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- Santé mentale | Mamans Pieuvres
Prendre soin de sa santé mentale face aux défis des naissances multiples. Santèé mentale avec des jumeaux et triplés. Dépression post-partum jumeaux. Prendre soin de sa santé mentale face aux défis des naissances multiples. Devenir parent de jumeaux, de triplés ou plus, c’est vivre une expérience hors du commun. Dès les premières secondes, l’entourage vous regarde avec fascination. On vous dit que vous êtes « chanceux », que vous avez « gagné le gros lot ». Mais derrière les sourires et les commentaires émerveillés se cachent souvent des réalités plus complexes et parfois plus lourdes que l’on n’ose pas toujours nommer. La parentalité double ou triple nous entraîne dans un quotidien où seule une infime partie de la population peut vivre. B ien que la gémellité soit souvent perçue comme magique ou exceptionnelle, il est essentiel d’en reconnaître aussi les aspects plus sensibles, parfois tabous, surtout au cours des premières années. Le quotidien des parents de multiples est remplit de résilience et de créativité ! La majorité du temps, on y trouve notre rythme. Mais il arrive que certaines périodes soient plus exigeantes, plus fragiles aussi. Le but de cette page est de vous rappeler que ces épreuves font partie de votre parcours et qu’ils sont surmontables. Il est primordial d'énumérer ces défis non pas pour se décourager, mais plutôt pour mieux se préparer, normaliser nos émotions et mettre des mots sur nos épreuves. Voici quelques défis sociaux et émotionnels qui ont un impact direct sur votre santé mentale: La difficulté de créer des liens affectifs et d’attachement avec plusieurs bébés en même temps. L’isolement des parents pendant le congé parental en raison de la réalité organisationnelle. Le manque de sommeil intense et le stress relié à cette nouvelle réalité. La culpabilité ou la tristesse de devoir partager son temps et son énergie entre les enfants. Le risque plus élevé de souffrir d’anxiété ou d’une dépression post-partum. La parentalité en contexte de naissance multiple peut bouleverser aussi les partenaires et la dynamique familiale. Leurs besoins, souvent invisibles, méritent également d’être entendus et soutenus. Votre santé mentale et émotionnelle est aussi importante que votre santé physique. Il est important d'exposer et de nommer ces défis afin de valider ce que plusieurs parents vivent parfois en silence. LES DÉFIS INVISIBLES DU QUOTIDIEN AVEC DES MULTIPLES Les premiers mois à la maison peuvent être mentalement et physiquement exigeants. Ils peuvent également s’accompagner d’une fatigue immense, dû à la charge mentale constante. Si vous vous sentez dépassés, seuls, tristes, anxieux ou coupables… sachez ceci : vous n’êtes pas seuls. La majorité des parents de multiples ne s’attendent pas à un tel bouleversement. Beaucoup disent que la première année est la plus difficile. Il s’agit souvent d’une période de survie, durant laquelle les repères vacillent. Il est facile de se perdre dans son rôle, de douter de soi, de ne pas réussir à se donner autant pour chaque bébé comme on l’avait espéré. Les phrases banales, pourtant bien intentionnées comme « Profitez-en, ça passe vite! » ou « Moi aussi j’étais fatiguée avec mon bébé » peuvent créer un écart douloureux entre ce que vous vivez et ce que les autres perçoivent. UNE RÉALITÉ DOCUMENTÉE Les défis que rencontrent les mères de jumeaux, triplés ou plus ne relèvent pas seulement de l’intuition ou des témoignages. Ils sont également documentés par la recherche, notamment par une étude britannique menée auprès de centaines de mères de multiples. Selon une étude demandée par nos partenaires de l'organisation Twin Trust au Royaume-Uni, la première année de vie avec des jumeaux ou triplés est souvent perçue comme la plus exigeante sur les plans physique, émotionnel et organisationnel (Bryan, 2002). Cette réalité dépasse largement l’impression individuelle : elle est partagée par une majorité de parents de multiples. Ce que l’étude met en lumière : Un niveau d’épuisement généralisé, souvent plus grand que ce que les mères avaient anticipé. Un manque de spontanéité dans la routine familiale, les journées étant dictées par les besoins des bébés sans répit. Un soutien insuffisant, même de la part de l’entourage, qui ne saisit pas toujours l’ampleur de la tâche. Une impression que les soins de base prennent tout l’espace : nourrir, changer, calmer, recommencer… avec peu de place pour autre chose. À cela s’ajoutent d’autres préoccupations fréquentes : inquiétudes financières, séquelles possibles de la prématurité, impacts sur les autres enfants de la fratrie. L’étude conclut que les mamans de multiples ressentent souvent un sentiment d’incompétence, non pas parce qu’elles échouent, mais parce que les attentes internes sont irréalistes face à une réalité qui dépasse tout ce qu’elles avaient imaginé. Bien souvent, l’accent est sur mis sur le bien-être mental des mamans mais celui des papas est tout aussi important. Les frères et sœurs aînés de multiples subissent aussi un changement soudain dans la dynamique familiale, et il est possible qu’ils se sentent négligés lorsque l’attention des autres se porte sur la nouveauté de leurs frères et sœurs qui arrivent en double ou en triple. Une étude danoise de 2022 (Skovlund et al.) s’est penchée sur l’apparition de la dépression post-partum durant la période postnatale chez les parents de jumeaux, comparés aux parents de singletons. Les principales conclusions étaient les suivantes : Les mères de jumeaux ont un risque plus élevé de dépression post-partum, particulièrement au début de la période postnatale et persistant jusqu’à environ six mois après l’accouchement. Les pères de jumeaux ou plus montrent des signes d’un risque légèrement accru de dépression post-partum autour des six mois suivant la naissance. DES DÉFIS MULTIPLES Les défis en lien avec la préservation de notre santé mentale peuvent apparaître dès le tout début de l'annonce de la grossesse gémellaire, et persister pendant la petite enfance des multiples. 01 LA GRANDE ANNONCE : LE CHOC GÉMELLAIRE Cette grande nouvelle a un impact direct sur la santé mentale des parents, ces derniers ressentant des inquiétudes face aux risques associés à une grossesse multiple. La préparation mentale et émotionnelle à accueillir plusieurs bébés à la fois peut être une véritable montagne russe. Anticiper les soins, les nuits, les logistiques et les responsabilités décuplées engendre bien souvent du stress, de l’anxiété, voire de la culpabilité. C’est pourquoi il est essentiel de s’entourer tôt d’un système de soutien solide : professionnel, familial, communautaire. Pour plus de détails sur le choc gémellaire, consulter notre page sur la préparation 101 . 02 LA GROSSESSE À RISQUE Dès le diagnostic, une grossesse gémellaire ou triple est automatiquement considérée comme à haut risque. Cette réalité entraîne un suivi médical plus rapproché, des examens plus fréquents et des inquiétudes constantes concernant la santé maternelle et celle des bébés. Chaque rendez‑vous, chaque résultat d’échographie peut devenir une source d’angoisse, particulièrement dans le cas de grossesse monochorionique. À cette vigilance médicale s’ajoute une vigilance émotionnelle permanente : la peur de l’inconnu, l’impression de ne pas pouvoir contrôler la situation, et parfois la difficulté de se projeter sereinement dans l’avenir. Même lorsque la grossesse se déroule sans incident majeur, la charge mentale est amplifiée par l’anticipation de ce qui s’en vient : plusieurs bébés à accueillir, une logistique complexe à organiser, et la conscience que la suite sera exigeante. Pour plus de détails sur la grossesse à risque, consulter notre page sur le suivi obstétrical . 03 LA PRÉMATURITÉ Il va de soi que plus les bébés naissent tôt, plus leur séjour en néonatalogie sera long. La durée de cette hospitalisation dépend généralement de l'âge gestationnel à la naissance, du poids des bébés et de la présence ou non de complications médicales. Certaines de ces complications peuvent découler de conditions spécifiques liées aux grossesses multiples, telles que le syndrome transfuseur-transfusé (STT) ou d'autres déséquilibres placentaires. Lorsque les bébés doivent affronter des défis médicaux, c’est toute la famille qui se retrouve plongée dans une réalité exigeante, imprévisible et hautement émotionnelle. Pour les parents, cela signifie souvent devoir frapper à plusieurs portes, naviguer entre les systèmes de santé, d’éducation et de soutien communautaire, tout en jonglant avec la logistique du quotidien. Pour plus de détails sur les défis de la prématurité, consulter notre page sur la prématurité. 04 LA PÉRIODE POSTNATALE Après la naissance, les parents de multiples se retrouvent propulsés dans un rythme effréné. Les nuits entrecoupées, l’alimentation en simultané, les pleurs croisés et l’absence de pauses prolongent l’état d’alerte amorcé durant la grossesse. À cela s’ajoutent des préoccupations financières grandissantes et des ajustements professionnels parfois difficiles à concilier. Plusieurs études l’ont démontré : les parents de multiples présentent des taux significativement plus élevés de dépression postnatale, d’épuisement extrême, d’anxiété, et font face à un risque accru de tensions conjugales ou de séparation. Et pourtant, ces difficultés demeurent trop souvent invisibles. Dans ce contexte, l’importance d’un réseau de soutien qui comprend la réalité spécifique des familles multiples est essentielle. Pour plus de détails sur la période postnatale, consulter notre page sur le soutien postnatal. 05 LA PETITE ENFANCE Selon le rapport Multiples Unfiltered de l’Australian Multiple Birth Association ( 2024), les parents de multiples sont 9 fois plus fatigués que les autres parents, et seulement 20 % des mères de multiples retournent au travail avant la troisième année de leurs enfants, en partie à cause du coût et de la disponibilité limitée des services de garde d’enfants. La charge financière est considérable : les coûts pour des jumeaux étant jusqu'à 5 fois plus élevés que pour un enfant unique dans sa première année, et 13 fois plus élevés pour des naissances multiples (triplés et plus). Ce parcours peut être exténuant, tant sur le plan physique qu’émotionnel. La complexité des démarches, le sentiment d’injustice ou d’isolement, et la crainte de ne pas faire suffisamment peuvent peser lourdement sur la santé mentale parentale. Gérer les défis de la petite enfance avec deux ou trois enfants du même âge demande également un niveau de patience remarquable, sans oublier les microbes qui s'installent. Pour plus de détails sur la petite enfance, consulter notre section sur le même sujet. LORSQUE L'ACCOUCHEMENT LAISSE DES SÉQUELLES Eli a toujours rêvé de devenir mère. Active et amoureuse, elle s’imaginait une grossesse à son image… jusqu’à l’annonce d’une grossesse gémellaire. Sa réalité bascule alors : repos complet, quotidien transformé, et plusieurs petits deuils à traverser. L’accouchement, espéré en douceur, se déroule plutôt de façon abrupte et marquante, laissant des traces physiques et émotionnelles. Dans cet épisode, Eli se livre avec vulnérabilité, accompagnée d’Audrey-Anne, travailleuse sociale, qui apporte un regard professionnel et bienveillant. Aujourd’hui, maman et ses jumeaux vont bien. Ce témoignage est pour Eli une façon de guérir, de mettre des mots sur son vécu et sur ces petits deuils parfois présents dans une grossesse gémellaire. L'IMPACT INVISIBLE D'UNE ARRIVÉE PRÉMATURÉE Dans les naissances multiples, il arrive que la naissance des bébés se déroule bien loin du rêve imaginé. Un accouchement déclenché trop tôt, une césarienne d'urgence, des soins médicaux intensifs, des incubateurs, des moniteurs, des séparations rapides, une chambre vide en rentrant à la maison ne sont que quelques exemples. C es débuts difficiles font malheureusement partie du parcours de nombreuses familles de jumeaux, triplés ou plus. Et même si le corps guérit, l’esprit, lui, garde souvent des traces profondes. Les accouchements multiples sont plus souvent marqués par des complications : prééclampsie, retard de croissance, présentations atypiques, syndrome transfuseur-transfusé. Dans bien des cas, les parents vivent ces moments comme une perte de contrôle : certains racontent ne pas avoir compris ce qui se passait, ne pas avoir pu participer aux décisions, ou ne pas avoir eu le temps de rencontrer leurs bébés avant leur transfert en soins intensifs. Ce type d’accouchement peut engendrer ce qu’on appelle un stress post-traumatique périnatal, distinct de la dépression post-partum, mais tout aussi important à reconnaître. Des souvenirs qui reviennent la nuit, une anxiété diffuse, une tendance à éviter certains lieux, certaines conversations. Ce ne sont pas des caprices. Ce sont des cicatrices. Lorsque les bébés doivent être hospitalisés à l'unité des soins intensifs néonatale (USIN), les émotions se bousculent. Joie, peur, vide, soulagement, culpabilité. L'organisation Twin Trust au Royaume-Uni parle ici de « perte ambiguë » : les parents sont devenus parents, mais sans pouvoir vivre ce rôle pleinement. Pas de peau-à-peau. Pas de tétée de bienvenue. Juste des fils, des horaires de visite, et une inquiétude constante. Certains parents se sentent comme des visiteurs dans la vie de leurs propres enfants. Cette expérience peut devenir encore plus difficile si le parent est seul, ou s’il est témoin des progrès des autres bébés alors que les siens luttent pour survivre. L’impression d’être à la fois chanceux et profondément tristes est difficile à verbaliser… et encore plus à faire comprendre. UN ATTACHEMENT DIFFICILE Même une fois les bébés à la maison, le choc n’est pas toujours passé. Certains parents racontent revivre les alarmes du moniteur la nuit. D’autres évitent de retourner à l’hôpital pour les suivis, tant les souvenirs sont lourds. Plusieurs confient avoir eu du mal à créer un lien affectif avec leurs bébés après un tel début. « J’avais l’impression de m’occuper de bébés que je ne connaissais pas. Je les aimais, mais je ne ressentais pas encore ce lien. J’étais encore figée dans ce qu’on avait vécu. » Lorsque le contact peau à peau a été retardé, que les premiers jours ont été rythmés par des soins techniques, ou que les parents ont été séparés de leurs bébés, l’attachement peut se construire plus lentement. Cela ne veut pas dire qu’il ne se construira pas : mais il faut parfois plus de temps, plus de douceur, plus de soutien. Il est important de normaliser cette difficulté sans culpabilité. Ces expériences peuvent laisser des marques profondes. Elles méritent d’être nommées, reconnues, accompagnées. Il n’y a aucune honte à avoir vécu l’accouchement ou les premières semaines comme une épreuve. Parfois, un accompagnement psychologique, un groupe de soutien ou simplement une oreille bienveillante peuvent faire une réelle différence. L'organisme Twin Trust souligne que les parents ayant vécu un accouchement difficile ou un séjour prolongé à l'USIN présentent un risque plus élevé de dépression postnatale, surtout s’ils ne reçoivent pas d’accompagnement émotionnel ou psychologique pendant ou après cette période. Il est essentiel que votre histoire soit reconnue, nommée, et accueillie. Participer à un groupe de soutien, parler à un(e) professionnel(elle), ou simplement avoir quelqu’un de confiance qui comprend votre parcours peut être réparateur. Même si ces débuts n’étaient pas ceux que vous aviez imaginés, ils font aussi partie de votre histoire et celle de vos bébés. AVEC KARINE MIVILLE, PSYCHOLOGUE Psychologue depuis 2007, Karine détient une maîtrise en psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Elle a travaillé durant 14 ans au service de l’équipe de santé mentale adulte, 1ière ligne, dans le réseau de la santé. Elle a développé une approche chaleureuse, accueillante, compétente et proche des besoins de ses clients. Elle est maman de jumeaux. Mamans Pieuvres : Bonjour Karine! Merci beaucoup de nous accorder cette entrevue. Premièrement, nous aimerions savoir comment avez-vous vécu la période postnatale à l'arrivée de vos jumeaux? Les premiers mois ont été extrêmement difficiles pour moi. Mes garçons sont nés à 31 semaines et ont passé les deux premiers mois à l'hôpital où ils devaient prendre un médicament presqu’à tous leurs boires (7 boires sur 8 !). J'ai passé au travers en comptant les minutes avant que l'aide arrive. Plus ils vieillissaient, plus cela devenait facile. Mamans Pieuvres : C'est une période tellement difficile, d'où l'importance de demander de l'aide! Quel genre d'aide avez-vous reçu pendant les premiers mois? Oui vraiment! Pour débuter, j'ai reçu de l'aide d'un organisme qui s’appelle La maison de la famille et grâce à eux, j’avais une bénévole pour m’aider avec les enfants. J'ai eu droit à 3 visites par semaine lorsque mes jumeaux étaient âgés de 3 à 10 mois. Ensuite, j'ai eu une auxiliaire du CLSC qui passait l'aspirateur et faisait les repas. Cette personne m'aidait avec les enfants quand ils étaient réveillés. Il n’y avait pas de livre ni de site Internet! Je n’avais pas le temps de chercher pendant la première année! Mamans Pieuvres: Quel fut votre plus grand défi en tant que nouvelle maman de jumeaux? Définitivement le manque de sommeil. Mais courage! La fatigue est temporaire et le sommeil va revenir même si ce n’est pas instantané … parole d'une maman qui n'a pas dormi plus de 2h consécutives dans les premiers 3 1/2 ans, en plus d'aller travailler! Mamans Pieuvres: En tant que psychologue, y a-t-il des principes que vous avez appliqué dans votre propre démarche personnelle? Oui. Mon travail m'a surtout amené à saisir que chaque jour est différent et que demain sera peut-être plus facile. Cela m’a permis de profiter de tous les beaux petits moments tout en communiquant mes limites de façon claire avec mon entourage. Il y a aussi la normalisation de la détresse face à toutes les difficultés rencontrées. Mamans Pieuvres : En terminant, pourriez-vous nous donner vos meilleurs conseils pour la fameuse période postnatale? Certainement! 1-N ’hésitez pas à demander de l'aide! Dites précisément ce dont vous avez besoin. Cuisiner, faire manger les enfants, vider le lave-vaisselle, lavage ou simplement un moment pour vous retrouver seule. Car c’est aussi ça, respecter sa santé mentale : avoir le courage de demander de l’aide et faire ce qu'il faut pour la garder. 2-Ne vous comparez pas aux autres mères ou aux autres parents! Essayez de ne pas vous laissez affecter par le jugement des autres. Dites vous qu’ils ne peuvent pas comprendre car ils ne l'ont tout simplement pas vécu! Avoir deux ou trois bébés en même temps est une expérience hors du commun. Les gens ne comprendront jamais malgré notre bonne volonté à leur expliquer. De plus, n’oubliez pas que chaque enfant évolue à son propre rythme et que parfois ils ne le font pas nécessairement comme on le voudrait. 3- Faites-vous confiance ! Contrairement à Monsieur et Madame Tout-le-Monde qui se permettent de nous dire comment les élever ou encore de nous dire ce dont ils ont besoin, nous sommes celles qui passons le plus de temps avec eux donc OUI, nous connaissons nos bébés et savons ce qui est le mieux pour eux … Même si c'est grand-maman qui le dit! LA SANTÉ MENTALE PÉRINATALE AVEC DES MULTIPLES Créer des liens avec d'autres parents est essentiel pour préserver sa santé mentale, mais encore faut-il que ces liens soient nourrissants, pertinents, et ancrés dans une compréhension authentique du quotidien avec des multiples. C’est exactement ce que des espaces comme Mamans Pieuvres s’efforcent d’offrir. Quand rien ne va plus, il est important de se rappeler de ne jamais hésiter à aller chercher de l'aide. Nous vous invitons à écouter la capsule vidéo du Dre Nguyen concernant la santé mentale périnatale, qui s'adresse spécifiquement aux parents de multiples. LE RÔLE DES HORMONES Saviez-vous que les niveaux hormonaux peuvent être plus élevés chez les personnes enceintes de jumeaux ou de triplés ? Si les fluctuations hormonales ont souvent été pointées du doigt comme cause d’anxiété ou de dépression pendant la grossesse, elles ne sont pas les seules responsables. Aucune étude n’a démontré que l’hormone hCG à elle seule provoque des changements d’humeur. En fait, certains autres hormones pourraient même avoir un effet protecteur. Il est donc essentiel de ne pas tout attribuer aux hormones : l’anxiété et la dépression prénatales peuvent aussi découler de plusieurs autres facteurs : Le stress général accumulé Des expériences de vie passées ou traumatisantes Les défis physiques et mentaux d’une grossesse multiple Un historique personnel ou familial de troubles de santé mentale Il est normal de se sentir plus émotive, plus irritable ou plus vulnérable pendant la grossesse. Mais il est tout aussi important de rester attentive aux signes plus persistants ou inquiétants, afin de pouvoir demander de l’aide rapidement. SIGNES ET SYMPTÔMES DE LA DÉPRESSION POST-PARTUM Selon une revue d'études publiée dans le Journal of Paediatrics and Child Health, les mères de jumeaux présentent un risque jusqu’à trois fois plus élevé de vivre une dépression postnatale que les parents de singleton, particulièrement au début de la période postnatale et persistant jusqu’à environ six mois après l’accouchement. Pour ce qui est des pères de multiples, ces derniers montrent des signes d’un risque légèrement accru de dépression post-partum autour des six mois suivant la naissance. Parmi les facteurs aggravants : la prématurité, le manque de sommeil, l’isolement, et la charge mentale liée à la gestion de plusieurs nourrissons en même temps. Il est normal de se sentir dépassée, parfois même submergée, face à la maternité de multiples. Ce que vous vivez est immense, tant sur le plan physique qu’émotionnel. Mais parfois, cette surcharge peut évoluer vers un déséquilibre plus profond, qu’il est important de reconnaître et de nommer. Il faut être capable de reconnaître les signes de détresse psychologique. Ce ne sont pas des signes de faiblesse. Ce sont des signaux d’alarme. Et les repérer, c’est déjà un acte de soin envers soi-même. Voici quelques indicateurs à surveiller en lien avec la dépression post-partum: Une fatigue extrême, persistante, qui ne s’explique pas uniquement par le manque de sommeil Des pleurs fréquents, une irritabilité inhabituelle Une perte de plaisir, même dans des moments censés être heureux Le sentiment de ne pas être une « bonne mère » ou de ne pas y arriver Une anxiété constante ou des attaques de panique Des pensées intrusives ou inquiétantes De l’insomnie, même lorsque les bébés dorment Une difficulté à créer un lien affectif avec l’un ou plusieurs des bébés Ces symptômes ne doivent jamais être minimisés. Il est essentiel de consulter rapidement si l’un ou plusieurs de ces signes sont présents. Un professionnel pourra évaluer la situation et vous proposer des ressources adaptées à votre réalité. COMMENT PRENDRE SOIN DE SOI DANS LE CHAOS Prendre soin de soi lorsqu’on est parent de jumeaux, triplés ou plus peut sembler... impossible. Et c’est normal de ressentir que le temps, l’énergie ou même l’espace mental pour penser à soi sont inexistants. Pourtant, ce n’est pas un luxe, ni un caprice : c’est un besoin fondamental. C’est aussi un acte d’amour envers vos enfants : leurs parents ont de la valeur, autant qu’eux. Dans le chaos, il est primordial de se rappeler que nous ne sommes pas inadéquats dans nos rôles. Ce sont plutôt les conditions dans lesquelles nous exerçons notre parentalité qui sont extrêmes! C'est pour cette raison que chaque petit geste envers soi-même peut faire une différence immense. Il ne s’agit pas ici de trouver du temps pour un spa ou une retraite silencieuse (même si ce serait merveilleux), mais plutôt de se trouver des gestes simples au quotidien qui nous recentrent ! Voici quelques idées qui pourraient faire du bien à votre tête et à votre cœur: S'embarrer dans la salle de bain pour pleurer quelques instants (ça fait du bien!) Une douche récomfortante (même si c'est quelques minutes). Profiter d'un café chaud. Écouter une chanson qui nous fait du bien. Éteindre son téléphone ou autre écran. Se préparer notre collation préférée. Danser dans la cuisine. Pratiquer la respiration profonde. Faire des étirements. Accepter l’aide ... et apprendre à dire oui sans s’excuser. Un petite sieste, même courte. Lire des affirmations positives. Allumer une chandelle. Contacter un(e) ami(e) qui nous comprend. Changer de chandail ou enfiler un vêtement qui fait du bien. BRISER L'ISOLEMENT : FAIRE PARTIE D'UNE COMMUNAUTÉ Une des premières choses qui peut aider c'est d'accepter sa réalité atypique. Donnez-vous le droit de ne pas aller bien tous les jours. Ce que vous vivez n’a rien de banal, après tout, vous faites partie du 1,2 % des parents qui expérimentent l'aventure gémellaire. Vous êtes en train d’accomplir quelque chose de monumental. Vous répondez à des besoins constants, vous traversez des vagues d’émotions : d'un cœur débordant d'amour à du découragement profond. Non, vous n’avez pas à être parfait. Les groupes privés ou les activités spécifiquement dédiées aux parents de multiples sont bien plus que de simples forums de discussion : ce sont des lieux de reconnaissance, de légitimité et de réconfort. Ces communautés permettent de rompre l’isolement, de partager des stratégies concrètes, de rire de l’absurde, de pleurer sans honte, et de poser ses questions sans crainte d’être jugé. C’est aussi un espace où l’on peut rencontrer des familles un peu plus avancées dans le parcours, et en tirer inspiration, espoir et courage. S’entourer de personnes qui comprennent, sans avoir à tout expliquer, c’est un geste profondément réparateur. Cela protège notre équilibre émotionnel, et nous rappelle que nous ne sommes pas seuls. Nous vous encourageons à participer à un groupe de parents de multiples, en ligne ou en personne. On vous souhaite de belles rencontres, et peut-être même, des amitiés durables nées dans le tumulte et la beauté de la parentalité gémellaire. Consultez notre bottin juste ici pour des groupes et des ressources. Visionner notre entrevue en Jessika Brazeau de Ça va maman? , une ressource précieuse pour les mamans d'aujourd'hui! Écouter le vidéo Écouter les épisodes en lien avec la santé mentale et la dépression sur notre balado Entres Mamans Pieuvres. Écouter l'épisode PARENTALITÉ AVEC DES JUMEAUX OU DES TRIPLÉS Je veux m'y préparer ! LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Santé mentale et dépression post-partum Source: La société des obstétriciens et gynécologues du Canada Programme pour favoriser la santé mentale et le bien-être des nouveaux parents Source: Toi, Moi, Bébé Le balado Ça va maman ? Source: Ça va maman ? Sources : Australian Multiple Birth Association (AMBA), Multiples Unfiltered. Rapport Multiples Unfiltered, 20 mars 2024 Bryan, E. (2002). Parenting twins and higher multiples: What helps? A study carried out for Tamba (Twins and Multiple Births Association), UK. Fraser, E. (2010). Postnatal Depression: A Guide for Mothers of Multiples. Twins and Multiple Births Association (TAMBA), UK. Multiple Births Canada (2020). Postpartum Wellness and Postpartum Depression/Anxiety (PPD/A). IS# 507. multiplebirths.ca Risk and timing of postpartum depression in parents of twins compared to parents of singletons. https://doi.org/10.1111/acps.13766 Skovlund, C. W., Kessing, L. V., Munk-Olsen, T. (2022). Postpartum depression in parents of twins: A Danish population-based cohort study. Acta Psychiatrica Scandinavica, 145(1), 44–54. https://doi.org/10.1111/acps.13400 Twin Research Australia. (2011). Multiple Perspectives: A Discussion Paper on Multiple Births and Wellbeing in Australia. Consulté à l’adresse : https://icombo.org/wp-content/uploads/2010/12/PPMD-Study-for-website.pdf Twins and Multiple Births Association (TAMBA). Postpartum Depression and Anxiety (PPD/A): A guide for parents of twins, triplets and more. UK, 2020. Wenze, S. J., Battle, C. L., & Tezanos, K. M. (2015). Raising multiples: mental health of mothers and fathers in early parenthood. Archives of Women’s Mental Health, 18(2), 163–176. https://doi.org/10.1007/s00737-014-0484-x
- Vie familiale | Mamans Pieuvres
La vie de famille avec des jumeaux et triplés. Découvrez des conseils et des recommandations adaptés à votre quotidien à l'aide de professionnelles qui ont votre famille à coeur. Crédit: Kathleen Bird Photographie Organisation 101 Trucs et astuces pour l'organisation de la routine avec les jumeaux et triplés. Sexualité Fertilité et sexualité pendant et après la grossesse gémellaire. Vie de couple Prendre soin de son couple lorsqu'on devient une famille. Parentalité S'adapter à son nouveau rôle de parents ou de nouveau coparent. Finances Défis financiers et conseils pour économiser avec des multiples. Santé mentale Prendre soin de sa santé mentale face aux défis des naissances multiples.
- Soutien postnatal | Mamans Pieuvres
Soutien postnatal et support pour les parents de jumeaux et triplés. Récupération. Soins postnataux. Soins postpartum. Récupération et soins de la maman après la naissance des bébés. Félicitations ! Vos bébés sont enfin parmi vous! Revenir à la maison avec vos jumeaux, triplés ou plus est un moment à la fois extraordinaire et bouleversant pour tous les nouveaux parents. Il est tout à fait normal de ressentir un mélange d’excitation et d’inquiétude en quittant l’hôpital : c’est une grande étape, une transition vers votre nouvelle vie de famille. Il se peut que tous vos bébés ne rentrent pas à la maison en même temps, surtout s’ils ont passé du temps à l’unité des soins intensifs néonataux. Cela est fréquent dans les naissances multiples, en particulier lorsqu’elles surviennent prématurément. Si c’est votre situation, nous vous invitons à consulter notre page Prématurité pour des conseils adaptés. Peut-être auriez-vous souhaité qu’ils restent encore un peu au chaud, et c’est un sentiment parfaitement légitime. Souvenez-vous : vous n’aviez aucun contrôle sur leur date d’arrivée ni sur la façon dont la naissance s’est déroulée. Ne laissez pas la culpabilité s’installer : elle peut facilement ternir les premières semaines, déjà fragiles avec les bouleversements hormonaux et le manque de sommeil. Accordez-vous de la bienveillance : vous faites du mieux que vous pouvez, et c’est déjà énorme. S’adapter à la vie avec des jumeaux ou des multiples, avec le manque de sommeil et l’épuisement, a des effets significatifs sur le bien-être mental, augmentant les risques de dépression et d’anxiété, y compris la dépression post-partum. Cet enjeu est d'une importance cruciale puisqu'une récente enquête de Twins Trust a démontré que 84 % des familles furent confrontés à des défis d’ordre émotionnels ou psychologiques au cours de la première année de vie des bébés. Voici quelques défis logistiques que vous pourriez vivre pendant les premiers mois: La mobilité réduite de la maman à la suite de la césarienne ; L’organisation en cas d’hospitalisation à l’unité néonatale de soins intensifs ; Le manque de sommeil avec les boires plus nombreux et les cycles de sommeil irréguliers et différents pour chaque enfant ; Prendre soin des enfants à besoins particuliers (souvent présents lors de prématurité) ; Allaiter, nourrir et consoler plus d’un bébé à la fois ; Les sorties pour les multiples rendez-vous médicaux ou de suivis avec les professionnels. La période postnatale, souvent appelée le quatrième trimestre, est synonyme de changements intenses, d’adaptation et d’émotions fortes pour toute la famille : maman, papa, bébés, et fratrie comprise. Rappelez-vous : cette période est temporaire. Concentrez-vous sur l’essentiel : vous nourrir, nourrir vos bébés, vous reposer, et effectuer les petits soins de base. Tout le reste peut attendre ou être délégué. Il n’y a aucune honte à laisser tomber le superflu pour préserver votre équilibre. C’est une étape importante qui demande de la préparation, de la patience et surtout… de la confiance en vous. N’hésitez pas à poser toutes vos questions concernant : le sommeil, les boires, les médicaments ou les soins particuliers à vos bébés. Et rappelez-vous : personne ne connaît mieux vos enfants que vous. Toute l’équipe de Mamans Pieuvres vous souhaite un retour à la maison empreint de douceur, de fierté et de confiance. SOULAGEMENT DE LA DOULEUR La période post-partum débute avec la naissance de l’enfant et se terminerait de 8 à 12 semaines plus tard. Dans les heures/jours suivant l’accouchement (autant vaginal que via césarienne), jusqu’à 50% des femmes auront des douleurs qui nécessiteront l’usage d’un médicament. Acetaminophene (Tylenolᴿ) 500mg : 1 à 2 comprimés aux 4 à 6 heures si besoin (maximum de 8 comprimés/24h). Compatible avec l’allaitement. Ibuprofene (Advilᴿ/Motrinᴿ) 200mg : 1 à 2 comprimés aux 6 à 8 heures (en mangeant) si besoin. Compatible avec l’allaitement. Pour douleurs plus sévères dues à la césarienne : Narcotiques. Sur prescription. Cette catégorie de médicaments a le potentiel d’avoir un impact chez le nourrisson allaité (sédation), mais certains choix sont mieux documentés (morphine, hydromorphone). Peuvent causer de la constipation chez la mère, un laxatif est souvent nécessaire. Compresses froides appliquées sur la région périnéale pendant 10 à 20 minutes (glace concassée ou ice pack enveloppé dans serviette propre, serviette hygiénique non parfumée imbibée d’eau et placée au congélateur). Aucune étude supporte l’usage de compresses d’hamamélis mais puisqu’elles sont bien tolérées, elles pourraient être utilisées. Les multivitamines prénatales et/ou les suppléments de fer (anémie) devraient être poursuivis jusqu’à 8 semaines en post-partum (surtout chez la femme qui allaite). CONSEILS SPÉCIFIQUES SUITE À VOTRE CÉSARIENNE Une fois la plaie guérie (2 à 3 semaines), des massages de 5 à 10 minutes, 1 à 2 fois par jour peuvent être effectués pour assouplir la peau et diminuer les adhérences qui se seront formées. Des pansements en gel/silicone peuvent être appliqués sur la cicatrice pour en améliorer l’apparence. Il est déconseillé de soulever plus que le poids de vos bébés pendant un mois afin d'éviter des complications (ceci inclut de soulever les coquilles de vos bébés). Montez les marches le moins possible pour les premières semaines. Les saignements rosés peuvent durer jusqu'à deux mois après la césarienne. Reprenez vos activités tranquillement comme des marches à l’extérieur. Si vous êtes épuisée après un effort, cela signifie que vous en avez trop fait! Ralentissez la cadence ou la durée (incluant les activités de la vie quotidienne comme faire le ménage, le lavage, cuisiner, etc.) L’apparence de la cicatrice post césarienne dépend de plusieurs facteurs, dont certains sont non modifiables (génétique, âge, problèmes de santé préexistants). Vous n’aurez pas de suivi avec le chirurgien si tout se passe bien. Vous devez prendre un rendez-vous avec votre médecin 2 mois après la naissance de vos enfants. Ce rendez-vous est fait par prévention, quelques mois après la naissance. QU'EN EST-IL DE LA MASSOTHÉRAPIE POST-ACCOUCHEMENT? Pour profiter pleinement des bienfaits du massage post-accouchement, il est recommandé d’attendre entre 6 et 8 semaines après la naissance avant de prendre rendez-vous. Pour que ce moment soit réellement détente et recentrage, confiez vos bébés à une personne de confiance, ce temps pour vous est précieux. Sachez que plusieurs massothérapeutes se déplacent à domicile, ce qui peut grandement faciliter l’organisation avec des jumeaux ou triplés. Le massage postnatal est une belle façon de se réapproprier son corps après la grossesse. Il favorise la détente musculaire, la circulation, et aide aussi à reconnecter avec soi après une période de grands bouleversements physiques et émotionnels. Il ne faut pas se le cacher : le corps change après une grossesse gémellaire. La massothérapie peut devenir un moyen doux et bienveillant d’apprendre à accueillir ces transformations à travers le toucher et la présence à soi. L'ACUPUNCTURE POST-ACCOUCHEMENT L’acupuncture est un véritable coup de pouce pour le corps et le mental de la nouvelle maman de jumeaux, triplés ou plus. Après l’accouchement, elle peut aider à soulager les tranchées utérines, à réduire les œdèmes, à favoriser la récupération après une perte de sang importante, et à accélérer la cicatrisation suivant une césarienne ou une déchirure, tout en prévenant les adhérences. Le passage d’une grossesse multiple laisse parfois des traces plus marquées sur le corps. L’acupuncture devient alors un allié précieux en cas d’hémorroïdes, de prolapsus, ou d’incontinence urinaire, particulièrement lorsqu’elle est combinée à un suivi en physiothérapie périnéale. Elle soulage également les douleurs pelviennes, dorsales ou aux bras, souvent causées par le port fréquent de plusieurs bébés et le risque accru de tendinites. Les changements hormonaux du post-partum peuvent aussi être apaisés grâce à cette approche douce et naturelle, sans effet secondaire. L’acupuncture aide à : Réduire l’anxiété et l’agitation mentale; Diminuer les transpirations nocturnes et l’insomnie; Augmenter le niveau d’énergie et la vitalité; Soulager les symptômes du baby blues, de la dépression post-partum, ou de l’irritabilité si elle est amorcée précocement. Elle soutient aussi les mamans qui allaitent : Favorise la montée laiteuse, parfois retardée après un accouchement prématuré; Améliore la production de lait; Soulage les inconforts liés à la mastite ou à un abcès. Pour les mamans qui choisissent de ne pas allaiter, l’acupuncture aide au contraire à diminuer la production de lait et à prévenir les douleurs mammaires. Enfin, au-delà de ses bienfaits physiques, une séance d’acupuncture est avant tout un moment pour soi. Dans cette période où l’on donne tout à ses merveilleux bébés, s’offrir cet espace de calme et d’équilibre est une façon douce de reprendre contact avec son corps et de se recentrer. Q&R SUR LA PÉRIODE POSTNATALE AVEC UNE NUTRITIONNISTE 1-De quelle(s) façon(s) un(e) nutritionniste peut m'aider en période postnatale ? Le rôle d’un(e) nutritionniste dépasse largement la simple planification alimentaire. En période postnatale, son accompagnement vise d’abord à favoriser une image corporelle saine et à normaliser les changements physiques et émotionnels qui accompagnent la maternité. Avant même d’aborder les apports nutritionnels, le nutritionniste aide la nouvelle maman à rediriger son énergie vers ce qui a un réel impact : bien se nourrir, bouger par plaisir et se reposer quand c’est possible. Le poids et l’apparence physique ne sont pas des comportements : on ne peut pas les “corriger” directement. En revanche, on peut apprendre à écouter son corps, à répondre à ses besoins et à respecter ses envies, tout en accueillant ses émotions sans culpabilité. Les nutritionnistes offrent également un soutien spécifique à : L’allaitement et la production lactée; Le choix et la préparation des formules commerciales pour nourrissons. Pour plus de détails, consultez les pages ALLAITEMENT et BIBERONS . 2- Est-ce qu’il y a des aliments qui peuvent nous aider à mieux vivre les changements physiques et psychologiques que ressentent les nouvelles mamans? Oui… et non. Tous les aliments peuvent faire partie d’une alimentation variée et équilibrée, et les recommandations demeurent globalement similaires à celles de la grossesse. Lors d’une rencontre, la nutritionniste commence souvent par observer vos envies : ce que vous avez envie de manger en dit long sur vos besoins réels. Ensuite, elle vous aide à bonifier ces choix afin que le plaisir, la satiété et la satisfaction soient au cœur de votre alimentation. On cherche un équilibre entre : Le corps (signaux de faim et de rassasiement); La tête (notions d’équilibre, combinaisons alimentaires, collations équilibrées); L’intuition (envies du moment, émotions). C’est ce qu’on appelle le facteur satisfaction, essentiel à une relation saine avec la nourriture. 3- Quels sont les meilleurs conseils pour aider une nouvelle maman à avoir plus d’énergie au quotidien? Écoutez votre corps. Dans le meilleur des cas, essayez de dormir 7 à 9 heures/jour, pas besoin d’être consécutif. Faire des siestes est tout aussi efficace pour récupérer une partie de notre sommeil manquant. Je compare souvent le sommeil à notre chargeur de cellulaire, c’est essentiel si vous ne souhaitez pas que votre batterie tombe à plat. Si vous ne dormez pas suffisamment, vous ne serez pas en mesure de prendre soin de vous et vous n'aurez pas l’énergie nécessaire pour vous occuper de vos bébés et de vous-même. C’est l’aspect de votre vie qui est à la base de tout le reste quand on est une nouvelle maman. Je sais que ce n’est pas toujours facile à mettre en pratique mais vous devez remettre ce besoin vital au centre de vos habitudes. Se reposer et ne rien faire, ça aussi c’est prendre soin de soi en écoutant son corps. Il y aura de bons et des moins bons jours puis, ça aussi, c’est NORMAL. 4- Est-ce qu’il y a des aliments qui peuvent nous aider à mieux vivre les changements physiques et psychologiques que ressentent les nouvelles mamans? Voici quelques repères simples pour soutenir votre énergie: Mangez plus souvent, même en plus petites quantités; Hydratez-vous tout au long de la journée; Vous pouvez consommer de la caféine, mais limitez-vous à 2 tasses par jour (café, thé, chocolat chaud, cola), car une petite partie passe dans le lait maternel; Les tisanes sans caféine sont d’excellentes alternatives, privilégiez le tilleul, la menthe, le framboisier ou les tisanes de fruits. Crédit photo: Wix 5- Est-ce normal d'avoir de la difficulté à bien me sentir dans mon nouveau corps? Absolument. La période postnatale est un moment de grande vulnérabilité sur le plan de l’image corporelle. Les changements physiques, hormonaux et émotionnels peuvent bouleverser la perception que l’on a de soi. Les recherches le confirment : une image corporelle fragilisée peut mener à une préoccupation excessive envers le poids, ce qui risque ensuite d’influencer notre relation avec la nourriture… et avec notre propre corps. Il est important de normaliser ces ressentis. La majorité des nouvelles mamans ne se reconnaissent pas dans ce qu’elles voient sur les réseaux sociaux : des femmes coiffées, souriantes, affichant une apparente sérénité et des repas parfaits. On se demande parfois : « Comment a-t-elle déjà retrouvé sa taille d’avant ? ». Mais rappelons-le : ce que l’on voit dans les médias représente à peine 5 % de la diversité corporelle réelle. La plupart des corps postnataux — avec leurs cicatrices, leurs rondeurs, leurs traces de vécu sont simplement absents des écrans. Ne vous imposez pas cette pression. Votre valeur ne se mesure pas à votre apparence, ni à ce que vous mangez. Vos bébés ont besoin d’une maman présente, bienveillante envers elle-même et en paix avec son rythme. Protéger votre santé mentale est le plus beau cadeau que vous puissiez leur offrir, c’est ainsi que vous serez en mesure de répondre à leurs besoins avec douceur et stabilité. AVEC CYNTHIA GIRARD, PSYCHOÉDUCATRICE, MÉDIATRICE FAMILIALE ET PSYCHOTHÉRAPEUTE COPARENTAL Cynthia est une professionnelle dévouée et impliquée pour les familles. Elle a travaillé plus de 10 ans en protection de l’enfance et elle est maintenant en pratique privée. Elle se spécialise aussi auprès des familles séparées afin de régler leur séparation conjugale et assurer une coparentalité saine et fonctionnelle. Elle est elle-même maman de trois jeunes enfants, dont des jumelles identiques et elle peut donc bien comprendre le déséquilibre qu’apporte parfois la vie de famille. Mamans Pieuvres : Bonjour Cynthia ! Merci beaucoup de nous accorder cette entrevue. Premièrement, nous aimerions savoir comment as-tu vécu ton expérience en tant que maman à l’arrivée de tes bébés? Je me suis préparée à aller à la guerre quand j’ai appris que j’avais des jumelles. Nous avons organisé notre vie en fonction de leur venue au monde. Notre vie a tourné autour d’elles durant les premiers six mois. L’expérience a été fabuleuse. J’ai allaité les poulettes durant 7 mois et mon conjoint et moi avons mis notre vie de couple sur pause le temps d’apprendre à nous découvrir dans le rôle de la parentalité. Nous avons été chercher l’aide et le support nécessaire pour que la vie de famille soit agréable. Mamans Pieuvres : Parlant d’aide, peux-tu nous expliquer les ressources auxquelles tu as eu recours? Bien sur, la plus grande a été notre réseau de soutien personnel. Ma belle-mère a été avec nous durant les premières semaines. Ma mère a fait des petits plats pour nos repas. Nous avons aussi pris aux mots les gens qui venaient à la maison et qui nous disaient « dis-le-moi si tu je peux faire quelque chose ». Je répondais, par exemple « bien, justement, pourrais-tu faire un lavage avant de partir ». Nous avons aussi écouté nos limites et si tu savais combien de fois j’ai dit à des gens venus en visites « merci d’être venus, mais maintenant je vais me reposer donc je vais vous inviter à quitter ». Avec toute mon amour, les gens comprenaient. Ensuite, j’ai eu une marraine d’allaitement que je pouvais appeler n’importe quand…je me souviens d’ailleurs d’un soir durant le temps des fêtes où je pleurais à chaude larmes car j’avais l’impression d’être une vache à lait…je n’en pouvais plus tellement j’étais fatiguée et elle m’a dit « tu sais que tu peux prendre une pause de ton allaitement pour quelques heures si tu le souhaites ». C’est comme si elle m’avait donné le droit. Ensuite, nous avons eu une nounou à la maison qui venait aider quand les jumelles étaient un peu plus vieilles. Elle m’aidait avec le ménage et les filles, à ce moment j’avais ma troisième avec moi. Mamans Pieuvres: Qu’as-tu trouvé le plus difficile en tant que nouvelle maman de jumelles? Que papa retourne au travail. Je me sentais tellement bien dans notre bulle familiale, j’avais peur quand il quittait, surtout le soir. Je me souviens que le gouvernement à cette époque ne donnait rien de plus pour les parents de jumeaux. Nous avons appris dans ces moments et j’ai accueilli mes larmes tellement de fois. La confiance s’est installée de fois en fois. Mamans Pieuvres: En tant que psychoéducatrice, y-a-t-il des principes que tu as appliqués dans ta propre démarche personnelle? Absolument, la résolution de problème : voir le problème pour ce qu’il est sans attaquer l’autre comme étant le responsable. On trouve des solutions pas un coupable. Ensuite, l’accueil des émotions : pour nous comme parent, mais aussi pour mes bébés. Quand elles pleuraient, je n’avais pas peur de leurs pleurs et je ne m’inquiétais pas. Je savais qu’elles avaient besoin de moi, tout simplement. Enfin, l’affirmation de soi : mettre nos limites avec les autres, dire non, demander de l’aide avant d’être au bout du rouleau. Mamans Pieuvres : Pour terminer, aimerais-tu nous partager des conseils afin de prendre soin de notre santé mentale ? Oui bien sûr! Voici trois conseils pour vous, chers parents! 1-Travailler en équipe avec l’autre parent : Vous avez fait les enfants ensemble, alors on en prend soin ensemble. Si les bébés ne sont pas encore arrivés, prenez le temps d’explorer comment vous souhaitez départager les tâches. Quand les bébés sont là et ce à tous les âges, faites des bilans régulièrement pour évaluer où vous en êtes. Nommez ce qui fonctionne bien et ce qui doit être amélioré avec respect : « j’aurais besoin de…, car je me sens …dans cette situation ». 2-Vaut mieux prévenir que guérir, dit l’adage. Elle est tellement vraie cette citation. Soyez en mode prévention. N’attendez pas d’être trop fatigué, trop triste, trop fâché pour parler et communiquer avec l’autre parent. Plus vous allez accumuler de frustrations, plus tous les problèmes vont s’enchevêtrés et occasionner des conflits entre vous. Demandez de l’aide aux gens en qui vous avez confiance et osez demander! Cela ne fait pas de vous un parent moins compétent. Au contraire, la capacité à utiliser son réseau est démontrer comme un facteur de protection à l’épanouissement des compétences parentales. Alors, GO ! demandons de l’aide ! 3- Soyez bienveillant envers vous comme pour vos enfants Dès que vous vous surprenez à vous dire des choses négatives - TIME OUT – cessez de faire cela, car votre cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est vrai et faux, il le croit si c’est dit. Alors, vous pouvez vous dire « ok, je me trouve pas super aujourd’hui ». Ensuite, identifiez l’émotion qui est présent en vous ex : « je me sens en perte de contrôle, je doute de moi, je suis triste ». Par la suite, une fois que j’ai accueilli cette émotion, je vais me sentir mieux car vous ne l’avez pas ruminé en répétant sans cesse les mêmes phrases qui briment votre confiance. Vous ne la refoulez pas non plus, ce qui permet à l'émotion d’être exprimée. La dernière étape consiste à regarder ce que je peux faire pour régler mon problème, exemple : « bon, je crois que je suis fatigué pour gérer la maison en ce moment alors je vais me reposer durant la soirée et je vais reprendre demain avec une meilleure attitude ». BOUGER APRÈS L'ARRIVÉE DES BÉBÉS Suis-je prête à reprendre l'entraînement après mon accouchement ? C’est une question que beaucoup de mamans me posent… et la réponse n’est jamais la même pour toutes. Le moment idéal pour reprendre l’entraînement après un accouchement varie énormément d’une femme à l’autre. Il dépend de plusieurs facteurs qui influencent ta guérison et ta réadaptation : -T on âge -Ton niveau d’activité physique pendant la grossesse (alitée ? as-tu pu poursuivre l’entraînement ?) -Ton accouchement (type, durée, instrumentation, poussée, déchirures, etc.) -Ta situation postnatale (as-tu pu te reposer ? as-tu dû rester à l’hôpital avec les bébés ?) COMMENCE PAR BOUGER DOUCEMENT Avant même de parler d’entraînement, l’objectif est simplement de reprendre le mouvement de façon progressive. Chaque jour, essaie d’augmenter un peu : la durée de ta marche extérieure, le temps passé debout, et la durée pendant laquelle tu portes un ou deux bébés. Lorsque tu arrives à bouger sans douleur ni inconfort majeur, tu peux graduellement intégrer des exercices de renforcement au sol, puis, des mouvements debout avec le poids de ton corps. Et enfin, au fil des semaines, augmenter la fréquence, la durée et l’intensité de tes séances. QUELQUES IDÉES SIMPLES POUR BOUGER AVEC LES BÉBÉS Marche inclinée : choisis une rue en pente et monte-la quelques fois, ton cardio va te remercier ! Banc d’exercice : pendant ta marche, fais une pause pour quelques squats, montées, ou push-ups inclinés. Journée grise ? Installe-toi au sol avec les bébés et fais deux ou trois séries d’exercices musculaires simples. PETITS RAPPELS IMPORTANTS: 1. Même si tu manques de temps, prends soin de ton plancher pelvien ! (Tu peux lire notre chronique complète sur le sujet juste ici. 2. Plusieurs courtes séances de 5 à 10 minutes peuvent s’additionner pour un entraînement efficace, sans tout faire d’un coup. 3. Et surtout… bouger, c’est aussi bon pour la tête que pour le corps. Ce moment pour toi te permettra d’avoir plus d’énergie et de mieux profiter de tes petits au quotidien. Bon retour à l’entraînement, à ton rythme et selon ton corps ! GARE AUX INFECTIONS! Les premières semaines à la maison avec des bébés prématurés demandent énormément d’énergie et de précautions. Pour vous aider à traverser cette période en toute sécurité, voici quelques conseils simples mais essentiels. Limitez les visites et soyez intransigeants sur l’hygiène Demandez à toute personne qui entre dans votre environnement de se laver soigneusement les mains dès son arrivée. Avant chaque visite ou aide extérieure, assurez-vous que ces personnes ne présentent aucun symptôme de maladie, même léger. La charge de travail avec des nouveau-nés prématurés est déjà immense : réduisez au maximum les contacts pour minimiser les risques d’infections pendant les premiers mois. Évitez les lieux achalandés Les festivals, centres commerciaux et fêtes de famille peuvent sembler tentants, surtout lorsque vos proches veulent rencontrer vos bébés. Mais il est préférable d’attendre que leur système immunitaire soit plus fort avant de les exposer à de grands rassemblements. Pensez à la prévention Un nouveau vaccin à dose unique est maintenant disponible gratuitement pour les bébés nés à 37 semaines et moins. Ce vaccin protège contre les infections causées par le virus respiratoire syncytial (VRS), une cause fréquente d’hospitalisation chez les nourrissons. Il est offert directement à l’unité néonatale durant la saison du VRS, et sur rendez-vous le reste de l’année. Pour les résidants du Québec: cliquez ici pour plus d'informations. L'IMPORTANCE DU SOUTIEN POSTNATAL Il se peut qu’au tout début, vous ressentiez une certaine adrénaline ou un surplus d’énergie. Par contre, cette énergie fera rapidement place à la fatigue mentale et physique qui s’installera sournoisement pour de multiples raisons. Les premiers mois peuvent être très éprouvants. Le fait de demander de l’aide (ou d’en accepter) n’est pas un signe de faiblesse, mais bien de sagesse. Cela ne signifie pas que vous êtes incapables de prendre soin de vos petits, bien au contraire. La fameuse synchronisation vous laissera aussi des minutes précieuses pour subvenir à vos propres besoins : manger, vous reposer ou simplement prendre une douche. Voici quelques conseils de l’équipe pendant cette période particulière : Faites le ménage dans vos réseaux sociaux. Coupez tout ce qui vous fait sentir coupable ou stressé. Écoutez des balados qui vous font du bien, qui vous font rire et qui vous déculpabilisent. Regardez des séries pendant qu’un dort dans vos bras et que l’autre se berce dans son transat. Oui, on a les mains pleines, mais on peut joindre l’utile à l’agréable. Rappelez-vous que les premiers mois, vous répétez les mêmes gestes : nourrir, changer, laver, apaiser. Profitez-en pour faire le strict minimum, d’où l’importance de bien préparer votre plan postnatal. Essayez d’inclure une petite sortie extérieure chaque jour, ne serait-ce que cinq minutes pour respirer un peu. Même sortir sur le balcon avec les bébés peut faire toute la différence. N’hésitez pas à accepter de l’aide. Même si tante Monique vous tape un peu sur les nerfs, elle peut peut-être donner un coup de main avec la vaisselle qui s’accumule. N’attendez pas d’être au bout du rouleau. Plusieurs organismes offrent des services de relevailles et de l’aide gratuite ou payante aux parents de multiples. Inscrivez-vous le plus tôt possible. Si votre budget le permet, combinez les deux. Misez sur les organismes communautaires, souvent plus disponibles que les CLSC. Soyez conscients des statistiques plus élevées de dépression post-partum chez les parents de multiples. Plusieurs facteurs peuvent accélérer la détresse et l’anxiété menant à la dépression ou à l’épuisement. N’ayez pas honte et demandez de l’aide. Échangez avec d’autres parents de jumeaux ou de triplés. Ils comprendront vos émotions intenses autant que vos petites victoires. Ne négligez pas vos rendez-vous postnataux, tout aussi importants que ceux de vos bébés. La santé physique et mentale de maman et papa est primordiale. Vous pouvez vous faire accompagner ou faire garder les bébés pour ces rendez-vous. Misez sur les soins de base plutôt que sur les projets ou activités que vous aimeriez faire. Si vous avez sauté votre promenade du jour ou n’avez pas rangé la pile de vêtements, ce n’est pas grave. Vous avez nourri, changé et cajolé vos bébés ? C’est déjà beaucoup. Le reste, c’est du bonus. Ne comparez pas votre quotidien à celui des familles ayant un seul bébé. Certaines stratégies ou conseils ne s’appliquent pas quand on a plus d’un enfant à la fois. Reconnaissez-le, acceptez-le et rappelez-vous que votre réalité est simplement différente ... et tout aussi valable. En apprendre davantage sur la reprise des activités sexuelles, les moyens contraceptifs et la libido. Voir la page L'équipe de Mamans Pieuvres est heureuse de vous offrir une séance de yoga postnatal gratuite adaptée. Visionner la séance LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Les clés d'un post-partum réussi avec Stéphanie Bourbonnais (Hors série - Épisode 3) Source: Balado les ÉphéMères Récupération après la naissance et soins postpartum Source: About Kids Health Plan de sommeil pour maman (Ebook gratuit) Source: Ça va maman? Sources : Berens, P. (2024). Overview of the postpartum period: Disorders and complications. UpToDate. https://www.uptodate.cn/contents/overview-of-the-postpartum-period-disorders-and-complications scribd.com+2uptodate.com+2 Centre Hospitalier Universitaire de Montréal. (2015). Prendre soin de mes cicatrices par le massage. Centre de littératie en santé du CHUM. https://www.chumontreal.qc.ca/sites/default/files/2021-09/137-3-prendre-soin-de-mes-cicatrices-par-le-massage.pdf Centre Hospitalier Universitaire Sainte Justine. (). Traitement aux feuilles de silicone pour les cicatrices hypertrophiques et chéloïdes. CHU Sainte-Justine. https://www.chusj.org/getmedia/3b43b1ea-e248-4584-8199-adf869a52676/F-1301_Traitement-aux-feuilles-de-silicone_web.pdf.aspx?ext=.pdf Ferreira, E., Martin, B., & Morin, C. (2013). Grossesse et allaitement : Guide thérapeutique (2ᵉ éd.). Éditions du CHU Sainte-Justine. ISBN 978-2-89619-606-7. Griffith, J.S. (2014). ICOMBO’SPost-Partum Mood Disorder (Depression) study. ICOMBO. https://icombo.org/wp-content/uploads/2010/12/PPMD-Study-for-website.pdf icombo.org conseil postnatal FAVORISER LE SOMMEIL DE MES BÉBÉS Je veux m'y préparer !
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- Génétique ou environnement ? Ce que les études de jumeaux nous révèlent
Crédit photos: Wix Grâce à nos partenaires de recherche chez ICOMBO, nous avons accès aux toutes dernières découvertes concernant les grossesses gémellaires ainsi que sur la santé des familles ayant des enfants issus d'une naissance multiple. Ces études permettent non seulement d'en apprendre davantage sur le phénomène de la gémellité, mais aussi de mieux soutenir les parents dans leur quotidien. Pour plus d'informations, visitez le site web de ICOMBO. Les jumeaux nés petits restent-ils petits ? Une étude apporte des réponses rassurantes De nombreux parents de jumeaux s'inquiètent de voir leurs bébés naître plus petits que la moyenne et se demandent si cet écart persistera tout au long de leur enfance. Une récente étude menée à São Paulo a suivi la croissance de jumeaux de la naissance jusqu'à l'âge scolaire afin de mieux comprendre l'évolution de leur poids et de leur taille au fil du temps. Les chercheurs ont constaté que, à la naissance, la grande majorité des jumeaux présentaient un poids et une taille inférieurs à ceux des enfants uniques. Toutefois, la plupart ont connu une importante phase de croissance de rattrapage (« catch-up growth ») au cours des premières années de vie. L'étude a également révélé que l'influence de la chorionicité (partage ou non du placenta) est surtout importante pendant la grossesse et la période néonatale. Les jumeaux monochoriaux, qui partagent un même placenta, avaient généralement un poids de naissance plus faible que les jumeaux dichoriaux. Cependant, à mesure que les enfants grandissent, c'est davantage la zygosité (le fait d'être jumeaux identiques ou fraternels) qui influence leur croissance. Les chercheurs ont observé que les jumeaux identiques deviennent progressivement plus semblables l'un à l'autre en termes de taille et de poids que les jumeaux fraternels. La bonne nouvelle est qu'à l'âge scolaire, la taille moyenne des jumeaux se situait dans les normes attendues pour les enfants uniques du même âge. Ces résultats sont rassurants pour les familles : même si les jumeaux commencent souvent leur vie avec un poids plus faible, la majorité rattrapent une grande partie de cet écart au cours de l'enfance. Pour consulter l'étude en entier: Monochorionic-twin-on-a-chip for investigating fetal organ growth and metabolism | Microsystems & Nanoengineering Les loisirs pourraient-ils protéger contre les symptômes dépressifs ? Une vaste étude regroupant plus de 31 000 jumeaux adultes provenant de plusieurs pays s'est intéressée au lien entre les activités de loisirs et les symptômes dépressifs. Les chercheurs ont examiné la participation à différents types d'activités : les activités sociales (rencontres, activités communautaires, sorties) ; les activités physiques (sport, marche, exercice) ; les activités intellectuelles (lecture, apprentissage, jeux de réflexion, etc.). Les résultats montrent que la génétique exerce une influence modérée sur notre tendance à participer à ces activités. En revanche, l'environnement familial partagé semble jouer un rôle relativement faible. La majorité des différences observées entre les participants étaient associées à leurs expériences de vie individuelles. Fait particulièrement intéressant, lorsque les chercheurs comparaient deux jumeaux d'une même paire, ils constataient que celui qui participait davantage à des activités de loisirs rapportait généralement moins de symptômes dépressifs que son frère ou sa sœur. Bien que cette étude ne puisse pas démontrer un lien de cause à effet, elle suggère que le maintien d'activités sociales, physiques et intellectuelles pourrait contribuer à protéger la santé mentale au fil du temps. Ces résultats rappellent également l'importance de préserver des espaces pour soi, même dans les périodes particulièrement exigeantes de la vie, comme celles vécues par de nombreux parents de multiples. Pour consulter l'étude en entier: Leisure activity engagement and depressive symptoms: meta-analysis of 11 studies of middle-aged and older twins aged 32-99 - PubMed Nos goûts musicaux influencent-ils réellement notre bien-être ? La musique occupe une place importante dans la vie de nombreuses personnes. Mais certaines préférences musicales sont-elles associées à un meilleur bien-être psychologique ? Pour répondre à cette question, des chercheurs suédois ont étudié plus de 8 800 jumeaux adultes et analysé leurs préférences pour 19 styles musicaux différents, ainsi que leur niveau de bien-être émotionnel. À première vue, les résultats semblaient montrer que certaines préférences musicales étaient associées à un niveau de bien-être plus élevé ou plus faible. Cependant, lorsque les chercheurs ont comparé des jumeaux identiques ayant des goûts musicaux différents, ces associations ont disparu. Cette approche est particulièrement intéressante puisque les jumeaux identiques partagent pratiquement le même patrimoine génétique. Les résultats suggèrent donc que les liens observés entre certains styles musicaux et le bien-être seraient davantage expliqués par des facteurs génétiques ou environnementaux communs que par la musique elle-même. En d'autres mots, aimer le jazz, le rock, la musique classique ou la musique populaire ne semble pas, à lui seul, améliorer ou détériorer le bien-être psychologique. Cette étude rappelle l'importance de distinguer une simple association statistique d'un véritable lien de cause à effet, un aspect que les recherches auprès des jumeaux permettent d'explorer de façon particulièrement rigoureuse. Pour consulter l'étude en entier: Music style preferences and well-being: A genetic perspective - ScienceDirect Une étude chez les jumeaux révèle une composante génétique de l’entérocolite nécrosante L’entérocolite nécrosante (ECN) est une maladie intestinale grave qui touche principalement les bébés très prématurés. Bien que plusieurs facteurs environnementaux aient été associés à cette maladie, notamment l’alimentation, le microbiote intestinal et les processus inflammatoires, ses causes exactes demeurent encore mal comprises. Une récente étude menée auprès de jumeaux apporte toutefois de nouvelles pistes de réflexion en démontrant que la génétique pourrait jouer un rôle important dans le risque de développer cette maladie. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont comparé les taux d’entérocolite nécrosante chez des jumeaux identiques et fraternels nés très prématurément. Comme les jumeaux identiques partagent la totalité de leur patrimoine génétique, alors que les jumeaux fraternels n’en partagent qu’environ la moitié, cette approche permet d’estimer l'influence respective des facteurs génétiques et environnementaux. Les résultats ont montré que les jumeaux identiques étaient plus susceptibles de présenter un risque similaire d’ECN que les jumeaux fraternels. Cette observation suggère qu'une partie importante de la vulnérabilité à la maladie serait héréditaire. Selon les chercheurs, cette susceptibilité génétique pourrait être liée à plusieurs gènes impliqués dans : la réponse immunitaire ; les mécanismes inflammatoires ; l’intégrité de la barrière intestinale. Ces facteurs pourraient rendre certains nourrissons plus sensibles aux stress environnementaux auxquels ils sont exposés après la naissance. Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles approches en néonatalogie, notamment : le développement d'outils de dépistage génétique ; l'identification précoce des bébés les plus à risque ; des stratégies de prévention personnalisées ; des protocoles d'alimentation adaptés ; une surveillance clinique ciblée chez les nourrissons vulnérables. Les auteurs soulignent également l'importance de poursuivre les recherches afin d'identifier des biomarqueurs fiables qui permettraient de mieux prédire le risque de maladie et de développer de nouveaux traitements préventifs. Pour consulter l'étude en entier: Genetic susceptibility to necrotizing enterocolitis in very preterm infants: evidence from twin data | Pediatric Research À retenir: La plupart des jumeaux naissent plus petits que les enfants uniques, mais connaissent généralement une importante croissance de rattrapage au cours de l’enfance et atteignent des tailles comparables à celles de leurs pairs à l’âge scolaire. Participer régulièrement à des activités sociales, physiques ou intellectuelles est associé à moins de symptômes dépressifs, même si les chercheurs ne peuvent pas conclure à un lien de cause à effet direct. Contrairement à certaines croyances populaires, les préférences pour un style musical particulier ne semblent pas influencer directement le bien-être psychologique. Les liens observés seraient davantage liés à des facteurs génétiques et environnementaux communs. Une étude chez les jumeaux très prématurés suggère qu’une partie du risque d’entérocolite nécrosante (ECN) est d’origine génétique, ouvrant la voie à des approches de prévention et de surveillance plus personnalisées. Sources et études consultées: Research article: Monochorionic-twin-on-a-chip for investigating fetal organ growth and metabolism | Microsystems & Nanoengineering Research article: Leisure activity engagement and depressive symptoms: meta-analysis of 11 studies of middle-aged and older twins aged 32-99 - PubMed Lay article: Do your musical tastes affect your well-being? Scientists now have an answer Research article: Music style preferences and well-being: A genetic perspective - ScienceDirect Lay article: Twin Study Reveals Genetic Risk for Preterm NEC Research article: Genetic susceptibility to necrotizing enterocolitis in very preterm infants: evidence from twin data | Pediatric Research
- Le Brouhaha des fêtes
Crédit photos: Wix Un texte de Audrey-Anne Grou, travailleuse sociale et médiatrice familiale chez la clinique Chêne & Roseau. Je débute ce texte en levant mon café presque chaud à vous, chères mères de multiples! Vous êtes passées au travers du brouhaha des fêtes en un seul morceau (ou presque!). Soyons honnêtes, mais quel joyeux calvaire que représente la période de Noël. Entre le chandail rouge avec des sapins verts et des guirlandes dorées exigé par la garderie pour hier, les bisous de matante chose qui trouve que vos petits sont trop mignons et les réunions de famille où chacun vous fait cadeau de son conseil non sollicité sur la façon dont vous devriez élever vos enfants, il est parfois difficile de trouver son souffle et de se connecter avec la magie de Noël. Ah, j’oublie aussi les joyeux virus qui se pointent souvent sans invitation et qui collent aussi longtemps que les lutins coquins. D’ailleurs, qui s’est dit que la période de Noël manquait de charge mentale et que ce serait une bonne idée d’ajouter un intrus qui chaque nuit fait le bordel et ne ramasse pas ses dégâts? Clairement pas un parent de multiples... En ce début d’année, je vous invite non pas à prendre huit nouvelles résolutions mais bien à détendre votre système nerveux qui a été largement surchargé dans les dernières semaines. Votre corps est parfait et vous faites du sport chaque jour en courant autour de la voiture pour attacher vos multiples dans leurs bancs d’auto. Je vous invite à reconnecter avec des petits plaisirs simples qui sont faciles à intégrer dans votre quotidien et qui vont vous permettre de décharger tout le stress accumulé pendant ces semaines ultra chargées. Cela peut se faire en prenant l’air quelques minutes, en buvant un café chaud, en ayant une discussion avec un autre adulte sans interruption constante, en lisant ou en écoutant une série chouchou. Votre thermomètre d’énergie est possiblement près du point de congélation, après autant de semaines avec la charge mentale en ébullition. Prenez un temps pour reconnaître tout ce que vous avez accompli et laissez votre esprit se déposer tranquillement dans un retour à la routine. Vous pouvez être à la fois déçues que les vacances des fêtes soient terminées et heureuses de récupérer votre corps, votre esprit et votre temps. Ces sentiments contradictoires peuvent coexister et il est important de se donner le droit en 2026 de les ressentir mais également de les verbaliser et de les valider. Il se peut également que, pour toutes sortes de raisons propres à chacune, vous ressentiez un sentiment de tristesse, de culpabilité ou de colère qui ne s’apaise pas en buvant un chocolat chaud dans un bain moussant. Si c’est le cas, n’hésitez pas à demander de l’aide à des professionnelles qui sont là pour vous aider et vous accompagner dans cette parentalité hors norme qui est trop souvent banalisée. Ce que vous faites est extraordinaire et vous l’êtes tout autant. Mettre un genou par terre et demander de l'assistance pour se relever n’est pas un signe de faiblesse, mais au contraire une représentation de force et de puissance. Vous avez passé les dernières semaines à penser à tout le monde et je considère qu’il est maintenant temps que vous pensiez un peu à vous. Contactez-nous au info@mamanspieuvres.com si vous désirez publier un blogue ou un article chez Mamans Pieuvres !
- Découvertes récentes en neurosciences, démographie et développement
Crédit photos: Wix Grâce à nos partenaires de recherche chez ICOMBO, nous avons accès aux toutes dernières découvertes concernant les grossesses gémellaires ainsi que sur la santé des familles ayant des enfants issus d'une naissance multiple. Ces études permettent non seulement d'en apprendre davantage sur le phénomène de la gémellité, mais aussi de mieux soutenir les parents dans leur quotidien. Pour plus d'informations, visitez le site web de ICOMBO. Les jumeaux grandissent plus lentement que prévu et ce, dès le premier trimestre. On savait déjà que les jumeaux ont une taille et un poids de naissance inférieurs à ceux des enfants uniques. Cependant, de nouvelles données provenant d’échographies 3D montrent qu’ils sont plus petits beaucoup plus tôt qu’on ne le pensait. Points clés de l’étude : dès 15 semaines de grossesse, les jumeaux (dans des grossesses dichorioniques sans complications) ont moins de tissu adipeux et moins de masse musculaire que les singletons; cela contraste avec les études antérieures utilisant l’échographie 2D, qui montraient un ralentissement surtout au troisième trimestre; les scientifiques ne croient pas que ce ralentissement précoce soit dû à un manque de nutriments, car le placenta est normalement suffisant à ce stade. Ces données soutiennent l’hypothèse d’un mécanisme adaptatif : les jumeaux pourraient se développer plus lentement tôt dans la grossesse pour mieux gérer la demande accrue en ressources dans les derniers mois. Si les résultats sont confirmés, ils pourraient orienter de nouveaux protocoles de surveillance prénatale chez les jumeaux. Pour consulter l'étude en entier: Twins grow more slowly in early pregnancy than previously thought | National Institutes of Health (NIH) L'impact de l'affection maternelle sur la personnalité à long terme. Des chercheurs ont suivi 2 232 jumeaux identiques britanniques de la naissance à l’âge de 18 ans dans le cadre de l’Environmental Risk Longitudinal Twins Study. Leur analyse montre que : l’affection maternelle pendant l’enfance est associée au développement de traits positifs tels que l’ouverture, la conscience professionnelle et l’amabilité; ces traits sont eux-mêmes liés à de meilleurs résultats en termes d’éducation, de santé et de réussite socioéconomique; il est souvent plus difficile pour les mères de jumeaux ou de multiples de consacrer ce temps individuel, ce qui renforce l’importance des politiques de soutien aux familles. Les auteurs insistent sur le rôle essentiel des programmes de soutien parental, des politiques financières familiales, et de l’accès à des soins de santé mentale pour les parents en difficulté. Ces résultats ouvrent la voie à des modèles d’intervention parentale visant à réduire les inégalités en matière de développement socio-émotionnel. Pour consulter l'étude en entier: Nurturing now, thriving later: Twin study demonstrates the lasting power of affectionate mothering Vieillissement cérébral et marqueurs biologiques Alors que la population mondiale vieillit, les maladies liées à l’âge deviennent de plus en plus fréquentes. Les études chez les jumeaux permettent aux chercheurs d’estimer l’impact relatif de la génétique et de l’environnement dans le vieillissement du cerveau. Une équipe de la Vrije Universiteit Amsterdam a analysé 254 jumeaux et membres de fratries provenant du Netherlands Twin Register. Les résultats montrent que : les processus de vieillissement du cerveau sont étroitement liés au vieillissement biologique observé dans le sang; les facteurs environnementaux jouent un rôle majeur dans ce lien; des influences telles que l’alimentation, l’activité physique ou des facteurs présents dès la naissance pourraient être déterminantes. Les auteurs concluent que les biomarqueurs de vieillissement pourraient permettre de prédire l’état de santé futur et d’orienter des interventions ciblées visant à ralentir le vieillissement cérébral. Pour consulter l'étude en entier: Twin study reveals new insights into brain aging - Vrije Universiteit Amsterdam Taux de gémellité en Afrique subsaharienne : tendances et variations Une étude doctorale menée par Adama Ouedraogo a examiné l’évolution des taux de jumeaux dans 42 pays d’Afrique subsaharienne entre 1986 et 2016. Principaux résultats : le taux global est de 17,4 jumeaux pour 1000 naissances, il a très peu changé au fil du temps, contrairement à l’augmentation observée dans les pays développés depuis les années 1970, il pourrait légèrement augmenter d’ici 2050 (prévision : 18,4/1000). Les chercheurs soulignent que plusieurs groupes ethniques ayant des taux élevés de jumeaux appartiennent à la grande famille Bantu.L’étude met en lumière les importants défis de santé publique liés aux grossesses multiples en Afrique : prématurité, faible poids de naissance et risques obstétricaux accrus.Elle souligne aussi l’urgence de mettre en place des stratégies de suivi spécialisé pour les grossesses multiples à haut risque. Pour consulter l'étude en entier: Twin Births in 42 Sub-Saharan African Countries from 1986 to 2016: Frequency, Trends and Factors of Variation | Twin Research and Human Genetics | Cambridge Core À retenir: Les jumeaux montrent un ralentissement de croissance dès le premier trimestre, ce qui pourrait représenter une adaptation prénatale plutôt qu’un signe de carence, un élément important pour améliorer la surveillance et la prise en charge prénatale. L’affection maternelle au début de la vie est associée au développement de traits de personnalité bénéfiques à long terme, mais les parents de multiples ont souvent besoin de soutien supplémentaire pour offrir cette présence individualisée. Les études chez les jumeaux permettent de mieux comprendre le rôle respectif de la génétique et de l’environnement dans le vieillissement, le développement et la santé. Le vieillissement du cerveau est étroitement lié aux marqueurs biologiques du sang, et les facteurs environnementaux, alimentation, activité physique, conditions de vie, jouent un rôle majeur dans cette dynamique. En Afrique subsaharienne, le taux de jumeaux est le plus élevé au monde, avec des variations importantes selon les régions et les groupes ethniques, ce qui soulève des besoins en politiques de santé adaptées aux grossesses multiples. Sources et études consultées: Lay article : Twin study reveals new insights into brain aging – Vrije Universiteit Amsterdam Research article : Epigenetic age acceleration in peripheral blood correlates with brain-MRI age acceleration — Brain (Oxford Academic) Research article : Twin Births in 42 Sub-Saharan African Countries from 1986 to 2016: Frequency, Trends and Factors of Variation — Twin Research and Human Genetics Lay article : Nurturing now, thriving later: Twin study demonstrates the lasting power of affectionate mothering Research article : Parenting in childhood predicts personality in early adulthood: A longitudinal twin-differences study Lay article : Twins grow more slowly in early pregnancy than previously thought — NIH Research article : Fetal Body Composition in Twins and Singletons
Events (8)
- 25 février 2025 | 00 h 00
- 29 novembre 2024 | 01 h 00
- Webinaire sur l'allaitement de jumeauxTickets: 60,00 $4 avril 2024 | 23 h 00











