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Grâce à mes jumeaux, nous dormons!


Crédits photos: Wix


Grâce à mes jumeaux, NOUS dormons!

 

Un drôle de titre pour un article, n’est-ce pas?

 

Maintenant que j’ai votre attention, laissez-moi vous partager mon témoignage.

 

LA PÉRIODE POSTNATALE


On sait tous que le fameux quatrième trimestre est une période intense pour tous les parents : jongler avec la récupération post accouchement, le changement d’hormones, l’adaptation de notre nouveau rôle, les nombreux boires , rendez-vous médicaux de suivi et j’en passe. Multipliez ceci par deux ou trois bébés et vous avez le cocktail parfait pour que votre santé (mentale, physique et conjugale) soit en péril.

Mon postnatal fut teinté d’une hospitalisation pour ma fille en plus de graves problèmes de santé personnels. Une fois ces petites épreuves derrière nous, nous avions établi une stratégie pour le sommeil de nos bébés la nuit : se lever pour le même bébé. 

 

Rapidement, nous avions remarqué que notre garçon semblait mieux dormir et plus longtemps que notre fille. Pourtant, la routine était la même pour les deux bébés depuis le jour 1: lumières tamisées après le souper, pyjamas et comptine, dernier boire juste avant le dodo, rots et endormissement dans nos bras pour ensuite les mettre dans leur lit.

 

Pour ma fille, c’était une autre histoire. Chaque semaine, son nombre d’éveil la nuit augmentait, si bien que je ne pouvais plus la déposer lors du dodo de nuit sans une méga crise. Je ne savais plus quoi faire … je commençais à paniquer car je n’avais plus ce petit moment en soirée pour faire les tâches de la journée et décanter un peu avant ma nuit remplie de péripéties.

 

Ma fille s’apaisait seulement quand c’était maman alors il n’avait rien à faire si papa voulait prendre le relais … les soirs/nuits où il était présent! Il faut dire que mon conjoint avait recommencé à travailler sur des quarts de soir et de nuit. J'avais beaucoup lu sur la proximité, sur l'importance de répondre aux besoins de mes bébés, la fameuse régression du sommeil et les poussées dentaires.

 

MAMAN N’EN PEUT PLUS

 

Le manque de sommeil avait commencé sournoisement à avoir des effets dramatiques sur ma santé mentale. On m’avait avertie … j’avais lu sur ce le sujet mais au fond, rien ne peut nous préparer à affronter les effets du manque de sommeil sur notre propre corps. Après tout, nous sommes tous des humains différents. Certaines ont plus de tolérance au manque de sommeil, d'autres en ont moins, et certaines d'entres nous ont même des prédispositions médicales.  

 

Je pleurais beaucoup : épuisée, vidée ... je devais passer à travers mes journées avec cette fatigue immense qui me hantait. Rien de pire de coucher les bébés pour la nuit et d’être dans ce sentiment d’hypervigilance où l’on ignore quand sera le prochain réveil.

 

Et puis coup de théâtre, à leur 6 mois, une certaine pandémie est arrivée. Encore moins de déplacement, moins d’aide de jour comme de nuit. Je me suis donc tournée vers les témoignages d’autres parents de jumeaux sur les groupes de soutien. J’ai commencé à lire sur les fameuses techniques de sommeil.

 

Je pleurais de culpabilité juste à penser de contacter une conseillère en sommeil. Ma fille était un bébé à bras et je devais être présente pour répondre à SES besoins … à LEURS besoins. Même dans l’épuisement total, je pensais à eux et non à moi. Parce que dans mon rôle de nouvelle mère, être une "bonne maman" signifiait passer les besoins de mes enfants avant les miens.

 

Une chose était certaine, je voulais du soutien et du support. Mais comment et avec qui ? Et surtout de quelle manière ? Rien de pire que d’essayer de prendre une décision éclairée ou réfléchie quand on se sent morte à l’intérieur (et à l’extérieur!).

 

LA RÉVÉLATION 

 

Répondre à LEURS besoins. Mais quels besoins ? Quels étaient LEURS besoins ?

 

Je constatais que mes bébés ne dormaient pas beaucoup pendant leurs siestes et je voyais leur comportement qui changeait de semaine en semaine. Oui je les voyais ces signes imminents de fatigue, les multiples crises et pleurs dans le jour.

 

Le déclic s’est fait vers leur 6 mois pendant l’introduction des solides. Ce n’était pas du tout agréable. C’était pourtant une étape qui me rendait heureuse et qui allait établir une routine plus claire pendant nos journées. Vers 16-17 heures, les bébés étaient brulés. J’étais là , devant eux en tentant de les nourrir parmi les pleurs incessants.

 

Et puis j’ai craqué. J’ai éclaté en sanglots et je leur ai dit à quel point maman était fatiguée. Nous étions maintenant trois à être des plus misérables et à pleurer en cœur !  Et c’est à ce moment que j’ai compris que répondre à LEURS besoins, c’était prioriser leur sommeil. Ce n’était plus juste moi qui devait dormir.

 

Le soir même j’avais trouvé une professionnelle qui avait le genre d’expérience que je recherchais. Le lendemain, j’avais un rendez-vous qui fut déterminant pour la santé de ma famille. Sa prise en charge était impressionnante. La première étape fut d’investiguer des problèmes de santé potentiel de nos bébés et parler de sommeil avec notre médecin de famille.


Par la suite, nous devions revoir la routine et la peaufiner : changer l’ordre dans lequel nous effectuions les étapes et m’ajuster lorsque papa était absent. Puisque la constance est primordiale et que devions former une équipe, il fallait se mettre d’accord en discutant ensemble des différentes approches d’autoapaisement.


LE MIRACLE

 

J’étais plus que déterminée d’investir dans l’hygiène de sommeil de mes enfants. Mais par dessous tout, j’étais en confiance totale.


Le changement fut tellement drastique que la même semaine je ne reconnaissais plus mes bébés! Ma fille dormait toute la nuit ET pendant le jour, je découvrais des bébés enjoués . De vraies belles siestes réparatrices furent instaurées le matin et l'après-midi. Pour la première fois depuis le début de mon congé parental, je pouvais non seulement prendre le temps de me faire un café mais en plus, je n'étais pas obligée de le réchauffer !


Les 1001 livres qui étaient sur mes épaules se sont envolés et on faite place à une maman reposée et disposée à s'attaquer aux longues journées mouvementées avec deux bébés ! Et Dieu sait que nous avons besoin d'énergie et de patience en grande abondance!


En prime, j'avais maintenant du temps pour moi et pour mon couple. Et pas juste pour faire des tâches ménagères! C'est à ce moment que j'ai compris que pour moi, être une bonne maman, c'était de préserver la santé de mon corps mais aussi de ma tête et de mon cœur afin de prendre soin adéquatement de mes petits.

Quand je repense à ces quelques mois de brouillard (qui m’ont paru des années!), je suis reconnaissante d’avoir été si épuisée! En prenant du recul, je suis convaincue que le fait d’avoir touché le fond m’aie poussé à aller chercher de l’aide dont je n’aurais probablement eu jamais recours avec un seul bébé.

 

J’ai beaucoup de compassion pour les parents (surtout les mamans) qui doivent naviguer à travers les différentes approches en lien avec le sommeil. Difficile de départager le vrai du faux quand des professionnels ayant des études et des titres officiels se contredisent. À cela, ajoutons les commentaires des autres qui sont teintés de culpabilité et qui nous affectent insidieusement.

 

Je me demande parfois quelle maman je serais aujourd’hui. Serais-je encore en couple ? Et mes petits, eux ? On ne parle pas assez souvent des effets du manque de sommeil sur leur développement. Et sur la santé de toute la famille.

 

Mais peu importe, une chose est certaine aujourd’hui  : NOUS dormons grâce à nos jumeaux.


Si vous hésitez à investir dans le sommeil de votre famille, nous vous encourageons à le faire dès maintenant avec un professionnel compétent et en qui vous avez confiance. Si vous ne savez pas par où commencer, nous vous invitons à en apprendre davantage sur notre cours FAVORISER LE SOMMEIL DE NOS BÉBÉS, destiné aux futurs et nouveaux parents de multiple.




Catherine Legault

Rédactrice en chef Équipe Mamans Pieuvres






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