top of page

Résultats de votre recherche

320 results found with an empty search

Site web (63)

  • Alimentation | Mamans Pieuvres

    Débuter l'alimentation complémentaire avec des jumeaux. Introduction des solides. Débuter l'alimentation complémentaire avec deux ou trois bébés. Vos bébés ont entre 4 et 6 mois et ils vont bientôt commencer à manger ? Il est tout à fait normal de se poser différentes questions avant de débuter cette grande aventure d'introduction aux solides. Vous hésitez peut-être encore à savoir si vous préférez débuter avec la méthode traditionnelle (purée), la diversification alimentaire menée par l'enfant (DME) ou bien faire un peu des deux. Est-ce que vous devez vraiment faire un choix ? D'emblée, il est primordial de comprendre que ces deux approches ne sont pas en compétition, mais plutôt complémentaires l'une à l'autre. Vous n'êtes pas un meilleur ou un moins bon parent selon le choix que vous ferez quant à la façon de nourrir vos bébés. Nous vous encourageons à adopter une approche flexible combinant purées et morceaux pour que cette étape dans votre vie de parents et celle des bébés se déroule de façon sécuritaire et dans le plaisir. N'oubliez pas que vos bébés sont tous différents, et ne se développeront pas aux mêmes rythmes! PURÉES ET ALIMENTATION AUTONOME: COMMENT CHOISIR? Vos bébés ont entre 4 et 6 mois et ils vont bientôt commencer à manger ? Il est tout à fait normal de se poser différentes questions avant de débuter cette grande aventure d'introduction aux solides. Vous hésitez peut-être encore à savoir si vous préférez débuter avec la méthode traditionnelle (purée), la diversification alimentaire menée par l'enfant (DME) ou bien faire un peu des deux. Est-ce que vous devez vraiment faire un choix ? D'emblée, il est primordial de comprendre que ces deux approches ne sont pas en compétition, mais plutôt complémentaires l'une à l'autre. Vous n'êtes pas un meilleur ou un moins bon parent selon le choix que vous ferez quant à la façon de nourrir vos bébés. Nous vous encourageons à adopter une approche flexible combinant purées et morceaux pour que cette étape dans votre vie de parents et celle des bébés se déroule de façon sécuritaire et dans le plaisir. N'oubliez pas que vos bébés sont tous différents, et ne se développeront pas aux mêmes rythmes! Pour parfaire votre choix, je vous recommande fortement de bien vous renseigner sur les deux approches et de prendre une décision en fonction de vos valeurs familiales mais surtout en fonction de votre instinct de parent. Peu importe la méthode que vous choisirez, ne soyez pas trop rigide et strict dans son application. Il faut savoir vous adapter à vos bébés au fil du temps ; il est possible que vous débutiez avec la DME mais qu'un de vos bébés ne soit pas intéressé par le fait de se nourrir par lui-même. Il est aussi possible que leur(s) co-jumeaux revendique(nt) leur(s) besoin(s) d'autonomie plus rapidement que vous ne l'auriez souhaité. Il important dans tous les cas de s'adapter rapidement et d'être à l'écoute des signaux que vos bébés vous font parvenir. Voici de conseils de base concernant l'introduction des aliments : Débuter l'introduction des aliments solides entre l'âge de 4 à 6 mois (âge corrigé). Attention! La DME ne devrait pas être débutée avant l'âge de 6 mois.) Suivre une formation sur l'introduction des aliments offerts par un-e professionnel(le) comme l'équipe des Nutritionnistes en pédiatrie ! Contrairement à ce qui est souvent véhiculé, ce n'est pas la purée qui est proscrite de la DME mais plutôt l'autonomie de bébé qui est mise de l'avant. La méthode traditionnelle purée, c'est le parent qui nourrit bébé tandis qu'en DME c'est bébé qui se nourrit par lui-même, à son rythme et selon ses besoins et ses compétences. Il n'y a pas plus de risque d'étouffement avec la DME qu'avec la méthode purée. Le risque zéro n'existant pas, peu importe la méthode choisie, je suggère fortement à tous les parents de suivre une formation sur la prévention de l'étouffement. Il n’est pas nécessaire de commencer l'introduction en même temps (même si cela peut vous simplifier grandement la vie!) et rappelez vous que l'un de vos bébés peut être prêt avant le ou les autres! Quelle que soit votre approche, garder tous vos bébés ensemble au même endroit en leur transmettant une expérience positive pendant le temps des repas. Ceci va contribuer directement à leur développement social et les préparer à la prochaine étape de leur aventure culinaire! Jusqu'à 12 mois, le lait maternel et/ou les préparations pour nourrisson, est un aliment super important pour la croissance de vos bébés. Donc on ne se met pas trop de pression: on veut exposer les bébés à différentes textures, saveurs, couleurs, odeurs sans toutefois les forcer à manger ni même goûter. Essayez de ne pas comparer la quantité de nourriture consommé par chaque bébé puisqu'ils auront tous des appétits différents et des aliments favoris. Une attitude détendue à l’heure des repas aidera vos bébés à développer une association positive avec la nourriture. Il est fortement conseillé de ne pas introduire le lait de vache avant l'âge de 9 mois car celui-ci contient beaucoup de sel et minéraux qui peuvent venir surcharger les reins encore immatures de nos petits. Il est recommandé de faire la transition vers 12 mois, tout en suivant l'évolution alimentaire de chacun de vos bébés. Il est primordial de surveiller la réaction de chacun pour ainsi s'adapter à leur rythme. DES CONSEILS POUR LE NETTOYAGE Pendant la période d’introduction des aliments, vous aurez l’impression de nettoyer du matin au soir, et ce, 7 jours sur 7! L’instauration d’un bon système de nettoyage vous aidera à passer au travers cette période qui n’est que temporaire chers parents! Voici quelques trucs pour optimiser tout ce qui attrait au nettoyage pendant la gestion des repas: Faire un choix judicieux quant aux chaises hautes et sièges d'appoint; Prioriser les bavettes en silicones, les bavettes à manches longues ou de types Bibado; Tenir un inventaire de plusieurs bavoirs à petits prix, af in d’éviter de faire du lavage à chaque jour; Acheter plusieurs ustensiles pour les cuillères préremplies; Acheter des assiettes-napperons si le modèle de chaises est compatible; Coller des bandelettes adhésives sur le rebord des chaises hautes et le bas des bavettes; Déposer des nappes en tissus ou nappes imperméables en dessous des chaises (on plie, on secoue et on lave de temps en temps); Installer des petites serviettes par-dessus le siège des chaises pendant les premiers mois; Garder les repas les plus salissants pour le souper pour ensuite offrir le bain (ex: pâtes à la sauce tomate, riz, etc.); Déplacer ou ajouter un panier de linge à proximité de la cuisine pour y déposer les vêtements souillés; Investir dans un aspirateur automatique et sans fil; Implanter une station nettoyage (un bac pour les débarbouillettes souillées et un autre pour les bavoirs souillés, une boîte avec des bavettes propres et une avec des lingettes propres); Profitez de votre animal poilu si vous en êtes un propriétaire! Se faire des contenants avec la combinaison EAU + VINAIGRE + OXICLEAN (le mélange gagnant!). LES VITAMINES CHEZ L'ENFANT Un supplément de vitamine D doit être donné à tous les nourrissons exclusivement ou partiellement allaités, peu importe leur lieu de résidence au Canada. Une carence en vitamine D peut entrainer le rachitisme, associé à une déformation des os. Il est recommandé de poursuivre la supplémentation jusqu’à au moins 1 an. Chez les enfants recevant une préparation commerciale pour nourrissons, les suppléments ne seraient pas nécessaires si le nourrisson consomme plus de 800 à 1 000 ml/jour. La même règle s’applique après la transition au lait de vache enrichi. Dès l’âge de 6 mois, lors de l’introduction des solides, il est recommandé d’offrir des aliments riches en fer en priorité. Une multivitamine pédiatrique n’est pas nécessaire chez l’enfant en santé qui a une alimentation variée et qui suit sa courbe de croissance. LE CHOIX DES CHAISES HAUTES La position dite sécuritaire pour la chaise haute est verticale ou légèrement inclinée vers l’arrière (de l’ordre de 15-20°). La plupart des chaises hautes permettent un tel ajustement. Idéalement, les pieds de l’enfant devraient être en appui pour favoriser la stabilité posturale nécessaire pour bien respirer, mastiquer et boire. Il n’y a pas de chaises hautes meilleures qu’une autre. Cependant, un siège de type Bumbo n’est pas privilégié pour l’alimentation, car celui-ci ne favorise pas un bon alignement des segments du corps avec les pieds en appui. COMMENT BIEN CHOISIR NOS CHAISES HAUTES Bien que le choix des chaises hautes varie en fonction des besoins de chaque famille, il y a trois facteurs majeurs qui devraient être pris en considération avant l'achat de celles-ci: 01 La facilité d'entretien Pendant la période d’introduction des aliments, vous aurez l’impression de nettoyer du matin au soir, et ce, 7 jours sur 7! Malheureusement, ce n’est pas une illusion : vous risquez fort bien de frotter la cuisine et la salle à manger toute la journée, particulièrement avec la DME! Voici quelques questions à se poser lors du choix final de vos chaises: Chaise en plastique ou en tissu? Est-ce que certaines parties sont détachables? Y-a-t-il beaucoup de trous/craques/racoins qui semblent difficile à atteindre? Est-ce que le plateau se retire? 02 L'ergonomie Une chaise haute peut être assez emcombrante dans une cuisine ou une salle à manger ... alors imaginez quand on doit prévoir l'espace pour en utiliser deux ou trois en même temps! Dépendemment de l'espace que vous avez à la maison, cela peut devenir un vrai casse-tête. Les parents qui attendent des triplés se tournent souvent vers des sièges qui s'attachent directement à une chaise (rehausseur). Si vous optez pour une la traditionnelle chaises haute, vérifiez si elle se plie facilement. Si vous pensez vous procurer un siège, vérifiez plutôt si les accoudoirs empêchent votre modèle d'entrer sous la table, une fois installé sur une chaise. 03 Le prix Il peut y avoir beaucoup d'équipement à se procurer lors de l'arrivée des bébés, particulièrement si c'est vos premiers. Certains aricles offrant plusieurs options peuvent faire gonfler la facture assez rapidement. Attention: Le prix n'est pas représentatif de la qualité du produit et de son efficacité. Certains modèles (pour ne pas nommer une compagnie italienne) sont dispendieux et attrayants mais vous feront dire certains mots d'église quand viendra le temps de les nettoyer, ou encore de les plier! LES TYPES DE VERRES À PRIVILÉGIER Vos bébés grandissent et voilà arrivé le moment de choisir un verre. À bec rigide, à bec mou, avec poignées, à paille? Avec tous les modèles disponibles, il peut devenir difficile de décider vers quel type de récipient se tourner. POURQUOI EST-CE IMPORTANT? Les différentes options ont un impact sur le patron moteur que le bébé utilisera pour boire. Avant l’introduction du verre, votre poupon a l’habitude d’utiliser la succion, que ce soit au sein ou au biberon, pour avaler les liquides. Sa mâchoire et sa langue se positionnent alors de manière à téter avec un mouvement horizontal. Or, après ses 12 mois, on devrait amener bébé à s’exercer à utiliser un mouvement vertical pour avaler. Ce nouveau patron moteur favorisera une meilleure position de la langue à long terme, ce qui diminue les risques de malocclusion et de certains problèmes d’articulation. Ainsi, la forme et la texture du bec sont à considérer, mais il faut aussi penser aux mouvements de langue et de mâchoire que votre bébé devra faire pour boire à l’aide du verre en question. QUEL CONTENANT CHOISIR? Le but est d’amener votre poupon à mettre de côté le patron de succion qu’il connait et à prendre de petites gorgées. On peut rapidement offrir un gobelet avec un poids à la base ou un petit verre muni de poignées pendant les repas afin de limiter les dégâts tout en permettant à bébé de se pratiquer à boire au verre ouvert. Entre les repas, le verre ouvert peut être plus difficile à gérer parce que nos bébés sont bien heureux de les utiliser afin de découvrir la gravité et les joies de verser ou de transvider le liquide un peu partout. Et des verres ouverts en double ou on triple, ça peut impliquer... beaucoup de dégâts! Vous pouvez donc opter pour un verre d’entrainement muni d’un court bec ou d’une courte paille. Idéalement, l’embout (paille ou bec) ne devrait pas traverser la ligne des dents, c’est-à-dire que le bout devrait être maintenu en place par les lèvres, et non par les dents. Les verres d’entrainement avec une valve antifuite, bien que pratiques, sont à éviter puisqu’ils exigent également un mouvement de succion. Finalement, lorsqu’il s’agit d’habitudes de succion, ce sont la fréquence, l’intensité et la durée d’utilisation qu’il faut garder en tête. Ainsi, si vous offrez un verre avec une valve antifuite à l’occasion, ce n’est pas dramatique! On recommande toutefois de limiter son utilisation et de viser l'emploi du verre ouvert le plus souvent et le plus tôt possible. SÉCURITÉ À TABLE : PRÉVENTION DE L'ÉTOUFFEMENT Saviez-vous que l’étouffement est la première cause de décès chez les enfants de moins d'un an et la quatrième chez les enfants d’âge préscolaire? Nous tenons aussi à vous sensibiliser à la sécurité et la prévention des accidents puisque les inquiétudes se voient décuplés lorsqu'on veille sur plus d'un bébé à la fois! Nous croyons que chaque parent devrait détenir une base de secourisme. Il n'est jamais trop tard (ou trop tôt!) pour vous inscrire à une formation, que ce soit via des ateliers en personne dans des centres familiaux ou des centre de formation reconnue, ou encore directement en ligne (ex: des entreprises comme La Petite Trousse ). Voici quelques conseils en lien avec la sécurité à table: Inscrivez vous à un cours d'introduction aux solides avec un-e professionnel-le. Suivez un cours de secourisme pour bébés et enfants. Attachez les petits adéquatement et assurez vous que la position des chaises et sièges est adéquates. Apportez toute la nourriture sur la table, incluant des ustensiles de rechange. Diminuer les distractions, tant pour les enfants que le parent. Garder une liste des aliments déjà introduits. Ne laissez pas les petits sans surveillance pendant les repas. Offrir les aliments selon les recommandations (téléchargez notre outil gratuit!) Q&R SUR LES TROUBLES ALIMENTAIRES CHEZ LES JEUNES ENFANTS 1- Quel est le rôle de l’ergothérapeute en lien avec l’alimentation? L'ergothérapeute aide l’enfant de tout âge à développer différentes habiletés, qu’elles soient motrices et/ou sensorielles et adapte l’environnement de ce dernier pour lui permettre de boire et de manger de façon autonome ou plus sécuritaire. 2- Qu’est-ce que la dysphagie ou le trouble de déglutition? La dysphagie est un trouble de la déglutition. Il s’agit d’une difficulté à transférer la nourriture, les liquides ou la salive de la bouche vers l’estomac par l’intermédiaire du pharynx et de l’œsophage. Ce n’est pas une maladie, mais bien un symptôme d’une condition médicale. Chez la clientèle pédiatrique, les troubles de la déglutition (et de l’alimentation) sont fréquemment observés chez les nourrissons prématurés en lien avec une pauvre succion, des difficultés de respiration, l’immaturité du système digestif ainsi que la présence de reflux gastro-œsophagien. 3- Comment est-elle diagnostiquée? Plusieurs signes cliniques peuvent permettre d’en venir à consulter votre médecin qui fera par la suite une référence aux professionnels requis. Par exemple, si votre enfant a fait plusieurs pneumonies dans les derniers mois, toussote régulièrement ou s’étouffe lorsqu’il mange ou boit, qu’il conserve longuement les aliments dans la bouche avant de les avaler ou qu’il a des résidus dans la bouche après avoir avalé, consultez votre médecin. D’un autre côté, si progressivement votre enfant refuse la cuillère ou le biberon, que les repas s’écourtent, s’allongent ou même deviennent un cauchemar, ce sont là des comportements indiquant qu’il vit probablement un inconfort lors de l’alimentation. 4- Quelles sont les interventions/précautions à prendre avec les enfants dysphagiques? Les interventions clés sont les « 5 ments » : L’environnement (augmenter/diminuer le niveau d’éveil de l’enfant) ; Le positionnement (au biberon, assis) ; Les équipements (tétines, verres, pailles, ustensiles adaptés) ; Les aliments (changement de textures/consistance/température/couleur) ; L’enseignement (habitudes des proches et techniques) ; L’approche de réadaptation des structures orales-motrices. 5- Est-ce que c’est une condition permanente ou temporaire? Compte tenu que la dysphagie n’est pas une maladie, son traitement dépendra de la cause. Que ce soit la prématurité, les reflux gastro-œsophagiens ou l’alimentation entérale (gavage), cela peut amener des impacts sur les capacités orales-motrices et/ou le traitement de l’information sensorielle (difficulté à faire une transition vers les nouveaux goûts, textures, températures ou mode d’alimentation). Chez les enfants en bas âge, une prise en charge précoce combinée à un plan de traitement adapté sera l’idéal pour permettre de normaliser, voire rétablir, les fonctions de déglutition. 6- Qu’est-ce que la sélectivité alimentaire (néophobie alimentaire) et par quoi elle se manifeste? On parle de trouble sélectif lorsqu’un enfant mange moins de 30 aliments répartis dans les 4 groupes alimentaires. Il peut se désorganiser à la vue ou au contact avec un aliment (tourner la tête, crier, pleurer, paniquer) et refuser catégoriquement d'essayer de nouveaux aliments. Souvent, un certain groupe alimentaire est ciblé. 7- Qu’est-ce qu’il est possible de faire pour aider l’enfant à accepter de manger plus diversifié? La règle numéro 1 est de maintenir ou de favoriser l’exposition aux aliments non aimés; que ce soit via la participation à la préparation des repas, le service au milieu de la table, dans une assiette à côté de la sienne et idéalement toléré dans la même assiette que le repas qui lui est présenté. Il faut toujours s’assurer que l’aliment non aimé soit en présence d'autres aliments qu’il consomme de manière régulière dans le but de diminuer l’anxiété et qu’il se sente plus à l’aise d’explorer. Il est également important de ne pas mettre l’emphase sur l’enfant ou les quantités ingérées, mais de miser sur les petites réussites et la patience. 8- Qu’est-ce que le reflux gastro-œsophagien? Il s’agit d’un retour spontané du contenu gastrique dans l’œsophage pouvant se présenter sous forme de régurgitations ou de vomissements. Des signes mineurs sont aussi à surveiller, notamment la toux, les avalements à répétitions ou la présence de sécrétions. Souvent, ceux-ci diminuent lorsque l’enfant commence à intégrer les solides. 9- Avez-vous un conseil pour assurer une alimentation sécuritaire de l’enfant malgré le reflux? Un positionnement le plus verticalisé possible aux repas et aux boires est idéal. Il est également important d’éviter la position couchée 30 minutes après les repas et les boires. L’ajustement des consistances des solides et des liquides est également une option que votre professionnel peut vous proposer. 10- Pour les bébés qui ont une alimentation entérale (par gavage), comment est-il possible de le sevrer? Le tout sera déterminé par votre pédiatre spécialisé en gastroentérologie avec lequel vous aurez des suivis réguliers. Une équipe interdisciplinaire sera présente, composée d’un nutritionniste, d’un ergothérapeute et d’un orthophoniste, et parfois même d’un psychoéducateur ou d’un psychologue. Plus précisément en ergothérapie, le but sera de normaliser le plus possible la région orale (bouche, lèvres, langue) afin qu’elle soit prête à accueillir la nourriture le moment venu. Il est faux de penser que comme l’enfant est nourri par le ventre, qu’il faut négliger la bouche. Il est très important que les deux systèmes demeurent interreliés tout au long du processus afin d’éviter une hypersensibilité au niveau de la bouche. Ceci pourrait créer des impacts à long terme sur l’alimentation et même l’hygiène des dents. 11- Qu'est-ce que la constipation et que pouvons-nous faire pour la prévenir ou y remédier? La constipation se définit par une diminution de la fréquence des selles associée à une difficulté pour les évacuer. Il est important de privilégier une alimentation variée, saine et à des heures régulières pour que le transit intestinal développe une régularité. Plusieurs stratégies proprioceptives et tactiles peuvent être intéressantes lorsque la constipation est déjà présente telles que : Bébé est couché sur le dos, on effectuer des mouvements de vélo en ramenant les jambes vers le ventre plusieurs fois ; Privilégier un positionnement sur le ventre ; Massages au niveau du ventre dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; Mettre de la chaleur sur le ventre. L'ORGANISATION 101 DANS LA CUISINE La période intense des boires continuels durant les premiers mois fait place à celle où vous devrez cuisiner pour toute la famille. Vos nouveaux défis incluront: une nouvelle routine du matin et du soir avec la garderie et le retour au travail, la grève de la faim, la planification des repas, le nettoyage sans fin, la gestion des comportements à table, les allergies ou intolérances ... ouf! La clé pour garder votre sang-froid? L'Organisation! Pour en revenir à l'organisation culinaire, on vous propose notre concept des trois ‘P’, afin de vous aider à diminuer votre stress et votre charge mentale. Si vous ne le saviez pas déjà, la gestion des repas n'est pas de tout repos avec des petits qui se déplacent à leur guise dans la maison ! Vous risquez de ne pas avoir une minute tranquille dans la cuisine, d'oû l'importance d'être bien organisé ! ÉTAPE 1: PLANIFIER Dès que vous aurez trouvé la meilleure routine qui fonctionne pour votre réalité, votre planification sera implantée dans votre organisation familiale et elle deviendra naturelle. Il est évident que vous ferez des ajustements, particulièrement avec l’âge des enfants. Le côté bénéfique de la planification sert à vous sécuriser dans votre routine rocambolesque des premières années à élever des multiples. Il n'y a rien d'agréable à se demander ce qu'on mange pour souper devant le frigo à la dernière minute pendant que les petits se chicanent ou sont accrochés après nos jambes! Réévaluer votre espace de travail afin qu’il soit le plus efficace possible (ex : laisser certains équipements en permanence sur les comptoirs, faire du ménage dans vos tiroirs de plats et couvercles, prévoir une section collations dans la cuisine, etc). Se doter d'une méthode de travail et rester organisé à l'aide d'outils pratiques (ex : livres ou application de recettes coup de cœur, agenda, tableau pour y afficher le menu et liste d’épicerie). Ajouter de l’espace de rangement pour la nourriture sèche et humide afin de cuisiner en gra nde quantité (ex : meuble supplémentaire pour les collations, achat d’un deuxième frigo ou d’un cube congélateur). Faire une liste des incontournables de votre garde-manger et les avoir en tout temps sous la main. Concevoir un menu simple pour toute la famille selon les spéciaux de la semaine ou avec des recettes fixes sur rotation (aux 2,3 ou 4 semaines) qui s'adapte légèrement selon la saison. Gérer l’épicerie : définir le mode (ex : en personne, ramassage ou livraison), la fréquence (ex : aux 2 semaines), la journée (ex : vendredi soir, dimanche matin) et la personne en charge (ex : vous-même, votre partenaire, amis). Décider quelle(s) journée(s) sera consacrée(s) à la préparation des repas. *BONUS : Se laisser une journée dans l’horaire pour s’octroyer une pause bien méritée, soit en commandant du restaurant qui a une promotion X, ou encore, en allant chercher un repas familial déjà préparé. ÉTAPE 2: PRÉPARER Une fois votre routine de planification bien en place, c’est la préparation qui vous sauvera du temps précieux lors des repas. Cette partie est primordiale surtout lorsque le temps est venu de retourner au travail. Investir dans l’équipement culinaire qui ne nécessite presque pas de manipulation et qui vous aide à sauver du temps (exemple : produits Tupperware, mijoteuse, friteuse à air, cuiseur à riz, etc). Respecter les journées qui seront consacrées à la préparation des repas. Demander aux grands-parents ou à un proche de venir à la maison spécifiquement pendant la période de préparation des repas. Organiser des journées de « cuisine commune » avec un-e ami-e où vous préparer quelques recettes et séparer tous les plats. Doubler ou tripler les recettes lorsque c’est possible de le faire. Congeler les recettes pour n’avoir qu’à mettre au four et servir. Préparer des repas « mijoteuse » avec tous les ingrédients dans des sacs de congélation. Éplucher, couper, séparer et préparer les fruits/légumes/collations pour la semaine. *BONUS : Demander à des proches de préparer des plats afin de vous aider de temps en temps. Il n’y a pas que la première année avec des multiples qui est intense … il ne faut pas hésiter à demander de l’aide. ÉTAPE 3: PARTAGER Qu’entendons-nous par partager? Le partage de bons moments en famille lors des repas, certes, mais également le partage des responsabilités. Le rôle des enfants est de manger les aliments qui sont devant eux, selon leur faim tandis que le rôle du parent est de leur proposer des aliments selon une routine constante. Nous vous invitons à en apprendre davantage sur le concept de partage des responsabilités en suivant les nutritionnistes en pédiatrie. Partager les responsabilités : nourrir ses enfants en les exposant à des aliments différents, avec un aliment familier en accompagnement. Partager les responsabilités : laisser les enfants décider s’ils mangent ou non. Accepter ce qui se passe par la suite ... incluant la quantité ingérée (n'hésitez pas à consulter si vous avez des inquiétudes!) Impliquer les enfants! Faites-les participer en leur donnant de petites tâches comme aider à dresser la table. Partager la nourriture au centre de la table. Intégrer des recettes à son menu où les enfants peuvent activement participer de façon sécuritaire (ex : créer sa propre pizza). Échanger pendant le repas (parler de notre journée à la garderie, parler de ce qui se trouve dans notre assiette avec les couleurs/textures). Créer un jeu pendant la routine du nettoyage avec de la musique entraînante. *BONUS : Investir dans une tour d’apprentissage et les garder occupés avec des jeux ou des tâches reliées à la préparation des repas. PARENTALITÉ AVEC DES JUMEAUX OU DES TRIPLÉS Je veux m'y préparer ! Pour des détails supplémentaires en lien avec l'alimentation pendant la petite enfance Consulter la page Écoutez notre entrevue sur l'alimentation 0-5 ans avec notre nutritionniste et nos capsules sur les comportements irritants à table. Visionner la capsule LIENS INTÉRESSANTS À CONSULTER: Dépliant : introduire les aliments complémentaires Source: CHU Sainte-Justine Balado Alimentation des enfants dans le plaisir et la bienveillance Source: Nutritionniste en pédiatrie Hope for Children with Digestive Disorders (anglais) Source: GIKids Sources : American Academy of Pediatric Dentistry. (2024). Management of the developing dentition and occlusion in pediatric dentistry. In The reference manual of pediatric dentistry (pp. 475–493). Chicago, IL: American Academy of Pediatric Dentistry. Bahr, D. (2018). Feed Your Baby and Toddler Right : Early Eating and Drinking Skills Encourage the Best Development. Future Horizons. For the dental patient. From baby bottle to cup. Choose training cups carefully, use them temporarily. (2004). Journal of the American Dental Association (1939), 135(3), 387.https://doi.org/10.14219/jada.archive.2004.0191 Gergès, C. (2021). Comment accompagner mon enfant pour développer une saine relation avec les aliments (alimentation intuitive). Nutritionnistes en pédiatrie. https://nutritionnistesenpediatrie.com/aider-mon-enfant-a-developper-une-saine-relation-avec-les-aliments-alimentation-intuitive/ nutritionnistesenpediatrie.com King, K. L., & Duryea, T. K. (2025). Dietary recommendations for toddlers, preschoolers, and school‑age children. UpToDate. https://www.uptodate.com/contents/dietary-recommendations-for-toddlers-preschoolers-and-school-age-children UpToDate+1 Santé Canada, Société canadienne de pédiatrie, Diététistes du Canada & Comité canadien pour l’allaitement. (2014). La nutrition du nourrisson né à terme et en santé : Recommandations pour l’enfant âgé de 6 à 24 mois. Gouvernement du Canada. https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/guide-alimentaire-canadien/ressources/nutrition-nourrisson-terme-sante/nutrition-nourrisson-terme-sante-recommandations-naissance-six-mois/6-24-mois.html Société canadienne de pédiatrie, Comité de la santé des Premières Nations, des Inuits et des Métis. (2022). La prévention de la carence en vitamine D symptomatique et du rachitisme chez les nourrissons et les enfants autochtones. Paediatrics & Child Health, 27(2), 128. https://cps.ca/fr/documents/position/vitamine-d-symptomatique-et-du-rachitisme-chez-les-nourrissons-et-les-enfants-autochtones

  • Podcast Entre Mamans Pieuvres | Mamans Pieuvres

    Balado sur le quotidien des parents de jumeaux et triplés. Podcast Entre Mamans Pieuvres.

  • Deuil périnatal | Mamans Pieuvres

    Perdre un ou des bébés pendant ou après une grossesse multiple. Deuil périnatal de jumeaux ou triplés. Deuil périnatal de grossesse gémellaire. Perte et décès de jumeaux ou triplés. Perdre un ou des bébés issus d'une grossesse multiple. En collaboration avec l'organisme CLIMB et Parents Orphelins. Au nom de toute l'équipe de Mamans Pieuvres et de ses collaboratrices, nous voulons vous présenter nos sincères condoléances pour votre perte. Si vous êtes un membre de la famille ou un proche, nous vous invitons à faire preuve d'empathie, d'amour et de soutien. Le décès d’un ou de tous les bébés lors d'une grossesse multiple est une tragédie que seuls les parents endeuillés peuvent comprendre. Grâce à l'avancement de la science et la technologie de pointe, les parents savent très tôt durant la grossesse lorsqu'ils attendent plus d'un bébé. Un lien d’attachement très fort se développe donc avec chacun d'entre eux et ce même avant l’accouchement grâce aux monitorings et échographies, qui sont de meilleure qualité. Il est vrai que beaucoup de futurs parents éprouvent des sentiments ambivalents reliés aux différentes réalités de devoir s'occuper de plusieurs enfants à la fois: l’accouchement, les soins à donner pendant les premiers mois, les finances ... Il n'en demeure pas moins que tôt ou tard, la plupart d'entre eux sont très enthousiastes à l’idée de devenir parents de multiples, de par le statut particulier que celui-ci procure. Personne ne peut vraiment imaginer la désolation que provoque la mort d'un de ses bébés ou de tous ses bébés et ce peu importe la période de temps où les décès surviennent. La perte de jumeaux ou triplés est particulière puisque les probabilités de retomber enceinte à nouveau de plus d'un bébé sont très minces. L'équipe de Mamans Pieuvres tient à remercier Madame Jean Kollantai de l'organisme CLIMB (Center for Loss in Multiple Birth ), basé à Anchorage, en Alaska pour ses recherches et son immense implication dans le deuil spécifique aux grossesses multiples. Les textes ont été adaptés et révisés par l'équipe de Mamans Pieuvres. VOUS N'ÊTES PAS SEUL À priori, il semble inconcevable de revenir les bras vides à la maison, lorsqu'on attend l'arrivée de plusieurs bébés. Malheureusement, c'est une tragédie que plusieurs parents ont à vivre, dû aux risques élevés de complications médicales chez les grossesses gémellaires et multiples (ex: prématurité, STT, malformations congénitales. La première chose que nous souhaitons que vous sachiez, c’est que vous n’êtes pas seul. En effet, le taux de fausse couche entre la 11e et la 23e semaine sont deux fois plus élevés chez les jumeaux que chez les bébés issus d’une grossesse simple. Ils sont cinq fois plus élevés chez les jumeaux qui partagent un cordon ombilical (Agence de la santé publique du Canada, 2013). Si vous désirez avoir des enfants depuis des années et que vous êtes en traitement de fertilité, une grossesse multiple s’avère un événement très spécial, soit l'équivalent d'avoir gagné le billet gagnant à la loterie. Cette grande annonce était peut-être l'une des journées les plus mémorables de votre vie. Plusieurs ont passé à travers des mois voire d es années de lutte contre l’infertilité ; l a colère et la déception s'installent alors car tout est à recommencer. Après la perte, vous vous demander peut-être si vous serez parent un jour (ou si vous aurez d'autres enfants). Il faut avoir rêvé, espéré et aimé deux ou trois bébés à la fois afin de pouvoir comprendre l’étendue et la dévastation de la perte. - Jean Kollantai, Organisme CLIMB UN BÉBÉ SURVIVANT Que les bébés décèdent au même moment ou à des intervalles différents, les parents ont besoin d'avoir l'opportunité de voir leurs bébés et d’avoir des souvenirs d’eux. Célébrer la vie d'un bébé et pleurer la perte d'un autre simultanément est une épreuve inexplicable. Le deuil se passe à plusieurs niveaux soit la perte de votre précieux bébé (ou bébés), la perte d'une parentalité spéciale (statut social) et la perte d’un frère ou d’une sœur unique pour le bébé survivant. Les parents apprécient énormément ces moments précieux pour des années à venir, même si au moment même où ils le vivent, la douleur est immense. C’est aussi primordial pour les parents de ne pas être bousculés dans les prises de décisions qui peuvent être accablantes. Il pourrait être bon pour la famille de se choisir une personne de confiance pour les aider et les guider dans la prise de décision finale qui leur reviendra. L'organisme CLIMB offrent quelques conseils aux parents ayant perdu un ou des jumeau(x)/triplé(s): 1. Obtenir plusieurs photos votre ou vos bébé(s) Ils peuvent se toucher les mains, être dans les bras des parents ou encore porter des vêtements choisis par les parents. Ces photos peuvent être prises par les membres de la famille et/ou le personnel hospitalier et le développement des photos devrait nécessiter une attention toute particulière. L’enregistrement d’un vidéo est grandement recommandé. Si vous avez un bébé survivant, vous pouvez les réunir le temps d'une photo par exemple. 2. Prendre du temps avec votre ou vos bébé(s) Vous pouvez les bercer, leur chanter des mélodies, les cajoler. Les parents ne devraient jamais se sentir pressés lorsqu’il s’agit de faire leurs adieux. C'est vos droits fondamentaux de prendre vos bébés, ensemble si possible, aussi souvent et aussi longtemps que vous le désirez. 3. Donner un nom à votre-vos bébé(s) Donner un nom à votre (vos) bébé(s) est très significatif, et ce peu importe le nombre de semaine de gestation. Certains parents choisiront de garder les noms prévus durant la grossesse tandis que d’autres préfèreront garder les noms choisis pour des enfants vivants qui naîtront lors de prochaines grossesses. 4. Demander une autopsie Il est important pour les parents de connaître la cause du décès et d’obtenir des réponses aux questions qu’ils se posent dans la mesure du possible. Le fait de savoir si les bébés étaient identiques ou non aident les parents à se faire « une image » de leurs bébés. Une demande à ce sujet doit être faite rapidement, car il sera généralement impossible de le déterminer plus tard. Il faut même parfois insister, lorsque ces bébés sont de même sexe. 5. Présenter votre ou vos (bébés) à vos proches Si vous êtes à l'aise, vous pouvez présenter votre ou vos bébés aux grands-parents, fratrie, parrain/marraine ou encore à un guide spirituel. 6. S'informer sur les arrangements funéraires Il est important de s'accorder sur les décisions entourant les arrangements funéraires (inhumer ou incinérer les bébés ensemble). Plusieurs parents ont trouvé du réconfort sachant que leurs jumeaux étaient, d’une certaine façon, réunis. Même si un des bébés est déjà enterré, il peut être possible de les réunir par la suite. L’enterrement et/ou le service commémoratif peuvent être faits à l’extérieur d’une maison funéraire, à l’église, dans la maison familiale ou chez la parenté, dans un parc, etc. 7. Exprimer vos besoins à votre entourage Il est important de parler avec les membres de la famille et les amis pour leur donner l’opportunité de pouvoir vous comprendre et d’être supportant. S’ils en sont incapables, alors tournez-vous vers des gens qui le seront. Si vous êtes incapables d'en parler verbalement, vous pouvez honorer la mémoire de leurs bébés à travers des faire-part permettant du même coup d’informer les gens de ce qui s’est passé, des sentiments vécus par les parents ainsi que leurs besoins. 8. Trouver une façon de se remémorer votre ou vos bébé(s) Des parents ont trouvés plusieurs façons d'honorer leurs jumeaux ou triplés afin de les inclure dans leur famille à jamais. Il est important pour chaque famille de se trouver une façon bien à elle qui sera significative. 9. Adhérer à un groupe de soutien Les groupes de soutien au deuil périnatal peuvent être très aidants, n’hésitez pas à contacter la personne responsable de ces groupes virtuelles ou en présentiel. Trouver un ou des ami(s) ayant vécu la perte d'un ou des jumeau(x)/triplé(s) ou plus est un moyen qui aide plusieurs parents. 10. Obtenir du soutien psychologique Consulter des professionnels est une excellente façon de s’aider. Il n’est pas nécessaire d’avoir l’impression de « perdre la carte » pour bénéficier de ces services; le décès d'un ou plusieurs bébés est une raison suffisante pour s'occuper adéquatement de votre santé mentale. carnet deuil LE PROCESSUS DE DEUIL Il n’existe aucun mot pour décrire le sentiment de vide et la dévastation que l’on ressent en revenant à la maison sans son bébé. Après les premiers jours, parfois les premières semaines, le choc et le déni s’estompent pour laisser place à un vide immense. Et pourtant, c’est souvent à ce moment que l’entourage s’attend à ce que les parents « reviennent à la normale ». C’est aussi, pour plusieurs mères, le moment où elles doivent reprendre le travail, alors qu’elles avaient planifié un congé parental pour s’occuper de leurs bébés. Le retour au travail et les obligations quotidiennes peuvent distraire momentanément, mais ils ne diminuent en rien la douleur du deuil. Les pères aussi peuvent vivre une grande détresse. Certains se sentent coupables de ne pas avoir pu « protéger » leurs bébés. D’autres ressentent un profond sentiment d’échec envers leur conjointe. Souvent, ils essaient de ne pas parler de leurs enfants ou de cacher leurs émotions, espérant ainsi alléger la peine. Les deux parents doivent apprendre à dire au revoir. À un, deux, parfois plusieurs bébés. Et chacun a besoin d’occasions, seul et en couple, pour passer du temps avec leurs enfants, vivants ou décédés. Exprimer les émotions qui les traversent culpabilité, colère, peur, frustration est essentiel. Parler de l’enfant décédé, même un peu, même rarement, a des effets positifs prouvés : diminution de l’anxiété, apaisement du deuil, meilleur accueil des besoins du bébé survivant. AMBIVALENCE DES SENTIMENTS Les parents en deuil vivent souvent un mélange contradictoire d’émotions : joie et tristesse, amour et souffrance. Ces sentiments opposés s’entremêlent dans les jours, semaines et mois suivant la perte d’un jumeau. Aimer et s’occuper d’un bébé vivant tout en pleurant son jumeau décédé est une épreuve unique. Ce n’est pas seulement un deuil d’enfant, c’est aussi le deuil de la gémellité. Voir d’autres jumeaux peut raviver la douleur pendant des années. Certains parents deviennent très investis auprès du bébé survivant, même en parfaite santé. Ils le sentent vulnérable, craignent qu’il lui arrive quelque chose, et ressentent le besoin d’être constamment présents. Le moment viendra où vous aurez à expliquer à votre enfant qu’il avait un frère ou une sœur avec lui, dans votre ventre. Cette révélation amène souvent une tristesse douce, mais surtout un lien spécial. Un lien invisible mais réel, qui ne devient pas un fardeau. EN SOUVENIRS DE VOS BÉBÉS Voici quelques idées qui pourraient vous inspirer: Un bijou avec leurs noms, date de naissance ou des pierres de naissance. Une sculpture avec les empreintes de pieds. Une peinture à partir des photos ou des souvenirs. Un arrangement de photos ou un travail d’artisanat comme décoration dans la maison. Un tatou. Planter des arbres côte à côte et les regarder grandir à travers les années. Délimiter un endroit spécial où déposer les urnes ou une boîte souvenir. Préparer un livre personnalisé de souvenirs pour bébés. Créer une étampe avec les empreintes de bébés. Commander un ourson en peluche avec Tenir un événement à chaque année avec les autres enfants ou des proches. Si vous voulez soutenir un(e) ami(e) ou un proche ayant vécu la perte d'un ou plusieurs bébés, voici quelques conseils importants à ce sujet. COMMENTAIRES À ÉVITER: «Tu te reprendras: tu es encore jeune!» «C’est pas si grave puisque tu ne connaissais pas tes bébés!» «Compte-toi chanceuse, au moins tu as encore un autre bébé!» RÉACTIONS APPROPRIÉES ET BÉNÉFIQUES: -Ne rien dire si rien ne vous vient en tête, mais écouter avec empathie et sans jugement, -Être présent-e et disponible pour votre ami ou proche -Demander ce dont elle-il a besoin -Accompagner son ami-e à ses rendez-vous -Organiser les démarches pour le rituel funéraire (s’il y a lieu) -Coordonner les visites de l’entourage -Préparer des plats, faire le ménage, s’occuper de la fratrie (s’il y a lieu) INTERRUPTION DE LA MONTÉE LAITEUSE Plusieurs situations peuvent justifier une interruption pharmacologique de la montée laiteuse chez la femme. Un problème de santé chez la mère (par exemple VIH), une adoption de l’enfant, un problème de santé chez le nourrisson ou le décès de celui-ci. Bien que la montée laiteuse puisse être supprimée à l’aide de méthodes non médicamenteuses (port d’une brassière ajustée, absence de stimulation des seins, application de glace), celles-ci sont efficaces dans environ 70% des cas et peuvent s’avérer douloureuses/inconfortables chez la femme. De plus, chez la mère en deuil de son enfant, la détresse psychologique associée au drame qu’elle vit justifie le recours à un traitement pharmacologique pour stopper sa montée laiteuse. La cabergoline (DostinexR) est un médicament utilisé dans le traitement de l’hyperprolactinémie (sécrétion excessive de prolactine par la glande hypophysaire). Elle est donc capable de supprimer la production lactée. Une dose unique de 1mg est à prendre par la bouche la première journée du post partum. Son effet débute rapidement, soit 3h après l’ingestion de la dose, et dure de 14 à 21 jours. La cabergoline est habituellement bien tolérée, les effets secondaires rapportés incluent une diminution de la pression artérielle, des maux de tête et des étourdissements. Il est préférable de le prendre en mangeant afin d’augmenter sa tolérabilité au niveau digestif. Mamans Pieuvres et leurs étoiles est un groupe de soutien qui offre du support aux familles de jumeaux ou triplés ayant vécu la perte de leur(s) bébé(s) Rejoindre le groupe Capsules vidéos pour les parents ayant vécu un deuil périnatal. En collaboration avec l'organisme Parents Orphelins. Voir les capsules Connaissez-vous la Fondation Portraits d’Étincelles ? Cet organisme soutien des milliers de parents endeuillés à travers le Québec par l’intermédiaire de ses services en fournissant, tout à fait gratuitement, des photographies et retouches professionnelles dans un contexte de deuil périnatal dans tous les hôpitaux de la province et ce, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. La Fondation Portraits d’Étincelles compte plus d’une centaine de bénévoles répartis aux quatre coins du Québec. Visitez le site web RESSOURCES POUR VOUS : Revenir les bras vides Source: CHU Sainte-Justine Ressources diverses Source: Parents Orphelins Boîte à outils Source: Les Perséides Sources : Pamphlet Lost of both or All, Lost of a Twin - Center for Loss in Multiples Birth Lactation suppression treatment B.C. Women's Hospital & Health Up to date (page consultée le 17 septembre 2021). Monographies de produit (en ligne) General Twin Loss - Twinless Twins Support Group International (page consulté le 2 mai 2022)

View All

Blogue (29)

  • Génétique ou environnement ? Ce que les études de jumeaux nous révèlent

    Crédit photos: Wix Grâce à nos partenaires de recherche chez ICOMBO, nous avons accès aux toutes dernières découvertes concernant les grossesses gémellaires ainsi que sur la santé des familles ayant des enfants issus d'une naissance multiple. Ces études permettent non seulement d'en apprendre davantage sur le phénomène de la gémellité, mais aussi de mieux soutenir les parents dans leur quotidien. Pour plus d'informations, visitez le site web de ICOMBO. Les jumeaux nés petits restent-ils petits ? Une étude apporte des réponses rassurantes De nombreux parents de jumeaux s'inquiètent de voir leurs bébés naître plus petits que la moyenne et se demandent si cet écart persistera tout au long de leur enfance. Une récente étude menée à São Paulo a suivi la croissance de jumeaux de la naissance jusqu'à l'âge scolaire afin de mieux comprendre l'évolution de leur poids et de leur taille au fil du temps. Les chercheurs ont constaté que, à la naissance, la grande majorité des jumeaux présentaient un poids et une taille inférieurs à ceux des enfants uniques. Toutefois, la plupart ont connu une importante phase de croissance de rattrapage (« catch-up growth ») au cours des premières années de vie. L'étude a également révélé que l'influence de la chorionicité (partage ou non du placenta) est surtout importante pendant la grossesse et la période néonatale. Les jumeaux monochoriaux, qui partagent un même placenta, avaient généralement un poids de naissance plus faible que les jumeaux dichoriaux. Cependant, à mesure que les enfants grandissent, c'est davantage la zygosité (le fait d'être jumeaux identiques ou fraternels) qui influence leur croissance. Les chercheurs ont observé que les jumeaux identiques deviennent progressivement plus semblables l'un à l'autre en termes de taille et de poids que les jumeaux fraternels. La bonne nouvelle est qu'à l'âge scolaire, la taille moyenne des jumeaux se situait dans les normes attendues pour les enfants uniques du même âge. Ces résultats sont rassurants pour les familles : même si les jumeaux commencent souvent leur vie avec un poids plus faible, la majorité rattrapent une grande partie de cet écart au cours de l'enfance. Pour consulter l'étude en entier: Monochorionic-twin-on-a-chip for investigating fetal organ growth and metabolism | Microsystems & Nanoengineering Les loisirs pourraient-ils protéger contre les symptômes dépressifs ? Une vaste étude regroupant plus de 31 000 jumeaux adultes provenant de plusieurs pays s'est intéressée au lien entre les activités de loisirs et les symptômes dépressifs. Les chercheurs ont examiné la participation à différents types d'activités : les activités sociales (rencontres, activités communautaires, sorties) ; les activités physiques (sport, marche, exercice) ; les activités intellectuelles (lecture, apprentissage, jeux de réflexion, etc.). Les résultats montrent que la génétique exerce une influence modérée sur notre tendance à participer à ces activités. En revanche, l'environnement familial partagé semble jouer un rôle relativement faible. La majorité des différences observées entre les participants étaient associées à leurs expériences de vie individuelles. Fait particulièrement intéressant, lorsque les chercheurs comparaient deux jumeaux d'une même paire, ils constataient que celui qui participait davantage à des activités de loisirs rapportait généralement moins de symptômes dépressifs que son frère ou sa sœur. Bien que cette étude ne puisse pas démontrer un lien de cause à effet, elle suggère que le maintien d'activités sociales, physiques et intellectuelles pourrait contribuer à protéger la santé mentale au fil du temps. Ces résultats rappellent également l'importance de préserver des espaces pour soi, même dans les périodes particulièrement exigeantes de la vie, comme celles vécues par de nombreux parents de multiples. Pour consulter l'étude en entier: Leisure activity engagement and depressive symptoms: meta-analysis of 11 studies of middle-aged and older twins aged 32-99 - PubMed Nos goûts musicaux influencent-ils réellement notre bien-être ? La musique occupe une place importante dans la vie de nombreuses personnes. Mais certaines préférences musicales sont-elles associées à un meilleur bien-être psychologique ? Pour répondre à cette question, des chercheurs suédois ont étudié plus de 8 800 jumeaux adultes et analysé leurs préférences pour 19 styles musicaux différents, ainsi que leur niveau de bien-être émotionnel. À première vue, les résultats semblaient montrer que certaines préférences musicales étaient associées à un niveau de bien-être plus élevé ou plus faible. Cependant, lorsque les chercheurs ont comparé des jumeaux identiques ayant des goûts musicaux différents, ces associations ont disparu. Cette approche est particulièrement intéressante puisque les jumeaux identiques partagent pratiquement le même patrimoine génétique. Les résultats suggèrent donc que les liens observés entre certains styles musicaux et le bien-être seraient davantage expliqués par des facteurs génétiques ou environnementaux communs que par la musique elle-même. En d'autres mots, aimer le jazz, le rock, la musique classique ou la musique populaire ne semble pas, à lui seul, améliorer ou détériorer le bien-être psychologique. Cette étude rappelle l'importance de distinguer une simple association statistique d'un véritable lien de cause à effet, un aspect que les recherches auprès des jumeaux permettent d'explorer de façon particulièrement rigoureuse. Pour consulter l'étude en entier: Music style preferences and well-being: A genetic perspective - ScienceDirect Une étude chez les jumeaux révèle une composante génétique de l’entérocolite nécrosante L’entérocolite nécrosante (ECN) est une maladie intestinale grave qui touche principalement les bébés très prématurés. Bien que plusieurs facteurs environnementaux aient été associés à cette maladie, notamment l’alimentation, le microbiote intestinal et les processus inflammatoires, ses causes exactes demeurent encore mal comprises. Une récente étude menée auprès de jumeaux apporte toutefois de nouvelles pistes de réflexion en démontrant que la génétique pourrait jouer un rôle important dans le risque de développer cette maladie. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont comparé les taux d’entérocolite nécrosante chez des jumeaux identiques et fraternels nés très prématurément. Comme les jumeaux identiques partagent la totalité de leur patrimoine génétique, alors que les jumeaux fraternels n’en partagent qu’environ la moitié, cette approche permet d’estimer l'influence respective des facteurs génétiques et environnementaux. Les résultats ont montré que les jumeaux identiques étaient plus susceptibles de présenter un risque similaire d’ECN que les jumeaux fraternels. Cette observation suggère qu'une partie importante de la vulnérabilité à la maladie serait héréditaire. Selon les chercheurs, cette susceptibilité génétique pourrait être liée à plusieurs gènes impliqués dans : la réponse immunitaire ; les mécanismes inflammatoires ; l’intégrité de la barrière intestinale. Ces facteurs pourraient rendre certains nourrissons plus sensibles aux stress environnementaux auxquels ils sont exposés après la naissance. Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles approches en néonatalogie, notamment : le développement d'outils de dépistage génétique ; l'identification précoce des bébés les plus à risque ; des stratégies de prévention personnalisées ; des protocoles d'alimentation adaptés ; une surveillance clinique ciblée chez les nourrissons vulnérables. Les auteurs soulignent également l'importance de poursuivre les recherches afin d'identifier des biomarqueurs fiables qui permettraient de mieux prédire le risque de maladie et de développer de nouveaux traitements préventifs. Pour consulter l'étude en entier: Genetic susceptibility to necrotizing enterocolitis in very preterm infants: evidence from twin data | Pediatric Research À retenir: La plupart des jumeaux naissent plus petits que les enfants uniques, mais connaissent généralement une importante croissance de rattrapage au cours de l’enfance et atteignent des tailles comparables à celles de leurs pairs à l’âge scolaire. Participer régulièrement à des activités sociales, physiques ou intellectuelles est associé à moins de symptômes dépressifs, même si les chercheurs ne peuvent pas conclure à un lien de cause à effet direct. Contrairement à certaines croyances populaires, les préférences pour un style musical particulier ne semblent pas influencer directement le bien-être psychologique. Les liens observés seraient davantage liés à des facteurs génétiques et environnementaux communs. Une étude chez les jumeaux très prématurés suggère qu’une partie du risque d’entérocolite nécrosante (ECN) est d’origine génétique, ouvrant la voie à des approches de prévention et de surveillance plus personnalisées. Sources et études consultées: Research article: Monochorionic-twin-on-a-chip for investigating fetal organ growth and metabolism | Microsystems & Nanoengineering Research article: Leisure activity engagement and depressive symptoms: meta-analysis of 11 studies of middle-aged and older twins aged 32-99 - PubMed Lay article: Do your musical tastes affect your well-being? Scientists now have an answer Research article: Music style preferences and well-being: A genetic perspective - ScienceDirect Lay article: Twin Study Reveals Genetic Risk for Preterm NEC Research article: Genetic susceptibility to necrotizing enterocolitis in very preterm infants: evidence from twin data | Pediatric Research

  • Le Brouhaha des fêtes

    Crédit photos: Wix Un texte de Audrey-Anne Grou, travailleuse sociale et médiatrice familiale chez la clinique Chêne & Roseau. Je débute ce texte en levant mon café presque chaud à vous, chères mères de multiples! Vous êtes passées au travers du brouhaha des fêtes en un seul morceau (ou presque!). Soyons honnêtes, mais quel joyeux calvaire que représente la période de Noël. Entre le chandail rouge avec des sapins verts et des guirlandes dorées exigé par la garderie pour hier, les bisous de matante chose qui trouve que vos petits sont trop mignons et les réunions de famille où chacun vous fait cadeau de son conseil non sollicité sur la façon dont vous devriez élever vos enfants, il est parfois difficile de trouver son souffle et de se connecter avec la magie de Noël. Ah, j’oublie aussi les joyeux virus qui se pointent souvent sans invitation et qui collent aussi longtemps que les lutins coquins. D’ailleurs, qui s’est dit que la période de Noël manquait de charge mentale et que ce serait une bonne idée d’ajouter un intrus qui chaque nuit fait le bordel et ne ramasse pas ses dégâts? Clairement pas un parent de multiples... En ce début d’année, je vous invite non pas à prendre huit nouvelles résolutions mais bien à détendre votre système nerveux qui a été largement surchargé dans les dernières semaines. Votre corps est parfait et vous faites du sport chaque jour en courant autour de la voiture pour attacher vos multiples dans leurs bancs d’auto. Je vous invite à reconnecter avec des petits plaisirs simples qui sont faciles à intégrer dans votre quotidien et qui vont vous permettre de décharger tout le stress accumulé pendant ces semaines ultra chargées. Cela peut se faire en prenant l’air quelques minutes, en buvant un café chaud, en ayant une discussion avec un autre adulte sans interruption constante, en lisant ou en écoutant une série chouchou. Votre thermomètre d’énergie est possiblement près du point de congélation, après autant de semaines avec la charge mentale en ébullition. Prenez un temps pour reconnaître tout ce que vous avez accompli et laissez votre esprit se déposer tranquillement dans un retour à la routine. Vous pouvez être à la fois déçues que les vacances des fêtes soient terminées et heureuses de récupérer votre corps, votre esprit et votre temps. Ces sentiments contradictoires peuvent coexister et il est important de se donner le droit en 2026 de les ressentir mais également de les verbaliser et de les valider. Il se peut également que, pour toutes sortes de raisons propres à chacune, vous ressentiez un sentiment de tristesse, de culpabilité ou de colère qui ne s’apaise pas en buvant un chocolat chaud dans un bain moussant. Si c’est le cas, n’hésitez pas à demander de l’aide à des professionnelles qui sont là pour vous aider et vous accompagner dans cette parentalité hors norme qui est trop souvent banalisée. Ce que vous faites est extraordinaire et vous l’êtes tout autant. Mettre un genou par terre et demander de l'assistance pour se relever n’est pas un signe de faiblesse, mais au contraire une représentation de force et de puissance. Vous avez passé les dernières semaines à penser à tout le monde et je considère qu’il est maintenant temps que vous pensiez un peu à vous. Contactez-nous au info@mamanspieuvres.com si vous désirez publier un blogue ou un article chez Mamans Pieuvres !

  • Découvertes récentes en neurosciences, démographie et développement

    Crédit photos: Wix Grâce à nos partenaires de recherche chez ICOMBO, nous avons accès aux toutes dernières découvertes concernant les grossesses gémellaires ainsi que sur la santé des familles ayant des enfants issus d'une naissance multiple. Ces études permettent non seulement d'en apprendre davantage sur le phénomène de la gémellité, mais aussi de mieux soutenir les parents dans leur quotidien. Pour plus d'informations, visitez le site web de ICOMBO. Les jumeaux grandissent plus lentement que prévu et ce, dès le premier trimestre. On savait déjà que les jumeaux ont une taille et un poids de naissance inférieurs à ceux des enfants uniques. Cependant, de nouvelles données provenant d’échographies 3D montrent qu’ils sont plus petits beaucoup plus tôt qu’on ne le pensait. Points clés de l’étude : dès 15 semaines de grossesse, les jumeaux (dans des grossesses dichorioniques sans complications) ont moins de tissu adipeux et moins de masse musculaire que les singletons; cela contraste avec les études antérieures utilisant l’échographie 2D, qui montraient un ralentissement surtout au troisième trimestre; les scientifiques ne croient pas que ce ralentissement précoce soit dû à un manque de nutriments, car le placenta est normalement suffisant à ce stade. Ces données soutiennent l’hypothèse d’un mécanisme adaptatif : les jumeaux pourraient se développer plus lentement tôt dans la grossesse pour mieux gérer la demande accrue en ressources dans les derniers mois. Si les résultats sont confirmés, ils pourraient orienter de nouveaux protocoles de surveillance prénatale chez les jumeaux. Pour consulter l'étude en entier: Twins grow more slowly in early pregnancy than previously thought | National Institutes of Health (NIH) L'impact de l'affection maternelle sur la personnalité à long terme. Des chercheurs ont suivi 2 232 jumeaux identiques britanniques de la naissance à l’âge de 18 ans dans le cadre de l’Environmental Risk Longitudinal Twins Study. Leur analyse montre que : l’affection maternelle pendant l’enfance est associée au développement de traits positifs tels que l’ouverture, la conscience professionnelle et l’amabilité; ces traits sont eux-mêmes liés à de meilleurs résultats en termes d’éducation, de santé et de réussite socioéconomique; il est souvent plus difficile pour les mères de jumeaux ou de multiples de consacrer ce temps individuel, ce qui renforce l’importance des politiques de soutien aux familles. Les auteurs insistent sur le rôle essentiel des programmes de soutien parental, des politiques financières familiales, et de l’accès à des soins de santé mentale pour les parents en difficulté. Ces résultats ouvrent la voie à des modèles d’intervention parentale visant à réduire les inégalités en matière de développement socio-émotionnel. Pour consulter l'étude en entier: Nurturing now, thriving later: Twin study demonstrates the lasting power of affectionate mothering Vieillissement cérébral et marqueurs biologiques Alors que la population mondiale vieillit, les maladies liées à l’âge deviennent de plus en plus fréquentes. Les études chez les jumeaux permettent aux chercheurs d’estimer l’impact relatif de la génétique et de l’environnement dans le vieillissement du cerveau. Une équipe de la Vrije Universiteit Amsterdam a analysé 254 jumeaux et membres de fratries provenant du Netherlands Twin Register. Les résultats montrent que : les processus de vieillissement du cerveau sont étroitement liés au vieillissement biologique observé dans le sang; les facteurs environnementaux jouent un rôle majeur dans ce lien; des influences telles que l’alimentation, l’activité physique ou des facteurs présents dès la naissance pourraient être déterminantes. Les auteurs concluent que les biomarqueurs de vieillissement pourraient permettre de prédire l’état de santé futur et d’orienter des interventions ciblées visant à ralentir le vieillissement cérébral. Pour consulter l'étude en entier: Twin study reveals new insights into brain aging - Vrije Universiteit Amsterdam Taux de gémellité en Afrique subsaharienne : tendances et variations Une étude doctorale menée par Adama Ouedraogo a examiné l’évolution des taux de jumeaux dans 42 pays d’Afrique subsaharienne entre 1986 et 2016. Principaux résultats : le taux global est de 17,4 jumeaux pour 1000 naissances, il a très peu changé au fil du temps, contrairement à l’augmentation observée dans les pays développés depuis les années 1970, il pourrait légèrement augmenter d’ici 2050 (prévision : 18,4/1000). Les chercheurs soulignent que plusieurs groupes ethniques ayant des taux élevés de jumeaux appartiennent à la grande famille Bantu.L’étude met en lumière les importants défis de santé publique liés aux grossesses multiples en Afrique : prématurité, faible poids de naissance et risques obstétricaux accrus.Elle souligne aussi l’urgence de mettre en place des stratégies de suivi spécialisé pour les grossesses multiples à haut risque. Pour consulter l'étude en entier: Twin Births in 42 Sub-Saharan African Countries from 1986 to 2016: Frequency, Trends and Factors of Variation | Twin Research and Human Genetics | Cambridge Core À retenir: Les jumeaux montrent un ralentissement de croissance dès le premier trimestre, ce qui pourrait représenter une adaptation prénatale plutôt qu’un signe de carence, un élément important pour améliorer la surveillance et la prise en charge prénatale. L’affection maternelle au début de la vie est associée au développement de traits de personnalité bénéfiques à long terme, mais les parents de multiples ont souvent besoin de soutien supplémentaire pour offrir cette présence individualisée. Les études chez les jumeaux permettent de mieux comprendre le rôle respectif de la génétique et de l’environnement dans le vieillissement, le développement et la santé. Le vieillissement du cerveau est étroitement lié aux marqueurs biologiques du sang, et les facteurs environnementaux, alimentation, activité physique, conditions de vie, jouent un rôle majeur dans cette dynamique. En Afrique subsaharienne, le taux de jumeaux est le plus élevé au monde, avec des variations importantes selon les régions et les groupes ethniques, ce qui soulève des besoins en politiques de santé adaptées aux grossesses multiples. Sources et études consultées: Lay article : Twin study reveals new insights into brain aging – Vrije Universiteit Amsterdam Research article : Epigenetic age acceleration in peripheral blood correlates with brain-MRI age acceleration  — Brain (Oxford Academic) Research article : Twin Births in 42 Sub-Saharan African Countries from 1986 to 2016: Frequency, Trends and Factors of Variation  — Twin Research and Human Genetics Lay article : Nurturing now, thriving later: Twin study demonstrates the lasting power of affectionate mothering Research article : Parenting in childhood predicts personality in early adulthood: A longitudinal twin-differences study Lay article : Twins grow more slowly in early pregnancy than previously thought — NIH Research article : Fetal Body Composition in Twins and Singletons

View All

Events (8)

View All
bottom of page