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Le dé​veloppement cognitif chez les jumeaux pendant la petite enfance. 

Les jumeaux et les triplés fascinent depuis toujours, et ce partout dans le monde. On les retrouve dans les mythologies anciennes, les œuvres d’art, les romans, les documentaires, les films et même dans les dessins animés. Leur simple présence attire l’attention, y compris la leur. Cette curiosité naturelle de la société peut toutefois influencer leur développement et leur comportement individuels.

En tant que parents, notre rôle est d’accompagner chaque enfant dans son propre développement, tout en reconnaissant la relation unique qui unit les co-jumeaux. L’enjeu est d’atteindre un équilibre : respecter leur lien spécial sans le laisser limiter leur évolution personnelle. En favorisant l’individualité de chacun, vous leur offrez les meilleures bases pour devenir des adultes indépendants, confiants et capables de faire leurs propres choix.

Investir dans le développement individuel de vos multiples apporte de nombreux bénéfices. Selon Twin Trust (2019), voici quelques impacts positifs observés lorsque chaque enfant est soutenu dans son cheminement personnel :
 

  • Leurs compétences sociales avec les autres s’améliorent.

  • Ils présentent moins de comportements liés à la rivalité ou la compétition.

  • Leur développement linguistique progresse de manière plus stable.

  • La séparation d’avec leur co-jumeau est plus facile à vivre.

  • Leur cheminement scolaire est généralement plus harmonieux, qu’ils soient dans la même classe ou non.

  • Leur confiance en eux pendant la puberté favorise une transition plus saine vers l’âge adulte.

  • Ils sont plus aptes à développer des relations solides et autonomes à l’âge adulte.

 

Enfin, soutenir l’individualité de chacun apporte également un immense bénéfice aux parents : une parentalité plus satisfaisante, où chaque enfant peut être reconnu, célébré et accompagné pour qui il est réellement. L’équipe de Mamans Pieuvres remercie toutes ses collaboratrices pour leur participation à cette section, notamment Lucie Boulanger et Andréa Dépelteau pour leur révision

LE LIEN GÉMELLAIRE

Ensemble depuis leur conception, les multiples ont été conçus avec ce lien profond et unique qu’on appelle le lien gémellaire. Source permanente de force et d’affection mutuelle, car « sur le plan émotionnel, les jumeaux développent un lien d’attachement particulier envers leur(s) co-jumeau(x) et ce depuis in utero. Qu’il soit fusionnel ou plus conflictuel, ce lien se développe et se complexifie au cours des années » (Boulanger, 2021).

C'est ce lien qui rend les multiples uniques et qui constitue une partie importante de leur identité propre. La gémellité et le statut qu’on lui accorde sont cependant très significatifs dans la vie des enfants issus d’une naissance multiple, particulièrement auprès des parents.

La chercheuse italienne Alessandra Piontelli, qui a étudié trente paires de jumeaux depuis la grossesse jusqu'à la petite enfance, explique comment l’attachement entre les jumeaux s’est formé avec une intensité inhabituelle et à un âge précoce, particulièrement chez les monozygotes.

Elle précise : « La présence la plus constante et la plus stable dans la vie de tout jumeau est son co-jumeau. Dans bien des cas, tôt ou tard, chacun est nécessairement devenu la figure majeure d’attachement de l’autre. Les jumeaux ont commencé à compter les uns sur les autres pour leur confort, leur compagnie et leur soutien » (Piontelli, 2002).

L’étude montre que le lien entre jumeaux et triplés peut être qualifié d’attachement primaire, un terme qui fait référence à la personne avec laquelle un enfant développe son lien affectif le plus fort, généralement sa mère. Il est donc fascinant et rassurant de comprendre que les multiples développent un lien d’attachement entre eux, et ce, dès les premiers instants de vie.

Cet aspect est essentiel et vient contredire le mythe selon lequel la séparation favoriserait l’indépendance des multiples. Cette croyance, encore bien présente, peut malheureusement causer davantage de tort que de bien, surtout lorsque les jumeaux sont séparés trop précocement. Le sujet revient d’ailleurs souvent dans les discussions concernant l’entrée scolaire. Pour plus d’informations, visitez la page SCOLARITÉ.

LES STADES DE DÉVELOPPEMENT 

Saviez-vous que les jumeaux ont un développement cognitif distinct? Le fait d’être issus d’une naissance multiple amène des défis supplémentaires dans leur recherche identitaire (Fédération Jumeaux et Plus, 2019). Il est donc essentiel d’accorder une attention particulière aux étapes de développement spécifiques des jumeaux, afin que chacun puisse construire sa personnalité propre.

À travers ses nombreuses années de pratique auprès des familles de multiples, le psychologue et gémellologue Fabrice Bak a développé un modèle du développement gémellaire. Son travail définit quatre grandes étapes par lesquelles les multiples évoluent.

La fusion gémellaire

De la naissance jusqu'à environ 2 ans (bébés)

La phase de complémentarité

Vers 2 ans jusqu'à 5-6 ans

 (petite enfance)

La première phase d'autonomie

Vers 6 ans jusqu'à 11-12 ans

(enfance)

La deuxième phase d'autonomie

De l'adolescence jusqu'à l'âge adulte (début de la puberté)

Le comité scientifique de la Fédération Jumeaux et Plus en France précise que certains enfants traverseront ces étapes un peu en avance ou un peu en retard, et que les âges proposés sont indicatifs.

 

LA GÉMELLITÉ PENDANT LA PETITE ENFANCE 
 

De la naissance jusqu’à l’entrée à l’école, les multiples traversent les deux premiers stades du développement gémellaire : la fusion gémellaire et la phase de complémentarité.

Le premier stade, qui dure jusqu’à environ 2 ans, est marqué par une forte fusion entre les enfants. Il est souvent difficile pour les parents d’entretenir une relation individuelle avec chacun, puisque les besoins des bébés du même âge surviennent en parallèle : boires, changements de couches, sommeil, réconfort. Cette simultanéité renforce naturellement la construction d’une identité gémellaire plutôt que d’une identité personnelle.

Cette unification est un phénomène normal et attendu. En effet, il est complexe d’offrir exactement les mêmes réponses parentales à deux bébés en même temps, tout en les différenciant dans les interactions. Les réponses simultanées des adultes peuvent entraîner un léger retard de développement sur certains plans, mais celui-ci se résorbe généralement de lui-même au fil des mois.

Vers deux ans, les jumeaux et triplés entrent habituellement dans la phase de complémentarité. Ils commencent à se percevoir comme deux individus distincts. Les apprentissages se poursuivront côte à côte, mais chacun suivra son propre rythme : marche, langage, propreté, autonomie. C’est également à ce moment que les personnalités se précisent.

 

L’environnement familial et les attitudes parentales jouent un rôle clé dans la réussite de cette étape.

L’enfant qui présente un retard dans un domaine tend à recevoir davantage d’attention pour rattraper son co-jumeau. Parallèlement, les parents peuvent, sans s’en rendre compte, attribuer à chacun des caractéristiques distinctes pour faciliter la différenciation et soutenir l’individualité.

Il est intéressant de noter que cette phase de complémentarité coïncide avec la période de la petite enfance où l’intensité émotionnelle est déjà élevée. Les multiples vivent donc à la fois un développement identitaire complexe et un développement affectif exigeant.

Comprendre ces étapes propres aux jumeaux et triplés aide à mieux saisir la profondeur de leur relation. Un accompagnement conscient et réfléchi permet à chaque enfant de développer sa personnalité, sa voix et son sentiment d’unicité, tout en respectant le lien gémellaire.

LES DIFFÉRENTS MODÈLES DE RELATIONS GÉMELLAIRES

En parallèle des stades de développement, le chercheur français René Zazzo, figure majeure dans l’étude de la gémellité, a identifié plusieurs modèles relationnels observables chez les jumeaux. Ces modèles peuvent varier selon le type de grossesse, le sexe des enfants et leurs tempéraments.

  • Le modèle « fusionnelle »

Il est davantage observé chez les jumeaux monozygotes, souvent liés par un effet miroir. C’est ce modèle qui a nourri de nombreux mythes associés à la gémellité, comme la télépathie. Vous pourrez reconnaître ce modèle si :
 

-les enfants se chicanent rarement ou très peu ;

-ils recherchent constamment la présence l’un de l’autre ;

-la séparation est difficile et leur détente survient au moment des retrouvailles.

  • Le modèle de « dominé-dominant »

Plus courant chez les dizygotes, ce modèle peut émerger en raison de différences physiques, de tempéraments ou de développement. L’un peut naturellement prendre plus de place, puis le rôle peut s’inverser selon les situations. Vous pourrez reconnaître ce modèle si :

 

-les enfants se confrontent régulièrement ;

-l’un semble souvent prendre le dessus sur l’autre ;

-l’un adopte une posture de “parent” ou répond fréquemment à la place de son co-jumeau.

  • Le modèle « relation de couple »

Il ne fait pas référence au sexe des enfants, mais au fonctionnement de leur dynamique relationnelle. Vous pourrez reconnaître ce modèle si :

-ils semblent se compléter naturellement ;

-chacun occupe un rôle défini (par exemple, l’un gère l’extérieur, l’autre l’intérieur) ;

-la séparation est difficile pour l’un, car il se sent “incomplet” sans l’autre.

Il est essentiel de comprendre que ces modèles ne sont ni figés ni déterminants. Les relations gémellaires évoluent au fil du développement, des contextes de vie, des forces propres à chacun et des expériences personnelles. Les rôles se modifient, se renversent et s’équilibrent au fil du temps.

SÉCURITÉ D'ATTACHEMENT CHEZ LES JUMEAUX, COMMENT ÇA SE PASSE?

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On parle de plus en plus de l’importance de l’attachement lorsqu’il est question du développement des enfants. Brièvement, dès les premiers moments de vie, votre enfant se réfère à vous pour avoir une représentation du monde qui l’entoure. Lorsque vous êtes sensibles aux besoins de votre enfant, c’est-à-dire que vous y répondez de façon adéquate et plaisante, mais aussi dans un délai raisonnable, votre enfant comprend qu’il peut vous faire confiance.

C’est à travers votre disponibilité et votre prévisibilité que votre enfant apprend qu’il peut vous utiliser comme base de sécurité. Il sait que vous êtes là pour le protéger lorsqu’il vit de la détresse. Ainsi, au fil du temps, votre enfant deviendra sa propre base de sécurité et utilisera ses ressources personnelles pour s’accomplir et affronter les défis de la vie. Le hic est que l’on aborde souvent ce thème sous la loupe des parents de singletons.

Devoir répondre aux besoins de deux ou trois bébés n’est pas une mince tâche, même que cela peut être impossible par moment. Le temps du parent qui est accordé à chaque enfant individuellement est inévitablement réduit, mais rassurez-vous, les jumeaux et les triplés peuvent tout autant développer un attachement sécurisant envers leurs parents.

 

Au-delà de l’attention accordée à chaque enfant, c’est la sensibilité parentale qui joue un rôle important. Concrètement, si un de vos bébés pleure, il vous signale un besoin. Si l’autre est calme, il n’en signale pas. Bien sûr que le plus calme mérite aussi votre attention, mais, dans cet instant précis, nul besoin d’aller au-devant de ses besoins. Faites-lui confiance qu’il saura vous aviser en temps et lieu. La mobilisation du réseau de soutien prend également tout son sens ici pour les moments où vos enfants expriment des besoins simultanément.

 

Pour finir, sachez que vos enfants développeront aussi un lien d’attachement entre eux. Beau plus non?

LES RELATIONS FRATERNELLES ET LEUR IMPACT SUR LE DÉVELOPPEMENT 

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Étant moi-même jumelle, je me suis souvent questionnée sur la nature du lien qui unit les jumeaux et sur les raisons pour lesquelles il est si difficile à expliquer pour ceux qui le vivent, mais aussi si complexe à comprendre pour ceux qui l’observent de l’extérieur.

Qu’est-ce qui distingue les liens entre jumeaux de ceux qui unissent les autres membres de la fratrie? En quoi le développement des multiples diffère-t-il de celui des singletons?


Mes rencontres auprès d’une soixantaine de jumeaux, mes lectures et la collaboration précieuse du psychologue cognitiviste et gémellologue Fabrice Bak m’ont confirmé une chose essentielle : être jumeau ou jumelle, ce n’est pas vivre une enfance comme les autres.

Bien qu’on idéalise souvent la relation gémellaire, celle-ci évolue, se transforme et fluctue selon les étapes de vie, les expériences et la manière dont la société perçoit les jumeaux. Cette perception extérieure peut d’ailleurs influencer nos comportements : il arrive que des multiples adoptent inconsciemment une attitude « fusionnelle », répondant aux attentes culturelles, même lorsque cette dynamique ne reflète pas leur vécu réel.

LA FRATRIE 

Le premier lien que nous construisons est celui avec notre mère, pendant la grossesse. Dès la naissance, s’ajoute celui avec nos deux parents, puis, lorsque nous avons des frères et sœurs, la relation fraternelle. Ce lien débute dès l’arrivée de chaque enfant dans la famille et se transforme graduellement en lien d’amitié selon les personnalités, les affinités et les expériences partagées.

Les relations fraternelles constituent la base de nos interactions futures. Elles nous enseignent comment prendre notre place, comment partager, comment s’affirmer et comment cohabiter au sein d’un groupe. Le rang dans la fratrie influence aussi le développement : l’aîné sert de modèle et de repère, le cadet bénéficie de sa protection et de ses apprentissages.

Dans les premières années de vie, les filles développent en moyenne plus rapidement leurs capacités verbales, tandis que les garçons progressent plus souvent en motricité. Puis, entre 2 et 6 ans, l’enfant s’ouvre aux autres : amis, garderie, école. Cette période marque le début de l’autonomie et des premières relations sociales significatives.

LES PARTICULARITÉS DU LIEN GÉMELLAIRE 

Chez les jumeaux, le lien se tisse avant même la naissance. Ils partagent le même utérus, interagissent dans l’espace intra-utérin et ressentent déjà la présence de l’autre. Cette proximité physique et psychologique crée un terrain propice à une intimité unique.

Chez les jumeaux identiques, cette intensité est parfois accentuée par le partage du même bagage génétique, parfois du même sac amniotique ou même du même placenta.


Mais qu’ils soient monozygotes, dizygotes ou trizygotes, le lien se développe dès la conception, ce qui renforce naturellement leur relation.

Cette proximité peut être facilitante (adaptation à la garderie, transitions, activités), mais aussi déstabilisante puisqu’ils partagent le même âge et la même position familiale. Chaque enfant doit alors trouver sa place à la fois au sein de la famille… et auprès de son co-jumeau.

Concernant le développement moteur et verbal, les jumeaux identiques et ceux de même sexe tendent à évoluer en fonction du rythme de l’autre, tandis que les jumeaux non identiques de sexes différents suivent davantage la trajectoire développementale propre à leur sexe.

AFFIRMATION DE SOI ET CONSTRUCTION IDENTITAIRE 

Chez les jumeaux identiques, l’inné (génétique) et l’acquis (expériences, environnement) façonnent deux personnalités distinctes. Leur ressemblance physique renforce autant leur complicité que leur rivalité. Elle les rapproche, mais peut aussi rendre la différenciation plus complexe.

Comme dans toute fratrie, une hiérarchie existe aussi chez les jumeaux et influence leur construction identitaire. Celui qui naît en premier peut, dans certains contextes, être perçu comme un modèle. Le cadet s’y ajuste en fonction de sa propre personnalité, parfois en développant plus de dépendance ou au contraire un désir accru de se distinguer.

Dans certaines familles, le plus vieux est privilégié dans certaines sphères, volontairement ou non. Cela peut générer :

– chez l’aîné : un sentiment de responsabilité ou même de culpabilité ;
– chez le cadet : une impression d’être en retrait ou de devoir « compenser » ;
– chez les deux : une dynamique dominant-dominé qui n’est pas toujours représentative de leur véritable relation.

Dans les trios (triplés), l’enfant du milieu doit souvent s’affirmer davantage. Il peut jouer le rôle de médiateur entre l’aîné et le cadet, alors que des duos temporaires peuvent se former et se défaire selon les intérêts, les affinités ou les étapes du développement.

L’objectif essentiel pour les parents est de soutenir la différenciation : permettre à chaque enfant de développer sa personnalité, ses intérêts et son identité propre, sans nier la relation gémellaire particulière qui les unit.

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DÉVELOPPER LA CONFIANCE PERSONNELLE DE NOS ENFANTS

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Il est indéniable que la confiance qu'un enfant développe en bas âge a des répercussions sur sa confiance en lui à l'âge adulte. Cette réalité peut entraîner une pression chez de nombreux parents, surtout lorsqu'il s'agit de créer les conditions nécessaires au développement de cette confiance non pas seulement chez un, mais chez deux ou trois enfants du même âge et au même stade de développement.

 

Ainsi, l'objectif n'est pas d'ajouter au stress parental, mais bien au contraire de transmettre quelques stratégies qui pourront aider à agir au mieux, car c'est finalement ce qui importe le plus. Faire de son mieux avec les ressources dont nous disposons. Chaque situation familiale est unique. Vous allez probablement apprendre des choses dans ce texte, et si vous ne les connaissiez pas auparavant, vous pourrez peut-être agir différemment à partir de maintenant, mais certainement pas à 100 % du temps, car la perfection n'existe pas. Vous pourrez voir qu’il est alors possible de faire de la réparation relationnelle. 

 

ÉVITER LES COMPARAISONS

Les comparaisons au sein de la fratrie sont souvent présentes dans de nombreuses familles. Il n'est pas rare d'entendre des phrases telles que « Ton frère ne fait pas ça lui, pourquoi ne fais-tu pas comme pas comme lui ? ». Parfois, ces comparaisons viennent de l'extérieur comme à la rentrée scolaire où une enseignante pourra dire à un enfant : « J'ai eu ton frère l'année dernière, j'espère que ce sera aussi facile avec toi! ».

 

Malgré l'intention bienveillante qui se cache derrière ces remarques, ce type de comparaison ne favorise pas la confiance en soi, mais induit plutôt une pression et instaure un climat de compétition entre les membres de la fratrie.

 

Dans le cas des jumeaux ou des triplés, la probabilité qu’ils soient comparés est encore plus élevée. Les parents, les membres de la famille élargie ou d'autres personnes extérieures peuvent avoir tendance à les comparer pour les différencier : « Qui est le plus sportif ? Celle-ci écoute plus les consignes que l’autre, etc. » En tant que parents, il est important de poser des limites vis-à-vis de ces comparaisons pour le bien-être de l'enfant. On peut expliquer que cela génère de la jalousie et de la compétition, et que cela peut affecter leur estime de soi.

 

L'enfant peut être comparé, mais à lui-même. Par exemple, « Regarde comment tu as amélioré ton écriture depuis l'année dernière, peux-tu me dire ce que tu as mis en place pour y arriver ? » Ou encore : « Remarques-tu la différence dans ta gestion de la colère quand tu es avec tes amis et quand tu es avec tes sœurs ? Pourquoi penses-tu que tu communiques à tes amis quand tu es contrarié, mais que tu cries quand tu es avec tes sœurs ? Viens, nous allons regarder cela ensemble ». 

 

ÊTRE ÉQUITABLE NE SIGNFIE PAS TOUJOURS IDENTIQUE

Avez-vous déjà été dans une situation ou l'un de vos petits crie à l'injustice en vous mentionnant que c'est injuste puisque sa sœur a une nouvelle casquette mais pas lui ?  Que faire dans ce genre de situation ? En tant que parents, nous souhaitons que nos enfants aient le sentiment que nous les aimons tous de la même manière et que nous agissons de manière équitable avec chacun d'eux. C'est tout à fait légitime. Cependant, cela suppose que les enfants sont identiques et ont les mêmes besoins. Est-ce vraiment le cas ?

 

Non, puisque chaque enfant est unique et a des besoins spécifiques, incluant les monozygotes. Même en étant au même stade de développement, chacun ont leur tempérament et leurs enjeux. De ce fait, nos interventions en tant que parents seront orientées en fonction de leurs besoins individuels. Par exemple, une de mes jumelles peut accepter qu’on se sépare plus rapidement et de façon différente au dodo, alors que sa co-jumelle a besoin que la routine soit plus longue et surtout plus en douceur, sans quoi, elle s’endort plus difficilement. Ainsi, j’adapte la routine du dodo en fonction de qui elles sont. 

 

Il est possible qu'à certains moments, l'un des enfants ait le sentiment de ne pas être privilégié. On peut expliquer aux enfants la différence entre équité et égalité : « Je comprends que tu aies l'impression que ce n'est pas juste, mais ta sœur avait besoin d'une casquette tandis que la tienne est encore en bon état. Souviens-toi de la semaine dernière, tu as eu des pantalons alors que ta sœur n'en avait pas besoin. Cependant, tu as le droit de trouver cela injuste, car je comprends que tu aurais aimé avoir une nouvelle casquette ».

 

On valide les émotions que l'enfant ressent, mais on recadre la situation en mettant en lumière les besoins de chacun. L'enfant devra tolérer un refus à un désir, mais se sentira entendu malgré le refus. Cela ne garantit pas que l'enfant coopérera immédiatement, mais en agissant de cette manière, les réactions auront tendance à être moins vives, car l'enfant reconnaîtra qu'il y a des moments où c'est lui qui reçoit quelque chose et d'autres où c'est son frère ou sa sœur, mais que les émotions ont le droit d'être exprimées. Le piège de vouloir être constamment égal peut conduire à des comparaisons constantes et à une crise d'injustice à la moindre différence de traitement. Ainsi, dans certaines situations, il est préférable de pratiquer la tolérance à la différence.

 

Par exemple, lorsqu'on sert du jus aux enfants et qu'ils n'ont pas tous le même niveau dans leur verre, on peut explorer avec eux leurs ressentis, tolérer leur mécontentement sans chercher à rendre le tout identique, car on veut leur transmettre le message que la différence n'enlève rien à la valeur de la personne.

 

Autrement, on peut les laisser se servir eux-mêmes afin qu'ils contribuent à résoudre leurs propres problèmes, mais sans encourager la recherche de similitude en remplissant les verres de façon identique. Maintenant, si vous choisissez d'intervenir en remplissant les verres de manière équitable, c'est tout à fait acceptable, mais rappelez-vous que ce sont ces petites occasions de la vie quotidienne qui nous permettent d'avoir des discussions enrichissantes sur la comparaison avec les enfants.

 

LA STRATÉGIE DES ROCHES

 

Afin d'aider les enfants à visualiser de manière concrète un concept abstrait tel que « ça ne t'enlève rien quand je complimente ton frère », je vous présente une capsule explicative. L'objectif de cette stratégie est d'enseigner aux enfants, à travers le jeu, que nos forces et nos capacités ne peuvent pas nous être enlevées. Plus nous reconnaissons nos propres forces et nos difficultés, moins les commentaires que les autres reçoivent nous affectent, voire nous rendent fiers et heureux pour eux.

 

La stratégie des roches

La comparaison étant fréquente au sein de la fratrie, il est intéressant de réaliser cette activité en famille, ce qui permettra de créer un ancrage pour l'avenir. Ainsi, vous pourrez entendre vos enfants exprimer leurs craintes selon lesquelles un commentaire adressé à un membre de la fratrie les rendrait insécurisés dans leur relation avec vous.

 

Par exemple, l'enfant pourrait vous dire : « Maman, j'ai peur que tu m'enlèves une roche en disant à ma sœur qu'elle est bonne en mathématiques », à quoi vous pourriez répondre : « Tu as bien fait de m'en parler, mon amour. Tu as l’impression que je voulais dire qu’elle était meilleure que toi ? Ce n’est pas ce que je voulais dire, mais je comprends ce que tu ressens. Parfois, on a l'impression d'avoir moins de valeur quand les autres sont récompensés, mais rappelle-toi les roches, est-ce que j’ai pris une de tes roches pour la donner à ta sœur ? »

 

En conclusion, si vous vous trouvez parfois à comparer vos enfants, gardez votre calme ; cela ne signifie pas qu'il est impossible de rectifier le tir. Il est tout à fait possible d'aller vers l'enfant et de faire amende honorable et ainsi faire de la réparation relationnelle.

 

Par exemple, dans une situation où un parent compare les enfants parce qu'un des jumeaux se couche facilement tandis que l'autre a du mal à rester au lit, on pourrait rectifier la comparaison de la manière suivante :

 

« Papa est désolé, cela ne s'est pas passé comme je l'avais prévu. J'ai comparé tes habitudes à celles de ta sœur, et cela n'a probablement pas été utile, n'est-ce pas ? Tu as dû ressentir que tu n'étais pas à la hauteur, et ce n'est pas le cas. J'aimerais qu'on réfléchisse ensemble à ce dont tu as besoin pour que la routine du coucher te convienne mieux, car je vois que c'est difficile pour toi, et c'est tout à fait normal. Nous allons prendre le temps d'adapter ce qui fonctionne pour toi. »

La relation de confiance se construit conjointement entre le parent et l'enfant, et le fait d'impliquer l'enfant dans la discussion pour qu'il partage son vécu et ses émotions contribue au développement de son estime de soi, car il se sentira vu et entendu.

Q&R AVEC L'ÉQUIPE D'OLIE SUR L'INTIMITÉ CHEZ LES JUMEAUX

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1. Jusqu’à quel âge mes multiples devraient prendre leur bain/douche ensemble? Y a-t-il une différence s’ils ne sont pas du même sexe?

 

L'âge auquel vos enfants multiples devraient prendre leur bain ou leur douche ensemble dépend vraiment des enfants. En général, tant que cela reste une expérience positive et confortable pour eux, il n'y a pas vraiment de limite d'âge fixe. Au fur et à mesure que les enfants grandissent et commencent à développer leur propre identité et leur propre intimité, ils peuvent commencer à préférer prendre leur bain ou leur douche séparément. Cela peut se produire à des âges différents pour chaque enfant, et c'est tout à fait normal. Il est essentiel de rester attentif aux signaux de confort ou d’inconfort de vos enfants. Vous pouvez certainement leur demander leur avis, mais soyez également attentif aux signes non verbaux qui pourraient indiquer qu'ils se sentent mal à l'aise.

Si l'un des enfants exprime le besoin d'intimité ou montre des signes de malaise, il est important de respecter son intimité et d'adapter les pratiques en conséquence. De même, si vous remarquez des comportements qui pourraient indiquer un manque de respect des limites personnelles, comme des questions ou des touchers inappropriés, il est important d'intervenir et de donner plus d’intimité à chacun. Et si vos enfants sont de sexes différents, cela ne change habituellement pas vraiment la situation. Cependant, il est possible que vous remarquiez des signes d'inconfort plus rapidement entre ceux qui ne sont pas du même sexe, en raison de différences potentielles dans les niveaux de confort ou d'intimité.

En résumé, il n'y a pas de règle stricte en matière d'âge pour que les enfants multiples prennent leur bain ou leur douche ensemble. Cela dépend vraiment de leur confort et de leur niveau de développement individuel. 

 

 2. Quoi faire lorsque mes petits commencent à découvrir leur corps et celui de leur co-jumeau?​

L'exploration et la découverte du corps sont des éléments tout à fait naturels dans le développement psychosexuel des enfants. C'est une partie essentielle de leur croissance et de leur compréhension du monde qui les entoure. En tant que parent, il est suggéré de reconnaître et de respecter cette curiosité innée, en offrant un environnement sécuritaire et sans jugement où vos enfants peuvent explorer librement.

Permettez-leur de poser des questions et de discuter ouvertement de leurs découvertes avec vous. Encouragez-les à exprimer leurs sentiments et leurs préoccupations, et assurez-leur qu'ils peuvent vous parler en toute confiance. Montrez-leur que vous êtes là pour les soutenir et les guider à mesure qu'ils naviguent à travers cette étape importante de leur développement.

Il est également important de comprendre que, dans la plupart des cas, il n'est pas nécessaire d'intervenir activement dans le processus d'exploration de vos enfants. Les laisser découvrir de manière autonome leur propre corps et celui de leur jumeau, dans un environnement d’exploration mutuelle, est souvent la meilleure approche pour favoriser un développement sain et positif. Les jeux d'exploration entre jumeaux ne sont pas plus choquants qu'avec leurs amis, bien au contraire, car ils évoluent dans un environnement où la confiance mutuelle est déjà établie. C'est à travers cette exploration que les enfants apprennent à se connaître intimement, à comprendre les différences entre les corps et à développer une relation positive avec l'anatomie.

 

Permettre aux enfants d'explorer leurs corps contribue également à leur développement émotionnel, où ils apprennent à reconnaître et à gérer leurs émotions, tout en cultivant une relation de respect et d'acceptation envers les autres. C'est aussi une leçon de vie, où les enfants apprennent les bases du consentement et du respect des limites personnelles. C'est reconnaître leur humanité, leur curiosité naturelle et leur besoin de comprendre le monde qui les entoure. C'est leur donner les outils nécessaires pour devenir des adultes confiants, autonomes et respectueux d'eux-mêmes et des autres.

Cependant, restez attentif aux signes de malaise ou de comportement inapproprié entre vos enfants tels que mentionnés ci-haut. Si vous remarquez des situations qui pourraient indiquer un manque de respect des limites personnelles ou une gêne, intervenez de manière appropriée. Un comportement d'exploration sain c’est lorsque les enfants sont curieux de leur propre corps et de celui des autres, dans le respect des limites personnelles et du consentement mutuel, sans contrainte ni coercition. En revanche, un comportement inquiétant peut inclure des comportements secrets, des tentatives de cacher leurs actions, des activités qui semblent forcées ou non consensuelles, ou des comportements qui dépassent les limites de l'âge et du développement de l'enfant.

3. Où est la limite de la curiosité et de l’exploration avec la fratrie?
 

Dans le développement psychosexuel des enfants, il doit y avoir des limites claires pour guider leur curiosité et leur exploration, surtout lorsqu'il s'agit de leurs interactions avec leurs frères et sœurs. Ces limites visent à préserver le respect mutuel, la sécurité et le bien-être émotionnel de chacun.

Comment savoir si on demeure dans le cadre de comportements exploratoires normaux et appropriés pour leur niveau de développement? Tout simplement lorsque les enfants se sentent à l'aise et que leurs interactions restent empreintes de curiosité saine, sans intention cachée ni motif préoccupant.

Cependant, certains comportements peuvent être considérés comme inquiétants s'ils dépassent certaines limites. Par exemple, si les gestes d'exploration deviennent trop fréquents ou envahissants ou s'ils sont associés à des intentions inappropriées ou à une pression exercée sur un frère ou une sœur, cela pourrait indiquer un besoin d'intervention et de clarification des limites.

Il est également important de rester attentif à la réciprocité des interactions entre les enfants. Si l'un des enfants semble moins à l'aise ou manifeste des signes de malaise face aux interactions de l'autre, cela peut être un indicateur que les limites sont franchies et qu'une discussion sur le respect mutuel et le consentement est nécessaire.

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4. Comment assurer une intimité à mes enfants lorsqu’ils partagent leur chambre?
 

Que ce soit par choix ou par nécessité, partager une chambre peut être une expérience enrichissante, mais cela nécessite une gestion réfléchie pour garantir que chaque enfant se sente respecté et à l'aise dans son propre espace.
 

Tout d'abord, il est important d'établir des limites physiques claires dans la chambre. Cela peut être réalisé en créant des zones définies pour chaque enfant, où ils peuvent avoir leur propre espace personnel pour jouer, étudier et se détendre. Des étagères, des séparateurs d'espace ou même des rideaux peuvent être utilisés pour délimiter visuellement ces zones, offrant ainsi à chaque enfant un sentiment d'intimité et d'autonomie.

 

Il est suggéré de respecter le besoin de chaque enfant d'avoir des moments de solitude. Encouragez-les à communiquer leurs besoins et à convenir de périodes où ils peuvent avoir la chambre pour eux-mêmes. 

Ensuite, soyez attentif aux signes non verbaux de vos enfants. Même s'ils ne peuvent pas toujours exprimer verbalement leurs besoins, vous pouvez souvent comprendre leur état émotionnel en observant leur langage corporel et leur comportement.

 

Soyez attentif aux signes de malaise ou de frustration, et intervenez si nécessaire pour résoudre les conflits ou répondre à leurs besoins. Assurer l'intimité à vos enfants lorsqu'ils partagent leur chambre est un aspect essentiel de leur bien-être et de leur développement.

5. Avez-vous des conseils lorsque mes jumeaux entrent dans la super phase « pipi-caca-hahaha

La clé est souvent de les laisser faire. Après tout, c'est une étape normale du développement des enfants, et ils explorent simplement leur monde avec amusement et curiosité. Plutôt que de réprimer leur enthousiasme, essayez de leur expliquer calmement que ces mots sont tout aussi ordinaires que les autres.

 

Vous pouvez intervenir lorsqu'ils utilisent des mots qui décrivent le corps humain et ses fonctions de façon humoristique en rappelant que celles-ci font partie du quotidien de tous les humains. En adoptant une attitude décontractée et en leur montrant que vous prenez leur fascination avec légèreté, vous pouvez souvent désamorcer la situation.

 

C'est une belle occasion pour les encourager à poser des questions et à explorer leur monde avec curiosité, tout en leur apprenant l'importance du respect et de la décence envers les autres.

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COMMENT ENCOURAGER L'INDIVIDUALITÉ DE NOS MULTIPLES

Les recherches des dernières années nous ont appris que pour aider les jumeaux, triplés et quadruplés à développer leur plein potentiel, il est essentiel de leur offrir l’espace pour exprimer leurs besoins individuels.
Favoriser leur autonomie ne signifie pas nier leur lien unique, bien au contraire. Il s’agit plutôt de trouver un équilibre entre leur individualité et leur complicité naturelle.

L’objectif est simple : permettre à chaque enfant d’être reconnu comme une personne entière, tout en respectant la relation privilégiée qu’il entretient avec son ou ses co-jumeaux.

Voici plusieurs actions concrètes qui peuvent faire une réelle différence dans leur développement identitaire.

  • ​Utilisez leurs prénoms et encouragez votre entourage à faire de même. Les appellations « les jumeaux » ou « les triplés » sont pratiques, mais elles effacent l’individualité. Nommer chaque enfant renforce leur identité personnelle.
     

  • ​Encouragez-les à corriger poliment lorsqu’on les confond. Apprenez-leur à dire : « Moi, c’est X ». Cela développe la confiance en soi et le respect de soi.
     

  • ​Prenez des photos individuelles (et notez qui est qui). En plus d’être de doux souvenirs, ces photos permettent aux enfants de se voir comme des individus distincts.
     

  • ​Aidez-les à être différenciés visuellement dès le plus jeune âge. Des vêtements, une coiffure, une couleur attitrée… Des petites différences aident vous, mais aussi la famille, les enseignants et les éducateurs.
     

  • ​Pratiquez l’exercice du miroir vers 18-24 mois. Regardez le miroir ensemble et nommez : « Voici ta main », « Voici ton chapeau ». Cette activité aide énormément les enfants à comprendre la différence entre être jumeau… et être deux personnes.
     

  • ​Encouragez l’expression de leurs préférences. Même si les choix sont identiques, le simple fait de choisir renforce l’autonomie : vêtement du jour, collation, jouet, activité, etc.
     

  • ​Célébrez leurs anniversaires individuellement. Chantez deux ou trois fois. Offrez deux petits gâteaux si possible. Un moment pour chacun renforce leur sentiment d’exister par eux-mêmes.
     

  • ​Aidez-les à s’affirmer lorsque l’un influence trop l’autre. Simplement dire : « Tu peux choisir quelque chose de différent si tu veux » ouvre la porte au développement personnel.
     

  • ​Encouragez la création d’amitiés distinctes. Lorsqu’une occasion se présente (fête d’enfant, visite, activité), laissez-les tisser leurs propres liens.
     

  • ​Si possible, proposez des activités différentes. Ce n’est pas toujours simple, mais c’est l’une des meilleures façons de soutenir leur identité propre.
     

  • ​Évitez les comparaisons. Remplacez « Lui, il marche déjà » par « Tu progresses très bien à TON rythme ».


PASSER DU TEMPS AVEC CHAQUE ENFANT

Passer du temps séparément avec chacun de vos enfants est un cadeau précieux… mais soyons honnêtes : ce n’est pas toujours simple dans une famille de multiples! L’important n’est pas la durée, mais la qualité du moment.

Voici quelques pistes réalistes pour y parvenir :
 

  • Offrez un contact visuel et des paroles adressées à un seul enfant à la fois, même quelques secondes.

  • Accueillez l’idée qu’ils n’ont pas besoin d’être ensemble à tout moment.

  • Planifiez un mini moment de qualité avec l’un : une course, une balade, un bain, un jeu rapide.

  • Lorsqu’un enfant est malade, déposez les autres au service de garde : profitez-en pour un moment précieux en tête à tête.

  • Pendant le souper ou la routine du soir, parlez à chacun séparément (« Raconte-moi une chose que toi, tu as aimée aujourd’hui »).

  • Créez un petit rituel personnalisé : une comptine, une blague, un geste, un secret doux à vous deux.

  • Donnez les bains séparément quand c’est possible — même cinq minutes suffisent.

  • N’oubliez pas les aînés : eux aussi ont besoin d’un espace pour exister en dehors de la gémellité.

Aidons nos enfants à se voir comme des individus à part entière, qui ont la chance d’être liés par une relation extraordinaire.

Ils n’ont pas besoin de recevoir la même chose… mais de recevoir ce dont chacun a besoin.

 

Ne laissons pas la culpabilité guider notre parentalité. Offrons-leur plutôt une présence ajustée, chaleureuse et adaptée à leur personnalité. C’est ainsi que nous les aiderons à devenir des adultes solides, confiants et pleinement eux-mêmes… tout en préservant la magie du lien gémellaire. 

Qu'en est-il de l'attachement en contexte de naissance multiple? Docteur Lamy élabore sur le sujet dans cette capsule!

Doit-on s’attendre à ce que le développement des jumeaux soit synchronisé? Et connaissez-vous le langage secret des jumeaux ?

LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER :

Source: Parents.fr

Source: louvainmedical.be

Source:  Naître et grandir

Sources :

  • Bernard, J. et de Becker, E. (2013). La question de la différenciation dans le lien gémellaire: quand les différences ne suffisent pas à les différencier. Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence, 61, 60-65. http://dx.doi.org/10.1016/j.neurenf.2012.11.002

  • Boulanger, L. (2021). La face cachée de la gémellité : jumeaux, de la conception à la mort. Les éditions de l’Apothéose. 

  • Cassidy, J., & Shaver, P. R. (2016). Handbook of attachment: theory, research, and clinical applications (3rd edition). Third edition. The Guilford Press. 

  • Zazzo, R. (1985). Le paradoxe des jumeaux. Enfance, 38(1), 99–100. https://www.persee.fr/doc/enfan_0013-7545_1985_num_38_1_2866_t1_0099_0000_2

  • Friedman, J. A. (2013). Parenthood & twins. Joan A. Friedman, PhD. https://www.joanafriedmanphd.com/parenthood-twins/

  • Golombok, S., Olivennes, F., Ramogida, C., Rust, J., Freeman, T., & Follow-Up Team (2007). Parenting and the psychological development of a representative sample of triplets conceived by assisted reproduction. Human reproduction (Oxford, England), 22(11), 2896–2902. https://doi.org/10.1093/humrep/dem260

  • O'Connor, T. G., & Croft, C. M. (2001). A twin study of attachment in preschool children. Child development, 72(5), 1501–1511. https://doi.org/10.1111/1467-8624.00362

  • Piontelli, A. (2002). Twins: From Fetus to Chils. Routledge.

  • Tancredy, C. M., & Fraley, R. C. (2006). The nature of adult twin relationships: an attachment-theoretical perspective. Journal of personality and social psychology, 90(1), 78–93. https://doi.org/10.1037/0022-3514.90.1.78

  • Thorpe, K., Greenwood, R., Eivers, A., & Rutter, M. (2001). Prevalence and developmental course of 'secret language'. International journal of language & communication disorders, 36(1), 43–62.

  • Thorpe K. (2006). Twin children's language development. Early human development, 82(6), 387–395. https://doi.org/10.1016/j.earlhumdev.2006.03.012

  • Witte, A. M., Runze, J., van IJzendoorn, M. H., & Bakermans-Kranenburg, M. J. (2023). Parents' secure base script knowledge predicts observed sensitive caregiving and discipline toward twin children. Journal of family psychology : JFP : journal of the Division of Family Psychology of the American Psychological Association (Division 43), 37(7), 966–976. https://doi.org/10.1037/fam0001091

PARENTALITÉ AVEC DES JUMEAUX OU DES TRIPLÉS

Du temps en famille
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