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  • Prématurité et soins intensifs néonataux | Mamans Pieuvres

    Les soins de vos bébés prématurés et votre séjour à l'unité des soins intensifs néonatals. Les soins de vos bébés prématurés et votre séjour à l'unité des soins intensifs néonatals. En raison des nombreuses complications possibles, il se peut que vos bébés prématurés soient hospitalisés pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à l’unité néonatale de l’hôpital après leur naissance. Au Canada, c'est environ 6,2 % des enfants uniques qui naissent avant terme (37 semaines). Ce chiffre grimpe à 57 % chez les jumeaux et à près de 95 % chez les triplés (Hôpital d'Ottawa, 2022). Si vos bébés ne sont pas encore arrivés, nous vous encourageons à vous renseigner sur ce qui pourrait vous attendre durant les premières semaines et mois. Les statistiques d'accouchement prématuré étant élevées dans les grossesses multiples, mieux vaut s'y préparer. Voici quelques défis auxquels vous pourriez être confrontés en lien avec la prématurité : L’organisation en cas d’hospitalisation à l’unité néonatale de soins intensifs. Prendre soin des enfants à besoins particuliers (souvent présents lors de prématurité). Les complications graves liées aux virus et aux microbes. Les impacts sur la famille, comme le stress et la difficulté d'attachement. Vivre son postnatal et le fameux 4ᵉ trimestre à l'hôpital. Les parents qui doivent rester plusieurs semaines en néonatalogie sont confrontés à de l'inconnu. Les circonstances dans lesquelles les bébés arrivent peuvent parfois être éprouvantes. Cela étant dit, les difficultés courantes qui ressortent le plus pendant le séjour à l'hôpital sont le fait de ne pas connaître le futur et de ressentir un sentiment d'impuissance face à l'arrivée précoce de vos enfants. Sachez que les émotions que vous vivez sont toutes légitimes. Nous vous invitons à en parler avec des personnes qui ont déjà traversé le même chemin que vous, que ce soit des parents à votre hôpital ou via des groupes de soutien. Nous vous encourageons aussi à transformer votre tristesse et votre culpabilité en une énergie positive et à une participation active envers les soins de vos bébés. LES STADES DE LA PRÉMATURITÉ Le séjour à l'unité des soins intensifs néonatals n’est pas systématique, mais les statistiques parlent d’elles-mêmes. Il est fréquent que les parents passent plusieurs semaines à l’hôpital, plutôt que de pouvoir profiter du confort de leur foyer. Le tableau ci-dessous illustre la durée moyenne de gestation selon le nombre de bébés attendus. La durée de votre séjour à l’hôpital dépendra de la précocité de la naissance, du poids de vos bébés et de la présence ou non de complications médicales. Il va de soi que plus vos prématurés naissent tôt, plus leur séjour en néonatalogie sera long, puisqu’ils auront besoin de soins intensifs prolongés. Le site About Kids Health explique la prématurité de cette façon : « En général, plus l’âge gestationnel est jeune, moins le bébé est préparé au monde extérieur. Souvent, les bébés légèrement prématurés, qui ont presque complété le temps de gestation habituel dans l’utérus, n’auront pas besoin de soutien particulier à la naissance. (…) À l’opposé, les grands prématurés, qui n’ont passé que 25 semaines dans l’utérus, par exemple, nécessitent un soutien très intensif dès la naissance. » (About Kids Health, 2023). En ce qui concerne le suivi du développement, il est évalué en fonction de l’âge corrigé (AC) plutôt que de l’âge réel (AR). L’âge réel correspond au temps écoulé depuis la naissance de l’enfant, tandis que l’âge corrigé correspond à l’âge qu’aurait l’enfant s’il était né à 40 semaines de grossesse (date prévue d’accouchement, ou DPA). Cette référence est utilisée jusqu’à l’âge de deux ans par les différents spécialistes, à l’exception des rendez-vous de vaccination, qui se basent toujours sur l’âge réel. L'ENVIRONNEMENT EN SOINS INTENSIFS NÉONATALS Selon votre pays ou votre région, vous entendrez peut-être des termes différents pour désigner le service où vos bébés seront pris en charge. Il existe différents niveaux de soins qui peuvent évoluer en fonction de leurs besoins. L'unité des soins intensifs néonatals, celle-ci est composée de néonatalogistes et d'infirmières spécialement formés. On y retrouve également différents spécialistes tels que : Néonatalogiste Infirmière-chef et a ssistante infirmière-chef Infirmière praticienne en soins néonataux Infirmière en néonatalogie Résident Fellow Psychologue et t ravailleur social Inhalothérapeute Technicien de laboratoire Consultante en lactation Ergothérapeute et p hysiothérapeute Pharmacien hospitalier Pour plus d'informations et une description des rôles de chaque professionnel , visitez la page de Préma-Québec . À l'intérieur de l'u nité, préparez-vous à entendre et voir différents appareils q ui aideront vos bébés à respirer et à se nourrir. Ces machines, parfois très bruyantes, peuvent remplir plusieurs fonctions, notamment : Maintenir leur température corporelle à l'intérieur d'un incubateur. Vos bébés peuvent avoir un moniteur de température fixé sur leur peau. Aider leur respiration par un ventilateur. Certains bébés ont besoin d’oxygène, tandis que d’autres peuvent souffrir d’apnée. Par mesure de sécurité, de nombreux bébés dorment sur des tapis qui déclenchent une alarme si le mouvement s'arrête. Ces dispositifs, très sensibles, peuvent aussi provoquer de fausses alarmes . Les alimenter par perfusion intraveineuse ou au moyen d'une sonde d'alimentation. Cette sonde est un tube inséré par la narine et descend jusqu'à l’estomac, fixé sur la joue (voir ci-dessous pour des explications des différentes sondes.) Voici quelques appareils que vous pourriez retrouver dans leur chambre: ALIMENTATION ET GAVAGE Il existe un mode d'alimentation appelé gavage, qui peut être administré au moyen de différentes sondes : Sonde nasogastrique (tube est inséré par le nez jusqu’à l’estomac) Sonde orogastrique (tube est inséré par la bouche jusqu’à l’estomac) Sonde nasoduodénale (tube est inséré par le nez jusqu’à la 1ère partie de l’intestin grêle) Sonde nasojéjunale (tube est inséré par le nez jusqu’à la 2ème partie de l’intestin grêle, appelé le jéjunum). Pour ces quatre types de sondes d’alimentation, il n’est pas nécessaire de recourir à une chirurgie. Toutefois, selon la santé du bébé prématuré et la durée prévue du gavage, il pourrait être nécessaire d'installer une sonde gastrostomie endoscopique percutanée (GEP) ou de jéjunostomie endoscopique percutanée (JEP). Pour plus de détails sur ces deux dernières sondes, nous vous invitons à consulter le lien du CHU Sainte-Justine juste ici. Le gavage peut être utilisé pour des bébés prématurés nés avant 34 semaines de gestation, pour des enfants malades ou qui sont dépendants de la ventilation assistée et dont le réflexe de succion ou de déglutition est absent ou diminué. Même si les signaux de faim d’un bébé prématuré sont semblables à ceux d'un bébé à terme, il ne les manifestera pas aussi souvent qu’il le faudrait pour boire et grandir. C’est pour cette raison que le gavage est employé : ces bébés n’ont pas encore atteint la maturité nécessaire pour se réveiller et téter à chaque boire lorsqu’ils ont faim. Le but du gavage est d’alimenter le bébé et de favoriser sa croissance ainsi que son développement optimal. Il peut aussi être un complément à l’allaitement ou au biberon si le bébé se fatigue rapidement lors des boires. À l’unité néonatale, on apprend également aux parents la méthode appelée pacing ou pace feeding . C'est une façon d'offrir le biberon aux bébés prématurés. Si vous souhaitez allaiter, il est possible d’offrir le lait maternel exprimé par la maman de cette manière, jusqu’au jour où les bébés seront en mesure de prendre le sein. APPRIVOISER LA MONTAGNE RUSSE D'ÉMOTIONS Séjourner à l'unité néonatale peut être déstabilisant, surtout au tout début. Vos bébés ne seront pas les seuls à être fragiles : vous serez également confrontés à une montagne d'émotions — culpabilité, colère, choc, impuissance, injustice ou tristesse. Vous pourriez être surpris de voir à quel point vos bébés sont petits lorsque vous les rencontrez pour la première fois. Ils peuvent sembler très fragiles, avec des poils fins et des vaisseaux sanguins visibles. Si l'un de vos bébés est très malade ou dans une situation précaire, il se peut que vous ne puissiez pas le tenir dans vos bras avant que son état soit plus stable. Au fur et à mesure qu’ils grandissent et se développent, le personnel néonatal pourra vous aider à les tenir, les réconforter et les. nourrir. Parfois, l’état de santé ou les besoins médicaux de l’un de vos bébés peuvent changer. Cela peut signifier qu'un bébé soit admis dans l'unité néonatale ou transféré dans une autre unité, tandis que le ou les autres bébés restent à la pouponnière ou obtiennent leur congé de l'hôpital. Cette situation peut être difficile pour l'organisation familiale. N'hésitez pas à alterner les heures des boires et à partager les soins entre vous, votre partenaire ou d’autres membres de la famille. Cela vous aidera à passer du temps avec vos bébés (et vos autres enfants), tout en permettant à d’autres de participer à leurs soins. Tire-allaitement Voyez comment vous pouvez vous préparer à donner votre lait à vos bébés Cliquez ici! Allaitement Saviez-vous qu'il est possible d'allaiter vos bébés prématurés, et ce peu importe leur stade? Cliquez ici! Biberons Connaissez-vous la méthode pacing avec le biberon pour vos prématurés ? Cliquez ici! NOS 10 CONSEILS POUR FACILITER VOTRE PASSAGE À L'USIN 01 S'informer. Pendant votre grossesse, demandez à visiter l’unité néonatale de l’hôpital où vous accoucherez. Cela vous permettra de rencontrer les professionnels et de vous familiariser avec l’environnement ainsi qu’avec les différents appareils. Les soins intensifs néonatals peuvent être impressionnants en raison du bruit et des machines : mieux vaut donc avoir une idée de ce qui vous attend avant l’accouchement ! 02 S'impliquer . Soyez présents lors de la tournée médicale quotidienne, moment où le plan de soins de vos nouveau-nés est établi. Vous pourriez parfois ressentir de l’impuissance et avoir l’impression de ne rien pouvoir faire pour vos bébés, mais n’oubliez pas que VOUS êtes leurs parents et leurs meilleurs protecteurs. Restez en contact avec eux et visitez-les dès que possible après la naissance, même si cela doit se faire depuis votre lit ou en fauteuil roulant. Essayez aussi de participer à leurs soins lorsque c’est possible : les infirmières sauront vous guider et vous montrer comment. 03 Poser des questions. N’hésitez jamais à demander des explications ou des clarifications. Chaque question est pertinente ! 04 Demander à avoir un médecin primaire et quelques infirmières primaires. Il peut y avoir beaucoup de roulement de personnel en néonatalogie. Demander à ce qu’un médecin principal et quelques infirmières soient attitrés à vos bébés permet un meilleur suivi et une continuité des soins. Ces professionnels, qui connaîtront bien vos enfants, pourront poser des interventions plus adaptées. 05 Parler à d’autres parents de prématurés. Demandez à votre médecin de vous présenter une autre famille vivant une situation semblable. Échanger avec des parents qui comprennent vos défis peut être réconfortant et vous préparer à la suite du séjour. 06 Tenir un journal quotidien pour chaque bébé. Notez chaque jour les progrès de vos bébés, vos questions et les informations données par l’équipe médicale. Ce journal vous aidera à suivre l’évolution de chacun et à mieux vous sentir outillés lors du retour à la maison. Notez-y également chaque étapes importantes en téléchargeant ces petits cartons. 07 Prendre un jour à la fois . Il peut être très difficile d'apprendre à devenir parents devant deux ou trois incubateurs. Avoir un bébé prématuré est difficile, en avoir deux ou trois d’un coup l’est encore plus! Être parents de multiples prématurés est un immense défi, surtout lorsqu’un bébé va mieux et que l’autre traverse des difficultés. Les émotions peuvent être intenses et changeantes. Tâchez de rester forts auprès de vos bébés, car ils ressentent vos états d’âme et ont besoin de votre énergie positive. 08 Avoir un bon réseau de support. Acceptez l’aide de vos proches. Chaque geste, petit ou grand, compte. Cette période est exigeante mais temporaire, et vous n’avez pas à la traverser seuls. 09 Se reposer. Profitez des moments où vos bébés sont pris en charge pour récupérer. Vos enfants auront besoin de parents reposés et en forme une fois de retour à la maison. 10 Protéger vos bébés des infections. Les bébés prématurés sont très vulnérables. Lavez-vous toujours les mains, portez des vêtements propres et, si vous êtes malades, évitez de les visiter ou portez un masque. Prendre soin de vous (repos, hygiène, alimentation) est aussi une manière de les protéger. CONSEILS NICU QUAND IL FAUT RENCONTRER SES BÉBÉS PLUTÔT QUE PRÉVUE Elliot et Nathan sont nés par césarienne d’urgence un samedi matin : 8 h 33 pour mon bébé 1, 8 h 34 pour bébé 2. Ils avaient 35 semaines et 0 jour de gestation. Ils ont été amenés directement en néonatalité, puisque l’état de Nathan nécessitait des soins. En raison de la médication donnée pour effectuer la césarienne d’urgence, j’ai finalement rencontré mes bébés aux alentours de 17 h, le soir de l’accouchement. Je me souviens encore très bien de Nathan, dans l’incubateur, branché à une panoplie de machines qui vérifiaient chaque changement dans son état général. Il avait de l’aide respiratoire, un tube de gavage, un capteur au pied, des fils partout. Les machines sonnaient pratiquement tout le temps. Bref, aucun contact physique n’était possible à ce moment. Juste ma main, qui prend la sienne, si petite, dans un trou d’incubateur. C’est ainsi que je me suis présentée à mon bébé, complètement perdue dans ce monde inconnu de la parentalité et de la néonatalité. Nathan a finalement passé 4 semaines en néonatalité à Trois-Rivières avant d’être transféré au CHUL de Québec pour 1 semaine. La veille de la fête des Mères, nous avons enfin quitté le CHUL avec notre bébé, après 5 semaines dans les rouages de la néonatalogie. Ce n’était pas ce que j’imaginais pour ma première rencontre avec mes jumeaux, ni pour nos premiers moments en famille. J’aurais tellement aimé qu’on m’y prépare, qu’on aborde le sujet avec moi, qu’on m’explique à quoi m’attendre si un séjour en néonatalogie était envisagé. Encore aujourd’hui, 2 ans et demi plus tard, c’est un sujet sensible, difficile à aborder pour moi. En tant que maman de jumeaux ayant vécu le passage par la néonatalité et travailleuse sociale en périnatalité, j’ai envie de vous dire que ce ne sera pas facile. Vous allez vivre une panoplie d’émotions contradictoires, vous oscillerez entre l’espoir et le désespoir. Toutes ces émotions sont normales et légitimes. Heureusement, vous serez accompagnés par des professionnels attentionnés, qui ont à cœur le bien-être de vos bébés. N’ayez pas peur de prendre votre place. Vous aurez parfois l’impression que le personnel connaît mieux vos enfants que vous, mais ce sont tout de même vous les parents. Posez des questions, immiscez-vous dans les discussions médicales qui concernent vos bébés. Demandez des explications et des clarifications, exprimez votre point de vue, vos désirs, vos inquiétudes. Prenez le temps de lire vos droits : ils sont tellement importants et vous aideront à prendre des décisions. Informez-vous pour connaître les services à votre disposition (travailleur social, psychologues, consultante en lactation, etc.). Plus vous serez outillés et informés, plus il vous sera facile de prendre votre place dans ce monde et d’accompagner vos bébés ! Télécharger le livret LES SOINS DU DÉVELOPPEMENT Les soins du développement constituent une approche de soins individualisés visant le développement optimal des nouveau-nés malades ou prématurés admis en unité néonatale. Ils regroupent un ensemble de techniques environnementales et comportementales mises en place pour réduire le stress du nouveau-né et assurer sa neuroprotection. Leur objectif est d'offrir aux bébés les meilleures conditions possibles pour poursuivre leur développement, dans un contexte de soins centrés sur la famille. VOTRE PARTICIPATION EST PRIMORDIALE Pour favoriser la création du lien, les parents peuvent participer activement, en partenariat avec l’infirmière, aux changements de couches, au bain et au positionnement de leurs bébés. Voici quelques exemples de bénéfices des soins du développement chez les bébés : . À court terme : -Diminution des bradycardies, des tachycardies et des apnées. -Diminution des mouvements de trémulations (tremblements) et des signes d’irritabilité. -Stabilisation de la tension artérielle et de la saturation en oxygène. -Amélioration de la qualité du sommeil. À moyen terme : -Diminution de la durée d’hospitalisation, de la durée de ventilation et de la durée d’oxygénation. -Réduction des complications médicales et du nombre de jours avec une sonde gastrique. -Amélioration de la croissance et du sommeil. -Amélioration des comportements et du neurodéveloppement : meilleure tolérance au stress, capacité d’attention accrue et fonctionnement moteur optimisé. À long terme (3 à 15 ans) : -Amélioration du développement neurologique, de l’attachement parent-enfant et de la qualité de vie des enfants et de leur famille. -Diminution de la sévérité des dommages cérébraux et des handicaps majeurs. Il existe aussi des bénéfices pour les parents ! On observe notamment une diminution du stress familial, une amélioration de l’interaction mère-enfant, du lien d’attachement, du contact visuel et physique, ainsi qu’un renforcement de la confiance des parents dans leurs compétences parentales. Voici un résumé de Madame Mathilde Lenoir, infirmière clinicienne au NICU du Montreal Children’s Hospital (Québec, Canada), en lien avec le développement des sens et les stratégies de protection : LE TOUCHER C’est le premier sens à se développer dans le ventre maternel. Le fœtus est enveloppé d’une pression constante exercée par le liquide amniotique et les parois de l’utérus. Il découvre le toucher en agrippant le cordon ombilical ou en portant ses mains à son visage. Une fois admis à l’unité néonatale, l’équipe soignante cherche à reproduire, autant que possible, les conditions apaisantes de la vie intra-utérine : Création d’un « cocon » qui entoure le bébé; Imitation de la position fœtale, avec les membres regroupés et les mains près du visage; Offrir au bébé la possibilité d’agripper le doigt d’un parent ou une doudou; Poser une main ferme et stable sur son corps pour reproduire la pression rassurante du liquide amniotique, plutôt que de caresser sa peau — une sensation encore nouvelle et parfois inconfortable pour lui. L'ÉQUILIBRE L’équilibre est le deuxième sens à se développer pendant la grossesse. Le fœtus, baignant en apesanteur dans le liquide amniotique, perçoit déjà les mouvements et les changements de position. Ce sens atteint sa maturité à la fin de la grossesse, ce qui explique pourquoi le nouveau-né prématuré peut être particulièrement sensible aux déplacements brusques, par exemple, lorsqu’on le soulève du matelas pour la pesée ou pour l’installer dans les bras du parent. Méthodes de protection : Effectuer les changements de position en roulant doucement le bébé à l’aide des draps; Lors de la méthode kangourou, venir chercher son enfant directement contre son torse, puis s’installer lentement dans le fauteuil, uniquement si le parent se sent à l’aise et en confiance. L'ODORAT L’odorat est déjà bien développé dès la 24ᵉ semaine de grossesse. Le fœtus apprécie l’odeur familière du liquide amniotique. À la naissance, il reconnaît naturellement l’odeur du lait maternel et celle du corps de sa mère, qui lui rappellent cet environnement rassurant. Ces odeurs jouent un rôle essentiel dans le lien d’attachement et le sentiment de sécurité du nouveau-né. Méthodes de protection/ stimulations positives : Privilégier la méthode kangourou ou le peau à peau; Éviter les parfums, qui sont des odeurs étrangères et souvent trop fortes pour le nouveau-né; Déposer un foulard portant l’odeur naturelle du parent (sans parfum) près du visage du bébé, afin qu’il puisse la reconnaître lors de ses périodes d’éveil; Placer une compresse imbibée de lait maternel à proximité du visage du bébé, pour lui offrir une odeur familière et apaisante. LE GOÛT Le goût devient pleinement mature vers la 30ᵉ semaine de grossesse. En avalant le liquide amniotique, le fœtus découvre déjà les quatre saveurs universelles : sucré, salé, amer et acide. Ces saveurs varient selon l’alimentation de la mère, mais le fœtus manifeste une préférence naturelle pour le sucré, ce qui contribue plus tard à l’acceptation du lait maternel. Méthodes de protection/ stimulations positives : Déposer une à deux gouttes de lait maternel sur la suce : associée au goût sucré du lait ou du sucrose (solution sucrée), elle contribue à diminuer la douleur du nouveau-né grâce à la libération d’endorphines dans le cerveau; Lors de l’initiation de l’allaitement, le goût du lait maternel rappelle au bébé celui du liquide amniotique, renforçant ainsi le lien entre plaisir, sécurité et alimentation. L'OUÏE Autour de la 32ᵉ semaine de grossesse, le fœtus commence à percevoir les sons extérieurs, comme la voix de sa mère, celle de son père, et les bruits environnants. Depuis le tout début, il est bercé par les sons internes du corps maternel: le battement du cœur, les bruits digestifs et circulatoires qui forment pour lui une trame sonore constante et rassurante. Méthodes de protection/ stimulations positives : La méthode kangourou (peau à peau) permet au bébé de retrouver ces sons familiers du cœur et du corps de sa mère, favorisant un sentiment de sécurité. Il reconnaît également la voix grave du père, qui traverse plus facilement les parois utérines et continue de l’apaiser après la naissance; Parler doucement ou chuchoter à proximité du bébé, même lorsqu’il est dans un incubateur, afin d’éviter la surstimulation auditive. L’incubateur n’atténue pas les bruits aussi efficacement que le ventre maternel. LA VUE La vue est le dernier sens à se développer. Entre la 32ᵉ et la 37ᵉ semaine de grossesse, les structures nécessaires à la vision deviennent progressivement fonctionnelles. Même un bébé né à terme ne voit encore qu’en noir et blanc, et seulement à une distance d’environ 20 cm, soit la distance parfaite pour observer le visage du parent lors des contacts rapprochés. Chez le prématuré, la vision est encore floue, mais il est déjà attiré par les formes et contrastes, particulièrement ceux des visages familiers. Il est donc important de se placer tout près de lui pour qu’il puisse reconnaître et fixer les traits de ses proches. Méthodes de protection : Protéger les yeux du bébé avec une main ou une couverture lors des soins ou des examens pour réduire l’exposition à la lumière; Placer un couvre-isolette sur l’incubateur afin de maintenir un environnement sombre et de reproduire les conditions intra-utérines; Tamiser l’éclairage durant les périodes de peau à peau, pour permettre au bébé d’ouvrir les yeux sans inconfort et d’entrer en contact visuel avec son parent, renforçant ainsi le lien d’attachement. LE DÉVELOPPEMENT DES MUSCLES Il existe deux types de muscles : les muscles extenseurs, qui permettent de tendre un membre, et les muscles fléchisseurs, qui permettent de le plier. Pendant la grossesse, les muscles extenseurs se développent en premier. Le fœtus, ayant beaucoup d’espace dans l’utérus, peut alors garder les bras et les jambes tendus. Au troisième trimestre, il commence à se sentir plus à l’étroit et s’exerce à plier ses membres, ce qui stimule le développement de ses muscles fléchisseurs. Le bébé prématuré, lui, n’a pas eu le temps de renforcer ces muscles fléchisseurs autant qu’un bébé né à terme. Il a donc besoin d’un soutien externe pour maintenir la position fœtale (mains près du visage, genoux repliés vers l’abdomen). Des rouleaux de couverture sont alors disposés autour de lui pour l’aider à conserver cette position. Ces appuis procurent aussi un enveloppement rassurant, semblable à la sensation de contenance qu’il ressentait dans le ventre maternel. À noter qu’un bébé né à terme, mais hospitalisé en néonatalogie, peut lui aussi avoir besoin de ces limites physiques : il consacre une grande partie de son énergie à stabiliser ses signes vitaux, et non à maintenir une posture fléchie. LE SAVIEZ-VOUS ? Les jumeaux et triplés sont plus à risque de développer une plagiocéphalie (aplatissement du crâne). Découvrez les problématiques pédiatriques sous-jacentes qui peuvent influencer l’allaitement juste ici. LA MÉTHODE KANGOUROU La méthode kangourou est le seul soin relevant exclusivement de la compétence parentale. Elle consiste à placer le bébé en peau à peau contre le torse du parent, le plus tôt possible après la naissance, et à répéter ces moments aussi souvent et aussi longtemps que l’état du bébé le permet. Cette méthode est recommandée pour tous les nouveau-nés, qu’ils soient à terme ou prématurés, et peut être poursuivie à la maison. En peau à peau contre sa mère (ou son père), le bébé retrouve des sensations familières : la chaleur corporelle, l’odeur, les battements du cœur et la voix parentale. La méthode kangourou apaise le nouveau-né tout en lui permettant de maintenir sa température. Chaque séance devrait durer au moins 60 minutes, afin de permettre au bébé d’atteindre le sommeil profond, essentiel à son développement et à sa récupération. Les bienfaits de la méthode kangourou: Amélioration des signes vitaux (rythme cardiaque, respiration, diminution des apnées et besoins en oxygène); Meilleure tolérance digestive (si possible, combiner la séance avec les repas, même en cas d’alimentation par sonde gastrique); Amélioration du sommeil et du repos; Réduction du stress et de la douleur lors de procédures (par exemple, une prise de sang effectuée pendant le peau à peau); Diminution de la durée d’hospitalisation; Renforcement du lien parent-enfant et du sentiment de compétence parentale; Stimulation de la production de lait maternel. LA COMMUNICATION AVEC SES BÉBÉS Parler à ses bébés est essentiel au développement du langage et du lien affectif. Pourtant, en contexte de prématurité, il n’est pas toujours facile de savoir quoi dire ou comment interagir. Plusieurs programmes de lecture et de stimulation du langage sont maintenant offerts dans les unités néonatales. Ils permettent aux parents de lire des histoires à leur bébé, favorisant ainsi un contact vocal doux et familier. Entendre la voix de ses parents, celle qu’il reconnaît depuis la vie intra-utérine, apaise le bébé, tout en stimulant ses capacités d’écoute et d’attention. UNE TRANSITION IMPORTANTE Lorsqu’on commence à vous parler d’un congé possible pour vos deux ou trois bébés, cela peut susciter une foule d’émotions contradictoires. Vous avez peut-être passé plusieurs jours, semaines, voire des mois à l’hôpital, à rêver du moment où vous serez enfin réunis à la maison, dans le confort et l’intimité de votre foyer. Mais il est aussi tout à fait normal de ressentir de l’inquiétude à l’idée de quitter un environnement où vous étiez entourés, soutenus et rassurés. Même si votre séjour en néonatalogie a été exigeant, vous étiez accompagnés à chaque étape. Le personnel des soins intensifs néonatals ne donnera jamais congé tant que ce ne sera pas sécuritaire et que les parents ne se sentent pas prêts. Vous faites désormais partie intégrante de l’équipe de soins, et votre confiance est essentielle à cette nouvelle étape. Voici quelques conseils pour adoucir la transition : Échangez avec le personnel de l’unité. Il pourra vous aider à vous familiariser avec la nouvelle routine et à mieux comprendre comment partager du temps de qualité avec chacun de vos bébés. Sorties échelonnées : il arrive souvent que les multiples soient prêts à sortir à des moments différents. Si l’écart est court, l’équipe pourra peut-être prolonger le séjour du premier bébé pour un départ simultané. N’hésitez pas à exprimer vos préférences. Planifiez votre organisation. Fixez un horaire pour les visites en néonatalogie, la prise en charge de la fratrie, et vos périodes de repos. Laisser un bébé à l’hôpital tout en rentrant à la maison avec un autre peut être déchirant, c’est normal de le vivre difficilement. Profitez des moments seuls avec un bébé. Même si cela semble contre-intuitif, une courte séparation peut être l’occasion de lui offrir une attention unique et bienfaisante. Pratiquez la routine avant le congé. Essayez d’effectuer les soins quotidiens sans l’aide des infirmières avant de quitter l’hôpital. Cela vous permettra d’être plus à l’aise et de renforcer votre confiance. Préparez votre environnement. Si vos bébés nécessitent des soins particuliers (médicaments, gavage, oxygène, moniteur de saturation, etc.), organisez un espace clair et fonctionnel. Identifiez les bacs, les appareils et les horaires pour éviter toute confusion. LE GRAND RETOUR À LA MAISON Avant le retour, aérez bien les pièces et assurez-vous d’avoir tout le nécessaire. Prévoyez une protection supplémentaire pour vos coussins et fauteuils, ou retirez les tapis si besoin : cela simplifiera le ménage en cas de reflux ou de petits accidents. L’équipe hospitalière vous remettra un horaire des boires et des médicaments à suivre. Il est souvent recommandé de réveiller les bébés à la même heure, afin de préserver des périodes de sommeil cohérentes pour tous (y compris vous!). Vous pourrez ajuster cette routine progressivement selon les besoins de vos bébés. Pour la médication, préparez les doses à l’avance lorsque possible, en les conservant au réfrigérateur selon les conseils du pharmacien. Utilisez un bac ou un plateau identifié pour chaque bébé, puisque les dosages peuvent varier. LES SUIVIS MÉDICAUX Même après le congé, il est fréquent de devoir retourner à l’hôpital ou à la clinique néonatale pour des suivis (pédiatre, physiothérapeute, ergothérapeute, nutritionniste, ophtalmologue, etc.). N’hésitez pas à demander de l’aide pour vous accompagner à ces rendez-vous : cela facilitera la logistique et vous permettra d’être plus attentif aux informations données. Bon à savoir : un nouveau vaccin à dose unique contre le virus respiratoire syncytial (VRS) est offert gratuitement à tous les bébés nés à 37 semaines et moins. Il peut être administré directement à l’unité néonatale pendant la saison du virus, ou sur rendez-vous le reste de l’année. Pour les résidents du Québec : cliquez ici pour plus d'informations. Les premiers mois peuvent être éprouvants, entre la fatigue, les émotions intenses et l’adaptation à la vie à la maison. N’oubliez pas : vous n’êtes pas seuls. Consultez nos pages sur le soutien postnatal et la vie de couple , et découvrez notre cours en ligne sur le sommeil des bébés prématurés pour vous outiller concrètement. trucs et astuces FAVORISER LE SOMMEIL DE MES BÉBÉS PRÉMATURÉS Je veux m'y préparer ! Écoutez le témoignage d'Aliona, maman de triplées mono-di nées à 24 semaines de gestation ayant séjournées plusieurs semaines en néonatalogie. Voir la chaîne vidéo Saviez vous qu'il existe de l'aide financière pour les bébés prématurés qui pourraient s'appliquer à votre situation? Voir la page LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Livret destiné aux parents d'un prématuré Source: Hôpital Général Juif de Montréal L’unité néonatale de soins intensifs : introduction par et pour des parents Source: Fondation pour Bébés Prématurés Canadiens Qu'est-ce la prématurité ? Source: SOS Préma et bébés hospitalisés Prendre soin de votre bébé prématuré tardif Source: Centre universitaire de santé McGill Sources : Hôpital d’Ottawa. (2021). Grossesse multiple. https://www.ottawahospital.on.ca/fr/services-cliniques/deptpgrmcs/departements/obstetrique-gynecologie-et-soins-aux-nouveau-nes/grossesse-multiple/ottawahospital.on.ca Ladewig, P. W., London, M., & Davidson, M. (2019). Soins infirmiers en périnatalité (5ᵉ éd.). ERPI. ISBN: 9782766100149 Louis, S. (2010). Le grand livre du bébé prématuré (2e édition). Éditions du CHU Sainte-Justine. ISBN 9782896191949 Martel., M. et Milette, I. (2017). Être parent à l’unité néonatale. Éditions du CHU Sainte-Justine. ISBN 9782896198290 Milette, I., Martiel, M. et Ribeiro da Silva, M. (2019). Les soins du développement : Assurer la neuroprotection des nouveau-nés (2e édition). Éditions du CHU Sainte-Justine. ISBN 9782896199068 Personnel de SickKids. (2025). À propos des bébés prématurés. AboutKidsHealth. https://www.aboutkidshealth.ca/-propos-des-bebes-prematures Préma-Québec. (2022). Préma-Québec. https://premaquebec.com/ Twin Trust. A parent's guide to neonatal care for twins, triplets and more.

  • Donner le biberon aux jumeaux, triplés et prématurés | Mamans Pieuvres

    L'art de donner plus d'une bouteille à la fois avec du lait commercial ou maternel. Comment donner le biberon aux jumeaux. L'art de donner plus d'une bouteille à la fois avec du lait maternel ou commercial. Bienvenue dans le merveilleux monde des biberons. Notre page sur les biberons s’adresse autant aux parents qui choisissent de nourrir leurs bébés exclusivement avec des préparations commerciales, qu’aux mamans qui pratiquent l’allaitement mixte ou le tire-allaitement. Donner le biberon, c’est aussi nourrir son bébé avec amour, attention et bienveillance. Encourager les parents qui donnent le biberon ne diminue en rien les bienfaits du lait maternel. Au contraire, l’ouverture à l’allaitement mixte, par exemple, peut permettre à certaines mères de prolonger leur expérience d’allaitement de façon positive et adaptée à leur réalité. L’important est d’éviter toute pression inutile sur les épaules des parents dans leur choix d’alimentation, particulièrement en contexte de naissance multiple. Chaque famille, chaque bébé et chaque situation sont uniques. Voici quelques exemples de réalités toutes aussi valides : Une mère qui choisit le tire-allaitement exclusif pour des raisons personnelles ou médicales. Une mère qui doit reprendre le travail rapidement ou dont l’horaire ne permet pas un allaitement au sein. Des parents de bébés prématurés qui manquent de force au début pour téter efficacement. Un partenaire ou des proches qui souhaitent participer activement aux boires dans un contexte d’allaitement mixte. Un parent épuisé qui décide de prioriser sa santé mentale. Un couple de même sexe qui crée des moments de proximité grâce au biberon. (Saviez-vous qu’un couple féminin peut partager l’allaitement grâce à la lactation induite ? Renseignez-vous auprès d’une consultante en lactation IBCLC .) Une mère qui ne produit pas suffisamment de lait, même avec du soutien. Une mère qui ne veut pas ou ne peut pas suivre un régime d’éviction dans le cas d’allergies alimentaires confirmées. Des parents qui traversent des défis particuliers et qui choisissent la solution la plus réaliste pour eux. Une mère qui n’est pas à l’aise avec l’allaitement pour des raisons qui lui appartiennent. Une mère qui décide simplement que son allaitement est terminé, parce que c’est le bon moment pour elle. Chaque situation est légitime. Le plus important demeure la santé, le bien-être et la sérénité de la famille. Nous accordons une attention particulière aux préparations commerciales pour nourrissons, puisqu’il s’agit du choix le plus fréquent chez les parents de jumeaux et de triplés. L’équipe de Mamans Pieuvres tient à remercier Madame Alexandra Tremblay, infirmière clinicienne à l’unité néonatale du Centre hospitalier de Rimouski (Québec), pour sa précieuse collaboration. PRÉPARATIONS COMMERCIALES: LAQUELLE CHOISIR? Premièrement, il faut savoir qu’il existe deux grandes catégories de préparations commerciales pour nourrissons (PCN). 1. Les préparations non hypoallergènes Si vos bébés sont nés à terme, sans problème de santé particulier et ne présentent aucun signe ou symptôme d’allergie, on recommande les préparations non hypoallergènes à base de protéines entières ou partiellement hydrolysées. La plupart des compagnies offrent des PCN à base de lait de vache ou de soya. Ces deux options peuvent convenir aux bébés sans allergie alimentaire, bien que celles à base de lait de vache soient à privilégier. Les préparations à base de soya devraient être réservées à des situations particulières. Elles ne sont pas recommandées pour les bébés prématurés, ce qui est souvent le cas des jumeaux et des triplés. Elles ne devraient être envisagées que pour : les bébés atteints de galactosémie, une maladie héréditaire rare affectant la digestion des sucres du lait ; ou pour des familles qui ne consomment pas de produits laitiers pour des raisons religieuses ou culturelles. 2. Les préparations hypoallergènes Ces formules sont indiquées lorsqu’il y a suspicion ou diagnostic confirmé d’allergie chez le nourrisson. En cas d’allergie à la protéine de lait de vache (APLV), il n’est pas recommandé d’offrir une préparation à base de soya, car environ 30 à 40 % des bébés allergiques aux protéines bovines réagiront aussi au soya dans les jours ou semaines suivant l’introduction. Ces préparations sont généralement plus coûteuses, mais lorsqu’elles sont prescrites par un médecin, elles peuvent être remboursées par la RAMQ ou par la plupart des assurances collectives. ENRICHIE EN FER OU FAIBLE EN FER ? Il est recommandé d’opter pour une préparation enrichie en fer au moins jusqu’à l’âge de 9 mois, et pour les bébés prématurés, jusqu’à 12 mois ou jusqu’à ce qu’ils soient complètement sevrés de la PCN. Ces bébés sont plus à risque de carence en fer, ce qui peut affecter leur croissance et leur développement. Par ailleurs, plusieurs bébés prématurés se verront prescrire un supplément de fer dès la naissance afin de prévenir cette carence. Que vous choisissiez une préparation régulière, « avec fer » ou « enrichie en fer », sachez que toutes contiennent sensiblement les mêmes concentrations de fer. Ne vous laissez donc pas influencer par les allégations commerciales sur les étiquettes. AVEC OU SANS LACTOSE? En cas de suspicion d’allergie à la protéine de lait de vache (APLV), les préparations « sans lactose » ne sont pas appropriées, car elles contiennent tout de même la protéine du lait, responsable des symptômes allergiques. LA VITAMINE D Toutes les préparations commerciales pour nourrissons offertes sur le marché sont enrichies en vitamine D. Si vous pratiquez l’allaitement mixte et que vous donnez aussi un supplément de vitamine D liquide, vous pouvez simplement l’administrer un jour sur deux. Cela comblera amplement les besoins de vos bébés. Voyons maintenant les quatre types de préparations disponibles sur le marché: PCN à base de protéines complètes. (lait de vache ou soya) Pour les bébés nés à terme et en santé: Enfamil MD, Similac MD, Earth’s Best biologique Plusieurs marques maison comme Le choix du président, Kirkland Signature, Sélection. PCN à base de protéines partiellement hydrolysées. Pour les bébés présentant des symptômes de reflux ou une digestion plus sensible : Bon départ MD Enfamil A+ gentlease MD Similac total confort MD PCN hypoallergiques fortement hydrolysées Pour les bébés présentant des symptômes d’APLV ou de reflux mais qui ne semblent pas mieux avec les PCN partiellement hydrolysées: Similac Alimentum MD Enfamil Nutramigen A+ MD Enfamil Pregestimil A+ MD PCN à base d'acides aminés Pour les bébés présentant encore des symptômes d’APLV après deux à quatre semaines d'essais avec une PCN fortement hydrolysée : Néocate Infant MD Enfamil Puramino A+MD REFLUX ET ALLERGIES Que vous nourrissiez vos bébés au lait maternel ou aux préparations commerciales, aucun de ces modes d’alimentation ne prévient le reflux ni n’en augmente ou n’en diminue la fréquence. Toutefois, on observe que les épisodes de reflux ont tendance à être plus courts chez les bébés allaités. Si vous pratiquez l’allaitement mixte et que vous soupçonnez que votre bébé réagit à certains aliments de votre alimentation, consultez un professionnel de la santé avant d’éliminer quoi que ce soit de votre diète. Il est essentiel de ne jamais retirer un aliment ou un groupe d’aliments sur une longue période sans qu’un diagnostic d’allergie ou d’intolérance ait été posé. Une diète d’éviction mal encadrée peut entraîner des carences nutritionnelles. Il est donc fortement recommandé de vous faire accompagner par une nutritionniste si une telle démarche s’avère nécessaire. Elle pourra vous aider à maintenir une alimentation équilibrée tout en soutenant votre désir d’allaiter. L’objectif n’est pas que cette diète devienne un obstacle à votre allaitement ou une source supplémentaire de stress, ce qui pourrait nuire à sa poursuite. COMMENT SAVOIR ? Vos bébés semblent inconfortables sur le plan digestif et vous vous demandez s’il s’agit de reflux gastro-œsophagien (RGO) ou d’une allergie à la protéine de lait de vache (APLV), qu’elle soit IgE médiée ou non ? Le tableau comparatif ci-dessous peut vous aider à repérer certains signes distinctifs entre le RGO et l’APLV. Par la suite, une nutritionniste pourra vous accompagner pour ajuster votre alimentation ou celle de vos bébés, au besoin. Elle saura également vous guider pour prévenir les carences et appliquer une diète d’éviction de façon sécuritaire, si cela s’avère nécessaire. *Prenez note qu’en aucun cas cet outil ne remplace un diagnostic médical. En cas de doute, parlez-en à votre médecin ou à votre pédiatre, qui pourra vous référer au professionnel de la santé approprié. LES QUANTITÉS À OFFRIR Il arrive souvent que les parents s’inquiètent de la quantité de lait consommée par leurs bébés, surtout au tout début. Nous voulons naturellement qu’ils prennent du poids rapidement, mais l’appétit d’un bébé n’est ni stable ni parfaitement prévisible. La croissance de chaque enfant suit son propre rythme, et dans le cas des naissances multiples, il est très facile de tomber, consciemment ou non,dans le piège de la comparaison. Plusieurs facteurs peuvent influencer la quantité de lait ingérée, que ce soit d’une semaine à l’autre ou même d’une journée à l’autre. Parmi ceux-ci, on retrouve les poussées de croissance, la congestion ou une infection, la poussée dentaire, la fatigue accumulée, ou encore des éléments de l’environnement comme la température de la pièce, le bruit, une couche souillée ou des gaz difficiles à expulser. Quoi qu’il en soit, il est important de ne jamais forcer un bébé à terminer un biberon et de consulter votre professionnel de la santé si vous avez des inquiétudes. Gardez en tête que chaque bébé est unique : leur rythme d’alimentation et la quantité de lait qu’ils consomment peuvent varier considérablement d’un enfant à l’autre, même entre jumeaux ou triplés. Voici une indication de quantité de lait par jour pour les bébés selon leur âge (Mieux vivre 2025, Institut national de santé publique du Québec) Q&R SUR LES BIBERONS ET LES BÉBÉS PRÉMATURÉS 1-Comment donner le biberon à des bébés prématurés? Dans le cas des prématurés qui restent très souvent à l’hôpital, on introduit le biberon assez tôt afin d'accélérer les boires oraux dans le but de donner un congé rapidement aux bébés. Pour ce qui est de donner le biberon avec la méthode pacing , il est conseillé de le faire avec les bébés qui sont incapables de bien gérer la coordination «téter-avaler-respirer». Si on remarque que le bébé au biberon rejette du lait ou qu’il tousse, on fait du paced feeding pour qu’il soit capable de mieux gérer le boire. La méthode pacing consiste à mettre le bébé en position latérale, où il pourra mieux contrôler le rythme auquel il va boire ainsi que la quantité de lait qui va s’écouler du biberon. Les risques d'étouffements ou de manquer d'air sont alors réduits. Le bébé placera ses jambes et ses bras en position fœtale, comme dans le ventre de la mère. Cette méthode se fait généralement en position latérale chez les prémas mais la position semi-assise est également une option pratique chez les plus vieux. Pour ce qui est du biberon, il faut faire sortir le lait en inclinant la base de la bouteille vers le bas, tétine vers le haut. On laisse la tétine dans la bouche du bébé pendant qu’il reprend sa respiration. S’il continue à téter, il faut retirer la tétine de sa bouche pour éviter qu’il s'étouffe parce qu’il aura oublié de respirer. Ceci aura pour cause d'engendrer une baisse de saturation. Si on constate qu’après 3 à 5 succions, bébé ne prend pas de pause, on doit enlever la tétine pour lui laisser le temps de reprendre sa respiration. Ensuite, on replace le biberon à l’horizontale pour que le lait revienne dans la tétine. Cliquez ici pour un vidéo de la méthode paced feeding (en anglais). Il faut aussi mentionner que le paced feeding est recommandé pour tous les bébés, peu importe l'âge et pas seulement en cas de difficulté de coordination. 2-Que faire si un de mes bébés s'endort pendant le boire? Stimuler les bébés par des gestes comme leur frotter les pieds, les bras, chatouiller leur dos ou encore passer son doigt sur leur joue ou menton. Ces gestes peuvent stimuler les réflexes des points cardinaux. Changer tout simplement de position quelques instants. Déshabiller un peu les bébés en sortant une jambe de leur pyjama ou on peut aussi le laisser en couche avec une petite couverture pour qu'il soit bien éveillé, dépendamment de la température. 3- Combien de temps peut durer un boire? En général, on recommande que le boire ne dépasse pas 30 minutes afin d'éviter les désaturations (le manque d’oxygène du bébé) et les bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque). En effet, les boires trop longs peuvent épuiser le bébé. Idéalement, on vise un rythme moyen de 5 min par 30 ml. Il est à noter qu'un rythme adéquat favorise la perception de la satiété, qui éviterait une suralimentation. 4- Quelle est la meilleure position pour les boires? La position latérale est idéale dans les débuts pour les bébés prématurés puisque ceux-ci apprennent à téter. Lorsqu’ils deviennent plus habiles, vous pouvez adopter la position semi-assise afin de pouvoir les regarder dans les yeux. 5- Comment choisir la bonne tétine? 1. Il faut choisir la bonne forme de tétine pour chaque bébé. Les lèvres doivent être recourbée et détendues: le bébé doit avoir un transfert de lait par succession. Ainsi, le bébé ne devrait pas avoir à mordiller la base de la tétine, de sorte que sa langue enveloppe bien la base de cette dernière. Assurez-vous que la bouche de vos bébé soit grande ouverte. Évitez de vous fier aux mentions 'imite le sein de maman' qui sont souvent trompeuses. 2. Il faut choisir le bon débit pour chaque bébé. Un débit trop rapide peut faire en sorte que le bébé s’étouffe ou crache. Le lait peut aussi s’écouler de la bouche du bébé et il peut s’agiter. À l’inverse, si le débit est trop lent, le bébé s'essouffle plus rapidement, il se fatigue et on peut aussi distinguer un bruit de succion. C’est donc important d’avoir le bon débit. Il existe aussi des tétines en silicone ou en caoutchouc: souvent le caoutchouc est moins résistant et demande moins d’effort pour le bébé ce qui peut l’aider à mieux boire. 6- Avez-vous des conseils pour les fameux reflux? Changer la tétine pour une tétine à débit lent, cela fera en sorte que le lait va s’écouler moins vite. Faire plusieurs rots à vos bébés pendant le boire. Éviter de coucher les bébés sur le dos pendant le boire. Éviter la compression du ventre après le boire pour réduire les chances que le lait remonte (ex: changement de couches). Garder les bébés en position verticale pendant 20 minutes suite au boire. LES DIFFÉRENTES POSITIONS Si votre situation le permet, nous vous encourageons à prendre du temps avec chacun des bébés afin de leur donner un biberon. Autrement, il est nécessaire de toujours suivre les recommandations des manufacturiers lorsque vous utilisez de l'équipement quelconque pour vous aider. Vous pouvez aussi télécharger notre document avec les positions d'allaitement et biberons sur notre page OUTILS GRATUITS. 1/6 LES ÉTAPES DE LA ROUTINE DU BIBERON Lavez-vous les mains et faites un cycle de stérilisation/nettoyage des biberons. Les étapes de la routine du biberon Utilisez une tétine qui convient pour chacun de vos bébés. Les étapes de la routine du biberon Assurez-vous que l'eau est stérile et que le dosage est adéquat. Les étapes de la routine du biberon Trouvez une position convenable lorsque vous êtes seul. Les étapes de la routine du biberon Vérifiez la température des biberons. Les étapes de la routine du biberon Assurez-vous que les épaules et le cou des bébés sont soutenus. Les étapes de la routine du biberon Penchez les biberons pour éviter que l’air entre dans les tétines. Les étapes de la routine du biberon Regardez et cajolez vos bébés le plus souvent possible. Les étapes de la routine du biberon Prenez des pauses pour laisser les bébés faire leur rot. Les étapes de la routine du biberon Gardez vos bébés en position verticale plusieurs minutes après les boires. Les étapes de la routine du biberon ORGANISER LES BOIRES À L'EXTÉRIEUR DE LA MAISON Plusieurs options s’offrent à vous lorsqu’il s’agit de préparer les biberons à l’extérieur de la maison. L’idéal est de miser sur l’autonomie, afin de ne pas dépendre des installations disponibles sur place, comme l’accès à l’eau chaude ou à l’électricité. Voici quelques idées simples pour bien organiser les boires de vos bébés lorsque vous sortez : Préparez les biberons tout juste avant de quitter et transportez-les en utilisant des pochettes isothermes pour transporter les bouteilles. Ceci est idéal pour les petites escapades si les boires sont prévus dans les deux heures suivantes pour la préparation ou encore quatre heures si vous tirez votre lait. Faire son mélange sur place à l’heure de son choix avec deux sortes d’eau (température pièce et eau chaude dans un thermos). Faites bouillir l'eau au préalable à la maison. Avec quelques coups de pratique, vous réussirez à bien doser vos températures lors du mélange. Mieux vaut mettre un peu plus d’eau chaude quitte à attendre que le lait refroidisse que de devoir le réchauffer. Le doseur de lait peut s'avérer très pratique dans ce cas-ci. Faire son mélange sur place avec sa propre eau puis faire réchauffer les biberons à l’aide : - d’un chauffe-biberon sur place (si disponible); - en plongeant les biberons dans un thermos rempli d’eau chaude; - un système de sac (gèle, bande-chauffante, cristaux) dans lequel on entour le biberon pour qu'il réchauffe; - un chauffe-biberon portatif qui se branche dans la voiture avec l'allume-cigare ou avec un fil USB; - en demandant à un commerçant de nous apporter de l'eau chaude (ex: dans une tasse de café au resto); Utiliser l'option du prêt-à-boire. Cette option est coûteuse, mais il peut s'avérer pratique d'en garder à la maison afin de se dépanner ou encore se récompenser lors de nos sorties/rendez-vous médicaux. Rappelez-vous que tout ceci n'est que temporaire. D'ici quelques mois, votre sac de couches ne ressemblera pas du tout à celui que vous aviez au départ. DONNER LE BIBERON DE FAÇON SÉCURITAIRE LORSQU'ON EST SEUL(E) Donner le biberon à des jumeaux ou des triplés fait partie des plus grands défis du quotidien. Les boires occupent une grande partie de la routine durant la première année, sans compter la préparation, l’entretien et le nettoyage. La tâche devient encore plus complexe lorsque le ou la conjointe retourne au travail, ou pour les parents solos. Au fil de votre parcours de parents de multiples, vous constaterez rapidement que peu de choses semblent conçues pour deux ou trois bébés à la fois. Il peut être difficile de s’y retrouver parmi toutes les recommandations reçues lors des rendez-vous avec les différents professionnels. Ce dont vous avez réellement besoin, ce sont des moyens simples, sécuritaires et efficaces pour traverser vos journées bien remplies. La grande question revient souvent : est-il recommandé de donner le biberon à deux bébés en même temps à l’aide d’accessoires pour maintenir les bouteilles ? La réponse officielle : non, pour des raisons de sécurité, notamment le risque d’étouffement et la possibilité que les bébés boivent plus que nécessaire. La réponse réaliste : pas toujours facile à éviter, surtout avec plusieurs bébés à nourrir simultanément. Chez Mamans Pieuvres, nous croyons qu’il est possible de trouver un juste équilibre entre la sécurité et la réalité. L’important est de demeurer responsable et attentif à chaque instant, tout en respectant les choix et les valeurs parentales de chacun. Voici les points essentiels à garder en tête si vous utilisez une position « mains libres » : Ne jamais laisser vos bébés sans surveillance pendant les boires. Retirer les biberons dès que vos bébés deviennent somnolents. Garder un contact visuel constant avec vos bébés pendant qu’ils boivent. Pour cette position, plusieurs variantes existent selon ce qui vous convient le mieux : bébés assis dans des chaises vibrantes, sur un coussin simple ou double, appuyés sur des serviettes roulées, oreillers ou appuie-têtes. L’important est que chaque bébé soit bien soutenu, en sécurité et sous votre regard attentif. Crédits vidéo: Mamans Pieuvres Une consultante en lactation nous explique pourquoi la proximité avec nos bébés est importante lorsqu'on donne le biberon. Visionner la capsule Pour toutes questions spécifiques relatives à la production de lait et à l'allaitement mixte, consultez notre page sur l'allaitement. Voir la page LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Le biberon Source: Naître & Grandir Tiédir le lait Source: Institut nationa de santé publique du Québec (INSPQ) Manipulation des préparations commerciales Source: Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) Sources : Doré, N. et Le Hénaff, D. (2025). Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans. Institut national de santé publique du Québec .https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/mieux-vivre/pdf/mieuxvivre2025_guide_complet.pdf Hébert, M. et Lefief-Delcourt, A. (2022). Jumeaux de 0 à 7 ans le grand livre. LEDUC Nutritionnistes en pédiatrie. Ebook Alimentation sans lait et sans soya durant l’allaitement et l’alimentation sur nourrisson – De la théorie à la pratique. 2019. PCN reflux org sortes OFFRIR LE BIBERON À MES JUMEAUX & TRIPLÉS Je veux m'y préparer !

  • Poussettes doubles pour jumeaux

    Guide de la poussette pour jumeaux. Guide la pousette pour triplés. Guide de la pousette double et triple. Découvrez différentes ressources pour vous aider dans votre quotidien de parents. Ce guide de la poussette double est un projet collectif constamment en évolution grâce à notre communauté. Si vous désirez ajouter un modèle et participer à ce guide, écrivez-nous juste ici. L'achat de la poussette est sans doute ce qui suscite le plus de réflexions auprès des parents de multiples après le changement de la voiture familiale. A cheter une poussette est une dépense considérable. Pas seulement financièrement, mais aussi parce que c’est un équipement que vous allez utiliser pendant plusieurs mois. Il y a tellement de choix sur le marché. Par où commencer ? Tout d'abbord, v oici les principaux types de poussettes disponible sur le marché qui convient a plus d'un bébé/enfant: Face à face Elle pas se généralement mieux dans les cadres de porte et corridors. La conduite est plus facile. Elle permet une séparation entre les petits et certains auront une vue obstruée vers l'avant. Côte à côte Elle permet aux petits d'être prêts l'un de l'autre et l'inclinaison est habituellement plus prolongée. Elle est plus compacte une fois pliée. La navigation peut être plus difficile à cause de sa largeur. Ce type de poussette étant plus large, vous pourriez avoir des difficultés à les faire entrer et sortir de certains endroits. Si vous vivez dans un immeuble ou dans des endroits fréquents avec de petites portes, cela peut devenir un problème. Les poussettes côte à côte peuvent également attirer beaucoup l’attention en public en raison de l’espace qu’elles occupent. Triple et quadruple Elle est pratique pour les parents de triplé(e)s mais aussi pour les familles avec un singleton en âge rapproché des jumeaux. Elle peut faciliter la vie des parents qui voudraient sortir en solo avec les minis. Chariot de style wagon Ce type de chariot gagne en popularité auprès des familles puisqu'il est idéal pour les activités extérieures comme la plage, le parc et le plein air. Certains modèles sont pliables tandis que d’autres offrent 4 places. DÉTERMINER VOS BESOINS Afin de faire un choix éclairé, nous vous encourageons à rédiger une liste qui ciblera vos besoins et votre budget. Mais attention ! La plus dispendieuse ne signifie pas nécessairement la meilleure option. N'oubliez pas que certaines boutiques ou magasins pour enfants offrent un rabais jumeaux qui peut être appliquer sur l'équipement de bébés. Avant de commencer à magasiner, voici quelques questions pertinentes à se poser: -Sur quel(s) type(s) de surface allez-vous utiliser votre poussette et dans quel environnement? Les roues seront-elles capables de résister aux endroits que vous visiterez ? -Avez-vous d'autres enfants qui pourraient avoir besoin d'un accessoire de type scooter installé sur la poussette ? -Allez-vous acquérir une nouvelle voiture ou utiliserez-vous celle que vous possédez actuellement ? L'espace de coffre peut être un problème avec une poussette double ou triple. -Voulez-vous utiliser des coquilles pour la voiture ? Si vous envisagez d'utiliser une poussette qui accueillera des coquilles, assurez-vous de la compatibilité entre les deux équipements. Lorsque vous ciblerez deux ou trois modèles, demandez des recommandations aux parents sur différents groupes de naissances multiples. Bon magasinage ! *Les modèles présentés dans le guide ci-dessous sont disponibles au Canada.

  • Soutien postnatal | Mamans Pieuvres

    Soutien postnatal et support pour les parents de jumeaux et triplés. Récupération. Soins postnataux. Soins postpartum. Récupération et soins de la maman après la naissance des bébés. Félicitations ! Vos bébés sont enfin parmi vous! Revenir à la maison avec vos jumeaux, triplés ou plus est un moment à la fois extraordinaire et bouleversant pour tous les nouveaux parents. Il est tout à fait normal de ressentir un mélange d’excitation et d’inquiétude en quittant l’hôpital : c’est une grande étape, une transition vers votre nouvelle vie de famille. Il se peut que tous vos bébés ne rentrent pas à la maison en même temps, surtout s’ils ont passé du temps à l’unité des soins intensifs néonataux. Cela est fréquent dans les naissances multiples, en particulier lorsqu’elles surviennent prématurément. Si c’est votre situation, nous vous invitons à consulter notre page Prématurité pour des conseils adaptés. Peut-être auriez-vous souhaité qu’ils restent encore un peu au chaud, et c’est un sentiment parfaitement légitime. Souvenez-vous : vous n’aviez aucun contrôle sur leur date d’arrivée ni sur la façon dont la naissance s’est déroulée. Ne laissez pas la culpabilité s’installer : elle peut facilement ternir les premières semaines, déjà fragiles avec les bouleversements hormonaux et le manque de sommeil. Accordez-vous de la bienveillance : vous faites du mieux que vous pouvez, et c’est déjà énorme. S’adapter à la vie avec des jumeaux ou des multiples, avec le manque de sommeil et l’épuisement, a des effets significatifs sur le bien-être mental, augmentant les risques de dépression et d’anxiété, y compris la dépression post-partum. Cet enjeu est d'une importance cruciale puisqu'une récente enquête de Twins Trust a démontré que 84 % des familles furent confrontés à des défis d’ordre émotionnels ou psychologiques au cours de la première année de vie des bébés. Voici quelques défis logistiques que vous pourriez vivre pendant les premiers mois: La mobilité réduite de la maman à la suite de la césarienne ; L’organisation en cas d’hospitalisation à l’unité néonatale de soins intensifs ; Le manque de sommeil avec les boires plus nombreux et les cycles de sommeil irréguliers et différents pour chaque enfant ; Prendre soin des enfants à besoins particuliers (souvent présents lors de prématurité) ; Allaiter, nourrir et consoler plus d’un bébé à la fois ; Les sorties pour les multiples rendez-vous médicaux ou de suivis avec les professionnels. La période postnatale, souvent appelée le quatrième trimestre, est synonyme de changements intenses, d’adaptation et d’émotions fortes pour toute la famille : maman, papa, bébés, et fratrie comprise. Rappelez-vous : cette période est temporaire. Concentrez-vous sur l’essentiel : vous nourrir, nourrir vos bébés, vous reposer, et effectuer les petits soins de base. Tout le reste peut attendre ou être délégué. Il n’y a aucune honte à laisser tomber le superflu pour préserver votre équilibre. C’est une étape importante qui demande de la préparation, de la patience et surtout… de la confiance en vous. N’hésitez pas à poser toutes vos questions concernant : le sommeil, les boires, les médicaments ou les soins particuliers à vos bébés. Et rappelez-vous : personne ne connaît mieux vos enfants que vous. Toute l’équipe de Mamans Pieuvres vous souhaite un retour à la maison empreint de douceur, de fierté et de confiance. SOULAGEMENT DE LA DOULEUR La période post-partum débute avec la naissance de l’enfant et se terminerait de 8 à 12 semaines plus tard. Dans les heures/jours suivant l’accouchement (autant vaginal que via césarienne), jusqu’à 50% des femmes auront des douleurs qui nécessiteront l’usage d’un médicament. Acetaminophene (Tylenolᴿ) 500mg : 1 à 2 comprimés aux 4 à 6 heures si besoin (maximum de 8 comprimés/24h). Compatible avec l’allaitement. Ibuprofene (Advilᴿ/Motrinᴿ) 200mg : 1 à 2 comprimés aux 6 à 8 heures (en mangeant) si besoin. Compatible avec l’allaitement. Pour douleurs plus sévères dues à la césarienne : Narcotiques. Sur prescription. Cette catégorie de médicaments a le potentiel d’avoir un impact chez le nourrisson allaité (sédation), mais certains choix sont mieux documentés (morphine, hydromorphone). Peuvent causer de la constipation chez la mère, un laxatif est souvent nécessaire. Compresses froides appliquées sur la région périnéale pendant 10 à 20 minutes (glace concassée ou ice pack enveloppé dans serviette propre, serviette hygiénique non parfumée imbibée d’eau et placée au congélateur). Aucune étude supporte l’usage de compresses d’hamamélis mais puisqu’elles sont bien tolérées, elles pourraient être utilisées. Les multivitamines prénatales et/ou les suppléments de fer (anémie) devraient être poursuivis jusqu’à 8 semaines en post-partum (surtout chez la femme qui allaite). CONSEILS SPÉCIFIQUES SUITE À VOTRE CÉSARIENNE Une fois la plaie guérie (2 à 3 semaines), des massages de 5 à 10 minutes, 1 à 2 fois par jour peuvent être effectués pour assouplir la peau et diminuer les adhérences qui se seront formées. Des pansements en gel/silicone peuvent être appliqués sur la cicatrice pour en améliorer l’apparence. Il est déconseillé de soulever plus que le poids de vos bébés pendant un mois afin d'éviter des complications (ceci inclut de soulever les coquilles de vos bébés). Montez les marches le moins possible pour les premières semaines. Les saignements rosés peuvent durer jusqu'à deux mois après la césarienne. Reprenez vos activités tranquillement comme des marches à l’extérieur. Si vous êtes épuisée après un effort, cela signifie que vous en avez trop fait! Ralentissez la cadence ou la durée (incluant les activités de la vie quotidienne comme faire le ménage, le lavage, cuisiner, etc.) L’apparence de la cicatrice post césarienne dépend de plusieurs facteurs, dont certains sont non modifiables (génétique, âge, problèmes de santé préexistants). Vous n’aurez pas de suivi avec le chirurgien si tout se passe bien. Vous devez prendre un rendez-vous avec votre médecin 2 mois après la naissance de vos enfants. Ce rendez-vous est fait par prévention, quelques mois après la naissance. QU'EN EST-IL DE LA MASSOTHÉRAPIE POST-ACCOUCHEMENT? Pour profiter pleinement des bienfaits du massage post-accouchement, il est recommandé d’attendre entre 6 et 8 semaines après la naissance avant de prendre rendez-vous. Pour que ce moment soit réellement détente et recentrage, confiez vos bébés à une personne de confiance, ce temps pour vous est précieux. Sachez que plusieurs massothérapeutes se déplacent à domicile, ce qui peut grandement faciliter l’organisation avec des jumeaux ou triplés. Le massage postnatal est une belle façon de se réapproprier son corps après la grossesse. Il favorise la détente musculaire, la circulation, et aide aussi à reconnecter avec soi après une période de grands bouleversements physiques et émotionnels. Il ne faut pas se le cacher : le corps change après une grossesse gémellaire. La massothérapie peut devenir un moyen doux et bienveillant d’apprendre à accueillir ces transformations à travers le toucher et la présence à soi. L'ACUPUNCTURE POST-ACCOUCHEMENT L’acupuncture est un véritable coup de pouce pour le corps et le mental de la nouvelle maman de jumeaux, triplés ou plus. Après l’accouchement, elle peut aider à soulager les tranchées utérines, à réduire les œdèmes, à favoriser la récupération après une perte de sang importante, et à accélérer la cicatrisation suivant une césarienne ou une déchirure, tout en prévenant les adhérences. Le passage d’une grossesse multiple laisse parfois des traces plus marquées sur le corps. L’acupuncture devient alors un allié précieux en cas d’hémorroïdes, de prolapsus, ou d’incontinence urinaire, particulièrement lorsqu’elle est combinée à un suivi en physiothérapie périnéale. Elle soulage également les douleurs pelviennes, dorsales ou aux bras, souvent causées par le port fréquent de plusieurs bébés et le risque accru de tendinites. Les changements hormonaux du post-partum peuvent aussi être apaisés grâce à cette approche douce et naturelle, sans effet secondaire. L’acupuncture aide à : Réduire l’anxiété et l’agitation mentale; Diminuer les transpirations nocturnes et l’insomnie; Augmenter le niveau d’énergie et la vitalité; Soulager les symptômes du baby blues, de la dépression post-partum, ou de l’irritabilité si elle est amorcée précocement. Elle soutient aussi les mamans qui allaitent : Favorise la montée laiteuse, parfois retardée après un accouchement prématuré; Améliore la production de lait; Soulage les inconforts liés à la mastite ou à un abcès. Pour les mamans qui choisissent de ne pas allaiter, l’acupuncture aide au contraire à diminuer la production de lait et à prévenir les douleurs mammaires. Enfin, au-delà de ses bienfaits physiques, une séance d’acupuncture est avant tout un moment pour soi. Dans cette période où l’on donne tout à ses merveilleux bébés, s’offrir cet espace de calme et d’équilibre est une façon douce de reprendre contact avec son corps et de se recentrer. Q&R SUR LA PÉRIODE POSTNATALE AVEC UNE NUTRITIONNISTE 1-De quelle(s) façon(s) un(e) nutritionniste peut m'aider en période postnatale ? Le rôle d’un(e) nutritionniste dépasse largement la simple planification alimentaire. En période postnatale, son accompagnement vise d’abord à favoriser une image corporelle saine et à normaliser les changements physiques et émotionnels qui accompagnent la maternité. Avant même d’aborder les apports nutritionnels, le nutritionniste aide la nouvelle maman à rediriger son énergie vers ce qui a un réel impact : bien se nourrir, bouger par plaisir et se reposer quand c’est possible. Le poids et l’apparence physique ne sont pas des comportements : on ne peut pas les “corriger” directement. En revanche, on peut apprendre à écouter son corps, à répondre à ses besoins et à respecter ses envies, tout en accueillant ses émotions sans culpabilité. Les nutritionnistes offrent également un soutien spécifique à : L’allaitement et la production lactée; Le choix et la préparation des formules commerciales pour nourrissons. Pour plus de détails, consultez les pages ALLAITEMENT et BIBERONS . 2- Est-ce qu’il y a des aliments qui peuvent nous aider à mieux vivre les changements physiques et psychologiques que ressentent les nouvelles mamans? Oui… et non. Tous les aliments peuvent faire partie d’une alimentation variée et équilibrée, et les recommandations demeurent globalement similaires à celles de la grossesse. Lors d’une rencontre, la nutritionniste commence souvent par observer vos envies : ce que vous avez envie de manger en dit long sur vos besoins réels. Ensuite, elle vous aide à bonifier ces choix afin que le plaisir, la satiété et la satisfaction soient au cœur de votre alimentation. On cherche un équilibre entre : Le corps (signaux de faim et de rassasiement); La tête (notions d’équilibre, combinaisons alimentaires, collations équilibrées); L’intuition (envies du moment, émotions). C’est ce qu’on appelle le facteur satisfaction, essentiel à une relation saine avec la nourriture. 3- Quels sont les meilleurs conseils pour aider une nouvelle maman à avoir plus d’énergie au quotidien? Écoutez votre corps. Dans le meilleur des cas, essayez de dormir 7 à 9 heures/jour, pas besoin d’être consécutif. Faire des siestes est tout aussi efficace pour récupérer une partie de notre sommeil manquant. Je compare souvent le sommeil à notre chargeur de cellulaire, c’est essentiel si vous ne souhaitez pas que votre batterie tombe à plat. Si vous ne dormez pas suffisamment, vous ne serez pas en mesure de prendre soin de vous et vous n'aurez pas l’énergie nécessaire pour vous occuper de vos bébés et de vous-même. C’est l’aspect de votre vie qui est à la base de tout le reste quand on est une nouvelle maman. Je sais que ce n’est pas toujours facile à mettre en pratique mais vous devez remettre ce besoin vital au centre de vos habitudes. Se reposer et ne rien faire, ça aussi c’est prendre soin de soi en écoutant son corps. Il y aura de bons et des moins bons jours puis, ça aussi, c’est NORMAL. 4- Est-ce qu’il y a des aliments qui peuvent nous aider à mieux vivre les changements physiques et psychologiques que ressentent les nouvelles mamans? Voici quelques repères simples pour soutenir votre énergie: Mangez plus souvent, même en plus petites quantités; Hydratez-vous tout au long de la journée; Vous pouvez consommer de la caféine, mais limitez-vous à 2 tasses par jour (café, thé, chocolat chaud, cola), car une petite partie passe dans le lait maternel; Les tisanes sans caféine sont d’excellentes alternatives, privilégiez le tilleul, la menthe, le framboisier ou les tisanes de fruits. Crédit photo: Wix 5- Est-ce normal d'avoir de la difficulté à bien me sentir dans mon nouveau corps? Absolument. La période postnatale est un moment de grande vulnérabilité sur le plan de l’image corporelle. Les changements physiques, hormonaux et émotionnels peuvent bouleverser la perception que l’on a de soi. Les recherches le confirment : une image corporelle fragilisée peut mener à une préoccupation excessive envers le poids, ce qui risque ensuite d’influencer notre relation avec la nourriture… et avec notre propre corps. Il est important de normaliser ces ressentis. La majorité des nouvelles mamans ne se reconnaissent pas dans ce qu’elles voient sur les réseaux sociaux : des femmes coiffées, souriantes, affichant une apparente sérénité et des repas parfaits. On se demande parfois : « Comment a-t-elle déjà retrouvé sa taille d’avant ? ». Mais rappelons-le : ce que l’on voit dans les médias représente à peine 5 % de la diversité corporelle réelle. La plupart des corps postnataux — avec leurs cicatrices, leurs rondeurs, leurs traces de vécu sont simplement absents des écrans. Ne vous imposez pas cette pression. Votre valeur ne se mesure pas à votre apparence, ni à ce que vous mangez. Vos bébés ont besoin d’une maman présente, bienveillante envers elle-même et en paix avec son rythme. Protéger votre santé mentale est le plus beau cadeau que vous puissiez leur offrir, c’est ainsi que vous serez en mesure de répondre à leurs besoins avec douceur et stabilité. AVEC CYNTHIA GIRARD, PSYCHOÉDUCATRICE, MÉDIATRICE FAMILIALE ET PSYCHOTHÉRAPEUTE COPARENTAL Cynthia est une professionnelle dévouée et impliquée pour les familles. Elle a travaillé plus de 10 ans en protection de l’enfance et elle est maintenant en pratique privée. Elle se spécialise aussi auprès des familles séparées afin de régler leur séparation conjugale et assurer une coparentalité saine et fonctionnelle. Elle est elle-même maman de trois jeunes enfants, dont des jumelles identiques et elle peut donc bien comprendre le déséquilibre qu’apporte parfois la vie de famille. Mamans Pieuvres : Bonjour Cynthia ! Merci beaucoup de nous accorder cette entrevue. Premièrement, nous aimerions savoir comment as-tu vécu ton expérience en tant que maman à l’arrivée de tes bébés? Je me suis préparée à aller à la guerre quand j’ai appris que j’avais des jumelles. Nous avons organisé notre vie en fonction de leur venue au monde. Notre vie a tourné autour d’elles durant les premiers six mois. L’expérience a été fabuleuse. J’ai allaité les poulettes durant 7 mois et mon conjoint et moi avons mis notre vie de couple sur pause le temps d’apprendre à nous découvrir dans le rôle de la parentalité. Nous avons été chercher l’aide et le support nécessaire pour que la vie de famille soit agréable. Mamans Pieuvres : Parlant d’aide, peux-tu nous expliquer les ressources auxquelles tu as eu recours? Bien sur, la plus grande a été notre réseau de soutien personnel. Ma belle-mère a été avec nous durant les premières semaines. Ma mère a fait des petits plats pour nos repas. Nous avons aussi pris aux mots les gens qui venaient à la maison et qui nous disaient « dis-le-moi si tu je peux faire quelque chose ». Je répondais, par exemple « bien, justement, pourrais-tu faire un lavage avant de partir ». Nous avons aussi écouté nos limites et si tu savais combien de fois j’ai dit à des gens venus en visites « merci d’être venus, mais maintenant je vais me reposer donc je vais vous inviter à quitter ». Avec toute mon amour, les gens comprenaient. Ensuite, j’ai eu une marraine d’allaitement que je pouvais appeler n’importe quand…je me souviens d’ailleurs d’un soir durant le temps des fêtes où je pleurais à chaude larmes car j’avais l’impression d’être une vache à lait…je n’en pouvais plus tellement j’étais fatiguée et elle m’a dit « tu sais que tu peux prendre une pause de ton allaitement pour quelques heures si tu le souhaites ». C’est comme si elle m’avait donné le droit. Ensuite, nous avons eu une nounou à la maison qui venait aider quand les jumelles étaient un peu plus vieilles. Elle m’aidait avec le ménage et les filles, à ce moment j’avais ma troisième avec moi. Mamans Pieuvres: Qu’as-tu trouvé le plus difficile en tant que nouvelle maman de jumelles? Que papa retourne au travail. Je me sentais tellement bien dans notre bulle familiale, j’avais peur quand il quittait, surtout le soir. Je me souviens que le gouvernement à cette époque ne donnait rien de plus pour les parents de jumeaux. Nous avons appris dans ces moments et j’ai accueilli mes larmes tellement de fois. La confiance s’est installée de fois en fois. Mamans Pieuvres: En tant que psychoéducatrice, y-a-t-il des principes que tu as appliqués dans ta propre démarche personnelle? Absolument, la résolution de problème : voir le problème pour ce qu’il est sans attaquer l’autre comme étant le responsable. On trouve des solutions pas un coupable. Ensuite, l’accueil des émotions : pour nous comme parent, mais aussi pour mes bébés. Quand elles pleuraient, je n’avais pas peur de leurs pleurs et je ne m’inquiétais pas. Je savais qu’elles avaient besoin de moi, tout simplement. Enfin, l’affirmation de soi : mettre nos limites avec les autres, dire non, demander de l’aide avant d’être au bout du rouleau. Mamans Pieuvres : Pour terminer, aimerais-tu nous partager des conseils afin de prendre soin de notre santé mentale ? Oui bien sûr! Voici trois conseils pour vous, chers parents! 1-Travailler en équipe avec l’autre parent : Vous avez fait les enfants ensemble, alors on en prend soin ensemble. Si les bébés ne sont pas encore arrivés, prenez le temps d’explorer comment vous souhaitez départager les tâches. Quand les bébés sont là et ce à tous les âges, faites des bilans régulièrement pour évaluer où vous en êtes. Nommez ce qui fonctionne bien et ce qui doit être amélioré avec respect : « j’aurais besoin de…, car je me sens …dans cette situation ». 2-Vaut mieux prévenir que guérir, dit l’adage. Elle est tellement vraie cette citation. Soyez en mode prévention. N’attendez pas d’être trop fatigué, trop triste, trop fâché pour parler et communiquer avec l’autre parent. Plus vous allez accumuler de frustrations, plus tous les problèmes vont s’enchevêtrés et occasionner des conflits entre vous. Demandez de l’aide aux gens en qui vous avez confiance et osez demander! Cela ne fait pas de vous un parent moins compétent. Au contraire, la capacité à utiliser son réseau est démontrer comme un facteur de protection à l’épanouissement des compétences parentales. Alors, GO ! demandons de l’aide ! 3- Soyez bienveillant envers vous comme pour vos enfants Dès que vous vous surprenez à vous dire des choses négatives - TIME OUT – cessez de faire cela, car votre cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est vrai et faux, il le croit si c’est dit. Alors, vous pouvez vous dire « ok, je me trouve pas super aujourd’hui ». Ensuite, identifiez l’émotion qui est présent en vous ex : « je me sens en perte de contrôle, je doute de moi, je suis triste ». Par la suite, une fois que j’ai accueilli cette émotion, je vais me sentir mieux car vous ne l’avez pas ruminé en répétant sans cesse les mêmes phrases qui briment votre confiance. Vous ne la refoulez pas non plus, ce qui permet à l'émotion d’être exprimée. La dernière étape consiste à regarder ce que je peux faire pour régler mon problème, exemple : « bon, je crois que je suis fatigué pour gérer la maison en ce moment alors je vais me reposer durant la soirée et je vais reprendre demain avec une meilleure attitude ». BOUGER APRÈS L'ARRIVÉE DES BÉBÉS Suis-je prête à reprendre l'entraînement après mon accouchement ? C’est une question que beaucoup de mamans me posent… et la réponse n’est jamais la même pour toutes. Le moment idéal pour reprendre l’entraînement après un accouchement varie énormément d’une femme à l’autre. Il dépend de plusieurs facteurs qui influencent ta guérison et ta réadaptation : -T on âge -Ton niveau d’activité physique pendant la grossesse (alitée ? as-tu pu poursuivre l’entraînement ?) -Ton accouchement (type, durée, instrumentation, poussée, déchirures, etc.) -Ta situation postnatale (as-tu pu te reposer ? as-tu dû rester à l’hôpital avec les bébés ?) COMMENCE PAR BOUGER DOUCEMENT Avant même de parler d’entraînement, l’objectif est simplement de reprendre le mouvement de façon progressive. Chaque jour, essaie d’augmenter un peu : la durée de ta marche extérieure, le temps passé debout, et la durée pendant laquelle tu portes un ou deux bébés. Lorsque tu arrives à bouger sans douleur ni inconfort majeur, tu peux graduellement intégrer des exercices de renforcement au sol, puis, des mouvements debout avec le poids de ton corps. Et enfin, au fil des semaines, augmenter la fréquence, la durée et l’intensité de tes séances. QUELQUES IDÉES SIMPLES POUR BOUGER AVEC LES BÉBÉS Marche inclinée : choisis une rue en pente et monte-la quelques fois, ton cardio va te remercier ! Banc d’exercice : pendant ta marche, fais une pause pour quelques squats, montées, ou push-ups inclinés. Journée grise ? Installe-toi au sol avec les bébés et fais deux ou trois séries d’exercices musculaires simples. PETITS RAPPELS IMPORTANTS: 1. Même si tu manques de temps, prends soin de ton plancher pelvien ! (Tu peux lire notre chronique complète sur le sujet juste ici. 2. Plusieurs courtes séances de 5 à 10 minutes peuvent s’additionner pour un entraînement efficace, sans tout faire d’un coup. 3. Et surtout… bouger, c’est aussi bon pour la tête que pour le corps. Ce moment pour toi te permettra d’avoir plus d’énergie et de mieux profiter de tes petits au quotidien. Bon retour à l’entraînement, à ton rythme et selon ton corps ! GARE AUX INFECTIONS! Les premières semaines à la maison avec des bébés prématurés demandent énormément d’énergie et de précautions. Pour vous aider à traverser cette période en toute sécurité, voici quelques conseils simples mais essentiels. Limitez les visites et soyez intransigeants sur l’hygiène Demandez à toute personne qui entre dans votre environnement de se laver soigneusement les mains dès son arrivée. Avant chaque visite ou aide extérieure, assurez-vous que ces personnes ne présentent aucun symptôme de maladie, même léger. La charge de travail avec des nouveau-nés prématurés est déjà immense : réduisez au maximum les contacts pour minimiser les risques d’infections pendant les premiers mois. Évitez les lieux achalandés Les festivals, centres commerciaux et fêtes de famille peuvent sembler tentants, surtout lorsque vos proches veulent rencontrer vos bébés. Mais il est préférable d’attendre que leur système immunitaire soit plus fort avant de les exposer à de grands rassemblements. Pensez à la prévention Un nouveau vaccin à dose unique est maintenant disponible gratuitement pour les bébés nés à 37 semaines et moins. Ce vaccin protège contre les infections causées par le virus respiratoire syncytial (VRS), une cause fréquente d’hospitalisation chez les nourrissons. Il est offert directement à l’unité néonatale durant la saison du VRS, et sur rendez-vous le reste de l’année. Pour les résidants du Québec: cliquez ici pour plus d'informations. L'IMPORTANCE DU SOUTIEN POSTNATAL Il se peut qu’au tout début, vous ressentiez une certaine adrénaline ou un surplus d’énergie. Par contre, cette énergie fera rapidement place à la fatigue mentale et physique qui s’installera sournoisement pour de multiples raisons. Les premiers mois peuvent être très éprouvants. Le fait de demander de l’aide (ou d’en accepter) n’est pas un signe de faiblesse, mais bien de sagesse. Cela ne signifie pas que vous êtes incapables de prendre soin de vos petits, bien au contraire. La fameuse synchronisation vous laissera aussi des minutes précieuses pour subvenir à vos propres besoins : manger, vous reposer ou simplement prendre une douche. Voici quelques conseils de l’équipe pendant cette période particulière : Faites le ménage dans vos réseaux sociaux. Coupez tout ce qui vous fait sentir coupable ou stressé. Écoutez des balados qui vous font du bien, qui vous font rire et qui vous déculpabilisent. Regardez des séries pendant qu’un dort dans vos bras et que l’autre se berce dans son transat. Oui, on a les mains pleines, mais on peut joindre l’utile à l’agréable. Rappelez-vous que les premiers mois, vous répétez les mêmes gestes : nourrir, changer, laver, apaiser. Profitez-en pour faire le strict minimum, d’où l’importance de bien préparer votre plan postnatal. Essayez d’inclure une petite sortie extérieure chaque jour, ne serait-ce que cinq minutes pour respirer un peu. Même sortir sur le balcon avec les bébés peut faire toute la différence. N’hésitez pas à accepter de l’aide. Même si tante Monique vous tape un peu sur les nerfs, elle peut peut-être donner un coup de main avec la vaisselle qui s’accumule. N’attendez pas d’être au bout du rouleau. Plusieurs organismes offrent des services de relevailles et de l’aide gratuite ou payante aux parents de multiples. Inscrivez-vous le plus tôt possible. Si votre budget le permet, combinez les deux. Misez sur les organismes communautaires, souvent plus disponibles que les CLSC. Soyez conscients des statistiques plus élevées de dépression post-partum chez les parents de multiples. Plusieurs facteurs peuvent accélérer la détresse et l’anxiété menant à la dépression ou à l’épuisement. N’ayez pas honte et demandez de l’aide. Échangez avec d’autres parents de jumeaux ou de triplés. Ils comprendront vos émotions intenses autant que vos petites victoires. Ne négligez pas vos rendez-vous postnataux, tout aussi importants que ceux de vos bébés. La santé physique et mentale de maman et papa est primordiale. Vous pouvez vous faire accompagner ou faire garder les bébés pour ces rendez-vous. Misez sur les soins de base plutôt que sur les projets ou activités que vous aimeriez faire. Si vous avez sauté votre promenade du jour ou n’avez pas rangé la pile de vêtements, ce n’est pas grave. Vous avez nourri, changé et cajolé vos bébés ? C’est déjà beaucoup. Le reste, c’est du bonus. Ne comparez pas votre quotidien à celui des familles ayant un seul bébé. Certaines stratégies ou conseils ne s’appliquent pas quand on a plus d’un enfant à la fois. Reconnaissez-le, acceptez-le et rappelez-vous que votre réalité est simplement différente ... et tout aussi valable. En apprendre davantage sur la reprise des activités sexuelles, les moyens contraceptifs et la libido. Voir la page L'équipe de Mamans Pieuvres est heureuse de vous offrir une séance de yoga postnatal gratuite adaptée. Visionner la séance LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Les clés d'un post-partum réussi avec Stéphanie Bourbonnais (Hors série - Épisode 3) Source: Balado les ÉphéMères Récupération après la naissance et soins postpartum Source: About Kids Health Plan de sommeil pour maman (Ebook gratuit) Source: Ça va maman? Sources : Berens, P. (2024). Overview of the postpartum period: Disorders and complications. UpToDate. https://www.uptodate.cn/contents/overview-of-the-postpartum-period-disorders-and-complications scribd.com+2uptodate.com+2 Centre Hospitalier Universitaire de Montréal. (2015). Prendre soin de mes cicatrices par le massage. Centre de littératie en santé du CHUM. https://www.chumontreal.qc.ca/sites/default/files/2021-09/137-3-prendre-soin-de-mes-cicatrices-par-le-massage.pdf Centre Hospitalier Universitaire Sainte Justine. (). Traitement aux feuilles de silicone pour les cicatrices hypertrophiques et chéloïdes. CHU Sainte-Justine. https://www.chusj.org/getmedia/3b43b1ea-e248-4584-8199-adf869a52676/F-1301_Traitement-aux-feuilles-de-silicone_web.pdf.aspx?ext=.pdf Ferreira, E., Martin, B., & Morin, C. (2013). Grossesse et allaitement : Guide thérapeutique (2ᵉ éd.). Éditions du CHU Sainte-Justine. ISBN 978-2-89619-606-7. Griffith, J.S. (2014). ICOMBO’SPost-Partum Mood Disorder (Depression) study. ICOMBO. https://icombo.org/wp-content/uploads/2010/12/PPMD-Study-for-website.pdf icombo.org conseil postnatal FAVORISER LE SOMMEIL DE MES BÉBÉS Je veux m'y préparer !

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    Débuter l'alimentation complémentaire avec des jumeaux. Introduction des solides. Débuter l'alimentation complémentaire avec deux ou trois bébés. Vos bébés ont entre 4 et 6 mois et ils vont bientôt commencer à manger ? Il est tout à fait normal de se poser différentes questions avant de débuter cette grande aventure d'introduction aux solides. Vous hésitez peut-être encore à savoir si vous préférez débuter avec la méthode traditionnelle (purée), la diversification alimentaire menée par l'enfant (DME) ou bien faire un peu des deux. Est-ce que vous devez vraiment faire un choix ? D'emblée, il est primordial de comprendre que ces deux approches ne sont pas en compétition, mais plutôt complémentaires l'une à l'autre. Vous n'êtes pas un meilleur ou un moins bon parent selon le choix que vous ferez quant à la façon de nourrir vos bébés. Nous vous encourageons à adopter une approche flexible combinant purées et morceaux pour que cette étape dans votre vie de parents et celle des bébés se déroule de façon sécuritaire et dans le plaisir. N'oubliez pas que vos bébés sont tous différents, et ne se développeront pas aux mêmes rythmes! PURÉES ET ALIMENTATION AUTONOME: COMMENT CHOISIR? Vos bébés ont entre 4 et 6 mois et ils vont bientôt commencer à manger ? Il est tout à fait normal de se poser différentes questions avant de débuter cette grande aventure d'introduction aux solides. Vous hésitez peut-être encore à savoir si vous préférez débuter avec la méthode traditionnelle (purée), la diversification alimentaire menée par l'enfant (DME) ou bien faire un peu des deux. Est-ce que vous devez vraiment faire un choix ? D'emblée, il est primordial de comprendre que ces deux approches ne sont pas en compétition, mais plutôt complémentaires l'une à l'autre. Vous n'êtes pas un meilleur ou un moins bon parent selon le choix que vous ferez quant à la façon de nourrir vos bébés. Nous vous encourageons à adopter une approche flexible combinant purées et morceaux pour que cette étape dans votre vie de parents et celle des bébés se déroule de façon sécuritaire et dans le plaisir. N'oubliez pas que vos bébés sont tous différents, et ne se développeront pas aux mêmes rythmes! Pour parfaire votre choix, je vous recommande fortement de bien vous renseigner sur les deux approches et de prendre une décision en fonction de vos valeurs familiales mais surtout en fonction de votre instinct de parent. Peu importe la méthode que vous choisirez, ne soyez pas trop rigide et strict dans son application. Il faut savoir vous adapter à vos bébés au fil du temps ; il est possible que vous débutiez avec la DME mais qu'un de vos bébés ne soit pas intéressé par le fait de se nourrir par lui-même. Il est aussi possible que leur(s) co-jumeaux revendique(nt) leur(s) besoin(s) d'autonomie plus rapidement que vous ne l'auriez souhaité. Il important dans tous les cas de s'adapter rapidement et d'être à l'écoute des signaux que vos bébés vous font parvenir. Voici de conseils de base concernant l'introduction des aliments : Débuter l'introduction des aliments solides entre l'âge de 4 à 6 mois (âge corrigé). Attention! La DME ne devrait pas être débutée avant l'âge de 6 mois.) Suivre une formation sur l'introduction des aliments offerts par un-e professionnel(le) comme l'équipe des Nutritionnistes en pédiatrie ! Contrairement à ce qui est souvent véhiculé, ce n'est pas la purée qui est proscrite de la DME mais plutôt l'autonomie de bébé qui est mise de l'avant. La méthode traditionnelle purée, c'est le parent qui nourrit bébé tandis qu'en DME c'est bébé qui se nourrit par lui-même, à son rythme et selon ses besoins et ses compétences. Il n'y a pas plus de risque d'étouffement avec la DME qu'avec la méthode purée. Le risque zéro n'existant pas, peu importe la méthode choisie, je suggère fortement à tous les parents de suivre une formation sur la prévention de l'étouffement. Il n’est pas nécessaire de commencer l'introduction en même temps (même si cela peut vous simplifier grandement la vie!) et rappelez vous que l'un de vos bébés peut être prêt avant le ou les autres! Quelle que soit votre approche, garder tous vos bébés ensemble au même endroit en leur transmettant une expérience positive pendant le temps des repas. Ceci va contribuer directement à leur développement social et les préparer à la prochaine étape de leur aventure culinaire! Jusqu'à 12 mois, le lait maternel et/ou les préparations pour nourrisson, est un aliment super important pour la croissance de vos bébés. Donc on ne se met pas trop de pression: on veut exposer les bébés à différentes textures, saveurs, couleurs, odeurs sans toutefois les forcer à manger ni même goûter. Essayez de ne pas comparer la quantité de nourriture consommé par chaque bébé puisqu'ils auront tous des appétits différents et des aliments favoris. Une attitude détendue à l’heure des repas aidera vos bébés à développer une association positive avec la nourriture. Il est fortement conseillé de ne pas introduire le lait de vache avant l'âge de 9 mois car celui-ci contient beaucoup de sel et minéraux qui peuvent venir surcharger les reins encore immatures de nos petits. Il est recommandé de faire la transition vers 12 mois, tout en suivant l'évolution alimentaire de chacun de vos bébés. Il est primordial de surveiller la réaction de chacun pour ainsi s'adapter à leur rythme. DES CONSEILS POUR LE NETTOYAGE Pendant la période d’introduction des aliments, vous aurez l’impression de nettoyer du matin au soir, et ce, 7 jours sur 7! L’instauration d’un bon système de nettoyage vous aidera à passer au travers cette période qui n’est que temporaire chers parents! Voici quelques trucs pour optimiser tout ce qui attrait au nettoyage pendant la gestion des repas: Faire un choix judicieux quant aux chaises hautes et sièges d'appoint; Prioriser les bavettes en silicones, les bavettes à manches longues ou de types Bibado; Tenir un inventaire de plusieurs bavoirs à petits prix, af in d’éviter de faire du lavage à chaque jour; Acheter plusieurs ustensiles pour les cuillères préremplies; Acheter des assiettes-napperons si le modèle de chaises est compatible; Coller des bandelettes adhésives sur le rebord des chaises hautes et le bas des bavettes; Déposer des nappes en tissus ou nappes imperméables en dessous des chaises (on plie, on secoue et on lave de temps en temps); Installer des petites serviettes par-dessus le siège des chaises pendant les premiers mois; Garder les repas les plus salissants pour le souper pour ensuite offrir le bain (ex: pâtes à la sauce tomate, riz, etc.); Déplacer ou ajouter un panier de linge à proximité de la cuisine pour y déposer les vêtements souillés; Investir dans un aspirateur automatique et sans fil; Implanter une station nettoyage (un bac pour les débarbouillettes souillées et un autre pour les bavoirs souillés, une boîte avec des bavettes propres et une avec des lingettes propres); Profitez de votre animal poilu si vous en êtes un propriétaire! Se faire des contenants avec la combinaison EAU + VINAIGRE + OXICLEAN (le mélange gagnant!). LES VITAMINES CHEZ L'ENFANT Un supplément de vitamine D doit être donné à tous les nourrissons exclusivement ou partiellement allaités, peu importe leur lieu de résidence au Canada. Une carence en vitamine D peut entrainer le rachitisme, associé à une déformation des os. Il est recommandé de poursuivre la supplémentation jusqu’à au moins 1 an. Chez les enfants recevant une préparation commerciale pour nourrissons, les suppléments ne seraient pas nécessaires si le nourrisson consomme plus de 800 à 1 000 ml/jour. La même règle s’applique après la transition au lait de vache enrichi. Dès l’âge de 6 mois, lors de l’introduction des solides, il est recommandé d’offrir des aliments riches en fer en priorité. Une multivitamine pédiatrique n’est pas nécessaire chez l’enfant en santé qui a une alimentation variée et qui suit sa courbe de croissance. LE CHOIX DES CHAISES HAUTES La position dite sécuritaire pour la chaise haute est verticale ou légèrement inclinée vers l’arrière (de l’ordre de 15-20°). La plupart des chaises hautes permettent un tel ajustement. Idéalement, les pieds de l’enfant devraient être en appui pour favoriser la stabilité posturale nécessaire pour bien respirer, mastiquer et boire. Il n’y a pas de chaises hautes meilleures qu’une autre. Cependant, un siège de type Bumbo n’est pas privilégié pour l’alimentation, car celui-ci ne favorise pas un bon alignement des segments du corps avec les pieds en appui. COMMENT BIEN CHOISIR NOS CHAISES HAUTES Bien que le choix des chaises hautes varie en fonction des besoins de chaque famille, il y a trois facteurs majeurs qui devraient être pris en considération avant l'achat de celles-ci: 01 La facilité d'entretien Pendant la période d’introduction des aliments, vous aurez l’impression de nettoyer du matin au soir, et ce, 7 jours sur 7! Malheureusement, ce n’est pas une illusion : vous risquez fort bien de frotter la cuisine et la salle à manger toute la journée, particulièrement avec la DME! Voici quelques questions à se poser lors du choix final de vos chaises: Chaise en plastique ou en tissu? Est-ce que certaines parties sont détachables? Y-a-t-il beaucoup de trous/craques/racoins qui semblent difficile à atteindre? Est-ce que le plateau se retire? 02 L'ergonomie Une chaise haute peut être assez emcombrante dans une cuisine ou une salle à manger ... alors imaginez quand on doit prévoir l'espace pour en utiliser deux ou trois en même temps! Dépendemment de l'espace que vous avez à la maison, cela peut devenir un vrai casse-tête. Les parents qui attendent des triplés se tournent souvent vers des sièges qui s'attachent directement à une chaise (rehausseur). Si vous optez pour une la traditionnelle chaises haute, vérifiez si elle se plie facilement. Si vous pensez vous procurer un siège, vérifiez plutôt si les accoudoirs empêchent votre modèle d'entrer sous la table, une fois installé sur une chaise. 03 Le prix Il peut y avoir beaucoup d'équipement à se procurer lors de l'arrivée des bébés, particulièrement si c'est vos premiers. Certains aricles offrant plusieurs options peuvent faire gonfler la facture assez rapidement. Attention: Le prix n'est pas représentatif de la qualité du produit et de son efficacité. Certains modèles (pour ne pas nommer une compagnie italienne) sont dispendieux et attrayants mais vous feront dire certains mots d'église quand viendra le temps de les nettoyer, ou encore de les plier! LES TYPES DE VERRES À PRIVILÉGIER Vos bébés grandissent et voilà arrivé le moment de choisir un verre. À bec rigide, à bec mou, avec poignées, à paille? Avec tous les modèles disponibles, il peut devenir difficile de décider vers quel type de récipient se tourner. POURQUOI EST-CE IMPORTANT? Les différentes options ont un impact sur le patron moteur que le bébé utilisera pour boire. Avant l’introduction du verre, votre poupon a l’habitude d’utiliser la succion, que ce soit au sein ou au biberon, pour avaler les liquides. Sa mâchoire et sa langue se positionnent alors de manière à téter avec un mouvement horizontal. Or, après ses 12 mois, on devrait amener bébé à s’exercer à utiliser un mouvement vertical pour avaler. Ce nouveau patron moteur favorisera une meilleure position de la langue à long terme, ce qui diminue les risques de malocclusion et de certains problèmes d’articulation. Ainsi, la forme et la texture du bec sont à considérer, mais il faut aussi penser aux mouvements de langue et de mâchoire que votre bébé devra faire pour boire à l’aide du verre en question. QUEL CONTENANT CHOISIR? Le but est d’amener votre poupon à mettre de côté le patron de succion qu’il connait et à prendre de petites gorgées. On peut rapidement offrir un gobelet avec un poids à la base ou un petit verre muni de poignées pendant les repas afin de limiter les dégâts tout en permettant à bébé de se pratiquer à boire au verre ouvert. Entre les repas, le verre ouvert peut être plus difficile à gérer parce que nos bébés sont bien heureux de les utiliser afin de découvrir la gravité et les joies de verser ou de transvider le liquide un peu partout. Et des verres ouverts en double ou on triple, ça peut impliquer... beaucoup de dégâts! Vous pouvez donc opter pour un verre d’entrainement muni d’un court bec ou d’une courte paille. Idéalement, l’embout (paille ou bec) ne devrait pas traverser la ligne des dents, c’est-à-dire que le bout devrait être maintenu en place par les lèvres, et non par les dents. Les verres d’entrainement avec une valve antifuite, bien que pratiques, sont à éviter puisqu’ils exigent également un mouvement de succion. Finalement, lorsqu’il s’agit d’habitudes de succion, ce sont la fréquence, l’intensité et la durée d’utilisation qu’il faut garder en tête. Ainsi, si vous offrez un verre avec une valve antifuite à l’occasion, ce n’est pas dramatique! On recommande toutefois de limiter son utilisation et de viser l'emploi du verre ouvert le plus souvent et le plus tôt possible. SÉCURITÉ À TABLE : PRÉVENTION DE L'ÉTOUFFEMENT Saviez-vous que l’étouffement est la première cause de décès chez les enfants de moins d'un an et la quatrième chez les enfants d’âge préscolaire? Nous tenons aussi à vous sensibiliser à la sécurité et la prévention des accidents puisque les inquiétudes se voient décuplés lorsqu'on veille sur plus d'un bébé à la fois! Nous croyons que chaque parent devrait détenir une base de secourisme. Il n'est jamais trop tard (ou trop tôt!) pour vous inscrire à une formation, que ce soit via des ateliers en personne dans des centres familiaux ou des centre de formation reconnue, ou encore directement en ligne (ex: des entreprises comme La Petite Trousse ). Voici quelques conseils en lien avec la sécurité à table: Inscrivez vous à un cours d'introduction aux solides avec un-e professionnel-le. Suivez un cours de secourisme pour bébés et enfants. Attachez les petits adéquatement et assurez vous que la position des chaises et sièges est adéquates. Apportez toute la nourriture sur la table, incluant des ustensiles de rechange. Diminuer les distractions, tant pour les enfants que le parent. Garder une liste des aliments déjà introduits. Ne laissez pas les petits sans surveillance pendant les repas. Offrir les aliments selon les recommandations (téléchargez notre outil gratuit!) Q&R SUR LES TROUBLES ALIMENTAIRES CHEZ LES JEUNES ENFANTS 1- Quel est le rôle de l’ergothérapeute en lien avec l’alimentation? L'ergothérapeute aide l’enfant de tout âge à développer différentes habiletés, qu’elles soient motrices et/ou sensorielles et adapte l’environnement de ce dernier pour lui permettre de boire et de manger de façon autonome ou plus sécuritaire. 2- Qu’est-ce que la dysphagie ou le trouble de déglutition? La dysphagie est un trouble de la déglutition. Il s’agit d’une difficulté à transférer la nourriture, les liquides ou la salive de la bouche vers l’estomac par l’intermédiaire du pharynx et de l’œsophage. Ce n’est pas une maladie, mais bien un symptôme d’une condition médicale. Chez la clientèle pédiatrique, les troubles de la déglutition (et de l’alimentation) sont fréquemment observés chez les nourrissons prématurés en lien avec une pauvre succion, des difficultés de respiration, l’immaturité du système digestif ainsi que la présence de reflux gastro-œsophagien. 3- Comment est-elle diagnostiquée? Plusieurs signes cliniques peuvent permettre d’en venir à consulter votre médecin qui fera par la suite une référence aux professionnels requis. Par exemple, si votre enfant a fait plusieurs pneumonies dans les derniers mois, toussote régulièrement ou s’étouffe lorsqu’il mange ou boit, qu’il conserve longuement les aliments dans la bouche avant de les avaler ou qu’il a des résidus dans la bouche après avoir avalé, consultez votre médecin. D’un autre côté, si progressivement votre enfant refuse la cuillère ou le biberon, que les repas s’écourtent, s’allongent ou même deviennent un cauchemar, ce sont là des comportements indiquant qu’il vit probablement un inconfort lors de l’alimentation. 4- Quelles sont les interventions/précautions à prendre avec les enfants dysphagiques? Les interventions clés sont les « 5 ments » : L’environnement (augmenter/diminuer le niveau d’éveil de l’enfant) ; Le positionnement (au biberon, assis) ; Les équipements (tétines, verres, pailles, ustensiles adaptés) ; Les aliments (changement de textures/consistance/température/couleur) ; L’enseignement (habitudes des proches et techniques) ; L’approche de réadaptation des structures orales-motrices. 5- Est-ce que c’est une condition permanente ou temporaire? Compte tenu que la dysphagie n’est pas une maladie, son traitement dépendra de la cause. Que ce soit la prématurité, les reflux gastro-œsophagiens ou l’alimentation entérale (gavage), cela peut amener des impacts sur les capacités orales-motrices et/ou le traitement de l’information sensorielle (difficulté à faire une transition vers les nouveaux goûts, textures, températures ou mode d’alimentation). Chez les enfants en bas âge, une prise en charge précoce combinée à un plan de traitement adapté sera l’idéal pour permettre de normaliser, voire rétablir, les fonctions de déglutition. 6- Qu’est-ce que la sélectivité alimentaire (néophobie alimentaire) et par quoi elle se manifeste? On parle de trouble sélectif lorsqu’un enfant mange moins de 30 aliments répartis dans les 4 groupes alimentaires. Il peut se désorganiser à la vue ou au contact avec un aliment (tourner la tête, crier, pleurer, paniquer) et refuser catégoriquement d'essayer de nouveaux aliments. Souvent, un certain groupe alimentaire est ciblé. 7- Qu’est-ce qu’il est possible de faire pour aider l’enfant à accepter de manger plus diversifié? La règle numéro 1 est de maintenir ou de favoriser l’exposition aux aliments non aimés; que ce soit via la participation à la préparation des repas, le service au milieu de la table, dans une assiette à côté de la sienne et idéalement toléré dans la même assiette que le repas qui lui est présenté. Il faut toujours s’assurer que l’aliment non aimé soit en présence d'autres aliments qu’il consomme de manière régulière dans le but de diminuer l’anxiété et qu’il se sente plus à l’aise d’explorer. Il est également important de ne pas mettre l’emphase sur l’enfant ou les quantités ingérées, mais de miser sur les petites réussites et la patience. 8- Qu’est-ce que le reflux gastro-œsophagien? Il s’agit d’un retour spontané du contenu gastrique dans l’œsophage pouvant se présenter sous forme de régurgitations ou de vomissements. Des signes mineurs sont aussi à surveiller, notamment la toux, les avalements à répétitions ou la présence de sécrétions. Souvent, ceux-ci diminuent lorsque l’enfant commence à intégrer les solides. 9- Avez-vous un conseil pour assurer une alimentation sécuritaire de l’enfant malgré le reflux? Un positionnement le plus verticalisé possible aux repas et aux boires est idéal. Il est également important d’éviter la position couchée 30 minutes après les repas et les boires. L’ajustement des consistances des solides et des liquides est également une option que votre professionnel peut vous proposer. 10- Pour les bébés qui ont une alimentation entérale (par gavage), comment est-il possible de le sevrer? Le tout sera déterminé par votre pédiatre spécialisé en gastroentérologie avec lequel vous aurez des suivis réguliers. Une équipe interdisciplinaire sera présente, composée d’un nutritionniste, d’un ergothérapeute et d’un orthophoniste, et parfois même d’un psychoéducateur ou d’un psychologue. Plus précisément en ergothérapie, le but sera de normaliser le plus possible la région orale (bouche, lèvres, langue) afin qu’elle soit prête à accueillir la nourriture le moment venu. Il est faux de penser que comme l’enfant est nourri par le ventre, qu’il faut négliger la bouche. Il est très important que les deux systèmes demeurent interreliés tout au long du processus afin d’éviter une hypersensibilité au niveau de la bouche. Ceci pourrait créer des impacts à long terme sur l’alimentation et même l’hygiène des dents. 11- Qu'est-ce que la constipation et que pouvons-nous faire pour la prévenir ou y remédier? La constipation se définit par une diminution de la fréquence des selles associée à une difficulté pour les évacuer. Il est important de privilégier une alimentation variée, saine et à des heures régulières pour que le transit intestinal développe une régularité. Plusieurs stratégies proprioceptives et tactiles peuvent être intéressantes lorsque la constipation est déjà présente telles que : Bébé est couché sur le dos, on effectuer des mouvements de vélo en ramenant les jambes vers le ventre plusieurs fois ; Privilégier un positionnement sur le ventre ; Massages au niveau du ventre dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; Mettre de la chaleur sur le ventre. L'ORGANISATION 101 DANS LA CUISINE La période intense des boires continuels durant les premiers mois fait place à celle où vous devrez cuisiner pour toute la famille. Vos nouveaux défis incluront: une nouvelle routine du matin et du soir avec la garderie et le retour au travail, la grève de la faim, la planification des repas, le nettoyage sans fin, la gestion des comportements à table, les allergies ou intolérances ... ouf! La clé pour garder votre sang-froid? L'Organisation! Pour en revenir à l'organisation culinaire, on vous propose notre concept des trois ‘P’, afin de vous aider à diminuer votre stress et votre charge mentale. Si vous ne le saviez pas déjà, la gestion des repas n'est pas de tout repos avec des petits qui se déplacent à leur guise dans la maison ! Vous risquez de ne pas avoir une minute tranquille dans la cuisine, d'oû l'importance d'être bien organisé ! ÉTAPE 1: PLANIFIER Dès que vous aurez trouvé la meilleure routine qui fonctionne pour votre réalité, votre planification sera implantée dans votre organisation familiale et elle deviendra naturelle. Il est évident que vous ferez des ajustements, particulièrement avec l’âge des enfants. Le côté bénéfique de la planification sert à vous sécuriser dans votre routine rocambolesque des premières années à élever des multiples. Il n'y a rien d'agréable à se demander ce qu'on mange pour souper devant le frigo à la dernière minute pendant que les petits se chicanent ou sont accrochés après nos jambes! Réévaluer votre espace de travail afin qu’il soit le plus efficace possible (ex : laisser certains équipements en permanence sur les comptoirs, faire du ménage dans vos tiroirs de plats et couvercles, prévoir une section collations dans la cuisine, etc). Se doter d'une méthode de travail et rester organisé à l'aide d'outils pratiques (ex : livres ou application de recettes coup de cœur, agenda, tableau pour y afficher le menu et liste d’épicerie). Ajouter de l’espace de rangement pour la nourriture sèche et humide afin de cuisiner en gra nde quantité (ex : meuble supplémentaire pour les collations, achat d’un deuxième frigo ou d’un cube congélateur). Faire une liste des incontournables de votre garde-manger et les avoir en tout temps sous la main. Concevoir un menu simple pour toute la famille selon les spéciaux de la semaine ou avec des recettes fixes sur rotation (aux 2,3 ou 4 semaines) qui s'adapte légèrement selon la saison. Gérer l’épicerie : définir le mode (ex : en personne, ramassage ou livraison), la fréquence (ex : aux 2 semaines), la journée (ex : vendredi soir, dimanche matin) et la personne en charge (ex : vous-même, votre partenaire, amis). Décider quelle(s) journée(s) sera consacrée(s) à la préparation des repas. *BONUS : Se laisser une journée dans l’horaire pour s’octroyer une pause bien méritée, soit en commandant du restaurant qui a une promotion X, ou encore, en allant chercher un repas familial déjà préparé. ÉTAPE 2: PRÉPARER Une fois votre routine de planification bien en place, c’est la préparation qui vous sauvera du temps précieux lors des repas. Cette partie est primordiale surtout lorsque le temps est venu de retourner au travail. Investir dans l’équipement culinaire qui ne nécessite presque pas de manipulation et qui vous aide à sauver du temps (exemple : produits Tupperware, mijoteuse, friteuse à air, cuiseur à riz, etc). Respecter les journées qui seront consacrées à la préparation des repas. Demander aux grands-parents ou à un proche de venir à la maison spécifiquement pendant la période de préparation des repas. Organiser des journées de « cuisine commune » avec un-e ami-e où vous préparer quelques recettes et séparer tous les plats. Doubler ou tripler les recettes lorsque c’est possible de le faire. Congeler les recettes pour n’avoir qu’à mettre au four et servir. Préparer des repas « mijoteuse » avec tous les ingrédients dans des sacs de congélation. Éplucher, couper, séparer et préparer les fruits/légumes/collations pour la semaine. *BONUS : Demander à des proches de préparer des plats afin de vous aider de temps en temps. Il n’y a pas que la première année avec des multiples qui est intense … il ne faut pas hésiter à demander de l’aide. ÉTAPE 3: PARTAGER Qu’entendons-nous par partager? Le partage de bons moments en famille lors des repas, certes, mais également le partage des responsabilités. Le rôle des enfants est de manger les aliments qui sont devant eux, selon leur faim tandis que le rôle du parent est de leur proposer des aliments selon une routine constante. Nous vous invitons à en apprendre davantage sur le concept de partage des responsabilités en suivant les nutritionnistes en pédiatrie. Partager les responsabilités : nourrir ses enfants en les exposant à des aliments différents, avec un aliment familier en accompagnement. Partager les responsabilités : laisser les enfants décider s’ils mangent ou non. Accepter ce qui se passe par la suite ... incluant la quantité ingérée (n'hésitez pas à consulter si vous avez des inquiétudes!) Impliquer les enfants! Faites-les participer en leur donnant de petites tâches comme aider à dresser la table. Partager la nourriture au centre de la table. Intégrer des recettes à son menu où les enfants peuvent activement participer de façon sécuritaire (ex : créer sa propre pizza). Échanger pendant le repas (parler de notre journée à la garderie, parler de ce qui se trouve dans notre assiette avec les couleurs/textures). Créer un jeu pendant la routine du nettoyage avec de la musique entraînante. *BONUS : Investir dans une tour d’apprentissage et les garder occupés avec des jeux ou des tâches reliées à la préparation des repas. PARENTALITÉ AVEC DES JUMEAUX OU DES TRIPLÉS Je veux m'y préparer ! Pour des détails supplémentaires en lien avec l'alimentation pendant la petite enfance Consulter la page Écoutez notre entrevue sur l'alimentation 0-5 ans avec notre nutritionniste et nos capsules sur les comportements irritants à table. Visionner la capsule LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Dépliant : introduire les aliments complémentaires Source: CHU Sainte-Justine Balado Alimentation des enfants dans le plaisir et la bienveillance Source: Nutritionniste en pédiatrie Hope for Children with Digestive Disorders (anglais) Source: GIKids Sources : American Academy of Pediatric Dentistry. (2024). Management of the developing dentition and occlusion in pediatric dentistry. In The reference manual of pediatric dentistry (pp. 475–493). Chicago, IL: American Academy of Pediatric Dentistry. Bahr, D. (2018). Feed Your Baby and Toddler Right : Early Eating and Drinking Skills Encourage the Best Development. Future Horizons. For the dental patient. From baby bottle to cup. Choose training cups carefully, use them temporarily. (2004). Journal of the American Dental Association (1939), 135(3), 387.https://doi.org/10.14219/jada.archive.2004.0191 Gergès, C. (2021). Comment accompagner mon enfant pour développer une saine relation avec les aliments (alimentation intuitive). Nutritionnistes en pédiatrie. https://nutritionnistesenpediatrie.com/aider-mon-enfant-a-developper-une-saine-relation-avec-les-aliments-alimentation-intuitive/ nutritionnistesenpediatrie.com King, K. L., & Duryea, T. K. (2025). Dietary recommendations for toddlers, preschoolers, and school‑age children. UpToDate. https://www.uptodate.com/contents/dietary-recommendations-for-toddlers-preschoolers-and-school-age-children UpToDate+1 Santé Canada, Société canadienne de pédiatrie, Diététistes du Canada & Comité canadien pour l’allaitement. (2014). La nutrition du nourrisson né à terme et en santé : Recommandations pour l’enfant âgé de 6 à 24 mois. Gouvernement du Canada. https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/guide-alimentaire-canadien/ressources/nutrition-nourrisson-terme-sante/nutrition-nourrisson-terme-sante-recommandations-naissance-six-mois/6-24-mois.html Société canadienne de pédiatrie, Comité de la santé des Premières Nations, des Inuits et des Métis. (2022). La prévention de la carence en vitamine D symptomatique et du rachitisme chez les nourrissons et les enfants autochtones. Paediatrics & Child Health, 27(2), 128. https://cps.ca/fr/documents/position/vitamine-d-symptomatique-et-du-rachitisme-chez-les-nourrissons-et-les-enfants-autochtones

  • Podcast Entre Mamans Pieuvres | Mamans Pieuvres

    Balado sur le quotidien des parents de jumeaux et triplés. Podcast Entre Mamans Pieuvres.

  • Deuil périnatal | Mamans Pieuvres

    Perdre un ou des bébés pendant ou après une grossesse multiple. Deuil périnatal de jumeaux ou triplés. Deuil périnatal de grossesse gémellaire. Perte et décès de jumeaux ou triplés. Perdre un ou des bébés issus d'une grossesse multiple. En collaboration avec l'organisme CLIMB et Parents Orphelins. Au nom de toute l'équipe de Mamans Pieuvres et de ses collaboratrices, nous voulons vous présenter nos sincères condoléances pour votre perte. Si vous êtes un membre de la famille ou un proche, nous vous invitons à faire preuve d'empathie, d'amour et de soutien. Le décès d’un ou de tous les bébés lors d'une grossesse multiple est une tragédie que seuls les parents endeuillés peuvent comprendre. Grâce à l'avancement de la science et la technologie de pointe, les parents savent très tôt durant la grossesse lorsqu'ils attendent plus d'un bébé. Un lien d’attachement très fort se développe donc avec chacun d'entre eux et ce même avant l’accouchement grâce aux monitorings et échographies, qui sont de meilleure qualité. Il est vrai que beaucoup de futurs parents éprouvent des sentiments ambivalents reliés aux différentes réalités de devoir s'occuper de plusieurs enfants à la fois: l’accouchement, les soins à donner pendant les premiers mois, les finances ... Il n'en demeure pas moins que tôt ou tard, la plupart d'entre eux sont très enthousiastes à l’idée de devenir parents de multiples, de par le statut particulier que celui-ci procure. Personne ne peut vraiment imaginer la désolation que provoque la mort d'un de ses bébés ou de tous ses bébés et ce peu importe la période de temps où les décès surviennent. La perte de jumeaux ou triplés est particulière puisque les probabilités de retomber enceinte à nouveau de plus d'un bébé sont très minces. L'équipe de Mamans Pieuvres tient à remercier Madame Jean Kollantai de l'organisme CLIMB (Center for Loss in Multiple Birth ), basé à Anchorage, en Alaska pour ses recherches et son immense implication dans le deuil spécifique aux grossesses multiples. Les textes ont été adaptés et révisés par l'équipe de Mamans Pieuvres. VOUS N'ÊTES PAS SEUL À priori, il semble inconcevable de revenir les bras vides à la maison, lorsqu'on attend l'arrivée de plusieurs bébés. Malheureusement, c'est une tragédie que plusieurs parents ont à vivre, dû aux risques élevés de complications médicales chez les grossesses gémellaires et multiples (ex: prématurité, STT, malformations congénitales. La première chose que nous souhaitons que vous sachiez, c’est que vous n’êtes pas seul. En effet, le taux de fausse couche entre la 11e et la 23e semaine sont deux fois plus élevés chez les jumeaux que chez les bébés issus d’une grossesse simple. Ils sont cinq fois plus élevés chez les jumeaux qui partagent un cordon ombilical (Agence de la santé publique du Canada, 2013). Si vous désirez avoir des enfants depuis des années et que vous êtes en traitement de fertilité, une grossesse multiple s’avère un événement très spécial, soit l'équivalent d'avoir gagné le billet gagnant à la loterie. Cette grande annonce était peut-être l'une des journées les plus mémorables de votre vie. Plusieurs ont passé à travers des mois voire d es années de lutte contre l’infertilité ; l a colère et la déception s'installent alors car tout est à recommencer. Après la perte, vous vous demander peut-être si vous serez parent un jour (ou si vous aurez d'autres enfants). Il faut avoir rêvé, espéré et aimé deux ou trois bébés à la fois afin de pouvoir comprendre l’étendue et la dévastation de la perte. - Jean Kollantai, Organisme CLIMB UN BÉBÉ SURVIVANT Que les bébés décèdent au même moment ou à des intervalles différents, les parents ont besoin d'avoir l'opportunité de voir leurs bébés et d’avoir des souvenirs d’eux. Célébrer la vie d'un bébé et pleurer la perte d'un autre simultanément est une épreuve inexplicable. Le deuil se passe à plusieurs niveaux soit la perte de votre précieux bébé (ou bébés), la perte d'une parentalité spéciale (statut social) et la perte d’un frère ou d’une sœur unique pour le bébé survivant. Les parents apprécient énormément ces moments précieux pour des années à venir, même si au moment même où ils le vivent, la douleur est immense. C’est aussi primordial pour les parents de ne pas être bousculés dans les prises de décisions qui peuvent être accablantes. Il pourrait être bon pour la famille de se choisir une personne de confiance pour les aider et les guider dans la prise de décision finale qui leur reviendra. L'organisme CLIMB offrent quelques conseils aux parents ayant perdu un ou des jumeau(x)/triplé(s): 1. Obtenir plusieurs photos votre ou vos bébé(s) Ils peuvent se toucher les mains, être dans les bras des parents ou encore porter des vêtements choisis par les parents. Ces photos peuvent être prises par les membres de la famille et/ou le personnel hospitalier et le développement des photos devrait nécessiter une attention toute particulière. L’enregistrement d’un vidéo est grandement recommandé. Si vous avez un bébé survivant, vous pouvez les réunir le temps d'une photo par exemple. 2. Prendre du temps avec votre ou vos bébé(s) Vous pouvez les bercer, leur chanter des mélodies, les cajoler. Les parents ne devraient jamais se sentir pressés lorsqu’il s’agit de faire leurs adieux. C'est vos droits fondamentaux de prendre vos bébés, ensemble si possible, aussi souvent et aussi longtemps que vous le désirez. 3. Donner un nom à votre-vos bébé(s) Donner un nom à votre (vos) bébé(s) est très significatif, et ce peu importe le nombre de semaine de gestation. Certains parents choisiront de garder les noms prévus durant la grossesse tandis que d’autres préfèreront garder les noms choisis pour des enfants vivants qui naîtront lors de prochaines grossesses. 4. Demander une autopsie Il est important pour les parents de connaître la cause du décès et d’obtenir des réponses aux questions qu’ils se posent dans la mesure du possible. Le fait de savoir si les bébés étaient identiques ou non aident les parents à se faire « une image » de leurs bébés. Une demande à ce sujet doit être faite rapidement, car il sera généralement impossible de le déterminer plus tard. Il faut même parfois insister, lorsque ces bébés sont de même sexe. 5. Présenter votre ou vos (bébés) à vos proches Si vous êtes à l'aise, vous pouvez présenter votre ou vos bébés aux grands-parents, fratrie, parrain/marraine ou encore à un guide spirituel. 6. S'informer sur les arrangements funéraires Il est important de s'accorder sur les décisions entourant les arrangements funéraires (inhumer ou incinérer les bébés ensemble). Plusieurs parents ont trouvé du réconfort sachant que leurs jumeaux étaient, d’une certaine façon, réunis. Même si un des bébés est déjà enterré, il peut être possible de les réunir par la suite. L’enterrement et/ou le service commémoratif peuvent être faits à l’extérieur d’une maison funéraire, à l’église, dans la maison familiale ou chez la parenté, dans un parc, etc. 7. Exprimer vos besoins à votre entourage Il est important de parler avec les membres de la famille et les amis pour leur donner l’opportunité de pouvoir vous comprendre et d’être supportant. S’ils en sont incapables, alors tournez-vous vers des gens qui le seront. Si vous êtes incapables d'en parler verbalement, vous pouvez honorer la mémoire de leurs bébés à travers des faire-part permettant du même coup d’informer les gens de ce qui s’est passé, des sentiments vécus par les parents ainsi que leurs besoins. 8. Trouver une façon de se remémorer votre ou vos bébé(s) Des parents ont trouvés plusieurs façons d'honorer leurs jumeaux ou triplés afin de les inclure dans leur famille à jamais. Il est important pour chaque famille de se trouver une façon bien à elle qui sera significative. 9. Adhérer à un groupe de soutien Les groupes de soutien au deuil périnatal peuvent être très aidants, n’hésitez pas à contacter la personne responsable de ces groupes virtuelles ou en présentiel. Trouver un ou des ami(s) ayant vécu la perte d'un ou des jumeau(x)/triplé(s) ou plus est un moyen qui aide plusieurs parents. 10. Obtenir du soutien psychologique Consulter des professionnels est une excellente façon de s’aider. Il n’est pas nécessaire d’avoir l’impression de « perdre la carte » pour bénéficier de ces services; le décès d'un ou plusieurs bébés est une raison suffisante pour s'occuper adéquatement de votre santé mentale. carnet deuil LE PROCESSUS DE DEUIL Il n’existe aucun mot pour décrire le sentiment de vide et la dévastation que l’on ressent en revenant à la maison sans son bébé. Après les premiers jours, parfois les premières semaines, le choc et le déni s’estompent pour laisser place à un vide immense. Et pourtant, c’est souvent à ce moment que l’entourage s’attend à ce que les parents « reviennent à la normale ». C’est aussi, pour plusieurs mères, le moment où elles doivent reprendre le travail, alors qu’elles avaient planifié un congé parental pour s’occuper de leurs bébés. Le retour au travail et les obligations quotidiennes peuvent distraire momentanément, mais ils ne diminuent en rien la douleur du deuil. Les pères aussi peuvent vivre une grande détresse. Certains se sentent coupables de ne pas avoir pu « protéger » leurs bébés. D’autres ressentent un profond sentiment d’échec envers leur conjointe. Souvent, ils essaient de ne pas parler de leurs enfants ou de cacher leurs émotions, espérant ainsi alléger la peine. Les deux parents doivent apprendre à dire au revoir. À un, deux, parfois plusieurs bébés. Et chacun a besoin d’occasions, seul et en couple, pour passer du temps avec leurs enfants, vivants ou décédés. Exprimer les émotions qui les traversent culpabilité, colère, peur, frustration est essentiel. Parler de l’enfant décédé, même un peu, même rarement, a des effets positifs prouvés : diminution de l’anxiété, apaisement du deuil, meilleur accueil des besoins du bébé survivant. AMBIVALENCE DES SENTIMENTS Les parents en deuil vivent souvent un mélange contradictoire d’émotions : joie et tristesse, amour et souffrance. Ces sentiments opposés s’entremêlent dans les jours, semaines et mois suivant la perte d’un jumeau. Aimer et s’occuper d’un bébé vivant tout en pleurant son jumeau décédé est une épreuve unique. Ce n’est pas seulement un deuil d’enfant, c’est aussi le deuil de la gémellité. Voir d’autres jumeaux peut raviver la douleur pendant des années. Certains parents deviennent très investis auprès du bébé survivant, même en parfaite santé. Ils le sentent vulnérable, craignent qu’il lui arrive quelque chose, et ressentent le besoin d’être constamment présents. Le moment viendra où vous aurez à expliquer à votre enfant qu’il avait un frère ou une sœur avec lui, dans votre ventre. Cette révélation amène souvent une tristesse douce, mais surtout un lien spécial. Un lien invisible mais réel, qui ne devient pas un fardeau. EN SOUVENIRS DE VOS BÉBÉS Voici quelques idées qui pourraient vous inspirer: Un bijou avec leurs noms, date de naissance ou des pierres de naissance. Une sculpture avec les empreintes de pieds. Une peinture à partir des photos ou des souvenirs. Un arrangement de photos ou un travail d’artisanat comme décoration dans la maison. Un tatou. Planter des arbres côte à côte et les regarder grandir à travers les années. Délimiter un endroit spécial où déposer les urnes ou une boîte souvenir. Préparer un livre personnalisé de souvenirs pour bébés. Créer une étampe avec les empreintes de bébés. Commander un ourson en peluche avec Tenir un événement à chaque année avec les autres enfants ou des proches. Si vous voulez soutenir un(e) ami(e) ou un proche ayant vécu la perte d'un ou plusieurs bébés, voici quelques conseils importants à ce sujet. COMMENTAIRES À ÉVITER: «Tu te reprendras: tu es encore jeune!» «C’est pas si grave puisque tu ne connaissais pas tes bébés!» «Compte-toi chanceuse, au moins tu as encore un autre bébé!» RÉACTIONS APPROPRIÉES ET BÉNÉFIQUES: -Ne rien dire si rien ne vous vient en tête, mais écouter avec empathie et sans jugement, -Être présent-e et disponible pour votre ami ou proche -Demander ce dont elle-il a besoin -Accompagner son ami-e à ses rendez-vous -Organiser les démarches pour le rituel funéraire (s’il y a lieu) -Coordonner les visites de l’entourage -Préparer des plats, faire le ménage, s’occuper de la fratrie (s’il y a lieu) INTERRUPTION DE LA MONTÉE LAITEUSE Plusieurs situations peuvent justifier une interruption pharmacologique de la montée laiteuse chez la femme. Un problème de santé chez la mère (par exemple VIH), une adoption de l’enfant, un problème de santé chez le nourrisson ou le décès de celui-ci. Bien que la montée laiteuse puisse être supprimée à l’aide de méthodes non médicamenteuses (port d’une brassière ajustée, absence de stimulation des seins, application de glace), celles-ci sont efficaces dans environ 70% des cas et peuvent s’avérer douloureuses/inconfortables chez la femme. De plus, chez la mère en deuil de son enfant, la détresse psychologique associée au drame qu’elle vit justifie le recours à un traitement pharmacologique pour stopper sa montée laiteuse. La cabergoline (DostinexR) est un médicament utilisé dans le traitement de l’hyperprolactinémie (sécrétion excessive de prolactine par la glande hypophysaire). Elle est donc capable de supprimer la production lactée. Une dose unique de 1mg est à prendre par la bouche la première journée du post partum. Son effet débute rapidement, soit 3h après l’ingestion de la dose, et dure de 14 à 21 jours. La cabergoline est habituellement bien tolérée, les effets secondaires rapportés incluent une diminution de la pression artérielle, des maux de tête et des étourdissements. Il est préférable de le prendre en mangeant afin d’augmenter sa tolérabilité au niveau digestif. Mamans Pieuvres et leurs étoiles est un groupe de soutien qui offre du support aux familles de jumeaux ou triplés ayant vécu la perte de leur(s) bébé(s) Rejoindre le groupe Capsules vidéos pour les parents ayant vécu un deuil périnatal. En collaboration avec l'organisme Parents Orphelins. Voir les capsules Connaissez-vous la Fondation Portraits d’Étincelles ? Cet organisme soutien des milliers de parents endeuillés à travers le Québec par l’intermédiaire de ses services en fournissant, tout à fait gratuitement, des photographies et retouches professionnelles dans un contexte de deuil périnatal dans tous les hôpitaux de la province et ce, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. La Fondation Portraits d’Étincelles compte plus d’une centaine de bénévoles répartis aux quatre coins du Québec. Visitez le site web RESSOURCES POUR VOUS : Revenir les bras vides Source: CHU Sainte-Justine Ressources diverses Source: Parents Orphelins Boîte à outils Source: Les Perséides Sources : Pamphlet Lost of both or All, Lost of a Twin - Center for Loss in Multiples Birth Lactation suppression treatment B.C. Women's Hospital & Health Up to date (page consultée le 17 septembre 2021). Monographies de produit (en ligne) General Twin Loss - Twinless Twins Support Group International (page consulté le 2 mai 2022)

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    Le dé​veloppement cognitif des jumeaux pendant la petite enfance.  Le dé veloppement cognitif chez les jumeaux pendant la petite enfance. Les jumeaux et les triplés fascinent depuis toujours, et ce partout dans le monde. On les retrouve dans les mythologies anciennes, les œuvres d’art, les romans, les documentaires, les films et même dans les dessins animés. Leur simple présence attire l’attention, y compris la leur. Cette curiosité naturelle de la société peut toutefois influencer leur développement et leur comportement individuels. En tant que parents, notre rôle est d’accompagner chaque enfant dans son propre développement, tout en reconnaissant la relation unique qui unit les co-jumeaux. L’enjeu est d’atteindre un équilibre : respecter leur lien spécial sans le laisser limiter leur évolution personnelle. En favorisant l’individualité de chacun, vous leur offrez les meilleures bases pour devenir des adultes indépendants, confiants et capables de faire leurs propres choix. Investir dans le développement individuel de vos multiples apporte de nombreux bénéfices. Selon Twin Trust (2019), voici quelques impacts positifs observés lorsque chaque enfant est soutenu dans son cheminement personnel : Leurs compétences sociales avec les autres s’améliorent. Ils présentent moins de comportements liés à la rivalité ou la compétition. Leur développement linguistique progresse de manière plus stable. La séparation d’avec leur co-jumeau est plus facile à vivre. Leur cheminement scolaire est généralement plus harmonieux, qu’ils soient dans la même classe ou non. Leur confiance en eux pendant la puberté favorise une transition plus saine vers l’âge adulte. Ils sont plus aptes à développer des relations solides et autonomes à l’âge adulte. Enfin, soutenir l’individualité de chacun apporte également un immense bénéfice aux parents : une parentalité plus satisfaisante, où chaque enfant peut être reconnu, célébré et accompagné pour qui il est réellement. L’équipe de Mamans Pieuvres remercie toutes ses collaboratrices pour leur participation à cette section, notamment Lucie Boulanger et Andréa Dépelteau pour leur révision LE LIEN GÉMELLAIRE Ensemble depuis leur conception, les multiples ont été conçus avec ce lien profond et unique qu’on appelle le lien gémellaire. Source permanente de force et d’affection mutuelle, car « sur le plan émotionnel, les jumeaux développent un lien d’attachement particulier envers leur(s) co-jumeau(x) et ce depuis in utero. Qu’il soit fusionnel ou plus conflictuel, ce lien se développe et se complexifie au cours des années » (Boulanger, 2021). C'est ce lien qui rend les multiples uniques et qui constitue une partie importante de leur identité propre. La gémellité et le statut qu’on lui accorde sont cependant très significatifs dans la vie des enfants issus d’une naissance multiple, particulièrement auprès des parents. La chercheuse italienne Alessandra Piontelli, qui a étudié trente paires de jumeaux depuis la grossesse jusqu'à la petite enfance, explique comment l’attachement entre les jumeaux s’est formé avec une intensité inhabituelle et à un âge précoce, particulièrement chez les monozygotes. Elle précise : « La présence la plus constante et la plus stable dans la vie de tout jumeau est son co-jumeau. Dans bien des cas, tôt ou tard, chacun est nécessairement devenu la figure majeure d’attachement de l’autre. Les jumeaux ont commencé à compter les uns sur les autres pour leur confort, leur compagnie et leur soutien » (Piontelli, 2002). L’étude montre que le lien entre jumeaux et triplés peut être qualifié d’attachement primaire, un terme qui fait référence à la personne avec laquelle un enfant développe son lien affectif le plus fort, généralement sa mère. Il est donc fascinant et rassurant de comprendre que les multiples développent un lien d’attachement entre eux, et ce, dès les premiers instants de vie. Cet aspect est essentiel et vient contredire le mythe selon lequel la séparation favoriserait l’indépendance des multiples. Cette croyance, encore bien présente, peut malheureusement causer davantage de tort que de bien, surtout lorsque les jumeaux sont séparés trop précocement. Le sujet revient d’ailleurs souvent dans les discussions concernant l’entrée scolaire. Pour plus d’informations, visitez la page SCOLARITÉ. LES STADES DE DÉVELOPPEMENT Saviez-vous que les jumeaux ont un développement cognitif distinct? Le fait d’être issus d’une naissance multiple amène des défis supplémentaires dans leur recherche identitaire (Fédération Jumeaux et Plus, 2019). Il est donc essentiel d’accorder une attention particulière aux étapes de développement spécifiques des jumeaux, afin que chacun puisse construire sa personnalité propre. À travers ses nombreuses années de pratique auprès des familles de multiples, le psychologue et gémellologue Fabrice Bak a développé un modèle du développement gémellaire. Son travail définit quatre grandes étapes par lesquelles les multiples évoluent. La fusion gémellaire De la naissance jusqu'à environ 2 ans (bébés) La phase de complémentarité Vers 2 ans jusqu'à 5-6 ans (petite enfance) La première phase d'autonomie Vers 6 ans jusqu'à 11-12 ans (enfance) La deuxième phase d'autonomie De l'adolescence jusqu'à l'âge adulte (début de la puberté) Le comité scientifique de la Fédération Jumeaux et Plus en France précise que certains enfants traverseront ces étapes un peu en avance ou un peu en retard, et que les âges proposés sont indicatifs. LA GÉMELLITÉ PENDANT LA PETITE ENFANCE De la naissance jusqu’à l’entrée à l’école, les multiples traversent les deux premiers stades du développement gémellaire : la fusion gémellaire et la phase de complémentarité. Le premier stade, qui dure jusqu’à environ 2 ans, est marqué par une forte fusion entre les enfants. Il est souvent difficile pour les parents d’entretenir une relation individuelle avec chacun, puisque les besoins des bébés du même âge surviennent en parallèle : boires, changements de couches, sommeil, réconfort. Cette simultanéité renforce naturellement la construction d’une identité gémellaire plutôt que d’une identité personnelle. Cette unification est un phénomène normal et attendu. En effet, il est complexe d’offrir exactement les mêmes réponses parentales à deux bébés en même temps, tout en les différenciant dans les interactions. Les réponses simultanées des adultes peuvent entraîner un léger retard de développement sur certains plans, mais celui-ci se résorbe généralement de lui-même au fil des mois. Vers deux ans, les jumeaux et triplés entrent habituellement dans la phase de complémentarité. Ils commencent à se percevoir comme deux individus distincts. Les apprentissages se poursuivront côte à côte, mais chacun suivra son propre rythme : marche, langage, propreté, autonomie. C’est également à ce moment que les personnalités se précisent. L’environnement familial et les attitudes parentales jouent un rôle clé dans la réussite de cette étape. L’enfant qui présente un retard dans un domaine tend à recevoir davantage d’attention pour rattraper son co-jumeau. Parallèlement, les parents peuvent, sans s’en rendre compte, attribuer à chacun des caractéristiques distinctes pour faciliter la différenciation et soutenir l’individualité. Il est intéressant de noter que cette phase de complémentarité coïncide avec la période de la petite enfance où l’intensité émotionnelle est déjà élevée. Les multiples vivent donc à la fois un développement identitaire complexe et un développement affectif exigeant. Comprendre ces étapes propres aux jumeaux et triplés aide à mieux saisir la profondeur de leur relation. Un accompagnement conscient et réfléchi permet à chaque enfant de développer sa personnalité, sa voix et son sentiment d’unicité, tout en respectant le lien gémellaire. LES DIFFÉRENTS MODÈLES DE RELATIONS GÉMELLAIRES En parallèle des stades de développement, le chercheur français René Zazzo, figure majeure dans l’étude de la gémellité, a identifié plusieurs modèles relationnels observables chez les jumeaux. Ces modèles peuvent varier selon le type de grossesse, le sexe des enfants et leurs tempéraments. Le modèle « fusionnelle » Il est davantage observé chez les jumeaux monozygotes, souvent liés par un effet miroir. C’est ce modèle qui a nourri de nombreux mythes associés à la gémellité, comme la télépathie. Vous pourrez reconnaître ce modèle si : -les enfants se chicanent rarement ou très peu ; -ils recherchent constamment la présence l’un de l’autre ; -la séparation est difficile et leur détente survient au moment des retrouvailles. Le modèle de « dominé-dominant » Plus courant chez les dizygotes, ce modèle peut émerger en raison de différences physiques, de tempéraments ou de développement. L’un peut naturellement prendre plus de place, puis le rôle peut s’inverser selon les situations. Vous pourrez reconnaître ce modèle si : -les enfants se confrontent régulièrement ; -l’un semble souvent prendre le dessus sur l’autre ; -l’un adopte une posture de “parent” ou répond fréquemment à la place de son co-jumeau. Le modèle « relation de couple » Il ne fait pas référence au sexe des enfants, mais au fonctionnement de leur dynamique relationnelle. Vous pourrez reconnaître ce modèle si : -ils semblent se compléter naturellement ; -chacun occupe un rôle défini (par exemple, l’un gère l’extérieur, l’autre l’intérieur) ; -la séparation est difficile pour l’un, car il se sent “incomplet” sans l’autre. Il est essentiel de comprendre que ces modèles ne sont ni figés ni déterminants. Les relations gémellaires évoluent au fil du développement, des contextes de vie, des forces propres à chacun et des expériences personnelles. Les rôles se modifient, se renversent et s’équilibrent au fil du temps. SÉCURITÉ D'ATTACHEMENT CHEZ LES JUMEAUX, COMMENT ÇA SE PASSE? On parle de plus en plus de l’importance de l’attachement lorsqu’il est question du développement des enfants. Brièvement, dès les premiers moments de vie, votre enfant se réfère à vous pour avoir une représentation du monde qui l’entoure. Lorsque vous êtes sensibles aux besoins de votre enfant, c’est-à-dire que vous y répondez de façon adéquate et plaisante, mais aussi dans un délai raisonnable, votre enfant comprend qu’il peut vous faire confiance. C’est à travers votre disponibilité et votre prévisibilité que votre enfant apprend qu’il peut vous utiliser comme base de sécurité. Il sait que vous êtes là pour le protéger lorsqu’il vit de la détresse. Ainsi, au fil du temps, votre enfant deviendra sa propre base de sécurité et utilisera ses ressources personnelles pour s’accomplir et affronter les défis de la vie. Le hic est que l’on aborde souvent ce thème sous la loupe des parents de singletons. Devoir répondre aux besoins de deux ou trois bébés n’est pas une mince tâche, même que cela peut être impossible par moment. Le temps du parent qui est accordé à chaque enfant individuellement est inévitablement réduit, mais rassurez-vous, les jumeaux et les triplés peuvent tout autant développer un attachement sécurisant envers leurs parents. Au-delà de l’attention accordée à chaque enfant, c’est la sensibilité parentale qui joue un rôle important. Concrètement, si un de vos bébés pleure, il vous signale un besoin. Si l’autre est calme, il n’en signale pas. Bien sûr que le plus calme mérite aussi votre attention, mais, dans cet instant précis, nul besoin d’aller au-devant de ses besoins. Faites-lui confiance qu’il saura vous aviser en temps et lieu. La mobilisation du réseau de soutien prend également tout son sens ici pour les moments où vos enfants expriment des besoins simultanément. Pour finir, sachez que vos enfants développeront aussi un lien d’attachement entre eux. Beau plus non? LES RELATIONS FRATERNELLES ET LEUR IMPACT SUR LE DÉVELOPPEMENT Étant moi-même jumelle, je me suis souvent questionnée sur la nature du lien qui unit les jumeaux et sur les raisons pour lesquelles il est si difficile à expliquer pour ceux qui le vivent, mais aussi si complexe à comprendre pour ceux qui l’observent de l’extérieur. Qu’est-ce qui distingue les liens entre jumeaux de ceux qui unissent les autres membres de la fratrie? En quoi le développement des multiples diffère-t-il de celui des singletons? Mes rencontres auprès d’une soixantaine de jumeaux, mes lectures et la collaboration précieuse du psychologue cognitiviste et gémellologue Fabrice Bak m’ont confirmé une chose essentielle : être jumeau ou jumelle, ce n’est pas vivre une enfance comme les autres. Bien qu’on idéalise souvent la relation gémellaire, celle-ci évolue, se transforme et fluctue selon les étapes de vie, les expériences et la manière dont la société perçoit les jumeaux. Cette perception extérieure peut d’ailleurs influencer nos comportements : il arrive que des multiples adoptent inconsciemment une attitude « fusionnelle », répondant aux attentes culturelles, même lorsque cette dynamique ne reflète pas leur vécu réel. LA FRATRIE Le premier lien que nous construisons est celui avec notre mère, pendant la grossesse. Dès la naissance, s’ajoute celui avec nos deux parents, puis, lorsque nous avons des frères et sœurs, la relation fraternelle. Ce lien débute dès l’arrivée de chaque enfant dans la famille et se transforme graduellement en lien d’amitié selon les personnalités, les affinités et les expériences partagées. Les relations fraternelles constituent la base de nos interactions futures. Elles nous enseignent comment prendre notre place, comment partager, comment s’affirmer et comment cohabiter au sein d’un groupe. Le rang dans la fratrie influence aussi le développement : l’aîné sert de modèle et de repère, le cadet bénéficie de sa protection et de ses apprentissages. Dans les premières années de vie, les filles développent en moyenne plus rapidement leurs capacités verbales, tandis que les garçons progressent plus souvent en motricité. Puis, entre 2 et 6 ans, l’enfant s’ouvre aux autres : amis, garderie, école. Cette période marque le début de l’autonomie et des premières relations sociales significatives. LES PARTICULARITÉS DU LIEN GÉMELLAIRE Chez les jumeaux, le lien se tisse avant même la naissance. Ils partagent le même utérus, interagissent dans l’espace intra-utérin et ressentent déjà la présence de l’autre. Cette proximité physique et psychologique crée un terrain propice à une intimité unique. Chez les jumeaux identiques, cette intensité est parfois accentuée par le partage du même bagage génétique, parfois du même sac amniotique ou même du même placenta. Mais qu’ils soient monozygotes, dizygotes ou trizygotes, le lien se développe dès la conception, ce qui renforce naturellement leur relation. Cette proximité peut être facilitante (adaptation à la garderie, transitions, activités), mais aussi déstabilisante puisqu’ils partagent le même âge et la même position familiale. Chaque enfant doit alors trouver sa place à la fois au sein de la famille… et auprès de son co-jumeau. Concernant le développement moteur et verbal, les jumeaux identiques et ceux de même sexe tendent à évoluer en fonction du rythme de l’autre, tandis que les jumeaux non identiques de sexes différents suivent davantage la trajectoire développementale propre à leur sexe. AFFIRMATION DE SOI ET CONSTRUCTION IDENTITAIRE Chez les jumeaux identiques, l’inné (génétique) et l’acquis (expériences, environnement) façonnent deux personnalités distinctes. Leur ressemblance physique renforce autant leur complicité que leur rivalité. Elle les rapproche, mais peut aussi rendre la différenciation plus complexe. Comme dans toute fratrie, une hiérarchie existe aussi chez les jumeaux et influence leur construction identitaire. Celui qui naît en premier peut, dans certains contextes, être perçu comme un modèle. Le cadet s’y ajuste en fonction de sa propre personnalité, parfois en développant plus de dépendance ou au contraire un désir accru de se distinguer. Dans certaines familles, le plus vieux est privilégié dans certaines sphères, volontairement ou non. Cela peut générer : – chez l’aîné : un sentiment de responsabilité ou même de culpabilité ; – chez le cadet : une impression d’être en retrait ou de devoir « compenser » ; – chez les deux : une dynamique dominant-dominé qui n’est pas toujours représentative de leur véritable relation. Dans les trios (triplés), l’enfant du milieu doit souvent s’affirmer davantage. Il peut jouer le rôle de médiateur entre l’aîné et le cadet, alors que des duos temporaires peuvent se former et se défaire selon les intérêts, les affinités ou les étapes du développement. L’objectif essentiel pour les parents est de soutenir la différenciation : permettre à chaque enfant de développer sa personnalité, ses intérêts et son identité propre, sans nier la relation gémellaire particulière qui les unit. DÉVELOPPER LA CONFIANCE PERSONNELLE DE NOS MULTIPLES Il est indéniable que la confiance qu'un enfant développe en bas âge a des répercussions sur sa confiance en lui à l'âge adulte. Cette réalité peut entraîner une pression chez de nombreux parents, surtout lorsqu'il s'agit de créer les conditions nécessaires au développement de cette confiance non pas seulement chez un, mais chez deux ou trois enfants du même âge et au même stade de développement. Ainsi, l'objectif n'est pas d'ajouter au stress parental, mais bien au contraire de transmettre quelques stratégies qui pourront aider à agir au mieux, car c'est finalement ce qui importe le plus. Faire de son mieux avec les ressources dont nous disposons. Chaque situation familiale est unique. Vous allez probablement apprendre des choses dans ce texte, et si vous ne les connaissiez pas auparavant, vous pourrez peut-être agir différemment à partir de maintenant, mais certainement pas à 100 % du temps, car la perfection n'existe pas. Vous pourrez voir qu’il est alors possible de faire de la réparation relationnelle. ÉVITER LES COMPARAISONS Les comparaisons au sein de la fratrie sont souvent présentes dans de nombreuses familles. Il n'est pas rare d'entendre des phrases telles que « Ton frère ne fait pas ça lui, pourquoi ne fais-tu pas comme pas comme lui ? ». Parfois, ces comparaisons viennent de l'extérieur comme à la rentrée scolaire où une enseignante pourra dire à un enfant : « J'ai eu ton frère l'année dernière, j'espère que ce sera aussi facile avec toi! ». Malgré l'intention bienveillante qui se cache derrière ces remarques, ce type de comparaison ne favorise pas la confiance en soi, mais induit plutôt une pression et instaure un climat de compétition entre les membres de la fratrie. Dans le cas des jumeaux ou des triplés, la probabilité qu’ils soient comparés est encore plus élevée. Les parents, les membres de la famille élargie ou d'autres personnes extérieures peuvent avoir tendance à les comparer pour les différencier : « Qui est le plus sportif ? Celle-ci écoute plus les consignes que l’autre, etc. » En tant que parents, il est important de poser des limites vis-à-vis de ces comparaisons pour le bien-être de l'enfant. On peut expliquer que cela génère de la jalousie et de la compétition, et que cela peut affecter leur estime de soi. L'enfant peut être comparé, mais à lui-même. Par exemple, « Regarde comment tu as amélioré ton écriture depuis l'année dernière, peux-tu me dire ce que tu as mis en place pour y arriver ? » Ou encore : « Remarques-tu la différence dans ta gestion de la colère quand tu es avec tes amis et quand tu es avec tes sœurs ? Pourquoi penses-tu que tu communiques à tes amis quand tu es contrarié, mais que tu cries quand tu es avec tes sœurs ? Viens, nous allons regarder cela ensemble ». ÊTRE ÉQUITABLE NE SIGNFIE PAS TOUJOURS IDENTIQUE Avez-vous déjà été dans une situation ou l'un de vos petits crie à l'injustice en vous mentionnant que c'est injuste puisque sa sœur a une nouvelle casquette mais pas lui ? Que faire dans ce genre de situation ? En tant que parents, nous souhaitons que nos enfants aient le sentiment que nous les aimons tous de la même manière et que nous agissons de manière équitable avec chacun d'eux. C'est tout à fait légitime. Cependant, cela suppose que les enfants sont identiques et ont les mêmes besoins. Est-ce vraiment le cas ? Non, puisque chaque enfant est unique et a des besoins spécifiques, incluant les monozygotes. Même en étant au même stade de développement, chacun ont leur tempérament et leurs enjeux. De ce fait, nos interventions en tant que parents seront orientées en fonction de leurs besoins individuels. Par exemple, une de mes jumelles peut accepter qu’on se sépare plus rapidement et de façon différente au dodo, alors que sa co-jumelle a besoin que la routine soit plus longue et surtout plus en douceur, sans quoi, elle s’endort plus difficilement. Ainsi, j’adapte la routine du dodo en fonction de qui elles sont. Il est possible qu'à certains moments, l'un des enfants ait le sentiment de ne pas être privilégié. On peut expliquer aux enfants la différence entre équité et égalité : « Je comprends que tu aies l'impression que ce n'est pas juste, mais ta sœur avait besoin d'une casquette tandis que la tienne est encore en bon état. Souviens-toi de la semaine dernière, tu as eu des pantalons alors que ta sœur n'en avait pas besoin. Cependant, tu as le droit de trouver cela injuste, car je comprends que tu aurais aimé avoir une nouvelle casquette ». On valide les émotions que l'enfant ressent, mais on recadre la situation en mettant en lumière les besoins de chacun. L'enfant devra tolérer un refus à un désir, mais se sentira entendu malgré le refus. Cela ne garantit pas que l'enfant coopérera immédiatement, mais en agissant de cette manière, les réactions auront tendance à être moins vives, car l'enfant reconnaîtra qu'il y a des moments où c'est lui qui reçoit quelque chose et d'autres où c'est son frère ou sa sœur, mais que les émotions ont le droit d'être exprimées. Le piège de vouloir être constamment égal peut conduire à des comparaisons constantes et à une crise d'injustice à la moindre différence de traitement. Ainsi, dans certaines situations, il est préférable de pratiquer la tolérance à la différence. Par exemple, lorsqu'on sert du jus aux enfants et qu'ils n'ont pas tous le même niveau dans leur verre, on peut explorer avec eux leurs ressentis, tolérer leur mécontentement sans chercher à rendre le tout identique, car on veut leur transmettre le message que la différence n'enlève rien à la valeur de la personne. Autrement, on peut les laisser se servir eux-mêmes afin qu'ils contribuent à résoudre leurs propres problèmes, mais sans encourager la recherche de similitude en remplissant les verres de façon identique. Maintenant, si vous choisissez d'intervenir en remplissant les verres de manière équitable, c'est tout à fait acceptable, mais rappelez-vous que ce sont ces petites occasions de la vie quotidienne qui nous permettent d'avoir des discussions enrichissantes sur la comparaison avec les enfants. LA STRATÉGIE DES ROCHES Afin d'aider les enfants à visualiser de manière concrète un concept abstrait tel que « ça ne t'enlève rien quand je complimente ton frère », je vous présente une capsule explicative. L'objectif de cette stratégie est d'enseigner aux enfants, à travers le jeu, que nos forces et nos capacités ne peuvent pas nous être enlevées. Plus nous reconnaissons nos propres forces et nos difficultés, moins les commentaires que les autres reçoivent nous affectent, voire nous rendent fiers et heureux pour eux. Play Video Facebook Twitter Pinterest Tumblr Copy Link Link Copied La comparaison étant fréquente au sein de la fratrie, il est intéressant de réaliser cette activité en famille, ce qui permettra de créer un ancrage pour l'avenir. Ainsi, vous pourrez entendre vos enfants exprimer leurs craintes selon lesquelles un commentaire adressé à un membre de la fratrie les rendrait insécurisés dans leur relation avec vous. Par exemple, l'enfant pourrait vous dire : « Maman, j'ai peur que tu m'enlèves une roche en disant à ma sœur qu'elle est bonne en mathématiques », à quoi vous pourriez répondre : « Tu as bien fait de m'en parler, mon amour. Tu as l’impression que je voulais dire qu’elle était meilleure que toi ? Ce n’est pas ce que je voulais dire, mais je comprends ce que tu ressens. Parfois, on a l'impression d'avoir moins de valeur quand les autres sont récompensés, mais rappelle-toi les roches, est-ce que j’ai pris une de tes roches pour la donner à ta sœur ? » En conclusion, si vous vous trouvez parfois à comparer vos enfants, gardez votre calme ; cela ne signifie pas qu'il est impossible de rectifier le tir. Il est tout à fait possible d'aller vers l'enfant et de faire amende honorable et ainsi faire de la réparation relationnelle. Par exemple, dans une situation où un parent compare les enfants parce qu'un des jumeaux se couche facilement tandis que l'autre a du mal à rester au lit, on pourrait rectifier la comparaison de la manière suivante : « Papa est désolé, cela ne s'est pas passé comme je l'avais prévu. J'ai comparé tes habitudes à celles de ta sœur, et cela n'a probablement pas été utile, n'est-ce pas ? Tu as dû ressentir que tu n'étais pas à la hauteur, et ce n'est pas le cas. J'aimerais qu'on réfléchisse ensemble à ce dont tu as besoin pour que la routine du coucher te convienne mieux, car je vois que c'est difficile pour toi, et c'est tout à fait normal. Nous allons prendre le temps d'adapter ce qui fonctionne pour toi. » La relation de confiance se construit conjointement entre le parent et l'enfant, et le fait d'impliquer l'enfant dans la discussion pour qu'il partage son vécu et ses émotions contribue au développement de son estime de soi, car il se sentira vu et entendu. Q&R AVEC L'ÉQUIPE D'OLIE SUR L'INTIMITÉ CHEZ LES JUMEAUX 1. Jusqu’à quel âge mes multiples devraient prendre leur bain/douche ensemble? Y a-t-il une différence s’ils ne sont pas du même sexe? L'âge auquel vos enfants multiples devraient prendre leur bain ou leur douche ensemble dépend vraiment des enfants. En général, tant que cela reste une expérience positive et confortable pour eux, il n'y a pas vraiment de limite d'âge fixe. Au fur et à mesure que les enfants grandissent et commencent à développer leur propre identité et leur propre intimité, ils peuvent commencer à préférer prendre leur bain ou leur douche séparément. Cela peut se produire à des âges différents pour chaque enfant, et c'est tout à fait normal. Il est essentiel de rester attentif aux signaux de confort ou d’inconfort de vos enfants. Vous pouvez certainement leur demander leur avis, mais soyez également attentif aux signes non verbaux qui pourraient indiquer qu'ils se sentent mal à l'aise. Si l'un des enfants exprime le besoin d'intimité ou montre des signes de malaise, il est important de respecter son intimité et d'adapter les pratiques en conséquence. De même, si vous remarquez des comportements qui pourraient indiquer un manque de respect des limites personnelles, comme des questions ou des touchers inappropriés, il est important d'intervenir et de donner plus d’intimité à chacun. Et si vos enfants sont de sexes différents, cela ne change habituellement pas vraiment la situation. Cependant, il est possible que vous remarquiez des signes d'inconfort plus rapidement entre ceux qui ne sont pas du même sexe, en raison de différences potentielles dans les niveaux de confort ou d'intimité. En résumé, il n'y a pas de règle stricte en matière d'âge pour que les enfants multiples prennent leur bain ou leur douche ensemble. Cela dépend vraiment de leur confort et de leur niveau de développement individuel. 2. Quoi faire lorsque mes petits commencent à découvrir leur corps et celui de leur co-jumeau? L'exploration et la découverte du corps sont des éléments tout à fait naturels dans le développement psychosexuel des enfants. C'est une partie essentielle de leur croissance et de leur compréhension du monde qui les entoure. En tant que parent, il est suggéré de reconnaître et de respecter cette curiosité innée, en offrant un environnement sécuritaire et sans jugement où vos enfants peuvent explorer librement. Permettez-leur de poser des questions et de discuter ouvertement de leurs découvertes avec vous. Encouragez-les à exprimer leurs sentiments et leurs préoccupations, et assurez-leur qu'ils peuvent vous parler en toute confiance. Montrez-leur que vous êtes là pour les soutenir et les guider à mesure qu'ils naviguent à travers cette étape importante de leur développement. Il est également important de comprendre que, dans la plupart des cas, il n'est pas nécessaire d'intervenir activement dans le processus d'exploration de vos enfants. Les laisser découvrir de manière autonome leur propre corps et celui de leur jumeau, dans un environnement d’exploration mutuelle, est souvent la meilleure approche pour favoriser un développement sain et positif. Les jeux d'exploration entre jumeaux ne sont pas plus choquants qu'avec leurs amis, bien au contraire, car ils évoluent dans un environnement où la confiance mutuelle est déjà établie. C'est à travers cette exploration que les enfants apprennent à se connaître intimement, à comprendre les différences entre les corps et à développer une relation positive avec l'anatomie. Permettre aux enfants d'explorer leurs corps contribue également à leur développement émotionnel, où ils apprennent à reconnaître et à gérer leurs émotions, tout en cultivant une relation de respect et d'acceptation envers les autres. C'est aussi une leçon de vie, où les enfants apprennent les bases du consentement et du respect des limites personnelles. C'est reconnaître leur humanité, leur curiosité naturelle et leur besoin de comprendre le monde qui les entoure. C'est leur donner les outils nécessaires pour devenir des adultes confiants, autonomes et respectueux d'eux-mêmes et des autres. Cependant, restez attentif aux signes de malaise ou de comportement inapproprié entre vos enfants tels que mentionnés ci-haut. Si vous remarquez des situations qui pourraient indiquer un manque de respect des limites personnelles ou une gêne, intervenez de manière appropriée. Un comportement d'exploration sain c’est lorsque les enfants sont curieux de leur propre corps et de celui des autres, dans le respect des limites personnelles et du consentement mutuel, sans contrainte ni coercition. En revanche, un comportement inquiétant peut inclure des comportements secrets, des tentatives de cacher leurs actions, des activités qui semblent forcées ou non consensuelles, ou des comportements qui dépassent les limites de l'âge et du développement de l'enfant. 3. Où est la limite de la curiosité et de l’exploration avec la fratrie? Dans le développement psychosexuel des enfants, il doit y avoir des limites claires pour guider leur curiosité et leur exploration, surtout lorsqu'il s'agit de leurs interactions avec leurs frères et sœurs. Ces limites visent à préserver le respect mutuel, la sécurité et le bien-être émotionnel de chacun. Comment savoir si on demeure dans le cadre de comportements exploratoires normaux et appropriés pour leur niveau de développement? Tout simplement l orsque les enfants se sentent à l'aise et que leurs interactions restent empreintes de curiosité saine, sans intention cachée ni motif préoccupant. Cependant, certains comportements peuvent être considérés comme inquiétants s'ils dépassent certaines limites. Par exemple, si les gestes d'exploration deviennent trop fréquents ou envahissants ou s'ils sont associés à des intentions inappropriées ou à une pression exercée sur un frère ou une sœur, cela pourrait indiquer un besoin d'intervention et de clarification des limites. Il est également important de rester attentif à la réciprocité des interactions entre les enfants. Si l'un des enfants semble moins à l'aise ou manifeste des signes de malaise face aux interactions de l'autre, cela peut être un indicateur que les limites sont franchies et qu'une discussion sur le respect mutuel et le consentement est nécessaire. 4. Comment assurer une intimité à mes enfants lorsqu’ils partagent leur chambre? Que ce soit par choix ou par nécessité, partager une chambre peut être une expérience enrichissante, mais cela nécessite une gestion réfléchie pour garantir que chaque enfant se sente respecté et à l'aise dans son propre espace. Tout d'abord, il est important d'établir des limites physiques claires dans la chambre. Cela peut être réalisé en créant des zones définies pour chaque enfant, où ils peuvent avoir leur propre espace personnel pour jouer, étudier et se détendre. Des étagères, des séparateurs d'espace ou même des rideaux peuvent être utilisés pour délimiter visuellement ces zones, offrant ainsi à chaque enfant un sentiment d'intimité et d'autonomie. Il est suggéré de respecter le besoin de chaque enfant d'avoir des moments de solitude. Encouragez-les à communiquer leurs besoins et à convenir de périodes où ils peuvent avoir la chambre pour eux-mêmes. Ensuite, soyez attentif aux signes non verbaux de vos enfants. Même s'ils ne peuvent pas toujours exprimer verbalement leurs besoins, vous pouvez souvent comprendre leur état émotionnel en observant leur langage corporel et leur comportement. Soyez attentif aux signes de malaise ou de frustration, et intervenez si nécessaire pour résoudre les conflits ou répondre à leurs besoins. Assurer l'intimité à vos enfants lorsqu'ils partagent leur chambre est un aspect essentiel de leur bien-être et de leur développement. 5. Avez-vous des conseils lorsque mes jumeaux entrent dans la super phase « pipi-caca-hahaha La clé est souvent de les laisser faire. Après tout, c'est une étape normale du développement des enfants, et ils explorent simplement leur monde avec amusement et curiosité. Plutôt que de réprimer leur enthousiasme, essayez de leur expliquer calmement que ces mots sont tout aussi ordinaires que les autres. Vous pouvez intervenir lorsqu'ils utilisent des mots qui décrivent le corps humain et ses fonctions de façon humoristique en rappelant que celles-ci font partie du quotidien de tous les humains. En adoptant une attitude décontractée et en leur montrant que vous prenez leur fascination avec légèreté, vous pouvez souvent désamorcer la situation. C'est une belle occasion pour les encourager à poser des questions et à explorer leur monde avec curiosité, tout en leur apprenant l'importance du respect et de la décence envers les autres. COMMENT ENCOURAGER L'INDIVIDUALITÉ DE NOS MULTIPLES Les recherches des dernières années nous ont appris que pour aider les jumeaux, triplés et quadruplés à développer leur plein potentiel, il est essentiel de leur offrir l’espace pour exprimer leurs besoins individuels. Favoriser leur autonomie ne signifie pas nier leur lien unique, bien au contraire. Il s’agit plutôt de trouver un équilibre entre leur individualité et leur complicité naturelle. L’objectif est simple : permettre à chaque enfant d’être reconnu comme une personne entière, tout en respectant la relation privilégiée qu’il entretient avec son ou ses co-jumeaux. Voici plusieurs actions concrètes qui peuvent faire une réelle différence dans leur développement identitaire. Utilisez leurs prénoms et encouragez votre entourage à faire de même. Les appellations « les jumeaux » ou « les triplés » sont pratiques, mais elles effacent l’individualité. Nommer chaque enfant renforce leur identité personnelle. Encouragez-les à corriger poliment lorsqu’on les confond. Apprenez-leur à dire : « Moi, c’est X ». Cela développe la confiance en soi et le respect de soi. Prenez des photos individuelles (et notez qui est qui). En plus d’être de doux souvenirs, ces photos permettent aux enfants de se voir comme des individus distincts. Aidez-les à être différenciés visuellement dès le plus jeune âge. Des vêtements, une coiffure, une couleur attitrée… Des petites différences aident vous, mais aussi la famille, les enseignants et les éducateurs. Pratiquez l’exercice du miroir vers 18-24 mois. Regardez le miroir ensemble et nommez : « Voici ta main », « Voici ton chapeau ». Cette activité aide énormément les enfants à comprendre la différence entre être jumeau… et être deux personnes. Encouragez l’expression de leurs préférences. Même si les choix sont identiques, le simple fait de choisir renforce l’autonomie : vêtement du jour, collation, jouet, activité, etc. Célébrez leurs anniversaires individuellement. Chantez deux ou trois fois. Offrez deux petits gâteaux si possible. Un moment pour chacun renforce leur sentiment d’exister par eux-mêmes. Aidez-les à s’affirmer lorsque l’un influence trop l’autre. Simplement dire : « Tu peux choisir quelque chose de différent si tu veux » ouvre la porte au développement personnel. Encouragez la création d’amitiés distinctes. Lorsqu’une occasion se présente (fête d’enfant, visite, activité), laissez-les tisser leurs propres liens. Si possible, proposez des activités différentes. Ce n’est pas toujours simple, mais c’est l’une des meilleures façons de soutenir leur identité propre. Évitez les comparaisons. Remplacez « Lui, il marche déjà » par « Tu progresses très bien à TON rythme ». PASSER DU TEMPS AVEC CHAQUE ENFANT Passer du temps séparément avec chacun de vos enfants est un cadeau précieux… mais soyons honnêtes : ce n’est pas toujours simple dans une famille de multiples! L’important n’est pas la durée, mais la qualité du moment. Voici quelques pistes réalistes pour y parvenir : Offrez un contact visuel et des paroles adressées à un seul enfant à la fois, même quelques secondes. Accueillez l’idée qu’ils n’ont pas besoin d’être ensemble à tout moment. Planifiez un mini moment de qualité avec l’un : une course, une balade, un bain, un jeu rapide. Lorsqu’un enfant est malade, déposez les autres au service de garde : profitez-en pour un moment précieux en tête à tête. Pendant le souper ou la routine du soir, parlez à chacun séparément (« Raconte-moi une chose que toi, tu as aimée aujourd’hui »). Créez un petit rituel personnalisé : une comptine, une blague, un geste, un secret doux à vous deux. Donnez les bains séparément quand c’est possible, même cinq minutes suffisent. N’oubliez pas les aînés : eux aussi ont besoin d’un espace pour exister en dehors de la gémellité. Aidons nos enfants à se voir comme des individus à part entière, qui ont la chance d’être liés par une relation extraordinaire. Ils n’ont pas besoin de recevoir la même chose… mais de recevoir ce dont chacun a besoin. Ne laissons pas la culpabilité guider notre parentalité. Offrons-leur plutôt une présence ajustée, chaleureuse et adaptée à leur personnalité. C’est ainsi que nous les aiderons à devenir des adultes solides, confiants et pleinement eux-mêmes… tout en préservant la magie du lien gémellaire. Qu'en est-il de l'attachement en contexte de naissance multiple? Docteur Lamy élabore sur le sujet dans cette capsule! Regarder la capsule Doit-on s’attendre à ce que le développement des jumeaux soit synchronisé? Et connaissez-vous le langage secret des jumeaux ? Voir la page LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER : Jumeaux : un développement différent des enfants uniques Source: Parents.fr Les jumeaux et leurs différences Source: Naître et grandir Sources : Bernard, J. et de Becker, E. (2013). La question de la différenciation dans le lien gémellaire: quand les différences ne suffisent pas à les différencier. Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence, 61, 60-65. http://dx.doi.org/10.1016/j.neurenf.2012.11.002 Boulanger, L. (2021). La face cachée de la gémellité : jumeaux, de la conception à la mort. Les éditions de l’Apothéose. Cassidy, J., & Shaver, P. R. (2016). Handbook of attachment: theory, research, and clinical applications (3rd edition). Third edition. The Guilford Press. Friedman, J. A. (2013). Parenthood & twins. Joan A. Friedman, PhD. https://www.joanafriedmanphd.com/parenthood-twins/ Golombok, S., Olivennes, F., Ramogida, C., Rust, J., Freeman, T., & Follow-Up Team (2007). Parenting and the psychological development of a representative sample of triplets conceived by assisted reproduction. Human reproduction (Oxford, England), 22(11), 2896–2902. https://doi.org/10.1093/humrep/dem260 O'Connor, T. G., & Croft, C. M. (2001). A twin study of attachment in preschool children. Child development, 72(5), 1501–1511. https://doi.org/10.1111/1467-8624.00362 Piontelli, A. (2002). Twins: From Fetus to Chils. Routledge. Tancredy, C. M., & Fraley, R. C. (2006). The nature of adult twin relationships: an attachment-theoretical perspective. Journal of personality and social psychology, 90(1), 78–93. https://doi.org/10.1037/0022-3514.90.1.78 Thorpe, K., Greenwood, R., Eivers, A., & Rutter, M. (2001). Prevalence and developmental course of 'secret language'. International journal of language & communication disorders, 36(1), 43–62. Thorpe K. (2006). Twin children's language development. 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  • Petite enfance | Mamans Pieuvres

    Découvrez des conseils et des recommandations adaptés à notre quotidien avec l'aide de professionnels qui ont à cœur votre bien-être et celui de vos enfants.​ Découvrez des conseils et des recommandations adaptés à votre quotidien avec l'aide de professionnelles qui ont à coeur vos enfants. Développement Le dé veloppement cognitif chez les jumeaux pendant la petite enfance. Motricité et langage Développement de la motricité et du langage chez les jumeaux. Scolarité La séparation des jumeaux et triplés en milieu scolaire.

  • Atelier de sensibilisation aux naissances multiples | Mamans Pieuvres

    Atelier destiné aux organismes et aux intervenants en périnatalité. ACHETER MAINTENANT ATELIER DE SENSIBILISATION AUX NAISSANCES MULTIPLES Le constat est frappant: il n’y a jamais eu autant de naissances de jumeaux dans le monde! Au Québec, les naissances multiples (jumeaux, triplés, etc.) comptait pour 3 % de l’ensemble des naissances de 2022. Leur part était d’un peu moins de 2 % en 1980 (Gouvernement du Québec, 2023). Mamans Pieuvres vous propose un atelier en ligne afin de vous sensibiliser aux particularités des naissances multiples et à la réalité des parents de jumeaux, triplés et plus. POURQUOI VOUS INSCRIRE À NOTRE ATELIER ? -Des modules accessibles : revenez aussi souvent que nécessaire pour peaufiner vos acquis pendant 12 mois. -Du contenu adapté pour votre pratique : des informations spécialement conçue par l'équipe de Mamans Pieuvres. -Un format flexible : apprenez à votre rythme, sur votre ordinateur, tablette ou téléphone mobile. -Des témoignages de parents : concernant la grossesse à risque élevé, la prématurité et les services de relevailles. -Pour redonner à la communauté : en plus de vous informer sur la gémellité, les profits de cet atelier iront directement à notre banque d'urgence pour nos familles dans le besoin. SENSIBILISER POUR MIEUX INTERVENIR Le but de cet atelier est de vous sensibiliser aux défis des familles qui attendent plus d'un bébé à la fois. Cet atelier est destiné principalement aux organismes, aux professionnels et intervenants en périnatalité. Il est divisé en 6 modules totalisant près de deux heures de contenu que vous pourrez visionner à votre rythme pendant 12 mois. Voici 10 notions que vous pourrez acquérir en suivant cet atelier : Comprendre la notion du choc gémellaire. Reconnaître les différents types de jumeaux et triplés. S'informer sur l'aide financière pour les familles qui attendent plus d'un bébé. Survoler les particularités d'un accouchement double ou triple au Québec. S'informer sur la prématurité et l'unité des soins néonataux. Analyser les différents types de défis possibles auxquels les parents de multiples sont confrontés. Démystifier les croyances entourant la gémellité et le lien gémellaire. Quoi dire ou ne pas dire à des parents de jumeaux et triplés. Référer des ressources fiables à vos familles. Appliquer des conseils pratiques lors de vos interactions avec les familles. Inscrivez-vous dès maintenant pour bien accompagner vos familles en contexte de naissance multiples ! PRIX: 30 $ plus taxes. Si vous désirez suivre cet atelier pour intervenants en présentiel avec notre équipe, veuillez nous écrire à info@mamanspieuvres.com *Organismes: l'atelier est le même prix mais assurez-vous d'utiliser une adresse générique lors de la création de votre compte sur la plateforme de Mamans Pieuvres. Autrement, vous pouvez toujours nous encourager davantage en achetant un atelier par personne. Une partie des profits effectués lors de cet atelier iront directement à notre banque d'urgence pour nos familles de parents de jumeaux, triplés ou plus dans le besoin. Votre achat fait réellement une différence. QUI ANIME CET ATELIER ? Catherine Thouin détient un baccalauréat spécialisé en sécurité et études policières. Elle est maman d'un couple de jumeaux. Rédactrice en chef, elle cofonde Mamans Pieuvres en 2020 et supervise l'équipe de gestion depuis sa création. Catherine Thouin Lethicia Romeo détient un baccalauréat en enseignement et est maman de jumelles. Adepte d'allaitement mixte, elle co-fonde Mamans Pieuvres en 2020 et devient la directrice générale d'une équipe de collaboratrices multidisciplinaires. Lethicia Romeo Aliona Minacova détient un baccalauréat en sciences infirmières. Elle est infirmière clinicienne de profession et travaille dans le domaine de la santé depuis 2012. Elle est maman de triplées mono-di. Recherchiste pour Mamans Pieuvres, elle effectue également la révision scientifique. Aliona Minacova Chaque cours ou forfait vendu nous permet de poursuivre notre mission afin de supporter les parents de jumeaux, triplés et plus par le biais de notre contenu offert gratuitement et sans publicité !

  • Tire-allaitement | Mamans Pieuvres

    L'expression du lait maternel et le maintien d'une bonne production. L'expression du lait maternel et le maintien d'une bonne production. Le tire-allaitement est une méthode d’alimentation qui consiste à exprimer le lait maternel à l’aide d’un tire-lait électrique, manuel ou par expression manuelle. Le lait recueilli est ensuite offert aux bébés au moyen de biberons, de sondes de gavage ou d’autres dispositifs adaptés. Cette pratique peut être utilisée de façon occasionnelle, par exemple lors d’une absence temporaire, ou en complément des tétées au sein. Elle peut aussi devenir exclusive, lorsque les bébés reçoivent uniquement du lait maternel exprimé, sans mise au sein directe. Il est essentiel de distinguer le tire-allaitement exclusif, qui consiste à nourrir les bébés exclusivement avec du lait maternel exprimé, de l’allaitement exclusif, qui signifie que les bébés reçoivent uniquement du lait maternel directement au sein. ar exemple : des jumeaux nourris par tire-allaitement exclusif peuvent recevoir un mélange de lait maternel et de préparation commerciale (allaitement mixte) ; des jumeaux allaités exclusivement au sein reçoivent uniquement le lait maternel, sans autre source d’alimentation. Les raisons de choisir cette méthode sont multiples et personnelles. Certaines mères y trouvent une manière : d’impliquer leur partenaire dans l’alimentation ; de surmonter des défis tels que la prématurité, une montée de lait tardive, des douleurs ou blessures aux mamelons ; ou encore de réduire le stress lié à l’incertitude des volumes transférés lors des tétées au sein. D’autres mères y ont recours par nécessité, en raison de circonstances médicales ou logistiques particulières. Avant de se lancer, il est utile de réfléchir à vos besoins actuels et futurs pour déterminer si le tire-allaitement sera occasionnel ou exclusif. Chaque expérience d’allaitement est unique, surtout lorsqu’on parle de jumeaux ou de triplés. L’important est de choisir la méthode qui soutient à la fois votre bien-être et celui de vos bébés. Le tire-allaitement exclusif demande toutefois une organisation rigoureuse : il faut prévoir le nettoyage et la stérilisation du matériel, la manipulation sécuritaire du lait, les séances d’expression, puis les boires eux-mêmes. Cela peut être exigeant, surtout dans le quotidien d’une famille de multiples. Avec une bonne planification, des outils adaptés et du soutien, le tire-allaitement peut devenir une option efficace, satisfaisante et bienveillante pour de nombreuses familles. Il n’existe pas une seule bonne façon d’allaiter, il n’y a que celle qui vous convient à vous, à vos bébés et à votre réalité familiale. Q&R SUR LE TIRE-ALLAITEMENT DES JUMEAUX ET TRIPLÉS 1-Puis-je tirer mon lait avant l'accouchement ? Cette pratique est de plus en plus recommandée afin de pallier certains défis pouvant s’observer lors des premiers jours d’allaitement. Dans ce cas, on recommande généralement d’utiliser une expression à la main, donc sans aucun tire-lait, afin d’éviter de perdre les précieuses gouttes de colostrum et de causer des blessures. La mise en pratique est généralement réalisée lorsque la grossesse est considérée comme étant à terme, mais certaines situations peuvent devancer les besoins d’expression anténatales. Bien que l’expression puisse entrainer des contractions chez la femme enceinte, celles-ci sont généralement sans danger pour la grossesse, mais une discussion avec votre professionnel de la santé s’avère toujours recommandée. Il est important de retenir que l’expression anténatale représente une occasion pour la future mère (et parfois son ou sa partenaire), d’explorer son corps afin de faciliter l’expression après la naissance des bébés. Pour certaines, une récolte de colostrum de quelques gouttes ou quelques ml sera possible, alors que pour d’autres, il n’y aura pas de colostrum observé lors des séances. Ceci ne détermine en aucun cas la capacité d’une mère à allaiter et ne représente pas la capacité de production de lait de celle-ci. Ce sujet est couvert en détail dans la formation d’allaitement afin d’assurer une bonne pratique sécuritaire et efficace. On y explique aussi comment conserver le colostrum et éventuellement l’administrer aux bébés si besoin il y a. 2- Avez-vous des conseils pour l'expression du lait? L’expression est un art complexe qui nécessite la mise en pratique de plusieurs conseils afin d’être non seulement sécuritaire, mais également efficace sur le plan de la stimulation lactée. La méthode d’expression sera variable en fonction du besoin d’expression, du budget et de la préférence maternelle. Par exemple, l’expression à la main est particulièrement bénéfique pour récolter le colostrum. Toutefois, l’utilisation d’un tire-lait électrique se veut facilitante lorsqu’on remplace une mise au sein. Le matériel utilisé tout comme la routine d’expression sont également des éléments déterminants dans le parcours d’expression d’une maman. La force du moteur, la vitesse et le rythme sont variables sur le marché des tire-laits. Plus important encore, la taille, la forme et la texture des embouts en contact avec les seins des mères peuvent grandement influencer la récolte de lait. Un ajustement optimal sera bénéfique pour stimuler la lactation. Par contre, un ajustement sous-optimal serait à risque de blesser maman ou de nuire à sa lactation. La durée des séances d’expression, le moment d’exprimer, tout comme la fréquence d’expressions, sera grandement variable en fonction de la situation lactée de maman et de ses bébés. La maitrise de certaines techniques manuelles s’avère parfois bénéfique pour exprimer du lait. L’expression manuelle pouvant remplacer pour certaines l’achat d’un appareil électrique ou bonifier l’utilisation d’un appareil pour d’autres. La mise en action de certains massages ou de compressions douces peut également s’avérer efficace avant et/ou pendant l’expression du lait maternel. 3- Comment faire pour maintenir une production adéquate? Malgré l’application des meilleurs conseils quant à l’utilisation d’un tire-lait, il n’en demeure pas moins que le risque de nuire à la stimulation lactée est plus grand comparé à une prise du sein efficace. Cependant, la pratique de certaines stratégies, combinée à un ajustement optimal et à une bonne routine d’expression, permet en général de récolter le lait dont vos bébés auront besoin. Par exemple, certaines stratégies peuvent faciliter la libération de l’hormone nommée ocytocine chez maman. Cette hormone contribue grandement au réflexe d’éjection du lait. L’expression du lait dans un environnement calme, l’absence de douleur et la proximité avec les bébés étant des éléments susceptibles de favoriser la libération de cette hormone incroyablement puissante. Lorsque maman se trouve séparée de ses bébés, on aura recours à ses sens pour faciliter la libération de l’ocytocine. Ainsi, on suggère à maman de sentir une couverture de bébé, de regarder une photo d’eux ou d’écouter leurs sons via une vidéo. Prenez un moment de détente en téléchargeant notre méditation audio version Mamans Pieuvres! Certaines femmes pourraient combiner l’expression à la prise de certains produits naturels ou de certains médicaments d’ordonnance afin de stimuler leur lactation. Ces produits reconnus comme étant des galactagogues ne sont pas sans risques et doivent faire l’objet d’un accompagnement personnalisé. Gardez en tête qu’une mère qui prend plusieurs produits pour stimuler sa lactation n’aura un impact bénéfique que si l’expression de lait s’avère efficace sur le plan mécanique. Un retour sur la gestion lactée, l’ajustement personnalisé et l’évaluation de votre condition étant souvent plus efficaces pour maintenir la production que la prise de suppléments de toutes sortes! Pour en connaître les impacts des produits pharmaceutiques sur la production de lait, c'est ici . 4- Est-ce qu'il y a une différence entre le lait exprimé en tire-allaitement versus le lait maternel offert au sein? Oui ! Tout d'abord, rappelons-nous que le lait maternel, qu’il soit offert au sein, au biberon ou tout autre dispositif, demeure supérieur à la préparation commerciale quant à ses effets bénéfiques et nutritionnels. Il y a très peu d’études en lien avec le tire-allaitement exclusif puisque cette forme d’allaitement étant est plutôt récente dans notre culture. L’échange physique entre la mère et ses bébés, autant par la proximité que par le contact avec la salive des petits, est responsable en partie du caractère adaptatif de la composition du lait maternel. La mise en pratique des mesures d’hygiène et des bonnes manipulations, autant en lien avec la conservation qu’avec l’offre du lait exprimé, est également déterminante sur la composition lactée offerte aux bébés. On sait donc que la flore bactérienne de la mère, tout comme la composition du lait, sera affectée par l’absence de mises aux seins. Cependant, on ne craint pas que la composition du lait maternel exprimé soit inadéquate ou nuisible pour répondre aux besoins lactés des bébés. Outre l’aspect biologique qui concerne la composition du lait maternel, il importe également de se questionner sur l’impact développemental de la prise du biberon versus le sein. Ceci est également un sujet qui nécessite plus d’études, mais qui s’avère fort intéressant ! 5- Puis-je me préparer si je désire exprimer mon lait pour mes futurs bébés? L’élément le plus significatif dans la mise en place de l’allaitement ou du tire-allaitement repose sur la préparation prénatale et le soutien des proches. Ainsi, l’intégration des informations relatives à l’allaitement est non seulement plus efficace avant d’avoir un déficit en sommeil, mais essentielle au bon démarrage de la lactation. Certains facteurs de risques en lien avec une grossesse multiple, tout comme certaines pratiques médicales, sont parfois susceptibles d’influencer la lactation de maman ou la capacité des bébés à recevoir le lait maternel. La connaissance permet ainsi de minimiser les risques et de mettre en place de bonnes mesures afin de réduire les méfaits et d’améliorer votre expérience lactée avec vos bébés. Par exemple, une mère ayant donné naissance à des jumeaux prématurés pourrait avoir à utiliser un tire-lait pour stimuler sa lactation le temps que ses bébés puissent prendre le sein et s’y montrer efficacement. La combinaison de l’expression à la main et de l’utilisation d’un tire-lait, puis de l’ajustement des embouts et de la mise en place d’une routine adaptée pourrait permettre une production lactée beaucoup plus efficace. En absence de connaissance, la même mère pourrait avoir recours uniquement à un tire-lait, sans ajuster ce dernier et sans forcément avoir une routine (durée/fréquence/force/vitesse) efficace pour stimuler sa lactation. L’implication de vos proches étant tout aussi importante en prévision de votre tire-allaitement. Un partenaire qui contribue à l’entretien des pièces du tire-lait et qui manipule avec soins le lait maternel exprimé est forcément un atout important. Le soutien de vos proches quant à votre choix d’offrir ou non le sein, d’avoir recours ou non à des formules commerciales (allaitement mixte) et leur aide pour prendre soin des bébés pendant les séances d’expression s’avèrent tout aussi bénéfiques. Connaitre à l’avance vos ressources en matière d’allaitement et de tire-allaitement est également pertinent. L’accès à des professionnelles qualifiées (consultantes en lactation IBCLC), à des hôpitaux ayant des environnements favorables à l’allaitement, à des groupes de soutien bénévoles ou au prêt d’appareils en milieu hospitalier vous permet de prévenir certains défis. L’achat de certains outils, comme du tire-lait ou du matériel de conservation du lait maternel pourrait également être pratique avant la naissance de vos bébés. L’ajustement des embouts peut parfois varier légèrement après la montée laiteuse, il faut donc rester vigilant. De plus, il faut prévoir certains ajustements si l’on prévoit d’offrir son lait au biberon. Pour les femmes désirant un tire-allaitement occasionnel, l’achat d’un tire-lait devrait s’effectuer après l’accouchement afin de bien cerner les besoins d’expressions complémentaires à l’offre du sein aux bébés. Si vous désirez vous sentir outillée en ce qui concerne le tire-allaitement, que cela soit pour tirer à l'occasion ou de manière régulière, consultez notre trio de cours en ligne sur le sujet, juste ici . Je veux en savoir plus TIRE PREMAS EXPRESSION DU LAIT MATERNEL ET TIRE-ALLAITEMENT Je veux m'y préparer ! 6- Comment est-ce que le mode autocrine et le mode endocrine peuvent influencer sur l’expression au tire-lait? La production du lait maternel est un phénomène biologique absolument incroyable qui implique plusieurs processus physiologiques. Lorsqu’on fait référence au mode endocrine, on parle en fait de la stimulation hormonale (oui oui, les fameuses hormones!) de la production de lait. La prolactine, l’insuline, l’ocytocine étant parmi les plus connue, plusieurs autres hormones sont également susceptibles d’influencer positivement ou non votre lactation. L’impact hormonal sur l’allaitement est présent à divers moments de la vie d’une femme, de sa puberté en passant par la grossesse, le post-partum et le sevrage de l’allaitement. On attribue aussi aux hormones la transformation du colostrum au lait de transition, puis à sa forme mature. L’équilibre hormonal étant souvent précaire, certaines situations comme le retour des menstruations, une nouvelle grossesse ou un déséquilibre thyroïdien peuvent impacter directement sur le mode endocrine de la lactation d’une mère. Le mode autocrine fait référence à l’aspect biomécanique de la lactation. C’est le phénomène de l’offre et de la demande : c’est ce qui permet au corps de répondre aux besoins lactés d’un bébé ou de plusieurs! L’accumulation du lait dans les seins de la mère entraine un phénomène de rétro-inhibition. Pour faire simple, quand le lait s’accumule et stagne, le corps réduit sa production. Quand le lait est régulièrement exprimé (au sein ou au tire-lait), le corps augmente sa production pour répondre à la demande à la hausse de lait. La stimulation physique lorsque vos bébés prennent le sein (ou que vous exprimez votre lait) envoie en quelque sorte une commande de lait à votre corps. La qualité de cette stimulation tout comme sa fréquence sont donc susceptible d’impacter sur le volume de lait produit. Contrairement à la croyance populaire, le corps d’une mère ne va pas passer d’un mode endocrine à un mode autocrine ! C’est la combinaison des deux modes d’actions qui permet l’allaitement. Par exemple, les nouveau-nés ayant une stimulation autocrine moins importante risquent de bénéficier grandement du mode de production endocrine qui s’active en force dans les premières semaines de vie. Toutefois, la mère aura beau baigner dans une piscine d’ocytocine et de prolactine, sa production de lait sera efficace qu’en présence d’une stimulation autocrine efficace! En pratique, cela signifie qu’une mère faisant face à une situation dans laquelle l’un ou les bébés ne peuvent pas être efficaces aux seins (prématurité, somnolence, séparation mère-bébé, etc.) aura avantage à stimuler rapidement sa lactation avec un tire-lait de bonne qualité, bien ajusté et selon un horaire régulier. Par exemple, des bébés de 5 mois dont la mère a un retour menstruel et/ou initie certains contraceptifs et/ou espace les boires la nuit de façon significative. Le mode endocrine de la mère risque ici d’être impacté par la fluctuation d’autres hormones, ce qui occasionne une accumulation moins importante de lait dans les seins entre les boires des bébés. Heureusement, les petits auront plusieurs semaines de pratiques et seront de plus en plus efficaces au sein, assurant une stimulation autocrine importante. En pratique, cela signifie qu’une mère a généralement plus de facilité à exprimer du lait au tire-lait les premiers mois de vie, la qualité de stimulation d’un tire-lait étant stable indépendamment du nombre de semaines de vie des bébés. La fréquence des séances d’expression d’une mère souhaitant réaliser un TAE sera donc ajustée au fil du temps. Les expressions nocturnes sont alors essentielles les premières semaines de vie des bébés! Suggestions de ressources : Formations en allaitement et tire-allaitement de Mamans Pieuvres, juste ici . Le site de Sein-Biose, soins en allaitement et périnatalité. Association québécoise des consultantes en lactation du Qc Fédération Nourri-Source. indispensables LES INDISPENSABLES Voici quelques suggestions pour bien débuter votre aventure de tire-allaitement: Un appareil n’est jamais une obligation puisque l’expression du lait peut se faire à la main. Toutefois, la réalité du quotidien rend les tire-laits pratiques! Pour une utilisation occasionnelle, un tire-lait électrique simple ou manuel pourrait convenir à la majorité des mamans. Pour un TAE, un tire-lait électrique double est fortement recommandé. Non seulement est-ce plus rapide d’exprimer les deux seins en même temps, mais cela permet aussi, dans la majorité des cas, de bien stimuler la production lactée de maman. Dans le choix d’un tire-lait, il importe de considérer des éléments comme la méthode de charge, la possibilité d’ajuster les embouts, la disponibilité des pièces, les divers modes d’expression, la facilité d’entretien et d’utilisation… Un tire-lait de grade hospitalier peut parfois vous être prêté par votre CIUSSS, ou vous pourriez en faire la location. Cependant, il est faux de penser que ces appareils sont forcément plus efficaces que les modèles à utilisateur unique. Le marché a grandement évolué au fil du temps, rendant certains appareils plus performants qu’avant. Dans tous les cas, c’est l’ajustement et l’utilisation par maman qui prioritisent, pas le moteur! Pour récolter le lait, la majorité des tire-laits proposent des bouteilles à viser lors de l’expression avec ensuite un bouchon pour les conserver au réfrigérateur ou au congélateur. Pour faciliter la routine d’une maman en TAE, avoir plusieurs bouteilles s’avère souvent pratique. Pour conserver le lait, il est aussi possible d’utiliser des sacs de conservation spécifiquement destinés au lait maternel. Certains sacs peuvent s’attacher aux embouts de tire-lait pour récolter le lait directement dans ceux-ci. Cependant, plusieurs mamans ont expérimenté des pertes de lait avec ces systèmes. On recommande donc d’exprimer dans des bouteilles puis de transvider dans les sacs de conservation. Bien conserver son lait est évidemment très important, donc il importe de respecter certaines mesures d’hygiène et de suivre certaines recommandations quant aux durées de conservation. La gestion du lait s’avère tout aussi cruciale lorsque vient le temps de décongeler le lait maternel afin de l’offrir aux bébés en évitant au maximum le gaspillage. Puis-je combiner plusieurs séances d’expressions dans un sac? Dois-je congeler immédiatement mon lait? Si j’ai fait réchauffer du lait maternel, mais que le bébé s’est endormit avant de pouvoir lui offrir, dois-je jeter le tout? Est-ce normal que mon lait maternel sent mauvais après la décongélation? Plusieurs questions peuvent se bousculer, particulièrement pour une maman ayant choisi le TAE. Pour y voir plus claire, nous avons une formation spécialement destinée à vous accompagner dans cette gestion lactée. L’achat d’un tire-lait comprend généralement quelques pièces de rechange, cependant ce n’est pas le cas pour tous les produits. S’assurer d’avoir des valves/diaphragmes de rechange, tout comme des tubulures compatibles, s’avère une excellente précaution. En cas de besoin, explorer vos ressources physiques ou en ligne pour savoir où trouver les autres pièces en cas de besoin. Un soutien-gorge mains libres est un indispensable pour pouvoir vaquer à vos occupations pendant le tirage, ne serait-ce que vous occuper des bébés, manger, boire ou encore consulter le site de Mamans Pieuvres! Assurez-vous de choisir un modèle confortable et adapté à votre physionomie. On ne veut pas nuire à l’écoulement du lait ou entrainer des canaux bloqués avec un soutien-gorge trop ajusté. Au contraire, on ne veut pas causer de blessures aux mamelons avec des embouts qui se déplacent ou des bouteilles qui font traction en pleine séance d’expression lorsque le soutien est trop grand. L’ajustement de cette pièce qui relie votre sein au tire-lait est particulièrement important. On souhaite un tunnel qui permet d’entrainer une succion du mamelon, sans toutefois comprimer l’aréole. Vous aurez donc compris que chaque mm compte! On retrouve à l’heure actuelle toutes sortes d’informations contradictoires sur ce sujet, mentionnant pour la plupart de prendre une taille de X mm de plus que la mesure du diamètre de vos mamelons. Cependant, cette règle ne s’applique pas à toutes les mères, chacune ayant des particularités pouvant impacter sur la taille idéale des embouts. La forme de l’embout doit aussi bien épouser votre sein afin d’éviter des coussins d’air et des zones de frictions. Coniques, ronds, ovales, larges, souples ou rigides… C’est tout un univers qui est destiné à optimiser vos séances d’expression. Certains modèles de tire-lait ne permettent pas de modifier la taille de leurs embouts, tandis que d’autres sont facilement compatibles avec divers embouts sur le marché. L’emploi d’inserts de réduction permet généralement de réduire la taille d’origine de vos embouts, mais cela ne convient pas à toutes les femmes. Certaines consultantes en allaitement, en boutiques ou en cliniques peuvent vous aider à déterminer la bonne taille et la bonne forme lors d’une séance d’essayage supervisée. D’autres peuvent également vous guider à distance, par téléconsultations. Ceci favorise non seulement un ajustement optimal, mais vous évite aussi l’achat de plusieurs embouts différents. Certains modèles étant plus susceptibles de convenir à l’anatomie de vos bébés, il faut éviter d’acheter à l’avance plusieurs biberons identiques avant d’avoir expérimenté avec vos petits. C’est particulièrement la forme de la tétine, sa texture et son débit qui détermine si un modèle est adéquat ou non pour vos bébés. Parfois, ces derniers n’auront pas le même modèle de préférence! La majorité du temps, on recommande d’utiliser des débits lents ou prématurés selon les besoins de vos bébés. Indépendamment du lait offert au biberon à votre bébé, il est important d’appliquer de bonnes mesures d’hygiène. De plus, la position et la méthode employées pour offrir le lait à vos bébés s’avèrent importantes dans leur développement, cet exercice que représente le boire étant fréquent et persistant dans le temps! Téléconsultation avec une IBCLC CONSEILS POUR UN TIRE-ALLAITEMENT MIXTE/OCCASIONNEL La fréquence des séances d’expression varie selon vos besoins et ceux de vos bébés. Certaines mères auront besoin d’une seule séance par jour, d’autres de plusieurs, et pour certaines une seule séance hebdomadaire suffit. La bonne approche est celle qui s’adapte à votre réalité familiale. La durée d’une séance peut également différer d’une mère à l’autre. La plupart obtiennent une récolte adéquate en 10 à 15 minutes. Pour d’autres, accumuler plusieurs courtes séances est plus efficace. Dans tous les cas, des séances trop longues peuvent causer des blessures sans améliorer la stimulation lactée. La qualité est donc plus importante que la durée. Il n’existe pas un moment idéal universel pour exprimer son lait. Plusieurs mères observent une récolte plus abondante la nuit ou tôt le matin, mais pour d’autres, la routine familiale rend ces moments impraticables. Certaines intégreront une séance comme un boire supplémentaire dans la journée, d’autres exprimeront après les mises au sein et accumuleront le lait au fil des heures. Une autre option consiste à offrir le sein à un bébé, donner un biberon à l’autre, puis exprimer du côté non offert. Enfin, d’autres mères préfèrent remplacer un boire complet par une séance d’expression, pendant que le partenaire donne un biberon aux bébés. Les possibilités sont nombreuses. L’objectif est de trouver une formule réaliste et durable pour votre famille. Quelques idées de positions pour tirer votre lait tout en donnant les biberons : Les bébés dans leur chaise haute, légèrement inclinée. Chaque bébé installé sur un coussin d’allaitement, de part et d’autre de vous. Les bébés dans un transat, avec le tire-lait installé devant vous. CONSEILS POUR UN TIRE-ALLAITEMENT EXCLUSIF (TAE) Lorsque le tire-allaitement est exclusif, la fréquence des séances devient essentielle au maintien de la lactation. Une routine régulière est recommandée pour faciliter la gestion des boires et éviter les oublis. En début de parcours, on recommande généralement d’exprimer son lait toutes les trois heures, pour un total d’environ huit séances par période de 24 heures. Il est possible d’ajuster cet horaire, mais on évite d’espacer les séances au point de créer des engorgements. On recommande un maximum de quatre heures entre les séances de jour, et jusqu’à six heures la nuit. Avec le temps, plusieurs mères pourront diminuer le nombre de séances quotidiennes selon la production et les besoins des bébés. La plupart des femmes obtiennent une bonne récolte avec des séances d’environ quinze minutes. L’utilisation des différents modes du tire-lait (variations de vitesse et de force) permet de maximiser la stimulation, au même titre que certaines techniques manuelles pendant l’expression. Comme pour le tire-allaitement occasionnel, la qualité de la séance prime sur sa durée. LE TEMPS DE CONSERVATION Il est possible de mélanger plusieurs récoltes de lait maternel, mais elles doivent être à la même température avant de les combiner. En pratique, on peut mettre les bouteilles fraîchement exprimées au réfrigérateur pendant environ une heure avant de les transvider dans un contenant où se trouve déjà du lait refroidi. Il faut ensuite retenir la date la plus ancienne pour calculer la durée de conservation. On évite d’attendre les limites maximales avant de changer le mode de conservation. Par exemple, on ne réfrigère pas un lait qui est resté quatre heures à température ambiante, et on ne congèle pas un lait qui est resté une semaine au réfrigérateur. Astuce : Une couche de gras se forme souvent sur le dessus du lait dans le réfrigérateur, ce qui est tout à fait normal. Il suffit d’agiter doucement le contenant après l’avoir sorti du frigo pour homogénéiser le lait avant de le chauffer. Consultez notre tableau aide-mémoire sur la conservation du lait maternel. Nous vous invitons à l’imprimer, à le coller sur votre frigo ou à le conserver dans votre téléphone pour un accès rapide. LA PARTICULARITÉ DES LIPASES La lipase est une enzyme essentielle présente dans le lait maternel. Son rôle est de faciliter la digestion de certains composants, notamment les lipides. Normalement, cette enzyme entre en action rapidement après la tétée directe au sein. Toutefois, lorsqu’on exprime le lait et qu’il attend au réfrigérateur ou au congélateur avant d’être consommé, la lipase continue son travail. Cette activité enzymatique rend le lait maternel particulièrement facile à digérer pour les nourrissons. Il est possible que le lait de certaines mères développe une odeur ou un goût désagréable après quelques jours au réfrigérateur ou après la décongélation. L'odeur peut rappeler le vomi, ce qui peut surprendre. Malgré cela, la grande majorité des bébés l’acceptent sans problème. Pour un adulte, ce goût altéré peut sembler désagréable, mais il demeure parfaitement sécuritaire pour les bébés. Dans certains cas, toutefois, un bébé peut refuser un lait trop affecté par l’activité des lipases. Avant de congeler de grandes quantités, il peut être utile de vérifier si vos bébés acceptent votre lait décongelé. Si vos bébés refusent le lait décongelé, il existe une solution. Vous pouvez « inactiver » les lipases en faisant frémir le lait juste après son expression, puis en le refroidissant rapidement avant de le congeler. Voici les étapes : Exprimer votre lait. Le faire chauffer doucement jusqu’à environ 60°C (un thermomètre est idéal). Retirer du feu dès que quelques petites bulles apparaissent. Refroidir rapidement le lait dans un bain d’eau froide avant de le congeler. Si vous avez déjà du lait congelé contenant des lipases et que votre bébé le refuse, vous pouvez tenter d’ajouter quelques gouttes de vanille pure sans alcool pour masquer le goût. Vous pouvez aussi l’utiliser dans des recettes ou même dans l’eau du bain. Le lait maternel est précieux : mieux vaut éviter le gaspillage. L'ENTRETIEN DU MATÉRIEL En règle générale, les pièces du tire-lait doivent être stérilisées uniquement lors de l’achat. Par la suite, un lavage à l’eau chaude savonneuse suffit. On lave les pièces en contact avec le lait avec un savon dégraissant, on rince à l’eau potable et on laisse sécher à l’air libre. La majorité des pièces compatibles peuvent aussi aller au lave-vaisselle. Dans certaines situations particulières, comme la prématurité ou un contexte médical vulnérable, des mesures d’hygiène plus strictes peuvent être recommandées pour une période déterminée. Pour limiter la charge de nettoyage dans le cadre d’un tire-allaitement exclusif, il est possible de conserver les pièces en contact avec le lait dans un contenant fermé au réfrigérateur entre les séances, et de les laver soigneusement une fois par jour. Les pièces non exposées au lait, comme le moteur et les tubulures, doivent simplement être essuyées. Si de l’humidité se loge dans la tubulure, il suffit de faire fonctionner le tire-lait quelques minutes pour la faire disparaître. UN SEVRAGE TOUT EN DOUCEUR Le sevrage devrait toujours se faire graduellement afin d’éviter les engorgements et les mastites. Il est aussi déconseillé de sevrer durant un épisode de mastite ou en présence d’un canal bloqué. Pour un sevrage confortable et sécuritaire, l’objectif est de réduire progressivement le nombre de séances d’expression ou leur durée, afin que la production lactée diminue doucement. Quelques repères : Assurez-vous que vos bébés acceptent une alimentation alternative adaptée à leur âge (lait 3,25 % ou préparation commerciale). Retirez une séance d’expression à la fois. Lorsque vous êtes confortable avec ce changement, retirez graduellement une deuxième séance. Évitez de retirer deux séances consécutives dans la même journée. Si vous êtes inconfortable, exprimez une petite quantité uniquement pour soulager la tension. Les deux dernières séances à persister sont généralement celle du matin et celle du soir. N’hésitez pas à consulter une conseillère en lactation pour un accompagnement personnalisé. Rappelez-vous que le sevrage peut s’accompagner d’émotions variées. Les hormones jouent un rôle important et il est normal de vivre une gamme de sentiments pendant cette période. Soyez patiente et bienveillante envers vous-même. EXPRESSION DU LAIT MATERNEL ET TIRE-ALLAITEMENT Je veux m'y préparer ! Découvrez les différents témoignages de mamans de jumeaux et triplés sur la façon de nourrir leurs bébés. Télécharger le ebook Pour allaiter des multiples, il est important d'avoir et de maintenir une bonne production. Consultez notre page sur l'allaitement double et triple. Voir la page LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Expression du lait maternel Source: Medela Tire-allaitement exclusif Québec Source: Groupe Facebook Cours sur le tire-allaitement avec l'équipe de Sein-Biose Sources : Institut national de santé publique du Québec. (2025). L’expression du lait. INSPQ https://www.inspq.qc.ca/mieux-vivre/alimentation/nourrir-bebe-sein/l-expression-du-lait inspq.qc.ca Naître et grandir. (2023). Tirer son lait : guide pratique. https://naitreetgrandir.com/fr/etape/1_3_ans/alimentation/tirer-lait-guide-pratique/ Naître et grandir

  • Quoi manger quand on est enceinte de jumeaux | Mamans Pieuvres

    Les besoins nutritionnels particuliers lors d’une grossesse de jumeaux ou triplé. Apport calorique femme enceinte jumeaux et triplés. Les besoins nutritionnels pour la grossesse gémellaire. Les besoins nutritionnels particuliers lors d'une grossesse multiple. En collaboration avec Mélissa Larivière, Dt. P Il est évident que c’est une grande et belle surprise d’apprendre que nous portons deux ou trois petits êtres humains à la fois. Cependant, la pression et le stress peuvent rapidement augmenter lorsqu’on passe d’une grossesse simple à une grossesse gémellaire ou multiple. Les besoins caloriques et protéiques de chaque femme sont uniques et varient selon plusieurs facteurs : le métabolisme de base, le niveau d’activité physique, l’âge, la constitution corporelle (poids, taille, masse musculaire, ossature, etc.). On entend souvent dire qu’une femme enceinte doit « manger pour deux ». Alors la question se pose naturellement : faut-il manger pour trois ou quatre lorsqu’on attend des jumeaux ou des triplés ? La réponse est non. Nul besoin de vous gaver, chère maman ! Il est certain que votre apport alimentaire devra être légèrement augmenté, mais votre corps est merveilleusement bien conçu : votre appétit s’adaptera de lui-même à vos besoins réels au fil de la grossesse. LES BESOINS NUTRITIONNELS POUR LES JUMEAUX ET TRIPLÉS Je ne sais pas pour vous, mais lorsque j’ai appris que j’étais enceinte, il y a plusieurs années déjà, je n’ai pas le souvenir d’avoir remarqué de grands changements dans ma faim ou mon appétit au tout début. Même mon poids n’avait pratiquement pas bougé lorsque nous avons découvert, à 13 semaines de grossesse, que mon ventre n’abritait pas un, mais deux bébés. Je me souviens de ce moment comme si c’était hier. De nature assez zen, ma grossesse se déroulait bien malgré les petits inconforts habituels du premier trimestre (bonjour les nausées !). Mais à l’instant précis où le médecin a prononcé ces mots : « Eh bien, madame Larivière, il y a deux bébés dans votre ventre ! », j’ai ressenti un grand mélange d’émotions : de l’inquiétude, de la surprise… et surtout, des milliers de questions. On vous le répétera souvent : les statistiques parlent d’elles-mêmes. Les grossesses multiples présentent un risque accru de prématurité, et les bébés peuvent naître avec un poids plus faible ou une plus grande vulnérabilité à l’anémie (déficience en fer). C’est pourquoi il est essentiel d’optimiser le temps qu’ils passeront dans votre ventre : chaque journée compte ! Et pour leur offrir le meilleur départ possible, on mise sur la variété et la qualité de notre alimentation. Mais attention : votre alimentation ne doit pas devenir une source de stress. Votre corps est une merveille d’adaptation ; profitez de cette période pour apprendre à mieux l’écouter. Soyez attentive à ses signaux : fatigue, maux de tête, nausées persistantes ou plus grande sensibilité aux infections. Ces indices peuvent simplement vous indiquer qu’il est temps de lui donner un peu plus de carburant. BESOINS ÉNERGITIQUES SELON LE TRIMESTRE (GROSSESSE DOUBLE OU TRIPLE) 1er trimestre : environ + 200 calories/jour 2e trimestre : environ + 400 calories/jour 3e trimestre : environ + 600 calories/jour C’est au troisième trimestre que la croissance des bébés s’accélère le plus. Entre la 30e et la 40e semaine, ils doublent leur poids ! Considérant que les grossesses multiples se terminent souvent un peu plus tôt, il est encore plus important de s’assurer que vos propres besoins et ceux des bébés soient comblés. LES BESOINS EN PROTÉINES Les besoins en protéines demeurent généralement stables pendant la première moitié de la grossesse, puis augmentent à partir de la 20e semaine, soit d’environ 50 g supplémentaires par jour par rapport à avant la grossesse. Cela peut sembler beaucoup, mais votre corps et votre appétit s’ajustent progressivement. Sans vous plonger dans des calculs complexes de portions ou de nutriments, rappelez-vous simplement ceci :mangez un peu plus qu’à l’habitude, écoutez les signaux de votre corps et privilégiez des aliments nourrissants et satisfaisants. Faites-vous confiance : votre corps sait ce dont il a besoin, et vos bébés aussi. COMMENT AUGMENTER MES BESOINS EN CALORIES ET EN PROTÉINES ? Je conseille rarement à mes clientes d’augmenter leurs apports en mangeant davantage lors des repas principaux. C’est souvent contre-intuitif, car on risque alors de se fier à des signaux externes plutôt qu’à son appétit réel. Je recommande plutôt l’ajout de collations entre les repas et, au besoin, un dessert nourrissant pour compléter un repas lorsque la faim est encore présente. Voici quelques exemples simples représentant environ 200 calories : 1 tasse de lait ou de boisson végétale + 1 tasse de fruits (ex. smoothie) 1 tranche de pain + 1 c. à soupe de beurre de noix 1 muffin maison + ½ tasse de yogourt ou un petit verre de lait 50 g de fromage + 1 pomme 1/3 tasse (40 g) de mélange du randonneur (noix + fruits séchés) 1 tasse de céréales (ex. Cheerios) + ¾ tasse de lait ou boisson végétale Astuce pratique : À chaque trimestre, ajoutez une collation supplémentaire à votre journée. Ainsi, au troisième trimestre, vous atteindrez l’équivalent de trois repas principaux accompagnés de 3 à 4 collations par jour. Ces collations peuvent aussi servir de dessert équilibré en fin de repas. L’important, c’est d’écouter votre corps : certaines journées, votre appétit sera plus marqué, d’autres un peu moins, et c’est tout à fait normal. Ci-dessous, nous explorerons les nutriments essentiels à surveiller et à augmenter lors d’une grossesse multiple, comparativement à une grossesse simple. LES NUTRIMENTS CLÉS PENDANT LA GROSSESSE MULTIPLE 01 LE FER En raison de l’augmentation du volume sanguin pendant la grossesse, les réserves de fer doivent pratiquement être doublées lorsqu’on attend des jumeaux ou des triplés. Le placenta et le cordon ombilical sont grandement sollicités, et les bébés accumulent leurs propres réserves de fer pendant la gestation, essentielles pour leurs premiers mois de vie. Vous devez aussi combler vos propres besoins en tant que femme, ce qui explique pourquoi le risque de carence est plus élevé lors d’une grossesse multiple. Recommandation : 27 mg au 1er trimestre (comme une grossesse simple) 28 à 30 mg au 2e trimestre 30 à 45 mg au 3e trimestre C’est au 3e trimestre que les besoins en fer atteignent leur sommet, car c’est durant cette période que les bébés renflouent activement leurs réserves. Pour couvrir ces besoins, la prise d’un supplément prénatal est essentielle. Petit truc : Incluez un aliment riche en fer à chaque repas : viande, volaille, poisson, fruits de mer, tofu, légumineuses, etc. Les céréales pour bébé sont aussi une source intéressante ! Vous pouvez les intégrer facilement dans vos muffins, crêpes, biscuits, potages, yogourts ou smoothies. 02 L'ACIDE FOLIQUE Avec le volume sanguin accru, les besoins en acide folique doublent afin de soutenir la croissance des bébés et de prévenir les anomalies du tube neural. C’est encore une fois au 3e trimestre que la demande devient la plus importante. Recommandation : Pour combler ces besoins, la prise d’un supplément prénatal reste incontournable. Petit truc : Misez pour des aliments riches en acide folique qui inclut les pâtes et les grains entiers, les légumes verts, les arachides et leur beurre, les oranges et leur jus. 03 LE CALCIUM Bonne nouvelle : si vous ne consommez pas assez de calcium, vos bébés ne manqueront probablement de rien, c’est plutôt vos os qui risquent de s’affaiblir ! Vos réserves seront utilisées pour répondre à leurs besoins, ce qui pourrait augmenter le risque de déminéralisation et, à long terme, d’ostéoporose. Les besoins en calcium n’augmentent pas beaucoup pendant la grossesse, mais son absorption devient plus efficace, la nature est bien faite ! Ce minéral est essentiel à la formation des os et des dents des bébés, particulièrement au 3e trimestre, où la demande atteint son maximum. Recommandation : Environ 200 mg/jour pour les deux premiers trimestres 600 mg/jour au 3e trimestre Même si l’absorption est améliorée, il est recommandé d’augmenter légèrement votre apport alimentaire en calcium. Petit truc : Visez 3 à 4 portions d’aliments riches en calcium par jour, et ajoutez-en une de plus au 3e trimestre. Voici quelques exemples : 1 tasse de lait ou boisson végétale = 300 mg 50 g de fromage = 350 mg ¾ tasse de yogourt = 250 mg ½ tasse d’amandes = 200 mg 1 tasse de jus enrichi en calcium = 300 mg 04 AUTRES NUTRIMENTS IMPORTANTS À SURVEILLER En plus du fer, de l’acide folique et du calcium, d’autres éléments méritent votre attention : vitamine D ; vitamine B12 ; acides gras oméga-3 ; fibres ; choline ; iode. Les suppléments prénataux contiennent des doses équilibrées de ces nutriments essentiels, mais votre médecin pourrait recommander des suppléments additionnels pour certains (comme le fer, l’acide folique, le calcium ou la vitamine D). Recommandation : Même avec une alimentation équilibrée, le supplément prénatal est indispensable lors d’une grossesse multiple pour prévenir les carences et soutenir la croissance optimale des bébés. Petit truc : Assurez-vous que votre apport en vitamine D est suffisant, surtout en hiver. Cette vitamine travaille en synergie avec le calcium pour renforcer les os et les dents de vos bébés. *Ne prenez jamais de suppléments ou de produits naturels sans l’avis de votre médecin ou pharmacien. EN CONCLUSION Être enceinte de jumeaux ou de triplés augmente vos besoins nutritionnels, mais inutile de vous forcer à manger davantage : écoutez simplement votre corps. Misez sur la qualité, la variété et l’écoute de vos signaux internes plutôt que sur la quantité. L’annonce d’une grossesse, qu’elle soit simple ou multiple, est une occasion idéale pour réévaluer votre relation avec la nourriture et vos habitudes de vie. Sans avoir à suivre un plan strict, rencontrer une nutritionniste à ce moment de votre vie est un merveilleux cadeau à vous offrir : les conseils reçus bénéficieront à vous, à vos bébés et à toute votre famille. besoins ACCOUCHEMENT DE JUMEAUX & TRIPLÉS Je veux m'y préparer ! Regardez en rediffusion une échange en directe sur comment bien vivre avec les changements corporels. Écouter le vidéo Symptômes, complications et traitements pendant la grossesse gémellaire et multiple. Visiter la page LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Enceinte de jumeaux ou jumelles : agir pour une grossesse en santé Source: Centre Alima Une saine alimentation pendant la grossesse Source: Guide Alimentaire Canadien Enceinte de jumeaux? Ce qu'il faut savoir sur votre alimentation Source: Fondation OLO Sources : Brazeau-Gravelle, P. (2002, juillet). Approche nutritionnelle pour grossesse multiple (P334). L’Hôpital d’Ottawa. https://www.ottawahospital.on.ca/fr/documents/2017/01/p334french.pdf Côté, S. (2018). Grossesse : 21 jours de menus. Modus Vivendi. ISBN : 9782895239284 Institut national de santé publique du Québec. (2017). Alimentation et gain de poids durant la grossesse. INSPQ. https://www.inspq.qc.ca/information-perinatale/fiches/alimentation-et-gain-de-poids Naître et grandir. (2022). Jumeaux et triplés : à quoi s’attendre lors d’une grossesse multiple. https://naitreetgrandir.com/fr/grossesse/trimestre1/jumeaux-triples-grossesse-multiple-a-quoi-s-attendre/

  • Séparation et scolarité des jumeaux à l'école | Mamans Pieuvres

    La séparation des jumeaux et les difficultés d'apprentissage en milieu scolaire. Jumeaux dans la même classe ou séparé? La séparation des jumeaux et triplés en milieu scolaire. En collaboration avec Élise Laboissonnière, orthop. L’entrée à l’école pour des jumeaux ou des triplés vient souvent avec cette question fort pertinente : Doit-on séparer ou non les enfants de classe? Chaque couple ou trio étant unique, il est impossible d’avoir une réponse universelle à cette question. C’est une décision qui ne doit pas être prise à la légère. Afin d’orienter votre réflexion, nous vous présentons la situation actuelle dans les écoles québécoises, les recommandations de quelques organisations internationales, des données intéressantes sur le développement du lien gémellaire, des résultats de recherches sur le sujet, ainsi que des pours et contres en rafales. Il n'y a pas que la séparation des jumeaux et triplés qui préoccupent les parents de multiples. Au Canada, on estime que 3,2% des enfants d’âge scolaire seraient atteints d’un trouble d’apprentissage (Association canadienne des troubles d'apprentissage, 2022 ). En tant que parent, recevoir un tel diagnostic pour son enfant amène tout un lot de questionnements et d’inquiétudes. Il existe de belles ressources pour vous aider à mieux comprendre le diagnostic de votre enfant et à mieux l’accompagner. Toutefois, si l’enfant est issu d’une naissance multiple, des questionnements additionnels peuvent survenir. PLACEMENT DES JUMEAUX: LA SITUATION ACTUELLE DANS NOS ÉCOLES Dans un premier temps, il est important de comprendre comment fonctionne la formation des groupes-classes. Au Québec, la formation des groupes pour l’année suivante se fait la plupart du temps en fin d’année scolaire. Un comité formé de plusieurs acteurs du milieu scolaire se rencontre pour former les groupes de l’année suivante. Ce comité est constitué de différentes personnes parmi les titulaires actuels, les enseignants spécialistes (musique, anglais, éducation physique, arts dramatiques, etc.) et les professionnels tels que l’orthopédagogue, les éducateurs spécialisés, la direction, etc. Les personnes présentes à la rencontre ainsi que les critères de formation des groupes peuvent varier d’une école à l’autre. En général, on tente de former des groupes équilibrés, donc de ne pas mettre tous les élèves forts ensemble et tous les élèves faibles ensemble. Les comportements des élèves sont aussi pris en compte dans la formation des groupes pour l’année suivante. Dans les cas des jumeaux ou des triplés, les écoles ont aussi différentes manières de faire d’un milieu à l’autre. En effet, après quelques recherches auprès du personnel enseignant travaillant dans différentes écoles à travers la province du Québec, certaines écoles les séparent d'emblée. D’autres écoles les mettent ensemble au préscolaire et réévaluent la situation à chaque année. D’autres milieux préfèrent les mettre ensemble en tout temps. Certaines écoles sont plus ouvertes que d’autres aux demandes des parents de séparer ou non leurs enfants. Certaines écoles préfèrent refuser toute demande en ce sens. Alors, qu’en est-il de la loi? D’abord, la loi sur l’instruction publique ne prévoit rien en lien avec les enfants issus de naissance multiple. Néanmoins, le centre de services scolaires de Montréal (CSSDM) a pour sa part adopté une résolution en ce qui concerne le placement des jumeaux en classe depuis 2003. Selon cette dernière, ce sont les parents qui sont les mieux placés pour prendre cette décision en fonction des besoins de leurs enfants. Cependant, tel que mentionné dans la proposition: «si la direction d’école s’oppose à la volonté des parents, ils ont l’obligation d’apporter des preuves d’ordre pédagogiques des méfaits potentiels du choix des parents, pour faire renverser la décision des parents . » (Lalonde N. et Moisan D, 2003). De l'autre côté de l'océan, le Défenseur des droits en France a rendu une décision importante quant à la séparation des classes en 2021. Cette institution indépendante créée en 2011 a pour mission de défendre les droits de ses citoyens et d'en permettre l'égalité à tous et chacun. Ce litige impliquait la position d'une directrice d'école maternelle sur la séparation d'un couple de jumelles sans évaluation globale de la situation et le choix des parents de garder les enfants ensemble. Voici un extrait de la décision 2021-008 du 29 janvier 2021: « la séparation systématique des jumeaux n’apparaît pas comme une position cohérente (...) l’accueil de jumeaux implique une concertation avec les parents et les enfants, ainsi qu’une évaluation préalable et une analyse des besoins individuels de chaque enfant. » ( D écision 2021-008, Défenseur des droits). Crédit photos: Mamans Pieuvres LE LIEN GÉMELLAIRE Des études recensées par la Fédération Jumeaux et Plus ont démontré que les jumeaux et les triplés ont un développement cognitif distinct de celui des singletons. En effet, le fait qu’ils soient issus d’une naissance multiple amène des défis supplémentaires dans leur recherche identitaire. Certaines croyances populaires nous laissent croire qu’il est important de séparer les jumeaux à la garderie et à l’école afin qu’ils développent chacun une personnalité distincte. Toutefois, cette séparation précoce et non désirée pourrait être néfaste pour le développement des enfants. Toujours selon la Fédération Jumeaux et Plus, «imposer une séparation n’est jamais la solution à une relation jugée trop fusionnelle par l’entourage .» Sur le plan de l’attachement, les jumeaux et les triplés se distinguent aussi des singletons . En fait, tout dépend de leur relation. Sur le plan émotionnel, ils développent un lien d’attachement particulier envers leur(s) cojumeau(x) et ce depuis in utero , en plus de la figure d’attachement principale qui est souvent la mère. Qu’il soit fusionnel ou plus conflictuel, leur lien se développe et se complexifie au cours des années. Le fait d’être ensemble pourrait rendre la transition vers l’école plus douce pour les jumeaux et les triplés (Mayor, 2011). Pour apprendre plus sur le lien gémellaire, visitez la page DÉVELOPPEMENT de la section sur la petite enfance. LES ÉTUDES SCIENTIFIQUES ET LA POSITION DES ORGANISMES Les différentes recherches consultées arrivent toutes au même résultat : le libre-choix des parents est la meilleure approche face à la séparation ou non des jumeaux à l’école. Le fait que les jumeaux/triplés soient ensemble ou séparés n’aurait même aucun effet néfaste sur leur réussite scolaire ( Garon-Carrier, G. et al , 2021 ). Selon une étude menée en 2018, les comportements sociaux négatifs tels que le retrait social, l’agressivité physique ainsi que l’inattention étaient moins présents chez les jumeaux n’ayant pas été séparés de classe. D’ailleurs, selon Madame Gabrielle Garon-Carrier, professeure adjointe à l’université de Sherbrooke, «il est préférable que les directions scolaires adoptent une politique flexible qui respecte la décision et les besoins individuels des parents et des jumeaux .» (White EK. et al, 2018) Le conseil international des organisations de naissances multiples (ICOMBO) préconise également le libre choix des parents et chacun de ses organismes affiliés ont effectué de nombreuses recherches sur le sujet ( Preedy P., Mascazine, J. & Launslage D., 2020). Nous estimons que les décisions concernant le placement en classe des multiples devraient être réévaluées chaque année, en consultation avec les parents des enfants concernés ainsi que les enfants eux-mêmes. De la même façon que chaque enfant est unique, chaque jumeau (triplé et plus) est unique et ses besoins doivent être considérés. Par conséquent, nous croyons que les politiques internes préétablies dans les écoles - que ce soit pour les séparer ou les garder dans la même classe - sont inappropriées. - Conseil international des organisations de naissances multiples (ICOMBO) Au Canada, l'organisme Naissances Multiples Canada (Multiple Birth Canada ) abonde dans le même sens et recommande que le placement des enfants issus d'une naissance multiple soit évalué chaque année scolaire afin de déterminer quelle est la meilleure situation pour eux, c'est-à-dire d'être ensemble ou séparés. La décision finale devrait être prise conjointement par les parents, le(s) enseignant(s), le directeur et, à l’âge approprié, les enfants eux-mêmes. (Griffith, S., 2020). LES POURS ET LES CONTRES Tel que mentionné précédemment, il n’y a pas de solution miracle qui fonctionne pour tous les duos ou trios. Il est donc important de prendre votre décision en fonction de la personnalité de vos enfants. Il se peut également que vous préfériez séparer vos jumeaux une année et ne pas les séparer une autre année. Tout dépend du contexte. Voici une liste de facteurs à considérer pour prendre une décision éclairée: Arguments pour garder les enfants dans le même groupe Crédit photos: Mamans Pieuvres Simplicité au niveau de l’organisation familiale (heure des devoirs et leçons, une seule rencontre de parents, un seul canal de communication avec l’école, etc.) Relation saine entre les jumeaux ou triplés (entraide, confiance, encouragements, etc.) Adaptation plus facile lors de la transition garderie/école ou maison/école Moins de chance de développer des comportements sociaux négatifs Effets néfastes possibles sur le développement de l’enfant si la séparation est précoce et non désirée Aucun impact sur la réussite scolaire Désir des enfants plus vieux d’être dans la même classe Arguments pour séparer les enfants de groupe Crédit photos: Mamans Pieuvres Relations conflictuelles entre les jumeaux ou les triplés à l’école qui peuvent avoir des répercussions sur la vie familiale Compétition malsaine entre les jumeaux ou triplés Tendance d’un des jumeaux ou triplés à dominer le(s) autre(s) Besoin d’un des enfants de fréquenter une classe à effectifs réduits ou de redoubler une année Complicité des jumeaux ou triplés pour tricher ou perturber la classe Aucun impact sur la réussite scolaire Choix de cours ou de programmes différents à l’école secondaire Désir des enfants plus vieux d’être séparés En bref, la recherche préconise le libre-choix aux parents de jumeaux. Peu importe votre décision sur le placement de vos multiples à l'école, il est recommandé d’en discuter avec le personnel scolaire au printemps en vue de la rentrée. Votre avis devrait être prit en compte au moment de la formation des groupes pour l’année suivante, qui a généralement lieu au mois de mai ou juin. RECHERCHE SUR LA SÉPARATION DES JUMEAUX EN CLASSE En 2021, une équipe de chercheurs québécois a publié une étude dans la revue Educational Policy sur la séparation des jumeaux en classe et les effets sur leur cheminement scolaire. L'équipe de Mamans Pieuvres a interviewé Madame Gabrielle Garon-Carrier, professeure adjointe au département de psychoéducation, de l'Université de Sherbrooke sur le sujet. Elle détient un doctorat en psychologie ainsi qu'un postdoctorat en psychologie du développement et s'intéresse au lien gémellaire depuis quelques années déjà. Pour écouter l'entrevue, cliquez ici . Pour consulter l'article paru sur le site du GRISE, cliquez ici LES ÉTAPES POUR VOUS AIDER À FAIRE RESPECTER VOTRE CHOIX L’équipe de Mamans Pieuvres joint officiellement sa voix à celle des organisations internationales et nationales et soutient le libre-choix des parents en ce qui concerne le placement des jumeaux en classe. Si vous habitez en France, nous vous conseillons de contacter la Fédération Jumeaux et Plus pour vous épauler dans votre démarche puisque les instances ci-dessous sont disponible au Canada uniquement. Vous connaissez déjà le lien gémellaire qui unit votre duo ou votre trio. Si vous hésitez encore à les séparer ou à les garder ensemble, n'oubliez pas de demander l'opinion des principaux intéressés. Vous pourriez être surpris! Rien ne vous empêche de les garder ensemble pour la maternelle, et de les séparer une ou deux années plus tard. Avant l'inscription au préscolaire, contactez l'école afin de prendre connaissance de leur politique interne. Si vous connaissez un parent de multiple ou un membre du personnel enseignant, posez lui des questions. Attention! À l'intérieur d'un même centre de service, les écoles ont des approches différentes sur la séparation des jumeaux. Ce sont souvent les professeurs et la direction de l'école qui décident, en donnant différentes raisons parfois non-fondées. Si vous avez eu la confirmation que l'école préconise le libre-choix, vous n'avez pas d'autres démarches à faire. Cependant, nous vous encourageons à suivre de près le dossier de vos enfants en demandant une confirmation écrite car il est parfois possible que votre choix ne soit pas été respecté. Si dans le cas où l'école refuse votre demande, il est important de commencer à noter les réponses (verbales ou écrites) du personnel, particulièrement les commentaires négatifs. Sachez que par vos démarches, vous nous aider à sensibiliser les institutions à la réalité des naissances multiples et à défaire certains mythes qui y sont associés. Demeurez ferme mais courtois en tout temps dans vos échanges par respect pour le personnel mais aussi pour le bien-être de vos enfants puisque c'est eux qui les côtoieront au quotidien! Voici les étapes à entreprendre lorsqu'on ne respecte pas votre choix quant à la formation des groupes de vos jumeaux. Préparation des arguments 01 Fixer un rendez-vous avec la direction ou l'enseignant concerné. Si ce n'est pas déjà fait, lire en entier la première partie de cette page qui porte sur la séparation des jumeaux à l'école (incluant l'entrevue audio). Imprimer notre lettre de sensibilisation disponible dans notre section OUTILS GRATUITS. Au besoin, annexer quelques études ou des articles de journaux les plus pertinents que vous retrouvez sur le web ou encore au bas de cette page. Rencontre officielle avec la direction ou le membre du personnel 02 Exposez vos arguments. Remettez la lettre (et autres documents à l'appui si désiré). Prenez le temps de noter les réponses des personnes concernées (incluant la date et l'heure). Confirmez par écrit le dénouement de la rencontre, dépendamment de la décision: Exemple: Tel que discuté lors de notre rencontre du 01-01-2000, je vous remercie de votre ouverture et de nous avoir accordé le libre-choix quant au placement de nos jumeaux/triplés pour la formation des groupes. Je vous confirme donc par écrit que nos jumeaux seront (ou ne seront pas) dans la même classe pour l'année scolaire 2000. ou Exemple: Tel que discuté lors de notre rencontre du 01-01-2000, je vous confirme que nous désirons toujours que vous nous accordiez le libre choix face au placement de nos jumeaux/triplés pour la formation des groupes. Nous désirons que nos jumeaux/triplés soient dans le même groupe (ou séparés). Suite à votre refus, je vous confirme que nous irons subséquemment de l'avant avec la prochaine étape. Communication avec le comité de parents et la FCPQ 03 Communiquez avec le comité de parent de votre centre scolaire. Ce comité est voué à la défense des intérêts des parents et est a ffilié à la Fédération des comités de parents du Québec. Vous pouvez également communiquer en tout temps avec la Fédération des comités de parents du Québec qui accompagne, soutient et représente les parents d’élèves pour les aider à prendre leur place dans le milieu scolaire et à répondre aux besoins réels de leurs enfants. Si vous avez besoin de support, n'hésitez pas à leur écrire à l'adresse suivante: services-conseils@fcpq.qc.ca Plainte au centre de services scolaire 04 Après avoir constaté l’impasse avec la direction ou le membre du personnel concerné , enclenchez le processus de traitement des plaintes et de résolution de votre centre de services scolaire. Commencer par trouver votre centre de services scolaire: cliquez ici pour accéder au répertoire. Suivez le processus de plaintes existant pour votre centre. Déposer la plainte afin d'expliquer votre insatisfaction. Habituellement, c'est le secrétaire général qui traitera la plainte. Celui-ci tentera de trouver une solution satisfaisante pour le parent et la direction de l’école. Si vous n’êtes pas satisfait du résultat obtenu à la suite du traitement de votre plainte, vous pouvez vous adresser au protecteur de l’élève (étape suivante). Prenez note que tout au long du processus, le plaignant a le droit d’être accompagné de la personne de son choix. Enquête par le Protecteur de l'élève 05 Si vous n'avez pas réussi à faire entendre votre point et que le problème n’a pas pu être réglé lors des étapes précédentes, vous pouvez dès lors vous adresser au Protecteur de l'élève. Celui-ci n'est pas un employé du centre de service mais plutôt une personne désignée par le comité de parents. Il disposera de 30 jours suivant le dépôt de la plainte, pour faire son enquête en rencontrant les personnes concernées. Il présentera ensuite une recommandation au Conseil d’administration. Voici quelques conseils provenant directement du site de la FCPQ , concernant la rédaction de votre plainte auprès du Protecteur de l'élève : Votre plainte doit toutefois être rédigée avec soin. Le texte doit être clair et les termes bien choisis, de manière à ne pas laisser place à l’ambiguïté. En ce sens, prenez bien soin de rédiger la plainte de la manière la plus factuelle possible, en évitant d’émettre des opinions. L’objet de la plainte : vous devez d’abord définir l’objet de votre plainte de la manière la plus précise possible. Des preuves solides : vous devez décrire brièvement le problème, en accompagnant celui-ci de faits précis, de preuves claires ou de témoignages solides, en précisant la circonstance dans laquelle se sont déroulés les faits, la date et le lieu ainsi que les personnes concernées et leurs coordonnées. Vous devez également expliquer pourquoi vous croyez que vos droits ou ceux de votre enfant ont été brimés en décrivant notamment les préjudices subis. Les démarches entreprises : s’il y a lieu, vous devez décrire les démarches que vous avez déjà entreprises, en précisant la date, les personnes contactées ainsi que les résultats obtenus. Une suggestion de solution : suggérez à votre destinataire quelle serait, selon vous, la meilleure solution pour régler le litige D'après nos recherches, il est rare qu'un parent se rendre à cette étape en ce qui concerne un litige sur le placement des jumeaux puisque la situation se règle souvent avec le comité de parents. Q&R SUR LES RÉSULTATS SCOLAIRES AVEC UN ORTHOPÉDAGOGUE 1-Que faire si une compétition s’installe entre mes jumeaux lors de la période des devoirs et leçons? Il est important que la période de devoirs et leçons ne se déroule pas dans un climat de compétition entre vos jumeaux ou vos triplés. Pour ce faire, je vous invite à normaliser l’erreur et les difficultés en utilisant notamment les phrases suivantes : C’est en se trompant qu’on apprend; C’est normal de ne pas tout savoir. C’est vrai que X est meilleur en orthographe. Mais toi, Y, tu es meilleur en mathématiques. Chacun ses forces. Prends ton temps. C’est difficile, mais j’ai confiance que tu vas y arriver. L’erreur est humaine; Il est également possible de leur faire faire leurs devoirs et leçons dans des pièces séparées si le climat de compétition est persistant. 2-Comment éviter qu’une compétition s’installe au niveau des notes? Tout d’abord, je suis d’avis qu’une note est quelque chose de très personnel. Pour certains, un 70% équivaut à beaucoup plus de fierté, d’efforts et de travail acharné qu’un 90% pour d’autres. Il faut aussi être conscient que chacun a des forces spécifiques. Pour certains enfants, le français et les mathématiques sont très ardus, mais le travail manuel est un talent. Pour d’autres, c’est la musique, les arts, la communication, les relations sociales, le ménage ou l’orientation spatiale qui représente leur plus grande force. On ne peut pas être bon dans tout, mais l’important est de faire des efforts et de donner le meilleur de soi-même. À mon avis, il faut conscientiser les enfants à tout cela. C’est important de leur faire nommer leurs talents, leurs forces, leurs intérêts. Cela leur permet non seulement de se connaître davantage en tant qu’individu, mais aussi de développer une saine estime de soi. Plus spécifiquement aux jumeaux ou triplés, je conseille d’encourager un climat d’entraide et de collaboration entre eux à la maison, autant durant la période de devoirs et leçons que lors des tâches de la vie quotidienne. Par exemple, faire une course de celui qui finit de ranger ses blocs en premier peut sembler motivateur, mais c’est une technique qui encourage un climat de compétition entre eux. Si on leur demande plutôt de ranger les blocs ensemble, on encourage un climat de collaboration. Leur attribuer des tâches selon leurs forces respectives peut aussi encourager ce climat de collaboration, tout en mettant de l’avant les talents de chacun. 3-En cas de redoublement d’un seul des jumeaux, comment aborder le sujet avec mes enfants? C’est une question intéressante, car le redoublement est souvent associé à l’échec. Cela peut faire vivre une tempête d’émotions à l’enfant redoubleur. Certains sont soulagés de ne pas passer au niveau supérieur, car ils ne se sentaient pas prêts. D’autres sont inquiets, fâchés ou tristes face à leur échec, mais aussi face au fait de ne plus être avec leurs amis ou avec leur jumeau en classe. Dans un premier temps, c’est important d’adopter une attitude d’écoute et d’ouverture face à l’enfant qui redouble. Il a besoin de se sentir compris. D’autre part, il est important de demeurer optimiste et de lui faire sentir que c’est la bonne décision et que cela lui donnera un coup de pouce pour la suite. Avec la fratrie, j’aborderais le redoublement d’une manière positive également. Tel que mentionné plus haut, chacun a ses forces et ses difficultés. Je parlerais avec eux des belles forces de leur frère/soeur. Puis, je leur expliquerais qu’il/elle a besoin d’un petit coup de pouce à l’école et que la décision de le faire redoubler a été prise pour lui permettre d’apprendre à son rythme. 4-Est-ce que mes jumeaux ou triplés prématurés ont plus de chances de recevoir un diagnostic de trouble d’apprentissage? À ce jour, les causes des troubles spécifiques de l’apprentissage sont encore inconnues. Des recherches se sont penchées à ce sujet et il semblerait que les causes soient génétiques et neurologiques (CENTAM,2022). Ainsi, il demeure difficile de faire un lien entre prématurité et trouble spécifique d’apprentissage. Toutefois, certaines études ( Alterman et al , 2022 ; M cBryde et al, 2020 ) ont démontré qu’un plus grand pourcentage d’enfants grands prématurés présenterait des difficultés scolaires. Ces difficultés, dues à une certaine immaturité cérébrale, causeraient un retard dans les apprentissages qui serait la plupart du temps rattrapé au cours du parcours scolaire de l’enfant, vers le début du secondaire. Nous aurions donc affaires à des difficultés temporaires plutôt que des troubles persistants. 5-Est-ce que mes jumeaux ou triplés recevront tous le même diagnostic? Tel que mentionné plus haut, les causes des troubles d’apprentissage sont encore inconnues. Toutefois, une prédisposition génétique a été établie. Ainsi, si un de vos jumeaux ou triplés reçoit un diagnostic de trouble d’apprentissage, l’autre (les autres) enfant(s) issu(s) de la même grossesse ont plus de chance d’avoir le même diagnostic. Toutefois, il est aussi possible qu’un seul cojumeau présente ce trouble. Les probabilités varient selon le type de jumeaux : c'est environ 70% chez les monozygotes et 45% chez les dizygotes, soit la même probabilité que pour des frères et sœurs issus de grossesses différentes. Pour conclure, la scolarité des jumeaux et triplés est une longue aventure qui vous amènera certainement plusieurs questionnements au fil des années. N’hésitez pas à collaborer avec l’école pour accompagner vos multiples au meilleur de vos capacités. Si quelque chose vous préoccupe en lien avec le bien-être scolaire de vos enfants, faites-en part à leur(s) enseignant(s). Après tout, vous êtes les experts de vos petits ! Avez-vous demandé à vos jumeaux ce qu'ils pensaient sur le fait d’être ensemble ou séparés à l'école ? Nous avons effectué un mini vox pop! Regarder le vox pop! Vous recherchez du soutien et des conseils concernant la séparation des classes au Québec ? Voici un groupe Facebook de parents prônant le libre choix. Adhérer au groupe LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Section pour les parents Source: Allo prof Ressources et section pour les parents Source: Fédération des comités de parents du Québec Ressource et outils Source: Institut TA Sources : Alterman, N., Johnson, S., Carson, C., Petrou, S., Kurinzcuk, J. J., Macfarlane, A., Boyle, E., & Quigley, M. A. (2022). Gestational age at birth and academic attainment in primary and secondary school in England: Evidence from a national cohort study. PloS one, 17(8), e0271952. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0271952 Fédération des comités de parents du Québec. (2023). Un nouveau mécanisme de traitement des plaintes — FCPQ. https://www.fcpq.qc.ca/action-parents/un-nouveau-mecanisme-de-traitement-des-plaintes/ fcpq.qc.ca Garon-Carrier, G., Bégin, V., Brendgen, M., Vitaro, F., Ouellet-Morin, I., Dionne, G., & Boivin, M. (2022). Classroom Placement and Twins' Social Behaviors in Elementary School: Providing Empirical Evidence to Inform Educational Policy. Educational policy (Los Altos, Calif.), 36(7), 1850–1875. https://doi.org/10.1177/08959048211015626 Griffith, J.S. (2020). ICOMBO’S School Placement of Multiples Study. ICOMBO. https://icombo.org/wp-content/uploads/2010/12/PPMD-Study-for-website.pdf icombo.org Hamann, J. (2021). Séparer ou non les jumeaux à l’école: aux parents de choisir. Université Laval. https://nouvelles.ulaval.ca/2021/06/30/separer-ou-non-les-jumeaux-a-l'ecole:-aux-parents-de-choisir-bd05868f-84b6-4eb6-a61e-086618dafcef Jumeaux et Plus. (s.d.). La scolarité des multiples. Jumeaux et Plus. https://www.jumeaux-et-plus.fr/carnet-pratique/la-scolarite-des-multiples/ jumeaux-et-plus.fr Lalonde N. et Moisan D, 2003. Le placement des jumeaux en classe. Résolution des commissaires de la CSDM. Avril 2003 Magazine Vies de famille. (2025). Jumeaux : ensemble ou séparés en classe. Caisse d’Allocations Familiales. https://www.caf.fr/allocataires/vies-de-famille/articles/jumeaux-ensemble-ou-separes-en-classe Mayor, M. (2011). La séparation et le maintien des jumeaux à l’école. [PDF]. Haute école pédagogique. https://patrinum.ch/record/17353/files/mp_bp_p18433_2011.pdf McBryde, M., Fitzallen, G. C., Liley, H. G., Taylor, H. G., & Bora, S. (2020). Academic Outcomes of School-Aged Children Born Preterm: A Systematic Review and Meta-analysis. JAMA network open, 3(4), e202027. https://doi.org/10.1001/jamanetworkopen.2020.2027 Séguin, G. (2019). Jumeaux : mission possible (2e éd.). Édition Chu Sainte-Justine. White, E. K., Garon-Carrier, G., Tosto, M. G., Malykh, S. B., Li, X., Kiddle, B., Riglin, L., Byrne, B., Dionne, G., Brendgen, M., Vitaro, F., Tremblay, R. E., Boivin, M., & Kovas, Y. (2018). Twin classroom dilemma: To study together or separately?. Developmental psychology, 54(7), 1244–1254. https://doi.org/10.1037/dev0000519

  • Vie de couple | Mamans Pieuvres

    Prendre soin de son couple lorsqu'on devient une famille. Prendre soin de son couple lorsqu'on devient une famille. Selon le gouvernement du Canada, l'arrivée de jumeaux ou de triplés a des impacts majeurs sur la vie conjugale. Malgré les différentes études sur le sujet, les nouveaux parents sont rarement préparés aux défis de la gémellité et des impacts sur leur relation conjugale. Saviez-vous que les couples qui ont des enfants issus d’une naissance multiple sont davantage mis à l’épreuve ? En effet, le taux de divorce et séparation est plus élevé chez les parents de jumeaux et triplés. Soyez conscients des défis qui vous guettent et équipez votre couple pour les prochaines saisons à venir! La docteure Joan A. Friedman, psychologue et spécialiste en gémellité constate plusieurs problèmes conjugaux auprès de la communauté des nouveaux parents de jumeaux et triplés. Pendant la période postnatale, de nombreux couples avec deux bébés ou plus ont beaucoup de difficulté à faire la transition dans leurs nouveaux rôles d'équipe parentale, ce qui peut affecter grandement la relation conjugale. De son côté, Dr Fabrice Bak, psychologue spécialisé en gémellité, prévient les futurs parents de multiples de la pression sur le couple lors d'une naissance multiple : « Le rythme incessant des soins à apporter aux nourrissons et la fatigue morale et physique qui s’accumule peuvent avoir des conséquences désastreuses sur la relation de couple des parents. Parce que les parents ne sont pas que des éleveurs d’enfants, ils doivent aussi pouvoir conserver un rôle social et affectif, que ce soit dans les milieux professionnel, amical ou familial! ». Sachez que vous n’êtes pas seuls à vivre des moments particulièrement difficiles et que ceux-ci ne sont pas figés dans le temps. Même si les journées semblent interminables, les premiers mois avec vos bébés passeront comme un éclair. Accepter que votre réalité est différente vous aidera à faire certains deuils mais aussi à être plus doux envers vous-même et votre couple! Prenez un moment pendant votre grossesse pour vous créer un système de soutien solide, qui fera toute la différence dans les moments les plus critiques. Ce cercle peut être composé de votre famille, d’amis, de professionnels de confiance ou encore d’autres parents de jumeaux et triplés. La gémellité est un marathon auquel on ne s’est aucunement entraîné. Vous serez alors fiers de vous être procuré une bonne paire d’espadrilles! PRÉPARER SON COUPLE AUX DÉFIS DES NAISSANCES MULTIPLES Voici quelques conseils pour solidifier votre couple suite à l'arrivée de vos bébés: Préparez vous davantage à la période postnatale plutôt que l'accouchement. Les deux parents doivent savoir à quoi s’attendre après la naissance. La réalité des premiers mois est très difficile et il est important de p révoir plusieurs scénarios comme la prématurité, un défi auquel nous ne sommes jamais assez préparés. Informez vous aussi sur le fameux 4ième trimestre. Investissez dans vos compétences parentales. Les parents outillés seront plus organisés et plus disposés à affronter cette charge parentale particulière. Prenez des cours et consultez des professionnels de périnatalité et petite enfance. Les cours prénataux sont indispensables. Ayez déjà en tête une ressource qui donne une formation sur la petite enfance afin d'affronter la gestion des émotions. N'attendez pas que vos enfants entrent à l'école pour le faire! Planifiez les imprévus. Passez en revue les nombreux défis que vivent les parents de multiples (financier, logistique et émotionnel). Établissez un plan de match AVANT que l'un d'entre eux ne surviennent. Il est plus facile de prendre des décisions importantes pour votre famille en étant reposé qu'après plusieurs semaines sans sommeil. Notez vos idées et vos plans A-B-C dans un cahier ou à l'ordinateur. Établissez des règles claires. Mettez cartes sur table par rapport à vos attentes envers votre partenaire. Parlez franchement de la séparation des tâches, quitte à vous faire une liste sur un tableau à la maison. Faites vous la promesse de ne pas remettre en question votre couple pendant les deux premières années (à moins d'être dans une relation toxique ou violente). Obligez vous à prendre un temps pour votre couple à une fréquence qui vous conviendra. Faites vous de nouveaux amis Discutez avec d’autres parents de multiples. Leurs expériences et leur écoute sont de vraies mines d'or. Le partage et le soutien de ceux qui ont affronté et relevé ces défis liés à la parentalité double ou triple est inestimable. LA FLUCTUATION DES HORMONES Il est tout à fait normal d'avoir des moments difficiles quand on devient parent d'un bébé. Imaginez ce qui se passe dans notre tête et notre corps lorsqu'on doit gérer l'arrivée de jumeaux ou triplés! Parlant de votre corps ... si tout va mal, on peut mettre une partie de la faute sur certaines hormones ! Prenons un instant pour résumer celles qui jouent un rôle important pendant/après la grossesse: Mélatonine : Elle est responsable du sommeil chez l'être humain. C’est à cause de celle-ci que la mère qui allaite et l’autre parent n’ont pas le même rythme de sommeil. La mère allaitante a un sommeil plus profond et s’endort plus rapidement. En même temps, elle se réveille au même rythme que les bébés. C’est une question de survie. Le-la conjoint-e peut avoir plus de difficulté à s’endormir et à se réveiller car il-elle n’est pas sous la même influence hormonale. Ocytocine : Grâce à elle, nous dégageons de l’amour et nous avons envie d’être proche de nos bébés, de les couver. C’est aussi pour cette raison que le deuxième parent (pas le donneur de soins principaux) peut se sentir à l’écart. Ce qui est merveilleux, c’est que plus ce parent sera présent et proche physiquement, et plus il s’impliquera auprès de l’enfant. En effet, plus le sentiment d’écart entre les deux parents est moindre, plus les deux parents partageront de l’ocytocine. Prolactine : Elle donne envie de s’occuper de ses bébés. C’est elle qui contribue à la sécrétion de lait. Elle interfère avec la testostérone et peut la faire fluctuer. Testostérone : C’est à cause de cette hormone que notre désir sexuel est parfois en chute libre car notre libido est tournée vers les bébés. Sachez que celle-ci est une énergie et n’est pas seulement associée à la sexualité. La diminution du temps pour soi et pour son couple peut également causer des problèmes visibles dans la relation conjugale. Les parents doivent se rappeler que la parentalité n'est pas une profession, mais une vie de famille avec des hauts et de bas, tout comme avec des épreuves et des grandes victoires. LES 5 LANGAGES D'AMOUR Lorsque nous devenons responsables de petits êtres qu’il faut nourrir, langer, nettoyer (et répéter le tout deux ou trois fois, plusieurs fois par jour) … il est facile d'oublier, qu’avant de devenir parents, nous étions des amoureux… Et si l'on pouvait dire ou faire quelque chose qui ferait en sorte que notre partenaire se sente aimé(e)? Le secret est de découvrir le bon langage de l'amour de l’autre. Des milliers de couples ont simplement appris la bonne façon d'exprimer leurs émotions et ont retrouvé la joie dans leur relation conjugale, même après l’arrivée des enfants. Le livre Les 5 langages de l’amour du Dr. Gary Chapman a été reconnu comme bestseller selon le New York Times. Dr. Chapman aborde le sujet, car il croit que nous possédons tous un réservoir émotionnel qui a besoin d’être rempli. Ceux qui vivent des détresses ont, pour la plupart, expérimenté un vide ou un manque profond. Le fait de connaître les langages de l’amour et de combler ce réservoir contribue à la santé émotionnelle de l’être, donc du couple et de la famille toute entière. Voici une brève présenttion des 5 langages de l'amour: 1. LES PAROLES VALORISTANTES Les paroles valorisantes consistent à prononcer des paroles qui font du bien. Il y a une puissance dans les paroles bienfaisantes. Si ceci représente votre langage de l'amour, les compliments signifient beaucoup pour vous. -Paroles d’encouragement : « Mon amour, je sais que nous traversons une période très difficile en ce moment et j’admire tellement ce que tu fais pour les petits. Tu es une maman incroyable. » -Paroles aimables: « Merci pour ton aide. Je t’aime mon amour. » -Paroles humbles: « Quelle équipe incroyable nous formons! Je ne sais pas comment j’y arriverais sans toi chéri! » 2. LES MOMENTS DE QUALITÉ Un bon temps de qualité nécessite que j’accorde à l’autre toute mon attention, et ce, sans partage. Le but de ces moments passés ensemble est de se concentrer sur l’autre, de l’écouter avec bienveillance et de poser des questions de manière à comprendre ses pensées, ses sentiments et émotions. Puisque le temps est une denrée rare chez les nouveaux parents de jumeaux et triplés, voici quelques idées de moments de qualité : Choisir une série et écouter un épisode ensemble à votre rythme. Prendre une marche ensemble. Commander votre repas préféré ou vous faire une petite fondue en soirée. Réserver des gardiens à l’avance pour des dates significatives (votre anniversaire, vos fêtes) et faire une sortie. Prendre quelques minutes pour échanger avec un café ou un thé. Aller au centre commercial avec un adulte supplémentaire et partager un dessert ou une crème glacée pendant que l’autre adulte promène les bébés en poussette. Jouer à une partie de cartes ou de jeux vidéo. La durée de ces moments n’a pas d'importance: c'est la qualité du temps passé avec votre douce moitié qui est primordiale. On laisse les petites distractions de côté, incluant nos téléphones! 3. LES CADEAUX Détrompez-vous : ce langage de l’amour n’est pas pour les personnes matérialistes. Le cadeau n’est qu’un symbole. Sa valeur marchande n’a aucune importance. Ce qui compte, c’est qu’on ait pensé à vous, qu’on ait exprimé par un geste à quel point vous êtes importants (une belle carte, un chocolat, une fleur, son repas préféré, sa boisson favorite chez Starbucks, etc.). 4. LES SERVICES RENDUS Des actions telles que faire la tâche domestique de l’autre, faire des achats pour subvenir à un besoin, aller chercher un repas pour apporter, faire des recherches sur internet pour trouver des informations utiles, réparer une voiture ou un vélo, etc. sont différentes façons de répondre à ce langage. Il est essentiel de connaître quelles sont les actions qui livrent un réel message d’amour pour votre partenaire car elles ne sont pas nécessairement les mêmes pour vous. 5. LE CONTACT PHYSIQUE Ce langage n’a rien à voir avec la chambre à coucher. Le toucher est un puissant moyen de communiquer l’amour. L’étreinte des mains, les baisers, les enlacements, les massages, passer la main dans les cheveux ou dans la nuque, se prendre par la main sont des initiatives qui remplissent le réservoir émotionnel pour qui le toucher est l’expression la plus éloquente de l’amour. Les personnes dont les besoins de contacts physiques sont satisfaits se sentent en sécurité dans l’amour démontré par leur partenaire. Celles dont le besoin n’est pas satisfait ne se sentent pas aimées. DÉCOUVREZ VOTRE LANGAGE D'AMOUR! En tant que parents de multiple, nous sommes submergés par les occupations parentales. Il peut être normal d’oublier notre conjoint(e) car nous avons beaucoup moins de temps à nous consacrer. Mais si nous découvrons quel est le langage de l’un et de l’autre, il sera possible de maximiser les petits gestes qui seront importants pour notre partenaire et cela nous aidera à ne pas se perdre dans le roulement quotidien. Plusieurs tests rapides sont disponibles sur internet afin de découvrir vos langages d’amour. Soyons des parents qui s’aiment et qui SAVENT comment le démontrer efficacement avec le peu de temps que nous avons dans notre quotidien de parents pieuvres : toute notre famille en bénéficiera! AMÉLIORER LA COMMUNICATION AVEC SON PARTENAIRE La communication dans le couple est déjà un grand enjeu en soi alors rajouté à ceci la fatigue, l’irritabilité et le manque de temps : vous obtenez un cocktail parfait pour oublier votre partenaire. Pendant plusieurs mois, la grande majorité des nouveaux parents sont surpassés par les tâches reliées aux soins des enfants et la santé conjugale est mise de côté. La parentalité double ou triple vient sans manuel d’instructions : mieux vaut donc former une équipe solide et ne pas se laisser emporter par le tourbillon de défis qu’apporte la gémellité. Pour survivre au tsunami de la fameuse période 0-3 ans, l’équipe vous partage 4 conseils pour bien communiquer avec votre conjoint-e: 01 SE FIXER DES RENDEZ-VOUS Dans votre vie toujours en mouvement, il est primordial de prévoir des petits temps de partage ensemble. On en profite pour se démontrer qu’on s’aime et se dire ce que nous ressentons, incluant nos inquiétudes et nos frustrations. Mais où trouve-t-on le temps pour son couple quand on a de la difficulté à prendre une douche? De la même manière qu’on doit prévoir un rendez-vous médical pour les petits. Ce n’est pas un choix, c’est une obligation. Si vous vous sentez coupable de prendre ce temps pour votre couple, dites vous que c’est justement pour vos bébés que vous le faites. En effet, vous investissez directement dans votre santé parentale et c’est votre famille qui en bénéficiera. 02 REVOIR LA FAÇON DONT NOUS NOUS EXPRIMONS La manière de s’adresser à notre partenaire est importante : changez seulement quelques mots et la conversation sera tout à fait différente. On doit déjà se pratiquer à le faire en évitant les négations avec nos tout-petits (Ex : MARCHEZ au lieu de NE COURREZ PAS). Cela fonctionne aussi avec notre conjoint-e! Saviez-vous que le “TU” tue? Si on utilise le ‘JE’ pour faire passer nos messages, cela fait une grande différence. Par exemple: « Tu n’as pas lavé les biberons » par « J'ai dû laver les biberons » . « Tu es encore arrivé-e en retard » par « Je suis déçu-e de ton retard » . « Tu ne fais jamais la vaisselle » par « J’aimerais que tu m'aides plus souvent avec la vaisselle. » Pas facile à faire quand on a dormi seulement 12 heures … en une semaine! Ouf! Pour éviter les malentendus, on confirme si on a bien compris ce que l’autre voulait dire. Attention les mamans, une bonne partie d’entre nous a tendance à parler en « sous-entendu », car on aimerait tellement que notre conjoint-e décode nos désirs. Nouvelle de dernière heure : votre partenaire ne lis pas dans vos pensées! Apprendre à « reformuler » peut s’avérer être très judicieux pour éviter quelques malentendus. Par exemple : « Si j’ai bien compris chéri, tu viens de me dire que … » ou « Tu ressens ceci par rapport à cela n’est-ce pas? ». Concrètement, ça veut dire reprendre ce que l’autre vient tout juste de nous communiquer pour vérifier que nous avons bien compris le véritable sens de ses propos. 03 TROUVER DES MOMENTS PLUS APPROPRIÉS POUR LES SUJETS SÉRIEUX Lorsque vous êtes fatigués, vous devenez plus facilement irritables. Il y a une règle non écrite qui dit de ne rien parler de sérieux après 22 heures car nous sommes fatigués de notre journée. Si on applique ce règlement aux parents de jumeaux et triplés, il faudrait se parler de sujets importants un soir de pleine lune dans la semaine des quatre jeudis, ou encore lorsque les enfants seront au secondaire! Vous comprendrez donc que le principe ici est de garder les sujets importants pour des heures durant lesquelles les deux partenaires sont relativement en forme pour en discuter. L’autre n’aura jamais le moyen d’améliorer son comportement si vous lui cachez ce qui vous déplaît chez lui-elle. Par conséquent, soyons transparents l’un envers l’autre et choisissons le bon moment pour s’en parler et s’expliquer. 04 ÉVITER DE VOUS DISPUTER DEVANT LES ENFANTS Lorsque vous dialoguez, il est très important de garder en tout temps une attitude de respect et de profonde estime envers votre partenaire. Quand vous n’êtes pas d'accord, il n'est pas nécessaire de vous quereller. La question à se poser est la suivante : « Est-ce que j’aimerais me faire parler de la façon dont je m’apprête à le faire ? » Ce dernier principe peut être difficile à mettre en pratique lorsque vous êtes dans le feu de l’action, c’est-à-dire TRÈS souvent pendant les premiers temps. Rappelez-vous que vos enfants sont des éponges : ils vous écoutent, vous regardent, bref vous êtes leurs modèles. S’il le faut, allez écrire sur le frigo, dans un petit cahier ou encore par texto : « À tel moment, je veux que nous reparlions de cet incident ». Cela évitera que vos enfants vous voient en colère l’un envers l’autre ce qui apporte de l’insécurité chez eux, et ce, peu importe leur âge. Pour choisir « le moment », relisez la règle numéro 3! PARENTALITÉ AVEC DES JUMEAUX OU DES TRIPLÉS Je veux m'y préparer ! Regardez en rediffusion une échange en directe sur les difficultés du couple pendant la période postnatale. Voir la capsule Consulter notre page sur la parentalité et l'adaptation de ce nouveau rôle sur le couple. Voir la page LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Défis des parents d’enfants nés en même temps : la relation de couple Source: Multiple Birth Canada Adaptation à la parentalité - S3-EP05 Source: Podcast CoRSé Conjugalité et parentalité chez les parents de multiples Source: Fabrice Bak - Multipl'infos N32 Sources : Bak, F., & Archambeau, D. (2010). Les triplés et la famille : Document de synthèse – Comité scientifique de la Fédération Jumeaux et Plus. Association d’Aide aux familles de multiples. https://cabinet-bak.fr/wordpress/wp-content/uploads/2018/01/Les-tripl%C3%A9s-et-la-famille.pdf Chapman, G. (1997). Les 5 langages de l’amour. Éditions Farel. Friedman, J. (2013). Parenthood & Twins. Joan A. Friedman, PhD, Twin Expert, Psychologist, and Author. https://www.joanafriedmanphd.com/parenthood-twins/ Multiple Birth Canada. Keeping the “Couple” in a Relationship After Having Multiple-B irth Children. 2020. Consulté le 7 juillet 2022.

  • Cours prénataux jumeaux | Mamans Pieuvres

    Cours prénataux pour grossesse gémellaire. Cours prénataux pour parents de jumeaux. ACHETER MAINTENANT COURS PRÉNATAUX POUR JUMEAUX ET TRIPLÉS Êtes-vous sur le point de devenir parents de jumeaux et vous vous sentez un peu dépassés par cette grande nouvelle? Ne laissez pas le stress vous envahir, préparez-vous sereinement à cette aventure extraordinaire! Mamans Pieuvres vous propose ses cours prénataux pour jumeaux et triplés, une approche multidisciplinaire pour bien vous préparer à l’arrivée de vos bébés. CE QUE VOUS APPRENDREZ : Informations spécifiques : concernant les différents protocoles entourant un accouchement avec des multiples. Gestion de la douleur : différentes techniques et options pour vous mettre en confiance. Trucs pratiques : stratégies pour une préparation optimale de la première année, incluant la période postnatale avec vos bébés. Contenu adapté : propre au suivi de grossesse gémellaire dans la province du Québec, incluant les recommandations officielles du Conseil international des organisations de naissances multiples (ICOMBO). Conseils d'experts : offerts par une équipe multidisciplinaire chevronnée. POURQUOI VOUS INSCRIRE À NOTRE COURS? -Des modules accessibles: revenez aussi souvent que nécessaire pour peaufiner vos acquis pendant 24 mois. -Du contenu adapté pour votre réalité: qui tient compte de la prématurité et des différentes options pour nourrir vos bébés. -Un format flexible: apprenez à votre rythme, sur votre ordinateur, tablette ou téléphone mobile dans le confort de votre foyer. -Des outils concrets: afin de préparer l’arrivée de vos bébés avec plus de douceur, de confiance et d’autonomie. -Une approche multidisciplinaire*: offert par une équipe comprenant des infirmières cliniciennes, travailleuse sociale en périnatalité et petite enfance, consultante en lactation certifiée IBCLC, nutritionniste-diététiste, kinésiologue, psychoéducatrice, pédopsychiatre. SE PRÉPARER ADÉQUATEMENT À L'ARRIVÉE DE MULTIPLES Les cours prénataux chez Mamans Pieuvres ont été conçus spécifiquement pour des parents de jumeaux et de triplés. Divisé en 6 modules totalisant plus de 11 heures de contenu, vous pourrez visionner les leçons à votre rythme sur une période de 24 mois. Voici 10 notions que vous pourrez acquérir en suivant ce cours: Découvrir les types de jumeaux les plus communs. Anticiper les particularités de la gémellité et votre rôle en tant que parents. Comprendre l’aspect psychologique et physiologique de la grossesse gémellaire et multiple. Saisir le déroulement des différents types d'accouchement avec deux bébés ou trois bébés et les interventions possibles. Apprivoiser la prématurité et l’unité des soins néonataux. Impliquer le coparent dès maintenant avant l’arrivée des bébés. Vivre votre accouchement et la période postnatale avec plus de douceur, de confiance et d’autonomie. Se renseigner sur les différentes options pour nourrir vos bébés comme l’allaitement, le tire-allaitement, l’allaitement mixte, les biberons. Mieux préparer et planifier davantage les premiers mois avec des multiples. Augmenter votre sentiment de compétence face à cette nouvelle aventure. PRIX: 129$ + taxes *Nous tenons à remercier nos collaboratrices qui ont généreusement acceptées de contribuer à ces cours prénataux de manière bénévole et nous voulons souligner leur engagement indéniable et leur professionnalisme envers les familles. Chaque cours ou forfait vendu nous permet de poursuivre notre mission afin de supporter les parents de jumeaux, triplés et plus par le biais de notre contenu offert gratuitement et sans publicité. VOS INSTRUCTEURS POUR CE COURS: Infirmière clinicienne en périnatalité et consultante en lactation certifiée IBCLC, Marie-Ève travaille depuis de nombreuses années en tant que marraine d’allaitement, accompagnante à la naissance et monitrice de portage. Sa détermination à comprendre et à trouver des solutions auprès de professionnels qualifiés pour répondre aux besoins de sa famille lui ont permis de prendre un nouveau tournant dans sa carrière, à son plus grand bonheur. Elle fonde Sein-Biose en 2020. Maman de 4 enfants, Marie-Ève fait de l’allaitement le point central de sa pratique. Elle est aussi propriétaire de Cigogne & Baluchon, services périnatals. Marie-Ève Brouillette Catherine Thouin détient un baccalauréat spécialisé en sécurité et études policières. Elle est maman d'un couple de jumeaux. Rédactrice en chef, elle co-fonde Mamans Pieuvres en 2020 et supervise l'équipe de gestion depuis sa création. Catherine Thouin Karina possède le titre de travailleuse sociale depuis plusieurs années et elle y consacre sa formation continue en lien avec la périnatalité depuis son intégration comme marraine d’allaitement dans un OSBL. Elle est aussi une consultante en lactation certifiée IBCLC. Passionnée des défis de l’allaitement maternelle, elle offre plusieurs services psychosociaux, dont certains spécialisés pour les parents de jumeaux et triplés. Karina Coulombe Lethicia Romeo détient un baccalauréat en enseignement et est maman de jumelles. Adepte d'allaitement mixte, elle fonde Mamans Pieuvres en 2020 et devient la directrice générale d'une équipe de collaboratrices multidisciplinaires. Lethicia Romeo

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