
Récupération et soins de la maman après la naissance des bébés.
Félicitations ! Vos bébés sont enfin parmi vous! Revenir à la maison avec vos jumeaux, triplés ou plus est un moment à la fois extraordinaire et bouleversant pour tous les nouveaux parents. Il est tout à fait normal de ressentir un mélange d’excitation et d’inquiétude en quittant l’hôpital : c’est une grande étape, une transition vers votre nouvelle vie de famille.
Il se peut que tous vos bébés ne rentrent pas à la maison en même temps, surtout s’ils ont passé du temps à l’unité des soins intensifs néonataux. Cela est fréquent dans les naissances multiples, en particulier lorsqu’elles surviennent prématurément. Si c’est votre situation, nous vous invitons à consulter notre page Prématurité pour des conseils adaptés.
Peut-être auriez-vous souhaité qu’ils restent encore un peu au chaud, et c’est un sentiment parfaitement légitime. Souvenez-vous : vous n’aviez aucun contrôle sur leur date d’arrivée ni sur la façon dont la naissance s’est déroulée. Ne laissez pas la culpabilité s’installer : elle peut facilement ternir les premières semaines, déjà fragiles avec les bouleversements hormonaux et le manque de sommeil. Accordez-vous de la bienveillance : vous faites du mieux que vous pouvez, et c’est déjà énorme.
S’adapter à la vie avec des jumeaux ou des multiples, avec le manque de sommeil et l’épuisement, a des effets significatifs sur le bien-être mental, augmentant les risques de dépression et d’anxiété, y compris la dépression post-partum.
Cet enjeu est d'une importance cruciale puisqu'une récente enquête de Twins Trust a démontré que 84 % des familles furent confrontés à des défis d’ordre émotionnels ou psychologiques au cours de la première année de vie des bébés.
Voici quelques défis logistiques que vous pourriez vivre pendant les premiers mois:
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La mobilité réduite de la maman à la suite de la césarienne ;
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L’organisation en cas d’hospitalisation à l’unité néonatale de soins intensifs ;
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Le manque de sommeil avec les boires plus nombreux et les cycles de sommeil irréguliers et différents pour chaque enfant ;
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Prendre soin des enfants à besoins particuliers (souvent présents lors de prématurité) ;
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Allaiter, nourrir et consoler plus d’un bébé à la fois ;
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Les sorties pour les multiples rendez-vous médicaux ou de suivis avec les professionnels.
La période postnatale, souvent appelée le quatrième trimestre, est synonyme de changements intenses, d’adaptation et d’émotions fortes pour toute la famille : maman, papa, bébés, et fratrie comprise. Rappelez-vous : cette période est temporaire. Concentrez-vous sur l’essentiel :
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vous nourrir,
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nourrir vos bébés,
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vous reposer,
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et effectuer les petits soins de base.
Tout le reste peut attendre ou être délégué. Il n’y a aucune honte à laisser tomber le superflu pour préserver votre équilibre. C’est une étape importante qui demande de la préparation, de la patience et surtout… de la confiance en vous. N’hésitez pas à poser toutes vos questions concernant : le sommeil, les boires, les médicaments ou les soins particuliers à vos bébés. Et rappelez-vous : personne ne connaît mieux vos enfants que vous.
Toute l’équipe de Mamans Pieuvres vous souhaite un retour à la maison empreint de douceur, de fierté et de confiance.
SOULAGEMENT DE LA DOULEUR
La période post-partum débute avec la naissance de l’enfant et se terminerait de 8 à 12 semaines plus tard. Dans les heures/jours suivant l’accouchement (autant vaginal que via césarienne), jusqu’à 50% des femmes auront des douleurs qui nécessiteront l’usage d’un médicament.
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Acetaminophene (Tylenolᴿ) 500mg : 1 à 2 comprimés aux 4 à 6 heures si besoin (maximum de 8 comprimés/24h). Compatible avec l’allaitement.
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Ibuprofene (Advilᴿ/Motrinᴿ) 200mg : 1 à 2 comprimés aux 6 à 8 heures (en mangeant) si besoin. Compatible avec l’allaitement.
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Pour douleurs plus sévères dues à la césarienne : Narcotiques. Sur prescription. Cette catégorie de médicaments a le potentiel d’avoir un impact chez le nourrisson allaité (sédation), mais certains choix sont mieux documentés (morphine, hydromorphone). Peuvent causer de la constipation chez la mère, un laxatif est souvent nécessaire.
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Compresses froides appliquées sur la région périnéale pendant 10 à 20 minutes (glace concassée ou ice pack enveloppé dans serviette propre, serviette hygiénique non parfumée imbibée d’eau et placée au congélateur). Aucune étude supporte l’usage de compresses d’hamamélis mais puisqu’elles sont bien tolérées, elles pourraient être utilisées.
Les multivitamines prénatales et/ou les suppléments de fer (anémie) devraient être poursuivis jusqu’à 8 semaines en post-partum (surtout chez la femme qui allaite).
CONSEILS SPÉCIFIQUES SUITE À VOTRE CÉSARIENNE
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Une fois la plaie guérie (2 à 3 semaines), des massages de 5 à 10 minutes, 1 à 2 fois par jour peuvent être effectués pour assouplir la peau et diminuer les adhérences qui se seront formées. Des pansements en gel/silicone peuvent être appliqués sur la cicatrice pour en améliorer l’apparence.
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Il est déconseillé de soulever plus que le poids de vos bébés pendant un mois afin d'éviter des complications (ceci inclut de soulever les coquilles de vos bébés).
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Montez les marches le moins possible pour les premières semaines.
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Les saignements rosés peuvent durer jusqu'à deux mois après la césarienne.
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Reprenez vos activités tranquillement comme des marches à l’extérieur. Si vous êtes épuisée après un effort, cela signifie que vous en avez trop fait!
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Ralentissez la cadence ou la durée (incluant les activités de la vie quotidienne comme faire le ménage, le lavage, cuisiner, etc.)
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L’apparence de la cicatrice post césarienne dépend de plusieurs facteurs, dont certains sont non modifiables (génétique, âge, problèmes de santé préexistants).
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Vous n’aurez pas de suivi avec le chirurgien si tout se passe bien. Vous devez prendre un rendez-vous avec votre médecin 2 mois après la naissance de vos enfants. Ce rendez-vous est fait par prévention, quelques mois après la naissance.
QU'EN EST-IL DE LA MASSOTHÉRAPIE POST-ACCOUCHEMENT?
Pour profiter pleinement des bienfaits du massage post-accouchement, il est recommandé d’attendre entre 6 et 8 semaines après la naissance avant de prendre rendez-vous.
Pour que ce moment soit réellement détente et recentrage, confiez vos bébés à une personne de confiance, ce temps pour vous est précieux.
Sachez que plusieurs massothérapeutes se déplacent à domicile, ce qui peut grandement faciliter l’organisation avec des jumeaux ou triplés. Le massage postnatal est une belle façon de se réapproprier son corps après la grossesse. Il favorise la détente musculaire, la circulation, et aide aussi à reconnecter avec soi après une période de grands bouleversements physiques et émotionnels.
Il ne faut pas se le cacher : le corps change après une grossesse gémellaire.
La massothérapie peut devenir un moyen doux et bienveillant d’apprendre à accueillir ces transformations à travers le toucher et la présence à soi.
L'ACUPUNCTURE POST-ACCOUCHEMENT

L’acupuncture est un véritable coup de pouce pour le corps et le mental de la nouvelle maman de jumeaux, triplés ou plus.
Après l’accouchement, elle peut aider à soulager les tranchées utérines, à réduire les œdèmes, à favoriser la récupération après une perte de sang importante, et à accélérer la cicatrisation suivant une césarienne ou une déchirure, tout en prévenant les adhérences.
Le passage d’une grossesse multiple laisse parfois des traces plus marquées sur le corps. L’acupuncture devient alors un allié précieux en cas d’hémorroïdes, de prolapsus, ou d’incontinence urinaire, particulièrement lorsqu’elle est combinée à un suivi en physiothérapie périnéale.
Elle soulage également les douleurs pelviennes, dorsales ou aux bras, souvent causées par le port fréquent de plusieurs bébés et le risque accru de tendinites. Les changements hormonaux du post-partum peuvent aussi être apaisés grâce à cette approche douce et naturelle, sans effet secondaire.
L’acupuncture aide à :
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Réduire l’anxiété et l’agitation mentale;
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Diminuer les transpirations nocturnes et l’insomnie;
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Augmenter le niveau d’énergie et la vitalité;
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Soulager les symptômes du baby blues, de la dépression post-partum, ou de l’irritabilité si elle est amorcée précocement.
Elle soutient aussi les mamans qui allaitent :
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Favorise la montée laiteuse, parfois retardée après un accouchement prématuré;
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Améliore la production de lait;
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Soulage les inconforts liés à la mastite ou à un abcès.
Pour les mamans qui choisissent de ne pas allaiter, l’acupuncture aide au contraire à diminuer la production de lait et à prévenir les douleurs mammaires. Enfin, au-delà de ses bienfaits physiques, une séance d’acupuncture est avant tout un moment pour soi.
Dans cette période où l’on donne tout à ses merveilleux bébés, s’offrir cet espace de calme et d’équilibre est une façon douce de reprendre contact avec son corps et de se recentrer.
Q&R SUR LA PÉRIODE POSTNATALE AVEC UNE NUTRITIONNISTE
1-De quelle(s) façon(s) un(e) nutritionniste peut m'aider en période postnatale ?
Le rôle d’un(e) nutritionniste dépasse largement la simple planification alimentaire.
En période postnatale, son accompagnement vise d’abord à favoriser une image corporelle saine et à normaliser les changements physiques et émotionnels qui accompagnent la maternité. Avant même d’aborder les apports nutritionnels, le nutritionniste aide la nouvelle maman à rediriger son énergie vers ce qui a un réel impact : bien se nourrir, bouger par plaisir et se reposer quand c’est possible.
Le poids et l’apparence physique ne sont pas des comportements : on ne peut pas les “corriger” directement. En revanche, on peut apprendre à écouter son corps, à répondre à ses besoins et à respecter ses envies, tout en accueillant ses émotions sans culpabilité. Les nutritionnistes offrent également un soutien spécifique à :
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L’allaitement et la production lactée;
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Le choix et la préparation des formules commerciales pour nourrissons.
Pour plus de détails, consultez les pages ALLAITEMENT et BIBERONS.
2- Est-ce qu’il y a des aliments qui peuvent nous aider à mieux vivre les changements physiques et psychologiques que ressentent les nouvelles mamans?
Oui… et non.
Tous les aliments peuvent faire partie d’une alimentation variée et équilibrée, et les recommandations demeurent globalement similaires à celles de la grossesse. Lors d’une rencontre, la nutritionniste commence souvent par observer vos envies : ce que vous avez envie de manger en dit long sur vos besoins réels. Ensuite, elle vous aide à bonifier ces choix afin que le plaisir, la satiété et la satisfaction soient au cœur de votre alimentation. On cherche un équilibre entre :
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Le corps (signaux de faim et de rassasiement);
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La tête (notions d’équilibre, combinaisons alimentaires, collations équilibrées);
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L’intuition (envies du moment, émotions).
C’est ce qu’on appelle le facteur satisfaction, essentiel à une relation saine avec la nourriture.
3- Quels sont les meilleurs conseils pour aider une nouvelle maman à avoir plus d’énergie au quotidien?
Écoutez votre corps. Dans le meilleur des cas, essayez de dormir 7 à 9 heures/jour, pas besoin d’être consécutif. Faire des siestes est tout aussi efficace pour récupérer une partie de notre sommeil manquant.
Je compare souvent le sommeil à notre chargeur de cellulaire, c’est essentiel si vous ne souhaitez pas que votre batterie tombe à plat. Si vous ne dormez pas suffisamment, vous ne serez pas en mesure de prendre soin de vous et vous n'aurez pas l’énergie nécessaire pour vous occuper de vos bébés et de vous-même. C’est l’aspect de votre vie qui est à la base de tout le reste quand on est une nouvelle maman. Je sais que ce n’est pas toujours facile à mettre en pratique mais vous devez remettre ce besoin vital au centre de vos habitudes.
Se reposer et ne rien faire, ça aussi c’est prendre soin de soi en écoutant son corps. Il y aura de bons et des moins bons jours puis, ça aussi, c’est NORMAL.
4- Est-ce qu’il y a des aliments qui peuvent nous aider à mieux vivre les changements physiques et psychologiques que ressentent les nouvelles mamans?
Voici quelques repères simples pour soutenir votre énergie:
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Mangez plus souvent, même en plus petites quantités;
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Hydratez-vous tout au long de la journée;
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Vous pouvez consommer de la caféine, mais limitez-vous à 2 tasses par jour (café, thé, chocolat chaud, cola), car une petite partie passe dans le lait maternel;
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Les tisanes sans caféine sont d’excellentes alternatives, privilégiez le tilleul, la menthe, le framboisier ou les tisanes de fruits.

Crédit photo: Wix
5- Est-ce normal d'avoir de la difficulté à bien me sentir dans mon nouveau corps?
Absolument.
La période postnatale est un moment de grande vulnérabilité sur le plan de l’image corporelle. Les changements physiques, hormonaux et émotionnels peuvent bouleverser la perception que l’on a de soi. Les recherches le confirment : une image corporelle fragilisée peut mener à une préoccupation excessive envers le poids, ce qui risque ensuite d’influencer notre relation avec la nourriture… et avec notre propre corps. Il est important de normaliser ces ressentis.
La majorité des nouvelles mamans ne se reconnaissent pas dans ce qu’elles voient sur les réseaux sociaux : des femmes coiffées, souriantes, affichant une apparente sérénité et des repas parfaits. On se demande parfois : « Comment a-t-elle déjà retrouvé sa taille d’avant ? ».
Mais rappelons-le : ce que l’on voit dans les médias représente à peine 5 % de la diversité corporelle réelle. La plupart des corps postnataux — avec leurs cicatrices, leurs rondeurs, leurs traces de vécu sont simplement absents des écrans. Ne vous imposez pas cette pression.
Votre valeur ne se mesure pas à votre apparence, ni à ce que vous mangez.
Vos bébés ont besoin d’une maman présente, bienveillante envers elle-même et en paix avec son rythme. Protéger votre santé mentale est le plus beau cadeau que vous puissiez leur offrir, c’est ainsi que vous serez en mesure de répondre à leurs besoins avec douceur et stabilité.
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AVEC CYNTHIA GIRARD,
PSYCHOÉDUCATRICE, MÉDIATRICE FAMILIALE ET PSYCHOTHÉRAPEUTE COPARENTAL
Cynthia est une professionnelle dévouée et impliquée pour les familles. Elle a travaillé plus de 10 ans en protection de l’enfance et elle est maintenant en pratique privée. Elle se spécialise aussi auprès des familles séparées afin de régler leur séparation conjugale et assurer une coparentalité saine et fonctionnelle. Elle est elle-même maman de trois jeunes enfants, dont des jumelles identiques et elle peut donc bien comprendre le déséquilibre qu’apporte parfois la vie de famille.
Mamans Pieuvres : Bonjour Cynthia ! Merci beaucoup de nous accorder cette entrevue. Premièrement, nous aimerions savoir comment as-tu vécu ton expérience en tant que maman à l’arrivée de tes bébés?
Je me suis préparée à aller à la guerre quand j’ai appris que j’avais des jumelles. Nous avons organisé notre vie en fonction de leur venue au monde. Notre vie a tourné autour d’elles durant les premiers six mois. L’expérience a été fabuleuse. J’ai allaité les poulettes durant 7 mois et mon conjoint et moi avons mis notre vie de couple sur pause le temps d’apprendre à nous découvrir dans le rôle de la parentalité. Nous avons été chercher l’aide et le support nécessaire pour que la vie de famille soit agréable.
Mamans Pieuvres : Parlant d’aide, peux-tu nous expliquer les ressources auxquelles tu as eu recours?
Bien sur, la plus grande a été notre réseau de soutien personnel. Ma belle-mère a été avec nous durant les premières semaines. Ma mère a fait des petits plats pour nos repas. Nous avons aussi pris aux mots les gens qui venaient à la maison et qui nous disaient « dis-le-moi si tu je peux faire quelque chose ». Je répondais, par exemple « bien, justement, pourrais-tu faire un lavage avant de partir ». Nous avons aussi écouté nos limites et si tu savais combien de fois j’ai dit à des gens venus en visites « merci d’être venus, mais maintenant je vais me reposer donc je vais vous inviter à quitter ». Avec toute mon amour, les gens comprenaient.
Ensuite, j’ai eu une marraine d’allaitement que je pouvais appeler n’importe quand…je me souviens d’ailleurs d’un soir durant le temps des fêtes où je pleurais à chaude larmes car j’avais l’impression d’être une vache à lait…je n’en pouvais plus tellement j’étais fatiguée et elle m’a dit « tu sais que tu peux prendre une pause de ton allaitement pour quelques heures si tu le souhaites ». C’est comme si elle m’avait donné le droit. Ensuite, nous avons eu une nounou à la maison qui venait aider quand les jumelles étaient un peu plus vieilles. Elle m’aidait avec le ménage et les filles, à ce moment j’avais ma troisième avec moi.
Mamans Pieuvres: Qu’as-tu trouvé le plus difficile en tant que nouvelle maman de jumelles?
Que papa retourne au travail. Je me sentais tellement bien dans notre bulle familiale, j’avais peur quand il quittait, surtout le soir. Je me souviens que le gouvernement à cette époque ne donnait rien de plus pour les parents de jumeaux. Nous avons appris dans ces moments et j’ai accueilli mes larmes tellement de fois. La confiance s’est installée de fois en fois.
Mamans Pieuvres: En tant que psychoéducatrice, y-a-t-il des principes que tu as appliqués dans ta propre démarche personnelle?
Absolument, la résolution de problème : voir le problème pour ce qu’il est sans attaquer l’autre comme étant le responsable. On trouve des solutions pas un coupable. Ensuite, l’accueil des émotions : pour nous comme parent, mais aussi pour mes bébés. Quand elles pleuraient, je n’avais pas peur de leurs pleurs et je ne m’inquiétais pas. Je savais qu’elles avaient besoin de moi, tout simplement. Enfin, l’affirmation de soi : mettre nos limites avec les autres, dire non, demander de l’aide avant d’être au bout du rouleau.
Mamans Pieuvres : Pour terminer, aimerais-tu nous partager des conseils afin de prendre soin de notre santé mentale ?
Oui bien sûr! Voici trois conseils pour vous, chers parents!
1-Travailler en équipe avec l’autre parent :
Vous avez fait les enfants ensemble, alors on en prend soin ensemble. Si les bébés ne sont pas encore arrivés, prenez le temps d’explorer comment vous souhaitez départager les tâches. Quand les bébés sont là et ce à tous les âges, faites des bilans régulièrement pour évaluer où vous en êtes. Nommez ce qui fonctionne bien et ce qui doit être amélioré avec respect : « j’aurais besoin de…, car je me sens …dans cette situation ».
2-Vaut mieux prévenir que guérir, dit l’adage.
Elle est tellement vraie cette citation. Soyez en mode prévention. N’attendez pas d’être trop fatigué, trop triste, trop fâché pour parler et communiquer avec l’autre parent. Plus vous allez accumuler de frustrations, plus tous les problèmes vont s’enchevêtrés et occasionner des conflits entre vous. Demandez de l’aide aux gens en qui vous avez confiance et osez demander! Cela ne fait pas de vous un parent moins compétent. Au contraire, la capacité à utiliser son réseau est démontrer comme un facteur de protection à l’épanouissement des compétences parentales. Alors, GO ! demandons de l’aide !
3- Soyez bienveillant envers vous comme pour vos enfants
Dès que vous vous surprenez à vous dire des choses négatives - TIME OUT – cessez de faire cela, car votre cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est vrai et faux, il le croit si c’est dit. Alors, vous pouvez vous dire « ok, je me trouve pas super aujourd’hui ».
Ensuite, identifiez l’émotion qui est présent en vous ex : « je me sens en perte de contrôle, je doute de moi, je suis triste ». Par la suite, une fois que j’ai accueilli cette émotion, je vais me sentir mieux car vous ne l’avez pas ruminé en répétant sans cesse les mêmes phrases qui briment votre confiance. Vous ne la refoulez pas non plus, ce qui permet à l'émotion d’être exprimée. La dernière étape consiste à regarder ce que je peux faire pour régler mon problème, exemple : « bon, je crois que je suis fatigué pour gérer la maison en ce moment alors je vais me reposer durant la soirée et je vais reprendre demain avec une meilleure attitude ».
BOUGER APRÈS L'ARRIVÉE DES BÉBÉS
Suis-je prête à reprendre l'entraînement après mon accouchement ?
C’est une question que beaucoup de mamans me posent… et la réponse n’est jamais la même pour toutes. Le moment idéal pour reprendre l’entraînement après un accouchement varie énormément d’une femme à l’autre. Il dépend de plusieurs facteurs qui influencent ta guérison et ta réadaptation :
-Ton âge
-Ton niveau d’activité physique pendant la grossesse (alitée ? as-tu pu poursuivre l’entraînement ?)
-Ton accouchement (type, durée, instrumentation, poussée, déchirures, etc.)
-Ta situation postnatale (as-tu pu te reposer ? as-tu dû rester à l’hôpital avec les bébés ?)
COMMENCE PAR BOUGER DOUCEMENT
Avant même de parler d’entraînement, l’objectif est simplement de reprendre le mouvement de façon progressive. Chaque jour, essaie d’augmenter un peu :
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la durée de ta marche extérieure,
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le temps passé debout,
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et la durée pendant laquelle tu portes un ou deux bébés.
Lorsque tu arrives à bouger sans douleur ni inconfort majeur, tu peux graduellement intégrer des exercices de renforcement au sol, puis, des mouvements debout avec le poids de ton corps. Et enfin, au fil des semaines, augmenter la fréquence, la durée et l’intensité de tes séances.
QUELQUES IDÉES SIMPLES POUR BOUGER AVEC LES BÉBÉS
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Marche inclinée : choisis une rue en pente et monte-la quelques fois, ton cardio va te remercier !
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Banc d’exercice : pendant ta marche, fais une pause pour quelques squats, montées, ou push-ups inclinés.
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Journée grise ? Installe-toi au sol avec les bébés et fais deux ou trois séries d’exercices musculaires simples.
PETITS RAPPELS IMPORTANTS:
1. Même si tu manques de temps, prends soin de ton plancher pelvien ! (Tu peux lire notre chronique complète sur le sujet juste ici.
2. Plusieurs courtes séances de 5 à 10 minutes peuvent s’additionner pour un entraînement efficace, sans tout faire d’un coup.
3. Et surtout… bouger, c’est aussi bon pour la tête que pour le corps. Ce moment pour toi te permettra d’avoir plus d’énergie et de mieux profiter de tes petits au quotidien.
Bon retour à l’entraînement, à ton rythme et selon ton corps !
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GARE AUX INFECTIONS!
Les premières semaines à la maison avec des bébés prématurés demandent énormément d’énergie et de précautions. Pour vous aider à traverser cette période en toute sécurité, voici quelques conseils simples mais essentiels.
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Limitez les visites et soyez intransigeants sur l’hygiène
Demandez à toute personne qui entre dans votre environnement de se laver soigneusement les mains dès son arrivée. Avant chaque visite ou aide extérieure, assurez-vous que ces personnes ne présentent aucun symptôme de maladie, même léger. La charge de travail avec des nouveau-nés prématurés est déjà immense : réduisez au maximum les contacts pour minimiser les risques d’infections pendant les premiers mois.
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Évitez les lieux achalandés
Les festivals, centres commerciaux et fêtes de famille peuvent sembler tentants, surtout lorsque vos proches veulent rencontrer vos bébés. Mais il est préférable d’attendre que leur système immunitaire soit plus fort avant de les exposer à de grands rassemblements.
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Pensez à la prévention
Un nouveau vaccin à dose unique est maintenant disponible gratuitement pour les bébés nés à 37 semaines et moins. Ce vaccin protège contre les infections causées par le virus respiratoire syncytial (VRS), une cause fréquente d’hospitalisation chez les nourrissons.
Il est offert directement à l’unité néonatale durant la saison du VRS, et sur rendez-vous le reste de l’année. Pour les résidants du Québec: cliquez ici pour plus d'informations.
L'IMPORTANCE DU SOUTIEN POSTNATAL
Il se peut qu’au tout début, vous ressentiez une certaine adrénaline ou un surplus d’énergie. Par contre, cette énergie fera rapidement place à la fatigue mentale et physique qui s’installera sournoisement pour de multiples raisons.
Les premiers mois peuvent être très éprouvants. Le fait de demander de l’aide (ou d’en accepter) n’est pas un signe de faiblesse, mais bien de sagesse. Cela ne signifie pas que vous êtes incapables de prendre soin de vos petits, bien au contraire. La fameuse synchronisation vous laissera aussi des minutes précieuses pour subvenir à vos propres besoins : manger, vous reposer ou simplement prendre une douche.
Voici quelques conseils de l’équipe pendant cette période particulière :
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Faites le ménage dans vos réseaux sociaux. Coupez tout ce qui vous fait sentir coupable ou stressé. Écoutez des balados qui vous font du bien, qui vous font rire et qui vous déculpabilisent. Regardez des séries pendant qu’un dort dans vos bras et que l’autre se berce dans son transat. Oui, on a les mains pleines, mais on peut joindre l’utile à l’agréable.
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Rappelez-vous que les premiers mois, vous répétez les mêmes gestes : nourrir, changer, laver, apaiser. Profitez-en pour faire le strict minimum, d’où l’importance de bien préparer votre plan postnatal.
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Essayez d’inclure une petite sortie extérieure chaque jour, ne serait-ce que cinq minutes pour respirer un peu. Même sortir sur le balcon avec les bébés peut faire toute la différence.
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N’hésitez pas à accepter de l’aide. Même si tante Monique vous tape un peu sur les nerfs, elle peut peut-être donner un coup de main avec la vaisselle qui s’accumule.
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N’attendez pas d’être au bout du rouleau. Plusieurs organismes offrent des services de relevailles et de l’aide gratuite ou payante aux parents de multiples. Inscrivez-vous le plus tôt possible. Si votre budget le permet, combinez les deux. Misez sur les organismes communautaires, souvent plus disponibles que les CLSC.
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Soyez conscients des statistiques plus élevées de dépression post-partum chez les parents de multiples. Plusieurs facteurs peuvent accélérer la détresse et l’anxiété menant à la dépression ou à l’épuisement. N’ayez pas honte et demandez de l’aide.
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Échangez avec d’autres parents de jumeaux ou de triplés. Ils comprendront vos émotions intenses autant que vos petites victoires.
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Ne négligez pas vos rendez-vous postnataux, tout aussi importants que ceux de vos bébés. La santé physique et mentale de maman et papa est primordiale. Vous pouvez vous faire accompagner ou faire garder les bébés pour ces rendez-vous.
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Misez sur les soins de base plutôt que sur les projets ou activités que vous aimeriez faire. Si vous avez sauté votre promenade du jour ou n’avez pas rangé la pile de vêtements, ce n’est pas grave. Vous avez nourri, changé et cajolé vos bébés ? C’est déjà beaucoup. Le reste, c’est du bonus.
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Ne comparez pas votre quotidien à celui des familles ayant un seul bébé. Certaines stratégies ou conseils ne s’appliquent pas quand on a plus d’un enfant à la fois. Reconnaissez-le, acceptez-le et rappelez-vous que votre réalité est simplement différente ... et tout aussi valable.
LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER:
Source: Balado les ÉphéMères
Sources :
-
Berens, P. (2024). Overview of the postpartum period: Disorders and complications. UpToDate. https://www.uptodate.cn/contents/overview-of-the-postpartum-period-disorders-and-complications scribd.com+2uptodate.com+2
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Centre Hospitalier Universitaire de Montréal. (2015). Prendre soin de mes cicatrices par le massage. Centre de littératie en santé du CHUM. https://www.chumontreal.qc.ca/sites/default/files/2021-09/137-3-prendre-soin-de-mes-cicatrices-par-le-massage.pdf
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Centre Hospitalier Universitaire Sainte Justine. (). Traitement aux feuilles de silicone pour les cicatrices hypertrophiques et chéloïdes. CHU Sainte-Justine. https://www.chusj.org/getmedia/3b43b1ea-e248-4584-8199-adf869a52676/F-1301_Traitement-aux-feuilles-de-silicone_web.pdf.aspx?ext=.pdf
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Ferreira, E., Martin, B., & Morin, C. (2013). Grossesse et allaitement : Guide thérapeutique (2ᵉ éd.). Éditions du CHU Sainte-Justine. ISBN 978-2-89619-606-7.








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