandé de faire la transition vers 12 mois, tout en suivant l'évolution alimentaire de chacun de vos bébés. Il est primordial de surveiller la réaction de chacun pour ainsi s'adapter à leur rythme. DES CONSEILS POUR LE NETTOYAGE Pendant la période d’introduction des aliments, vous aurez l’impression de nettoyer du matin au soir, et ce, 7 jours sur 7! L’instauration d’un bon système de nettoyage vous aidera à passer au travers cette période qui n’est que temporaire chers parents! Voici quelques trucs pour optimiser tout ce qui attrait au nettoyage pendant la gestion des repas: Faire un choix judicieux quant aux chaises hautes et sièges d'appoint; Prioriser les bavettes en silicones, les bavettes à manches longues ou de types Bibado; Tenir un inventaire de plusieurs bavoirs à petits prix, af in d’éviter de faire du lavage à chaque jour; Acheter plusieurs ustensiles pour les cuillères préremplies; Acheter des assiettes-napperons si le modèle de chaises est compatible; Coller des bandelettes adhésives sur le rebord des chaises hautes et le bas des bavettes; Déposer des nappes en tissus ou nappes imperméables en dessous des chaises (on plie, on secoue et on lave de temps en temps); Installer des petites serviettes par-dessus le siège des chaises pendant les premiers mois; Garder les repas les plus salissants pour le souper pour ensuite offrir le bain (ex: pâtes à la sauce tomate, riz, etc.); Déplacer ou ajouter un panier de linge à proximité de la cuisine pour y déposer les vêtements souillés; Investir dans un aspirateur automatique et sans fil; Implanter une station nettoyage (un bac pour les débarbouillettes souillées et un autre pour les bavoirs souillés, une boîte avec des bavettes propres et une avec des lingettes propres); Profitez de votre animal poilu si vous en êtes un propriétaire! Se faire des contenants avec la combinaison EAU + VINAIGRE + OXICLEAN (le mélange gagnant!). LES VITAMINES CHEZ L'ENFANT Un supplément de vitamine D doit être donné à tous les nourrissons exclusivement ou partiellement allaités, peu importe leur lieu de résidence au Canada. Une carence en vitamine D peut entrainer le rachitisme, associé à une déformation des os. Il est recommandé de poursuivre la supplémentation jusqu’à au moins 1 an. Chez les enfants recevant une préparation commerciale pour nourrissons, les suppléments ne seraient pas nécessaires si le nourrisson consomme plus de 800 à 1 000 ml/jour. La même règle s’applique après la transition au lait de vache enrichi. Dès l’âge de 6 mois, lors de l’introduction des solides, il est recommandé d’offrir des aliments riches en fer en priorité. Une multivitamine pédiatrique n’est pas nécessaire chez l’enfant en santé qui a une alimentation variée et qui suit sa courbe de croissance. LE CHOIX DES CHAISES HAUTES La position dite sécuritaire pour la chaise haute est verticale ou légèrement inclinée vers l’arrière (de l’ordre de 15-20°). La plupart des chaises hautes permettent un tel ajustement. Idéalement, les pieds de l’enfant devraient être en appui pour favoriser la stabilité posturale nécessaire pour bien respirer, mastiquer et boire. Il n’y a pas de chaises hautes meilleures qu’une autre. Cependant, un siège de type Bumbo n’est pas privilégié pour l’alimentation, car celui-ci ne favorise pas un bon alignement des segments du corps avec les pieds en appui. COMMENT BIEN CHOISIR NOS CHAISES HAUTES Bien que le choix des chaises hautes varie en fonction des besoins de chaque famille, il y a trois facteurs majeurs qui devraient être pris en considération avant l'achat de celles-ci: 01 La facilité d'entretien Pendant la période d’introduction des aliments, vous aurez l’impression de nettoyer du matin au soir, et ce, 7 jours sur 7! Malheureusement, ce n’est pas une illusion : vous risquez fort bien de frotter la cuisine et la salle à manger toute la journée, particulièrement avec la DME! Voici quelques questions à se poser lors du choix final de vos chaises: Chaise en plastique ou en tissu? Est-ce que certaines parties sont détachables? Y-a-t-il beaucoup de trous/craques/racoins qui semblent difficile à atteindre? Est-ce que le plateau se retire? 02 L'ergonomie Une chaise haute peut être assez emcombrante dans une cuisine ou une salle à manger ... alors imaginez quand on doit prévoir l'espace pour en utiliser deux ou trois en même temps! Dépendemment de l'espace que vous avez à la maison, cela peut devenir un vrai casse-tête. Les parents qui attendent des triplés se tournent souvent vers des sièges qui s'attachent directement à une chaise (rehausseur). Si vous optez pour une la traditionnelle chaises haute, vérifiez si elle se plie facilement. Si vous pensez vous procurer un siège, vérifiez plutôt si les accoudoirs empêchent votre modèle d'entrer sous la table, une fois installé sur une chaise. 03 Le prix Il peut y avoir beaucoup d'équipement à se procurer lors de l'arrivée des bébés, particulièrement si c'est vos premiers. Certains aricles offrant plusieurs options peuvent faire gonfler la facture assez rapidement. Attention: Le prix n'est pas représentatif de la qualité du produit et de son efficacité. Certains modèles (pour ne pas nommer une compagnie italienne) sont dispendieux et attrayants mais vous feront dire certains mots d'église quand viendra le temps de les nettoyer, ou encore de les plier! LES TYPES DE VERRES À PRIVILÉGIER Vos bébés grandissent et voilà arrivé le moment de choisir un verre. À bec rigide, à bec mou, avec poignées, à paille? Avec tous les modèles disponibles, il peut devenir difficile de décider vers quel type de récipient se tourner. POURQUOI EST-CE IMPORTANT? Les différentes options ont un impact sur le patron moteur que le bébé utilisera pour boire. Avant l’introduction du verre, votre poupon a l’habitude d’utiliser la succion, que ce soit au sein ou au biberon, pour avaler les liquides. Sa mâchoire et sa langue se positionnent alors de manière à téter avec un mouvement horizontal. Or, après ses 12 mois, on devrait amener bébé à s’exercer à utiliser un mouvement vertical pour avaler. Ce nouveau patron moteur favorisera une meilleure position de la langue à long terme, ce qui diminue les risques de malocclusion et de certains problèmes d’articulation. Ainsi, la forme et la texture du bec sont à considérer, mais il faut aussi penser aux mouvements de langue et de mâchoire que votre bébé devra faire pour boire à l’aide du verre en question. QUEL CONTENANT CHOISIR? Le but est d’amener votre poupon à mettre de côté le patron de succion qu’il connait et à prendre de petites gorgées. On peut rapidement offrir un gobelet avec un poids à la base ou un petit verre muni de poignées pendant les repas afin de limiter les dégâts tout en permettant à bébé de se pratiquer à boire au verre ouvert. Entre les repas, le verre ouvert peut être plus difficile à gérer parce que nos bébés sont bien heureux de les utiliser afin de découvrir la gravité et les joies de verser ou de transvider le liquide un peu partout. Et des verres ouverts en double ou on triple, ça peut impliquer... beaucoup de dégâts! Vous pouvez donc opter pour un verre d’entrainement muni d’un court bec ou d’une courte paille. Idéalement, l’embout (paille ou bec) ne devrait pas traverser la ligne des dents, c’est-à-dire que le bout devrait être maintenu en place par les lèvres, et non par les dents. Les verres d’entrainement avec une valve antifuite, bien que pratiques, sont à éviter puisqu’ils exigent également un mouvement de succion. Finalement, lorsqu’il s’agit d’habitudes de succion, ce sont la fréquence, l’intensité et la durée d’utilisation qu’il faut garder en tête. Ainsi, si vous offrez un verre avec une valve antifuite à l’occasion, ce n’est pas dramatique! On recommande toutefois de limiter son utilisation et de viser l'emploi du verre ouvert le plus souvent et le plus tôt possible. SÉCURITÉ À TABLE : PRÉVENTION DE L'ÉTOUFFEMENT Saviez-vous que l’étouffement est la première cause de décès chez les enfants de moins d'un an et la quatrième chez les enfants d’âge préscolaire? Nous tenons aussi à vous sensibiliser à la sécurité et la prévention des accidents puisque les inquiétudes se voient décuplés lorsqu'on veille sur plus d'un bébé à la fois! Nous croyons que chaque parent devrait détenir une base de secourisme. Il n'est jamais trop tard (ou trop tôt!) pour vous inscrire à une formation, que ce soit via des ateliers en personne dans des centres familiaux ou des centre de formation reconnue, ou encore directement en ligne (ex: des entreprises comme La Petite Trousse ). Voici quelques conseils en lien avec la sécurité à table: Inscrivez vous à un cours d'introduction aux solides avec un-e professionnel-le. Suivez un cours de secourisme pour bébés et enfants. Attachez les petits adéquatement et assurez vous que la position des chaises et sièges est adéquates. Apportez toute la nourriture sur la table, incluant des ustensiles de rechange. Diminuer les distractions, tant pour les enfants que le parent. Garder une liste des aliments déjà introduits. Ne laissez pas les petits sans surveillance pendant les repas. Offrir les aliments selon les recommandations (téléchargez notre outil gratuit!) Q&R SUR LES TROUBLES ALIMENTAIRES CHEZ LES JEUNES ENFANTS 1- Quel est le rôle de l’ergothérapeute en lien avec l’alimentation? L'ergothérapeute aide l’enfant de tout âge à développer différentes habiletés, qu’elles soient motrices et/ou sensorielles et adapte l’environnement de ce dernier pour lui permettre de boire et de manger de façon autonome ou plus sécuritaire. 2- Qu’est-ce que la dysphagie ou le trouble de déglutition? La dysphagie est un trouble de la déglutition. Il s’agit d’une difficulté à transférer la nourriture, les liquides ou la salive de la bouche vers l’estomac par l’intermédiaire du pharynx et de l’œsophage. Ce n’est pas une maladie, mais bien un symptôme d’une condition médicale. Chez la clientèle pédiatrique, les troubles de la déglutition (et de l’alimentation) sont fréquemment observés chez les nourrissons prématurés en lien avec une pauvre succion, des difficultés de respiration, l’immaturité du système digestif ainsi que la présence de reflux gastro-œsophagien. 3- Comment est-elle diagnostiquée? Plusieurs signes cliniques peuvent permettre d’en venir à consulter votre médecin qui fera par la suite une référence aux professionnels requis. Par exemple, si votre enfant a fait plusieurs pneumonies dans les derniers mois, toussote régulièrement ou s’étouffe lorsqu’il mange ou boit, qu’il conserve longuement les aliments dans la bouche avant de les avaler ou qu’il a des résidus dans la bouche après avoir avalé, consultez votre médecin. D’un autre côté, si progressivement votre enfant refuse la cuillère ou le biberon, que les repas s’écourtent, s’allongent ou même deviennent un cauchemar, ce sont là des comportements indiquant qu’il vit probablement un inconfort lors de l’alimentation. 4- Quelles sont les interventions/précautions à prendre avec les enfants dysphagiques? Les interventions clés sont les « 5 ments » : L’environnement (augmenter/diminuer le niveau d’éveil de l’enfant) ; Le positionnement (au biberon, assis) ; Les équipements (tétines, verres, pailles, ustensiles adaptés) ; Les aliments (changement de textures/consistance/température/couleur) ; L’enseignement (habitudes des proches et techniques) ; L’approche de réadaptation des structures orales-motrices. 5- Est-ce que c’est une condition permanente ou temporaire? Compte tenu que la dysphagie n’est pas une maladie, son traitement dépendra de la cause. Que ce soit la prématurité, les reflux gastro-œsophagiens ou l’alimentation entérale (gavage), cela peut amener des impacts sur les capacités orales-motrices et/ou le traitement de l’information sensorielle (difficulté à faire une transition vers les nouveaux goûts, textures, températures ou mode d’alimentation). Chez les enfants en bas âge, une prise en charge précoce combinée à un plan de traitement adapté sera l’idéal pour permettre de normaliser, voire rétablir, les fonctions de déglutition. 6- Qu’est-ce que la sélectivité alimentaire (néophobie alimentaire) et par quoi elle se manifeste? On parle de trouble sélectif lorsqu’un enfant mange moins de 30 aliments répartis dans les 4 groupes alimentaires. Il peut se désorganiser à la vue ou au contact avec un aliment (tourner la tête, crier, pleurer, paniquer) et refuser catégoriquement d'essayer de nouveaux aliments. Souvent, un certain groupe alimentaire est ciblé. 7- Qu’est-ce qu’il est possible de faire pour aider l’enfant à accepter de manger plus diversifié? La règle numéro 1 est de maintenir ou de favoriser l’exposition aux aliments non aimés; que ce soit via la participation à la préparation des repas, le service au milieu de la table, dans une assiette à côté de la sienne et idéalement toléré dans la même assiette que le repas qui lui est présenté. Il faut toujours s’assurer que l’aliment non aimé soit en présence d'autres aliments qu’il consomme de manière régulière dans le but de diminuer l’anxiété et qu’il se sente plus à l’aise d’explorer. Il est également important de ne pas mettre l’emphase sur l’enfant ou les quantités ingérées, mais de miser sur les petites réussites et la patience. 8- Qu’est-ce que le reflux gastro-œsophagien? Il s’agit d’un retour spontané du contenu gastrique dans l’œsophage pouvant se présenter sous forme de régurgitations ou de vomissements. Des signes mineurs sont aussi à surveiller, notamment la toux, les avalements à répétitions ou la présence de sécrétions. Souvent, ceux-ci diminuent lorsque l’enfant commence à intégrer les solides. 9- Avez-vous un conseil pour assurer une alimentation sécuritaire de l’enfant malgré le reflux? Un positionnement le plus verticalisé possible aux repas et aux boires est idéal. Il est également important d’éviter la position couchée 30 minutes après les repas et les boires. L’ajustement des consistances des solides et des liquides est également une option que votre professionnel peut vous proposer. 10- Pour les bébés qui ont une alimentation entérale (par gavage), comment est-il possible de le sevrer? Le tout sera déterminé par votre pédiatre spécialisé en gastroentérologie avec lequel vous aurez des suivis réguliers. Une équipe interdisciplinaire sera présente, composée d’un nutritionniste, d’un ergothérapeute et d’un orthophoniste, et parfois même d’un psychoéducateur ou d’un psychologue. Plus précisément en ergothérapie, le but sera de normaliser le plus possible la région orale (bouche, lèvres, langue) afin qu’elle soit prête à accueillir la nourriture le moment venu. Il est faux de penser que comme l’enfant est nourri par le ventre, qu’il faut négliger la bouche. Il est très important que les deux systèmes demeurent interreliés tout au long du processus afin d’éviter une hypersensibilité au niveau de la bouche. Ceci pourrait créer des impacts à long terme sur l’alimentation et même l’hygiène des dents. 11- Qu'est-ce que la constipation et que pouvons-nous faire pour la prévenir ou y remédier? La constipation se définit par une diminution de la fréquence des selles associée à une difficulté pour les évacuer. Il est important de privilégier une alimentation variée, saine et à des heures régulières pour que le transit intestinal développe une régularité. Plusieurs stratégies proprioceptives et tactiles peuvent être intéressantes lorsque la constipation est déjà présente telles que : Bébé est couché sur le dos, on effectuer des mouvements de vélo en ramenant les jambes vers le ventre plusieurs fois ; Privilégier un positionnement sur le ventre ; Massages au niveau du ventre dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; Mettre de la chaleur sur le ventre. L'ORGANISATION 101 DANS LA CUISINE La période intense des boires continuels durant les premiers mois fait place à celle où vous devrez cuisiner pour toute la famille. Vos nouveaux défis incluront: une nouvelle routine du matin et du soir avec la garderie et le retour au travail, la grève de la faim, la planification des repas, le nettoyage sans fin, la gestion des comportements à table, les allergies ou intolérances ... ouf! La clé pour garder votre sang-froid? L'Organisation! Pour en revenir à l'organisation culinaire, on vous propose notre concept des trois ‘P’, afin de vous aider à diminuer votre stress et votre charge mentale. Si vous ne le saviez pas déjà, la gestion des repas n'est pas de tout repos avec des petits qui se déplacent à leur guise dans la maison ! Vous risquez de ne pas avoir une minute tranquille dans la cuisine, d'oû l'importance d'être bien organisé ! ÉTAPE 1: PLANIFIER Dès que vous aurez trouvé la meilleure routine qui fonctionne pour votre réalité, votre planification sera implantée dans votre organisation familiale et elle deviendra naturelle. Il est évident que vous ferez des ajustements, particulièrement avec l’âge des enfants. Le côté bénéfique de la planification sert à vous sécuriser dans votre routine rocambolesque des premières années à élever des multiples. Il n'y a rien d'agréable à se demander ce qu'on mange pour souper devant le frigo à la dernière minute pendant que les petits se chicanent ou sont accrochés après nos jambes! Réévaluer votre espace de travail afin qu’il soit le plus efficace possible (ex : laisser certains équipements en permanence sur les comptoirs, faire du ménage dans vos tiroirs de plats et couvercles, prévoir une section collations dans la cuisine, etc). Se doter d'une méthode de travail et rester organisé à l'aide d'outils pratiques (ex : livres ou application de recettes coup de cœur, agenda, tableau pour y afficher le menu et liste d’épicerie). Ajouter de l’espace de rangement pour la nourriture sèche et humide afin de cuisiner en gra nde quantité (ex : meuble supplémentaire pour les collations, achat d’un deuxième frigo ou d’un cube congélateur). Faire une liste des incontournables de votre garde-manger et les avoir en tout temps sous la main. Concevoir un menu simple pour toute la famille selon les spéciaux de la semaine ou avec des recettes fixes sur rotation (aux 2,3 ou 4 semaines) qui s'adapte légèrement selon la saison. Gérer l’épicerie : définir le mode (ex : en personne, ramassage ou livraison), la fréquence (ex : aux 2 semaines), la journée (ex : vendredi soir, dimanche matin) et la personne en charge (ex : vous-même, votre partenaire, amis). Décider quelle(s) journée(s) sera consacrée(s) à la préparation des repas. *BONUS : Se laisser une journée dans l’horaire pour s’octroyer une pause bien méritée, soit en commandant du restaurant qui a une promotion X, ou encore, en allant chercher un repas familial déjà préparé. ÉTAPE 2: PRÉPARER Une fois votre routine de planification bien en place, c’est la préparation qui vous sauvera du temps précieux lors des repas. Cette partie est primordiale surtout lorsque le temps est venu de retourner au travail. Investir dans l’équipement culinaire qui ne nécessite presque pas de manipulation et qui vous aide à sauver du temps (exemple : produits Tupperware, mijoteuse, friteuse à air, cuiseur à riz, etc). Respecter les journées qui seront consacrées à la préparation des repas. Demander aux grands-parents ou à un proche de venir à la maison spécifiquement pendant la période de préparation des repas. Organiser des journées de « cuisine commune » avec un-e ami-e où vous préparer quelques recettes et séparer tous les plats. Doubler ou tripler les recettes lorsque c’est possible de le faire. Congeler les recettes pour n’avoir qu’à mettre au four et servir. Préparer des repas « mijoteuse » avec tous les ingrédients dans des sacs de congélation. Éplucher, couper, séparer et préparer les fruits/légumes/collations pour la semaine. *BONUS : Demander à des proches de préparer des plats afin de vous aider de temps en temps. Il n’y a pas que la première année avec des multiples qui est intense … il ne faut pas hésiter à demander de l’aide. ÉTAPE 3: PARTAGER Qu’entendons-nous par partager? Le partage de bons moments en famille lors des repas, certes, mais également le partage des responsabilités. Le rôle des enfants est de manger les aliments qui sont devant eux, selon leur faim tandis que le rôle du parent est de leur proposer des aliments selon une routine constante. Nous vous invitons à en apprendre davantage sur le concept de partage des responsabilités en suivant les nutritionnistes en pédiatrie. Partager les responsabilités : nourrir ses enfants en les exposant à des aliments différents, avec un aliment familier en accompagnement. Partager les responsabilités : laisser les enfants décider s’ils mangent ou non. Accepter ce qui se passe par la suite ... incluant la quantité ingérée (n'hésitez pas à consulter si vous avez des inquiétudes!) Impliquer les enfants! Faites-les participer en leur donnant de petites tâches comme aider à dresser la table. Partager la nourriture au centre de la table. Intégrer des recettes à son menu où les enfants peuvent activement participer de façon sécuritaire (ex : créer sa propre pizza). Échanger pendant le repas (parler de notre journée à la garderie, parler de ce qui se trouve dans notre assiette avec les couleurs/textures). Créer un jeu pendant la routine du nettoyage avec de la musique entraînante. *BONUS : Investir dans une tour d’apprentissage et les garder occupés avec des jeux ou des tâches reliées à la préparation des repas. PARENTALITÉ AVEC DES JUMEAUX OU DES TRIPLÉS Je veux m'y préparer ! Pour des détails supplémentaires en lien avec l'alimentation pendant la petite enfance Consulter la page Écoutez notre entrevue sur l'alimentation 0-5 ans avec notre nutritionniste et nos capsules sur les comportements irritants à table. Visionner la capsule LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Dépliant : introduire les aliments complémentaires Source: CHU Sainte-Justine Balado Alimentation des enfants dans le plaisir et la bienveillance Source: Nutritionniste en pédiatrie Hope for Children with Digestive Disorders (anglais) Source: GIKids Sources : American Academy of Pediatric Dentistry. (2024). Management of the developing dentition and occlusion in pediatric dentistry. In The reference manual of pediatric dentistry (pp. 475–493). Chicago, IL: American Academy of Pediatric Dentistry. Bahr, D. (2018). Feed Your Baby and Toddler Right : Early Eating and Drinking Skills Encourage the Best Development. Future Horizons. For the dental patient. From baby bottle to cup. Choose training cups carefully, use them temporarily. (2004). Journal of the American Dental Association (1939), 135(3), 387.https://doi.org/10.14219/jada.archive.2004.0191 Gergès, C. (2021). Comment accompagner mon enfant pour développer une saine relation avec les aliments (alimentation intuitive). Nutritionnistes en pédiatrie. https://nutritionnistesenpediatrie.com/aider-mon-enfant-a-developper-une-saine-relation-avec-les-aliments-alimentation-intuitive/ nutritionnistesenpediatrie.com King, K. L., & Duryea, T. K. (2025). Dietary recommendations for toddlers, preschoolers, and school‑age children. UpToDate. https://www.uptodate.com/contents/dietary-recommendations-for-toddlers-preschoolers-and-school-age-children UpToDate+1 Santé Canada, Société canadienne de pédiatrie, Diététistes du Canada & Comité canadien pour l’allaitement. (2014). La nutrition du nourrisson né à terme et en santé : Recommandations pour l’enfant âgé de 6 à 24 mois. Gouvernement du Canada. https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/guide-alimentaire-canadien/ressources/nutrition-nourrisson-terme-sante/nutrition-nourrisson-terme-sante-recommandations-naissance-six-mois/6-24-mois.html Société canadienne de pédiatrie, Comité de la santé des Premières Nations, des Inuits et des Métis. (2022). La prévention de la carence en vitamine D symptomatique et du rachitisme chez les nourrissons et les enfants autochtones. Paediatrics & Child Health, 27(2), 128. https://cps.ca/fr/documents/position/vitamine-d-symptomatique-et-du-rachitisme-chez-les-nourrissons-et-les-enfants-autochtones

  • Sexualité postpartum fertilité jumeaux | Mamans Pieuvres

    ​Fertilité et sexualité pendant et après la grossesse gémellaire. Fertilité et sexualité pendant et après la grossesse gémellaire. Lorsqu’on entend les termes « jumeaux » ou « triplés », il est souvent question de grossesse à risque et de dangers potentiels pour la mère et les bébés. Il est vrai que la grossesse multiple est classée comme une grossesse à risque par le système médical, puisqu’elle comporte davantage de complications possibles qu’une grossesse unique. Si ce n’est pas déjà fait, consultez notre page sur le suivi obstétrical afin d’obtenir plus d’informations. Cependant, il est important de souligner que toutes les personnes qui vivent une grossesse multiple ne développeront pas nécessairement de complications. Plusieurs grossesses gémellaires ou multiples se déroulent très bien. Sur cette page, vous trouverez des informations sur certains mythes liés à la sexualité pendant la grossesse, ainsi que quelques conseils concernant la reprise de l’activité sexuelle. Nous abordons également les questions de libido, l’influence possible de certains médicaments, ainsi que le rôle du sexologue dans une démarche de soutien ou d’accompagnement. Mais avant d’aborder la sexualité pendant une grossesse gémellaire, êtes-vous curieuse ou curieux de connaître les facteurs qui peuvent expliquer la conception de jumeaux ou de triplés ? Au Québec, les naissances multiples (jumeaux, triplés, etc.) représentaient environ 3 % de l’ensemble des naissances en 2022. Le recours accru aux techniques de procréation assistée, de même que l’augmentation de l’âge à la maternité, sont parmi les facteurs souvent évoqués pour expliquer cette hausse. LES FACTEURS DE PROBABILITÉS D'AVOIR DES MULTIPLES AVEZ-VOUS GAGNÉ À LA LOTERIE DES JUMEAUX ? La plupart des jumeaux identiques se produisent par hasard, bien que de nouvelles études indiquent qu'il pourrait y avoir un « facteur mâle » qui contribue à la gémellité ... il est donc possible que Monsieur en soit la cause! Pour ce qui est des jumeaux fraternels, c'est Madame qui ovule plus d'une fois dans le mois suite à certains facteurs tels que mentionnés ci-dessous. Connaissez-vous les facteurs qui augmentent les probabilités d'avoir des jumeaux (triplés et plus) ? Voici donc les principaux facteurs qui augmenteraient les probabilités d'avoir des jumeaux fraternels: L'âge : Une femme de plus de 35 ans produit davantage de FSH (hormone de stimulation folliculaire). Cette hormone peut entraîner la libération de plus d’un ovule lors d’un même cycle d’ovulation. Une étude réalisée au Royaume-Uni indique même que les femmes âgées de 45 ans et plus auraient environ 10 % de chances de porter une grossesse multiple. L'hérédité: Les femmes ayant des jumeaux dans leur famille ou étant elles-mêmes jumelles sont plus susceptibles de donner naissance à des jumeaux à leur tour. Certaines études suggèrent que si votre mère est une jumelle dizygote (non identique), vos chances d’avoir des jumeaux fraternels pourraient atteindre environ 6 %. L'origine ethnique: Les naissances de jumeaux sont plus fréquentes chez les populations d’origine africaine et moins fréquentes dans certaines populations asiatiques ou hispaniques. On estime qu’environ 3,2 millions de jumeaux naissent chaque année dans le monde. Parmi eux, environ 1,3 million naissent en Afrique et un nombre comparable en Asie. Le nombre de grossesse: Plus une femme a vécu de grossesses, plus la probabilité de porter des jumeaux pourrait augmenter. Les traitements de fertilité: Les femmes sont beaucoup plus susceptibles d’avoir une grossesse multiple après avoir eu recours à des traitements de fertilité, notamment en raison de la stimulation ovarienne ou du transfert de plusieurs embryons. La grandeur et le poids: Certaines études ont montré que les femmes ayant un indice de masse corporelle (IMC) de 30 ou plus pourraient avoir davantage de chances d’avoir des jumeaux fraternels. Les femmes de grande taille semblent également présenter une probabilité légèrement plus élevée. Les moyens de contraception: Lorsqu’une femme cesse de prendre la pilule contraceptive, son cycle hormonal peut prendre un certain temps avant de se stabiliser. Durant cette période d’adaptation, il est possible que plus d’un ovule soit libéré lors d’un cycle. La nutrition: Certaines recherches suggèrent que les femmes qui consomment davantage de produits laitiers pourraient avoir une probabilité légèrement plus élevée de porter des jumeaux. On évoque également la consommation d’ignames sauvages, qui pourraient stimuler les ovaires et favoriser la libération de plusieurs ovules. À l’inverse, certaines études ont observé que les femmes suivant un régime très pauvre en graisses, notamment les végétaliennes ou les végétariennes strictes, pourraient être moins susceptibles d’avoir des jumeaux. LES RELATIONS SEXUELLES PENDANT LA GROSSESSE GÉMELLAIRE Lors de vos relations sexuelles pendant votre grossesse, vous devez tout simplement faire preuve de prudence et de rester à l’affût de l'un des symptômes suivants: Perte de liquide amniotique ou de sang (ceci pourrait indiquer qu'une ou les membranes de la poche des eaux est fissurée/crevée ou que le placenta est praevia). Présence de contractions trop tôt (ceci pourrait présager un accouchement prématuré lorsque le col est ouvert, trop court ou déjà dilaté). Hypertension (pression artérielle élevée). Autres symptômes/conditions que votre médecin vous indiquera de surveiller. Lorsqu’un diagnostic de complication est posé pendant une grossesse multiple, il arrive fréquemment que le ou la médecin recommande aux futurs parents de suspendre les relations sexuelles, et ce, pour protéger la santé de la personne enceinte ainsi que celle des bébés. Toutefois, ces recommandations concernent souvent surtout la pénétration vaginale.Il est important de rappeler que la sexualité ne se résume pas à la pénétration vaginale. Cela peut même devenir une occasion de diversifier vos pratiques sexuelles et de découvrir d’autres formes d’intimité et de plaisir. Dans certains cas, toutefois, même les orgasmes peuvent être déconseillés, en raison des contractions utérines qu’ils peuvent provoquer. Dans tous les cas, nous vous invitons à poser des questions et à demander des précisions à votre médecin afin de bien comprendre les recommandations qui s’appliquent à votre situation. Il est possible que la sexualité soit un sujet délicat à aborder pour vous, ou que vous ne perceviez pas d’ouverture chez votre professionnel ou professionnelle de la santé. Sachez toutefois que votre médecin est la personne qui connaît le mieux votre situation médicale et votre grossesse. Il ou elle devrait donc être en mesure de vous mettre à l’aise pour discuter de ces questions. Si ce n’est pas le cas, il peut être pertinent de réfléchir à la possibilité de consulter un autre professionnel ou une autre professionnelle afin de profiter pleinement de votre suivi de grossesse. LIBIDO PAR-CI, LIBIDO PAR-LÀ Il est possible que vous ressentiez une forte libido… et il est aussi possible que vous n’en ayez pas du tout. Le désir sexuel dépend d’une multitude de facteurs et peut varier d’un jour à l’autre, ainsi que d’un trimestre à l’autre durant la grossesse. Il est important de comprendre que le désir sexuel est étroitement lié à nos émotions et à notre perception de nous-mêmes. Ainsi, si vous vivez des inconforts liés à la grossesse ou si vous ne vous sentez pas attirant ou attirante, il est possible que votre désir pour votre partenaire diminue. Il est essentiel d’écouter votre corps et vos envies, et de discuter ouvertement de ce que vous vivez avec votre partenaire. Une communication saine permet de mieux comprendre ce que chacun traverse et d’entretenir des attentes réalistes. D’un point de vue physique, certaines personnes peuvent ressentir davantage de plaisir pendant la grossesse. L’afflux sanguin plus important vers les organes génitaux peut les rendre plus sensibles. Certaines personnes apprécient cette sensation accrue, tandis que d’autres peuvent se sentir plus sensibles ou inconfortables. Par ailleurs, certaines personnes constatent que l’orgasme peut être différent pendant la grossesse : il peut survenir plus facilement ou être plus long et plus intense. Bien sûr, si vous ressentez de la douleur ou un inconfort lors de la pénétration ou lors de toute autre pratique sexuelle, il est important d’interrompre immédiatement l’activité sexuelle afin d’éviter d’aggraver la situation. Si la douleur persiste, revient fréquemment ou vous inquiète, il est recommandé de consulter un ou une professionnelle de la santé. Un ou une physiothérapeute périnéale ainsi qu’un ou une sexologue peuvent vous accompagner afin de trouver des solutions adaptées à votre situation. MYTHES VS RÉALITÉ Plusieurs mythes en lien avec la grossesse et la sexualité ont la peau dure! En voici quelques-uns décortiqués et démystifiés pour vous! 01 La relation sexuelle fait mal aux bébés ou les bébés entendent les ébats. En fait, le bébé est bien à l'abri dans la poche des eaux et le col de l’utérus est «hermétique» grâce au bouchon muqueux. Donc, peu importe la longueur de l’objet ou du pénis responsable de la pénétration vaginale, cela n’atteint pas le bébé! Toutefois, il est possible que les bébés ressentent certains mouvements, mais ni plus ni moins que lorsque maman prend une marche par exemple. 02 La relation sexuelle cause un accouchement prématuré. Lorsque la grossesse se passe bien, il n’y a pas de dangers liés aux contractions de l’utérus provoquées par un orgasme ou la stimulation des seins. Toutefois, si votre professionnel-le de la santé vous a diagnostiqué une complication reliée à un risque d’accouchement prématuré (décollement placentaire, col ouvert trop tôt, etc), il est possible dans ce cas qu’une relation sexuelle soit responsable d’un accouchement qui est déclenché trop tôt. C’est pourquoi la pénétration vaginale vous sera fortement déconseillée si vous présentez ces signes. Par contre, même en suivant à la lettre les recommandations du-de la médecin, une grossesse multiple est plus à risque de se terminer en accouchement prématuré. En fait, la moitié des jumeaux viennent au monde avant la 36e semaine de grossesse et la moitié des triplés naissent avant la 32e semaine de grossesse (About Kids Health, 2019 ). 03 Les partenaires ne sont pas attiré-e-s par leur conjoint-e enceint-e. Il est possible que le désir fluctue pour les deux parents et cela peut être expliqué par toutes sortes de raisons: la présence des bébés, les changements à venir, la peur d’être parent, ne pas vouloir blesser sa-son partenaire, être fatigué-e, préoccupé-e, etc. De plus, il arrive souvent que la personne enceinte ne se reconnaisse plus tellement les changements corporels sont rapides et modifient son corps. Cela entraîne parfois une baisse de l’estime parce qu’elle ne se trouve plus belle-beau lorsqu’elle regarde ce corps qu’elle ne reconnaît plus. Ensuite, elle projette cette vision qu’elle a d’elle-même sur son-sa partenaire et conclut que l’autre ne doit plus la désirer. Ce n’est vraiment pas le cas de tou-te-s les partenaires! En fait, une bonne partie d'entre eux trouvent leur amoureux-se plus attirant-e-s lors de la grossesse! Enfin, la fréquence des relations sexuelles tend à diminuer durant la grossesse dû à plusieurs facteurs, dont le manque de temps et les changements psychologiques reliés à cette période. Ne sautez donc pas trop rapidement aux conclusions et abordez le sujet du désir sexuel ainsi que les craintes qui y sont reliées avec votre partenaire pour en avoir le cœur net! 04 Je dois éviter tout rapport sexuel pendant une grossesse gémellaire. Si vous ne présentez pas de symptômes catégorisés à risques ou n'avez reçu aucun diagnostic de votre médecin et que vous en avez envie: il est possible et très agréable de faire l’amour! En effet, l’ocytocine créée par le contact avec son amoureux-se procure de nombreux bienfaits à la personne enceinte: détente, plaisir, meilleur sommeil, plus de confiance en soi et un moment de connexion avec la-le partenaire. Enfin, les bébés ressentent aussi cette vague de bien-être et ils en profitent tout autant! LA REPRISE DES RELATIONS SEXUELLES COMBIEN DE TEMPS APRÈS L'ACCOUCHEMENT? Le nombre de semaines recommandé avant la reprise des relations sexuelles varie selon les professionnel·le·s de la santé. Toutefois, lorsqu’il n’y a pas de contre-indication médicale, la reprise peut se faire simplement lorsque vous vous sentez prêt·e·s et à l’aise. Pour certains couples, ce sera après quelques jours, tandis que pour d’autres, cela peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Il n’existe pas de norme universelle. Il est souvent conseillé d’attendre environ deux à trois semaines afin de laisser le temps à la vulve, au vagin et au périnée de récupérer après l’étirement causé par l’accouchement. Cela permet également de réduire les risques d’infection. Certaines personnes préfèrent attendre l’arrêt des saignements post-partum (les lochies), qui cessent généralement après environ six semaines suivant un accouchement vaginal, tandis que d’autres se sentent à l’aise de reprendre leur sexualité avant. À la suite d’une césarienne, il est préférable d’attendre que la cicatrice soit bien guérie avant de reprendre les activités physiques et les relations sexuelles. Si votre accouchement a nécessité certaines interventions, comme une épisiotomie, l’utilisation de forceps ou une césarienne, il est possible que votre médecin recommande d’attendre plus longtemps avant la reprise des relations sexuelles. Dans la majorité des cas, ces recommandations concernent surtout la pénétration vaginale. Dans tous les cas, il est important de suivre les recommandations de votre professionnel·le de la santé. Si certaines directives ne sont pas claires ou si vous souhaitez obtenir plus d’informations, n’hésitez pas à poser des questions. LA PREMIÈRE PÉNÉTRATION POST-ACCOUCHEMENT Il est possible de mettre certaines choses en place afin de favoriser une reprise positive et confortable des relations sexuelles avec pénétration vaginale. L’objectif est de recréer un climat propice à l’intimité et de se redonner le temps de se reconnecter à son corps et à son partenaire. Voici quelques pistes qui peuvent aider : Prendre du temps en couple, par exemple en regardant un épisode de votre série préférée ensemble ou en partageant un repas de votre restaurant préféré pendant que les enfants dorment. Parler ouvertement du consentement : il peut être plus facile de dire non lorsque votre partenaire vous demande clairement si vous en avez envie, plutôt que d’avoir à refuser une avance inattendue. Réapprivoiser votre corps avant de partager cette expérience avec votre partenaire : explorer vos zones sensibles vous caresser utiliser vos doigts ou un jouet sexuel afin d’observer votre réaction à la pénétration Maintenir des contacts physiques : câlins, gestes d’affection et petites attentions peuvent aider à préserver l’intimité du couple. Partager des moments de complicité, même sans sexualité. Lorsque vous vous sentez prêt·e·s à reprendre une relation sexuelle avec pénétration : utilisez un lubrifiant, car le vagin peut être moins lubrifié qu’avant la grossesse, particulièrement si vous allaitez; allez-y doucement lors de la première pénétration; si possible, laissez la personne pénétrée contrôler le mouvement, afin d’ajuster l’intensité, la profondeur et la vitesse; vous pouvez aussi commencer par une relation sexuelle sans pénétration afin de retrouver graduellement confiance. Si vous ressentez malgré tout de la douleur lors de la pénétration, il est important de ne pas ignorer cet inconfort. Des consultations avec une physiothérapeute spécialisée en rééducation pelvienne et périnéale et/ou avec un·e sexologue peuvent aider à identifier la cause et à trouver des solutions adaptées. CAPSULE VIDÉO SUR LA RÉÉDUCATION PELVIENNE ET PÉRINÉALE Julie Roy, physiothérapeute en rééducation périnéale et pelvienne pratique la physiothérapie depuis plusieurs années. Dans cet épisode, on discute d’un sujet important: la rééducation du périnée et du plancher pelvien. Nous abordons également les sujets suivants: L'impact de la grossesse et l'accouchement sur les muscles du plancher pelvien Les principales dysfonctions de la grossesse et du post-partum qui peuvent être traitées en physiothérapie La diastase des grands droits de l'abdomen L'accès direct en physiothérapie périnéale et pelvienne Les particularités lors de la prise en charge en physiothérapie des mamans de jumeaux ou triplés Le déroulement d'une évaluation en physiothérapie périnéale et pelvienne Le retour aux activités sportives post-partum Tel que mentionné plus haut, les douleurs lors des rapports sexuels sont fréquentes en post partum, que ce soit après un accouchement vaginal ou par césarienne. Elles peuvent être un frein à la reprise des activités sexuelles. N'hésitez pas à consulter! La rééducation périnéale et pelvienne Play Video Facebook Twitter Pinterest Tumblr Copy Link Link Copied QU'EST-CE QUI EXPLIQUE MA BAISSE DE LIBIDO? Pour la personne qui a donné naissance, une partie de la baisse du désir sexuel après l’accouchement est liée aux changements hormonaux. En effet, les personnes qui vivent une grossesse multiple présentent généralement des niveaux d’hormones plus élevés pendant la grossesse. Les variations hormonales peuvent donc être ressenties plus intensément que lors d’une grossesse unique. La période post-partum peut également accentuer ces effets. Après la naissance des bébés et l’expulsion du placenta, on observe une chute importante des œstrogènes et de la progestérone. Cette baisse entraîne une augmentation de certaines hormones, notamment la prolactine et l’ocytocine, qui permettent de déclencher la lactation et le réflexe d’éjection du lait. Que vous choisissiez ou non d’allaiter vos bébés, le corps enclenche tout de même les mécanismes nécessaires à la montée de lait. Ce cocktail hormonal peut entraîner une diminution du désir sexuel ainsi qu’une sécheresse vaginale. Le corps concentre alors son énergie sur la récupération après l’accouchement et sur les besoins des bébés. Il est aussi possible que les premières semaines suivant la naissance influencent la libido de votre partenaire. Celui-ci ou celle-ci peut également ressentir de la fatigue et tenter de s’adapter à cette nouvelle réalité familiale. Dans certains cas, l’accouchement peut avoir été un événement marquant ou bouleversant, ce qui peut temporairement rendre plus difficile l’érotisation du corps de la partenaire. D’autres facteurs peuvent également influencer le désir sexuel dans un couple après la naissance des bébés, par exemple : la fatigue et le manque de sommeil le manque de temps pour soi ou pour le couple la dépression post-partum la crainte d’avoir mal lors des relations sexuelles la peur d’une nouvelle grossesse des émotions négatives ou des conflits non résolus dans le couple La pression, l’inconfort et l’inquiétude font souvent partie des plus grands ennemis du désir sexuel. Il peut donc être utile d’essayer d’identifier ce qui influence votre libido et de réfléchir à la façon de répondre à vos besoins, d’une manière qui vous convient. Enfin, peu importe ce que vous vivez, la communication demeure l’un des éléments essentiels pour préserver la connexion dans le couple. N’hésitez pas à exprimer vos inquiétudes, vos besoins et vos ressentis à votre partenaire. Cela permet de mieux comprendre ce que chacun traverse et d’ajuster les attentes de part et d’autre. LE RÔLE DU SEXOLOGUE DANS UN PROCESSUS DE RELATION D'AIDE Selon l’Ordre professionnel des sexologues du Québec (OPSQ), le ou la sexologue « intervient afin d’améliorer, de maintenir et de rétablir la santé sexuelle des personnes ». Les champs d’expertise de la sexologie touchent donc les comportements et le développement sexuels chez les adultes, les enfants, les couples et les familles. Le ou la sexologue adapte son approche à la personne ou au couple qui consulte. Dans une démarche de relation d’aide, le rôle du ou de la sexologue est d’offrir du soutien, de l’écoute et un accompagnement dans vos réflexions afin de vous aider à traverser un moment difficile ou un processus de changement, en proposant des moyens concrets. TÉMOIGNAGE ANONYME DE PARENTS DE JUMEAUX Jane et Alex se sont rencontrés il y a près de dix ans et sont les heureux parents d’un garçon de cinq ans. L’année dernière, à la suite d’une grossesse surprise, Jane a donné naissance à d’adorables jumeaux dichorioniques (didi). Cet événement, aussi heureux soit-il, a apporté son lot de changements dans leur couple. Jane et Alex ont décidé de consulter une sexologue lorsqu’ils ont réalisé qu’une certaine distance s’installait entre eux et que leur vie sexuelle, presque inexistante, devenait une source d’insatisfaction. Au fil des rencontres et des échanges, la sexologue comprend que Jane ressent beaucoup de culpabilité de ne plus avoir assez de temps pour ses enfants et trouve difficile de ne travailler qu’à temps partiel. Elle a l’impression d’être réduite à son rôle de mère et souhaiterait un partage plus équitable des tâches. Elle n’a presque plus de temps pour elle, et encore moins pour son couple. De son côté, Alex trouve difficile de ne pas passer davantage de temps avec sa famille. Il fait de plus en plus d’heures supplémentaires afin de maintenir leur rythme de vie et répondre aux besoins financiers du foyer. Il se sent également impuissant face au mal-être de sa conjointe. Enfin, elle lui manque et il aimerait retrouver certaines habitudes qu’ils avaient avant l’arrivée des enfants. Avec l’aide de la sexologue, Jane et Alex ont pu identifier des pistes de solution afin de retrouver un équilibre plus satisfaisant entre leur rôle de parents et leur relation de couple. Ils ont notamment travaillé leur communication afin de favoriser des échanges plus ouverts et constructifs. Ils ont également instauré certaines habitudes : se coucher plus tôt ensemble quelques soirs par semaine et s’offrir un souper au restaurant une fois par mois pendant que les enfants restent chez leurs grands-parents. Enfin, ils ont décidé de réduire certaines dépenses afin qu’Alex puisse diminuer ses heures de travail, participer davantage à la routine du soir et offrir un répit à Jane, qui a pu reprendre la natation. Ce n’est pas parce que vous vous reconnaissez dans une situation similaire que vous devez nécessairement consulter. Toutefois, si vous sentez que votre situation vous rend malheureux ou malheureuse, qu’elle provoque des conflits dans votre couple ou qu’elle vous préoccupe, ce sont peut-être des signes qu’une consultation pourrait être bénéfique. POURQUOI CONSULTER EN SEXOLOGIE ? Les raisons de consulter un ou une sexologue sont nombreuses. On peut généralement les regrouper en trois grandes catégories. 1. Raisons sexuelles Exemples : douleur lors de la pénétration baisse du désir sexuel diminution du plaisir sexuel 2. Raisons affectives Exemples : difficultés de communication dans le couple enjeux affectifs ou amoureux image corporelle négative séparation ou divorce 3. Raisons liées au vécu physique ou reproductif Exemples : difficultés de conception ou infertilité prise de décision à la suite d’une grossesse inattendue accouchement traumatique fausses couches interruption de grossesse réduction embryonnaire Les personnes qui consultent sont tout simplement des gens comme vous et moi qui souhaitent améliorer certains aspects de leur sexualité ou de leur relation avec leur entourage. Dans le contexte de la parentalité, la consultation peut aussi être liée aux changements vécus dans le couple après l’arrivée des enfants ou encore au rôle de parent dans l’éducation à la sexualité. Lors de votre première rencontre, il est important de vous sentir à l’aise avec la sexologue afin de pouvoir établir un lien de confiance. Aborder les sujets liés à la sexualité peut parfois susciter de la gêne ou de l’embarras. Soyez rassuré·e : les sexologues possèdent une formation solide qui leur permet d’aborder ces questions avec sensibilité, respect et bienveillance, tout en avançant à votre rythme. MÉDICAMENTS ET FONCTION SEXUELLE En raison de leurs effets thérapeutiques ou de leurs effets secondaires, plusieurs médicaments peuvent avoir un impact sur la fonction sexuelle ou sur la libido. En plus des changements physiques et hormonaux vécus pendant la grossesse ou en période post-partum, certains traitements prescrits peuvent également influencer la vie sexuelle. Les médicaments appartenant à la classe des ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) sont ceux qui provoquent le plus souvent ce type d’effets secondaires. Ils sont fréquemment prescrits pour traiter l’anxiété ou la dépression pendant la grossesse ou durant l’allaitement. Parmi les médicaments de cette catégorie, on retrouve notamment : la fluoxétine le citalopram l’escitalopram la sertraline la fluvoxamine la paroxétine Des effets secondaires d’ordre sexuel sont rapportés chez environ 50 % des patientes. Ceux-ci peuvent inclure une baisse de la libido et du désir sexuel, ainsi que des difficultés à atteindre l’orgasme. Les études indiquent que les femmes sont plus souvent touchées par ces effets secondaires, notamment parce qu’elles consultent plus fréquemment pour des troubles anxieux ou dépressifs et sont donc plus souvent traitées avec ce type de médicament. Pour les personnes qui vivent ces effets secondaires, différentes stratégies peuvent parfois être envisagées afin d’en atténuer l’impact. Par exemple : ajuster la dose du médicament changer de molécule pratiquer une activité physique avant une relation sexuelle, ce qui peut stimuler l’activité du système nerveux sympathique Toute modification du traitement doit toutefois être discutée avec le médecin traitant. Chez environ 10 % des patientes, ces effets secondaires peuvent diminuer spontanément malgré la poursuite du traitement. Il est également important de savoir que ces effets ne sont généralement pas permanents et qu’ils disparaissent habituellement à l’arrêt du médicament. D’autres médicaments peuvent également entraîner des effets secondaires d’ordre sexuel, mais ils sont plus rarement prescrits pendant la grossesse ou l’allaitement. En cas de doute concernant un effet secondaire lié à un médicament, votre pharmacien ou pharmacienne peut vous accompagner dans l’évaluation de la situation et, au besoin, collaborer avec votre médecin afin de trouver une option plus adaptée. LA LOTERIE DES JUMEAUX Vous en êtes à reprendre vos activités sexuelles et vous désirez d'autres enfants ? Si vous avez déjà gagné à la « loterie des parents de jumeaux », connaissez-vo us les probabilités d'y gagner une deuxième fois ? Si votre première paire est identique, alors vos chances d'avoir une autre paire de jumeaux identiques chutent à environ 1 sur 70 000. Si votre première paire est fraternelle, alors vos chances d'avoir une autre paire de jumeaux fraternels sont multipliées par quatre ! C'est 1 chance sur 12 ! Si vous avez recours aux traitements en fertilité, les chances sont les mêmes qu'avec vos premiers jumeaux. Sexualité et grossesse gémellaire: les réponses à vos questions avec notre collaboratrice Shanie Lapointe, sexologue. Visionner la capsule Êtes-vous encore indécis à savoir si votre famille est complète suite à l'arrivée de vos multiples? Écoutez notre entrevue sur le sujet! Visionner l'entrevue Sources : Agence France-Presse. (2024). Naissances record : des jumeaux comme jamais sur la planète. Radio‑Canada. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1776796/naissances-records-jumeaux-planete Institut national de santé publique du Québec. (2025). Malaise pendant la grossesse. INSPQ. https://www.inspq.qc.ca/mieux-vivre/grossesse/sante-pendant-grossesse/malaises-grossesse Institut de la statistique du Québec. (2025i). Naissances et fécondité : faits saillants tirés du Bilan démographique du Québec, édition 2025. Statistique Québec. https://statistique.quebec.ca/fr/produit/publication/naissances-fecondite-bilan-demographique Mieux vivre avec notre enfant (page consultée le 12 mai 2021). « Malaise de grossesse »

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