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Des conseils pour allaiter deux ou trois bébés.

Est-ce possible d’allaiter des jumeaux ou des triplés? C’est probablement une des plus grandes préoccupations pour les futures mamans de multiple. Allaiter un seul enfant est déjà une aventure en soi, alors mieux vaut se préparer adéquatement pour donner le sein à deux ou trois bébés à la fois.

 

Si l’allaitement se passe relativement bien pour certaines, il peut s’avérer être très difficile pour d’autres. Nourrir son bébé directement au sein est toute une aventure qui peut amener son lot d’inquiétudes ; encore plus lorsqu’il s’agit d’une grossesse multiple! Mise à part la quantité de lait qui doit être suffisante pour deux ou trois bébés, d’autres défis peuvent également se présenter : bébés prématurés, torticolis, plagiocéphalie et problèmes de succion qui sont les plus fréquents.

En effet, selon Statistique Canada, « seulement 6,2 % de toutes les naissances simples étaient prématurées par rapport à plus de la moitié (55,6 %) des naissances vivantes multiples (jumeaux, triplés, etc.)». Avec la prématurité vient un plus grand risque d’instabilité cardiorespiratoire à la naissance, ce qui pourrait retarder le contact peau à peau avec la maman et conséquemment l’allaitement. C’est pour cette raison qu’il est recommandé d’exprimer le lait manuellement dès la première heure après l’accouchement afin de débuter l’allaitement. Cela peut représenter un défi pour plusieurs raisons: les bébés viennent de naître, souvent rapidement transférés aux soins intensifs, la maman peut être fatiguée et doit récupérer après un accouchement stressant. Mieux vaut donc se préparer en conséquence et s'informer au préalable!

Cette page a pour but d’outiller la maman de jumeaux et triplés en ce qui concerne l’allaitement exclusif et l’allaitement mixte, incluant celle pour les bébés prématurés ou de petit poids. L'équipe de Mamans Pieuvres tient à remercier Amanda Camacho, infirmière clinicienne depuis 2010 aux soins intensifs néonataux à l’Hôpital de Montréal pour enfants. Amanda est consultante en lactation depuis 2019 après avoir complété sa formation de l’IBLCE. Une mention spéciale à Isabelle Veillette, ostéopathe pour son apport. 

Q&R SUR L'ALLAITEMENT DES JUMEAUX ET TRIPLÉS

1-Puis-je produire assez de lait pour deux ou trois bébés?

C’est LA question la plus demandée par toutes les mamans enceintes de jumeaux et triplés. C’est aussi une des plus grandes craintes pour ces mamans qui auront plus d’un bébé à nourrir. Mais ne vous inquiétez pas puisque chez la plupart des femmes, le corps humain est bien fait et il produira du lait en fonction de la demande. Que vous attendiez un, deux ou trois bébés, votre corps sera capable de produire suffisamment de lait s’il est bien stimulé après la naissance des bébés. C’est la règle de l’offre et de la demande. Donc, il faut en faire la demande très souvent.

2- Que faire si ma montée laiteuse tarde suite à ma césarienne?
 

Il est possible, lors d’un accouchement par césarienne, que la montée laiteuse survienne plus tard que prévu. Mais elle va venir! Il ne faut pas se décourager. La césarienne peut causer un certain délai dans la montée de lait. À noter: souvent, ce n’est pas la césarienne en soi qui retarde la production de lait, mais plutôt le délai de stimulation qui peut la retarder.

3- Comment faire pour maintenir une production adéquate?

Environ 6 à 8 semaines après l’accouchement, les hormones qui ont été responsables de la production de lait jouent moins leur rôle et c’est pour cela que la quantité de lait a tendance à diminuer. Il y aura donc une transition vers une production qui est gérée très localement dans le sein et qui répondra juste à la demande. Il arrive au début que les mamans aient un surplus de lait, car le corps va réagir à l’arrivée du bébé afin de le nourrir.

 

Par la suite, le corps doit savoir combien il doit produire en se fiant seulement sur la demande. Donc, il est important de garder une demande accrue pour que la production de lait soit adéquate.

On peut également avoir recours à des stratégies comme des expressions/tétées très fréquentes et efficaces. Aussi, il faudra utiliser des méthodes pour augmenter l’ocytocine (l’hormone de l’amour) qui est responsable de la production du lait. Cette hormone est libérée lors d’un orgasme. Donc pour la reproduire, il faut avoir un environnement de relaxation, d’intimité, de calme et rempli d’amour. 

Voici quelques exemples pour vous aider à stimuler l’ocytocine (surtout lors d’une session de tire-allaitement) :

  • Faire beaucoup de peau à peau avec vos bébés, les regarder et sentir leur odeur
     

  • Passer le plus de temps possible auprès de vos bébés
     

  • Faire un peu de relaxation
     

  • Écouter un enregistrement de méditation (téléchargez notre méditation audio version Mamans Pieuvres!)
     

  • Mettre des débarbouillettes chaudes sur vos seins ou un sac magique sur le cou et les épaules
     

  • Visionner une vidéo de vos bébés qui émettent de petits bruits 

Il est aussi primordial de comprendre l’importance d’une bonne prise au sein et une mobilité orale adéquate des bébés. Souvent, une surproduction de lait initiale camoufle une prise du sein superficielle ou une succion inefficace, qui pourrait entrainer des défis vers 6-8 semaines d’allaitement.

4- Comment puis-je me préparer si je désire allaiter mes bébés?

La seule chose qu’on peut faire, c’est d’être bien éduquée sur l’allaitement! Il faut se renseigner sur le fonctionnement de l’allaitement et la physiologie du corps après avoir accouchée. Plusieurs mères ignorent le fait que c’est naturel. Malheureusement, il n'y a pas de boisson ni de nourriture magique qui augmenteront la production de lait. C’est un processus biologique selon lequel on doit vider les seins pour que ces derniers se remplissent à nouveau. Sans cela, notre allaitement ne fonctionnera pas. Plus on tire le lait, plus il y en aura (la règle de l’offre et de la demande). La nature est bien faite!

Visitez la page du tire-allaitement pour d'autres conseils intéressants!

5- Que faire si ma production n'est pas optimale?

Tout d’abord, assurez-vous d’appliquer toutes les bonnes pratiques dès le début : videz vos seins régulièrement et assurez-vous de l’efficacité de votre tire-lait. Si vous avez toujours une pauvre production de lait, il pourrait y avoir un problème physiologique qui limite votre production. En voici quelques exemples:

  • Un problème hormonal (ex: les ovaires polykystiques, l’hypothyroïdie);
     

  • Une réduction mammaire ou une hypoplasie des seins qui pourrait causer un manque de tissu mammaire qui expliquerait une plus petite production laiteuse;
     

  • Les mères avec un diabète peuvent remarquer un délai dans la montée laiteuse.

Malgré toutes ces conditions, il est important pour ces mamans d’essayer de fournir du lait maternel à leurs bébés. Plusieurs mères pensent que c’est tout ou rien avec l’allaitement. Cependant, même des petites quantités de lait maternel vont avoir des bienfaits et vont aider à promouvoir la santé de vos bébés. Si vous remarquez une pauvre production de lait, il est important d’en parler à votre médecin. 

ALLAITMENT PREMAS

Q&R SUR L'ALLAITEMENT DES PRÉMATURÉS

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1-Puis-je mettre mes bébés prématurés au sein?

Il n’y a pas d’âge ou de poids pour commencer à mettre le bébé prématuré au sein. Chaque bébé est différent. On a besoin d’un bébé qui est stable au niveau respiratoire et cardiaque. Même un bébé qui a un léger support respiratoire (lunette nasale) peut être mis au sein.

On doit bien l’observer et on peut offrir le sein à chaque fois que le bébé est réveillé et qu’il démontre de l'intérêt, qu’il se lèche les lèvres ou qu’il met ses mains dans sa bouche. On peut toujours l’introduire au sein pour qu’il se familiarise avec l’environnement, même si cette tétée est non nutritive (comme téter une suce). Au début, on peut essayer une fois par jour à un moment où il sera éveillé et alerte. Si le bébé n’est pas prêt pour la mise au sein, s’il est trop petit, trop fatigué, trop endormi, qu’il n’a pas assez d’énergie, on ne peut pas le forcer à prendre le sein. Il faut le faire seulement quand il est prêt. Il faut y aller à son rythme et allaiter à la demande.

Il est possible de les encourager doucement à boire, mais il faut être patient. Le bébé prématuré va se développer et il prendra de la maturité au fil du temps. D’ici là, on peut continuer à faire l’expression de lait jusqu’à ce que le bébé tète efficacement au sein.

2- À quel moment l'allaitement de mes prématurés deviendra plus facile?

Il doit y avoir une coordination entre l’action de téter, d’avaler et de respirer. La plupart du temps, cette coordination se développe au niveau neurologique autour de 34 semaines gestationnelles d’âge réel. C’est pour cela qu’on attend ce moment avant de proposer des biberons au bébé. Il est important de savoir que l'allaitement sera plus adapté à la capacité du bébé prématuré dans sa phase de développement. C’est une façon plus douce d’introduire les boires oraux que lorsqu’on donne des biberons.

Au début, nous sommes en période d’apprentissage, tant pour la maman que les nourrissons (prématurés ou pas). Donc, souvent, il est plus facile d’allaiter un bébé à la fois, le temps de s’ajuster. Lorsque tout le monde est plus à l’aise, que les bébés deviennent plus indépendants à faire leur prise du sein avec moins de soutien, qu’ils sont capables d’avoir des tétées efficaces et nutritives, que la mère a besoin de juste une main pour chaque sein, qu’elle n’a pas de douleur lors des tétées, alors on peut allaiter deux bébés à la fois. 

3- Combien de temps peut durer un boire?

Il n’y a pas de temps fixe. Il faut plutôt observer les bébés. C’est en les observant au sein qu’on va pouvoir constater si les tétées ont été efficaces ou non. Pour y parvenir, on regarde les indicateurs suivants:
 

  • Bébés sont bien éveillés entre les boires (à la fin d’un boire efficace, ils seront probablement au pays des rêves!)

  • Prise du sein confortable avec une bonne succion

  • Tétées de façon rythmique;

  • Bruits et/ou mouvements de déglutitions; 

  • Les couches sont bien mouillés
     

Pour s’assurer de connaître la quantité de lait que le bébé a bu au sein, on pèse bébé AVANT et APRÈS l’avoir allaiter. Par moment, le bébé peut paraitre avoir bien bu, mais il se peut qu'il ne prenne pas assez de lait pour grandir. Donc, en pesant le bébé avant et après la mise au sein, il est possible de réajuster la quantité de lait via le gavage dépendamment de la quantité qu’il a bu réellement. 

4- L'allaitement est-elle plus demandante que de boire au biberon?

C’est une très bonne question! Il n’y a pas assez de données scientifiques confirmant que l’allaitement demande plus d’énergie au bébé que de le nourrir au biberon. Il faut aussi comprendre que le bébé peut ne pas être capable de prendre le sein juste parce qu’il n’a pas encore les capacités développementales pour le faire. C’est une question de temps! Il est suggéré que la mère passe le plus de temps possible avec son bébé et qu’elle fasse couler quelques gouttes de lait pour augmenter l’intérêt de son bébé pour le sein. 

Plusieurs éléments vont influencer sur le travail qu’un bébé doit déployer autant au sein de sa mère que lors de la prise du biberon. Le modèle ainsi que le débit de la tétine seront des éléments à ajuster, tout comme il sera important d’employer une méthode adaptée (paced feeding) lors des boires aux biberons.

 

Au sein, il sera également important d’adapter la position d’allaitement ainsi que la routine des boires selon le réflexe d’éjection de maman, la prise du sein de bébé et les compétences de ces derniers. Chose certaine, le fait de boire demande de l’énergie et beaucoup de coordination, cela fait partie des étapes fondamentales permettant aux bébés de développer d’autres habiletés motrices.

5- Quelle est la meilleure position pour allaiter des prématurés?

Il faut trouver une position qui fonctionne bien pour vous et votre bébé. On a tous des corps et des seins de formes et de grandeur différentes. En général, les nouveau-nés (prématurés ou à terme) n’ont pas beaucoup de tonus et ont besoin de beaucoup de soutien lors d’une tétée. Il est important de trouver une position qui permettra une prise du sein optimale, tant pour la maman que pour le bébé. Souvent la madone inversée va être la plus utilisée pour les bébés prématurés. 

6- Mes bébés perdent-ils de la chaleur lorsqu'on les retirent de l'incubateur?

Si la transition se fait d’une bonne façon, le bébé ne perdra pas de chaleur. On doit ouvrir l’incubateur à la dernière minute et tout de suite prendre le bébé sur sa poitrine, tout en couvrant son dos. En fait, la chaleur du bébé va être mieux entretenue sur la poitrine de la maman que dans l’incubateur. 

 

Il ne faut pas hésiter à prendre son bébé même s’il dort dans l’incubateur, car il aura une meilleure qualité de sommeil sur le parent . Ce sommeil réparateur permet une meilleure croissance du corps, du cerveau et un meilleur gain de poids. La méthode du kangourou (peau à peau) diminue les hormones de stress et les signes vitaux (la respiration et les battements cardiaques de bébé) vont être stabilisés. De plus, le corps va produire moins de cortisol qui est l’hormone du stress et cela va permettre d’augmenter l’efficacité du système immunitaire et donc de combattre de façon plus efficace les infections. En faisant le peau à peau, il va y avoir une transition à l’allaitement plus rapide et une meilleure production de lait en général.

7- Quelles sont vos recommandations en lien avec la téterelle?

Pour utiliser une téterelle, une maman devrait s’assurer d’obtenir le soutient d’une IBCLC. Particulièrement utile en contexte de prématurité, une mauvaise utilisation ou un mauvais ajustement pourrait au contraire se voir nuisible à la poursuite de l’allaitement (sous-stimulation, blessures, confusions, ampoules et mastites).

 

La téterelle stimule la sensation et le réflexe dans la bouche pour téter. Avec un biberon, il est possible que le bébé s’habitue à quelque chose de ferme, long, dur et qui coule vite. Au retour du sein, il trouvera bizarre d’avoir un mamelon mou qui prend plus de temps et d'énergie avant que le lait ne s’écoule. Donc, la téterelle est un bon outil pour faire la transition du biberon au sein si le bébé est en train de rejeter le sein. 

Selon les études, les bébés prématurés ont moins de gras dans les joues, moins de tonus dans le visage et dans la bouche, donc la téterelle va aider à créer une meilleure pression négative dans la bouche des bébés. Avec la téterelle, il faut continuer de tirer son lait pendant cette phase d’apprentissage du bébé au sein puisqu’il va avoir une diminution de la sensation et de la stimulation directe au sein à cause de la barrière entre le bébé et le sein. Idéalement, la téterelle sera sevrée quand le bébé développera sa capacité de téter au sein. 

8- Quels bébés sont éligibles à la banque de lait d'Héma-Québec?

Tous les bébés prématurés nés en bas de 34 semaines de gestation peuvent recevoir du lait maternel ou du lait pasteurisé de donneur de la banque de lait Héma-Québec en ce moment. Si les quantités de la banque diminuent, les critères changent et peuvent baisser à 32 semaines ou même moins.

Certaines des propriétés immunitaires du lait pasteurisé sont diminuées. De plus, la grande majorité des mamans qui font des dons ont eu des bébés à terme, c’est donc un lait qui n’est pas aussi adapté aux bébés prématurés. Il va s'en dire que c’est le lait de la mère biologique qui a le plus de bénéfices pour le bébé. Si la mère a un bébé prématuré, son corps va produire du lait contenant plus de protéines, plus de gras et plus de facteurs immunitaires. C’est pourquoi il est très important pour des bébés prématurés d’avoir du lait de leur maman, s’il est possible pour la maman de le faire bien évidemment. 

Cependant, il faut mentionner que même si le lait de donneuse est pasteurisé, il demeure supérieur à la formule commerciale en termes de propriétés immunitaires. Autre point pouvant être intéressant : afin de diminuer fortement les risques de contamination, le lait de formule commerciale offert aux prématurés sera toujours sous forme « prêt à servir ». De plus, la recette est souvent adaptée à la condition des prématurés à l’aide entre autres de formules d’enrichissements.

9- Quels sont les bienfaits du lait maternel pour les prématurés?

Sachant que les bébés prématurés sont plus à risque d’infections, comme celles de types nosocomiales (acquises lors de soins administrés dans un centre hospitalier), il est important de saisir les bienfaits majeurs du lait maternel.

Le lait maternel influence directement et de façon permanente la flore intestinale des bébés, particulièrement des prématurés, favorisant leur santé digestive et aussi globale. De plus, le lait maternel favorise le développement cérébral des bébés, aspect particulièrement important pour les petits ayant quitté le monde utérin avant terme.

Puisque les mères ont un système immunitaire mature et qu'elles resteront dans le même environnement que leurs bébés, elles pourront produire des anticorps contre plusieurs virus et bactéries fongiques qui se retrouvent autant à l’hôpital qu’à l’extérieur. Par l'entremise de leur lait, elles pourront transmettre ces précieux anticorps à leurs bébés (qui ont un système immunitaire immature). De cette manière, les bébés auront une protection dans leur environnement et vont courir moins de risques d’infections et de complications.

 

Le lait maternel est donc un facteur important de protection. C’est pour cette raison qu’on dit régulièrement que le lait maternel n’est pas seulement un aliment, mais aussi un médicament pour les bébés prématurés.

10- Comment bien stimuler ma production tant et aussi longtemps que les bébés ne vont pas aux seins?

La stimulation de la production lactée de maman sera assurée pendant une période par l’expression du lait. Pour ce faire, il faudra s’assurer d’avoir accès à un tire-lait de qualité (souvent prêté en centre hospitalier), mais surtout à un ajustement personnalisé des embouts sur vos seins. La mise en place d’une routine personnalisée pour les séances d’expression est tout aussi importante et devra s’ajuster au fil du temps. Une IBCLC étant la personne-ressource à cette fin.

 

D’autres aspects permettent de favoriser une belle récolte de lait comme les périodes de proximité avec les bébés et la sécrétion d’endorphines, etc. Il faudra aussi voir à ce que maman puisse prendre soin d’elle (repos, hydratation, alimentation) et obtienne un soutien pharmacologique au besoin (éviter certains contraceptifs, valider la médication en cours, parfois avoir recourt à des galactagogues).

Pour plus d'informations, visitez notre page sur le tire-allaitement. 

 

L'ALIMENTATION PENDANT L'ALLAITEMENT

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D’un point de vue de nutritionniste, prendre soin de soi pour une nouvelle maman qui allaite veut dire continuer de nourrir son corps selon ses besoins et ses envies. Je prône l’approche de l’alimentation intuitive, et ce à toutes les étapes de la vie. D'ailleurs, c’est exactement ce sur quoi je vais travailler avec mes clientes. Mon approche est globale. On parle non seulement d’alimentation, mais aussi d'autres habitudes de vie comme le fait de bouger pour le plaisir, d’avoir un sommeil suffisant et surtout je normalise tous les changements tant physiques que psychologiques que vit la nouvelle maman et qui peuvent affecter notre bien-être au quotidien.

 

UN CONSEIL IMPORTANT POUR LES MAMANS DE JUMEAUX ET TRIPLÉS

Mon meilleur conseil serait de profiter de cette période pour apprendre à écouter et à nourrir son corps selon ses besoins. On veut éviter les longues périodes sans manger. Donc souvent dans les premières semaines post-partum, je vais suggérer aux mamans de manger aux 2 à 3 heures afin de se nourrir fréquemment dans la journée. Il n'est pas nécessaire que cela soit un repas, des bonnes collations soutenantes (2 à 3 aliments différents) peuvent très bien convenir au début. Vous devez prendre soin de vous, malgré votre nouvelle réalité de maman pieuvre qui, avouons-le, peut souvent être très différente de ce à quoi on pourrait s’attendre. 

 

DEMANDEZ DE L'AIDE!

Les gens autour de nous offrent régulièrement leur support mais on ne sait jamais trop de quoi on a vraiment besoin. Demandez-leur de vous cuisiner des plats réconfortants en format individuel pour le dîner ou plus familial pour les soupers. Dites-leur ce que vous avez envie de manger, demandez-leur de vous cuisiner des muffins, des galettes, etc. Plus vous aurez d’options pour vous nourrir adéquatement quand votre corps vous le demandera, moins vous aurez de difficulté à répondre à vos besoins et du même coup à conserver votre énergie. Si ce n’est pas votre entourage, explorez les services de traiteur près de chez vous. Ce qu’on veut, c’est pouvoir se nourrir régulièrement sans avoir à se poser de questions. Très important ici aussi; on ne recherche pas la collation ou le repas parfait selon le Guide Alimentire Canadien (GAC). On mange ce que l’on a envie de manger et on le bonifie au besoin si ce n’est pas assez satisfaisant.

 

ALIMENTS À ÉVITER

C’est vrai qu’on a souvent l’impression que bébé réagit à ce que nous consommons, plus particulièrement quand on pense aux aliments comme le chou, les oignons, les crucifères ou même les repas plus épicés. Pourtant, il semble plutôt rare que ce soit réellement le cas. On sait aujourd’hui que ceux-ci s’y adaptent très bien. 

Cependant, il y a bel et bien un aliment auquel certains bébés vont réagir dans les premiers mois de leur vie et c’est le lait de vache. C’est près de 2,5 % des nourrissons, allaités ou non, qui présenteront les symptômes d’une réaction à la protéine de lait de vache.  Les autres aliments auxquels les bébés peuvent réagir mais qui demeurent tout de même rares via le lait maternel sont; les œufs, les arachides, les noix, le blé, le soya et le poisson, soit les principaux allergènes alimentaires.

 

REFLUX ET ALLERGIES À LA PROTÉINE BOVINE

Que vous nourrissiez vos bébés au lait maternel ou aux préparations commerciales, aucun ne prévient le reflux ni augmente ou diminue son incidence. Cependant, on note que les épisodes de reflux seraient de plus courtes durées chez les bébés allaités. 

Si vous soupçonnez que bébé réagit à votre alimentation, il est suggéré de retirer l’aliment suspect pendant une certaine période de temps et de surveiller les réactions de bébé. Lorsque bébé semble mieux, on peut réintégrer l’aliment à notre alimentation afin de confirmer ou non l’intolérance de bébé. 

Il est très important de ne jamais retirer un aliment ou un groupe d’aliments sur une longue période de temps sans avoir de diagnostic d’allergie ou d’intolérance alimentaire. Il est aussi fortement recommandé de vous faire accompagner d’une nutritionniste lorsque vous devez suivre une diète d’éviction afin d’éviter toute carence nutritionnelle mais également afin de vous soutenir dans votre désir d’allaiter. On ne souhaite pas que cette diète devienne un obstacle à votre allaitement et encore moins qu’elle ne vous cause plus de stress au quotidien, ce qui nuirait à la poursuite de l’allaitement.

RÉGIME D'ÉVICTION ET ALIMENTATION SANS LAIT ET SANS SOYA

  • Vous soupçonnez une allergie chez vos trésors allaités et aimeriez lire sur le sujet du régime d’éviction ? 
     

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