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S'adapter à son nouveau rôle de parent et prendre soin de sa santé mentale et conjugale.

En collaboration avec Cynthia Girard, Ps. Ed.

L'arrivée de jumeaux ou de triplés a des impacts majeurs sur la vie conjugale. En effet, les couples qui ont des enfants issus d’une naissance multiple sont davantage mis à l’épreuve. Le taux de divorce et de séparation est plus élevé notamment dû aux nombreux défis que doivent faire face les parents de jumeaux et triplés. L'isolement, la dépression, le manque de sommeil et l'anxiété en serait les principales causes.

Les parents d’enfants issus d’une naissance multiple sont confrontés à plusieurs défis, notamment par le manque d’informations adaptées à leur réalité et la particularité d’élever des enfants du même âge (Agence de la santé publique du Canada, 2013). Voici quelques défis sociaux et émotionnels qui a un impact directe sur votre santé mentale et parentale:

  • La difficulté de créer des liens affectifs et d’attachement avec plusieurs bébés en même temps.

  • L’isolement des parents pendant le congé de maternité/paternité en raison de la réalité organisationnelle.

  • Le manque de sommeil intense et le stress relié à cette nouvelle réalité.

  • La culpabilité ou la tristesse de devoir partager son temps et son énergie entre les enfants.

  • ·Le risque plus élevé de souffrir d’anxiété ou d’une dépression post-partum.

Il est primordial d'énumérer ces défis non pas pour se décourager, mais plutôt pour mieux se préparer, normaliser nos émotions et mettre des mots sur nos épreuves. Donnez-vous le droit de vous sentir submergés dans votre nouvelle réalité. Le fait de l’admettre ne fait pas de vous un moins bon parent et l’amour envers vos enfants n'en est pas diminué.

Sachez que vous n’êtes pas seuls à vivre des moments particulièrement difficiles et que ceux-ci ne sont pas figés dans le temps. Même si les journées semblent interminables, les premiers mois avec vos bébés passeront comme un éclair. Accepter que votre réalité est différente vous aidera à faire certains deuils mais aussi à être plus doux envers vous-même! Si vous avez vécu une séparation ou êtes en processus de vous séparer, nous vous encourageons à devenir le meilleur coparent pour le bien-être de vos enfants.

L'équipe tient à remercier notre collaboratrice Cynthia Girard pour sa contribution immense ainsi que pour son travail remarquable auprès des familles et des couples. 

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L'ADAPTATION À LA PARENTALITÉ

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Cynthia Girard

Psychoéducatrice, médiatrice familiale et psychothérapeute parentale

Il est tout à fait normal d'avoir des moments difficiles quand on devient parent d'un bébé. Imaginez ce qui se passe dans notre tête et notre corps lorsqu'on doit gérer l'arrivée de jumeaux ou triplés! Parlant de votre corps ... si tout va mal, on peut mettre une partie de la faute sur certaines hormones ! Prenons un instant pour résumer celles qui jouent un rôle important pendant/après la grossesse: 

 

Mélatonine : Elle est responsable du sommeil chez l'être humain. C’est à cause de celle-ci que la mère qui allaite et l’autre parent n’ont pas le même rythme de sommeil. La mère allaitante a un sommeil plus profond et s’endort plus rapidement. En même temps, elle se réveille au même rythme que les bébés. C’est une question de survie. Le-la conjoint-e peut avoir plus de difficulté à s’endormir et à se réveiller car il-elle n’est pas sous la même influence hormonale. 
 

Ocytocine : Grâce à elle, nous dégageons de l’amour et nous avons envie d’être proche de nos bébés, de les couver. C’est aussi pour cette raison que le deuxième parent (pas le donneur de soins principaux) peut se sentir à l’écart. Ce qui est merveilleux, c’est que plus ce parent sera présent et proche physiquement, et plus il s’impliquera auprès de l’enfant. En effet, plus le sentiment d’écart entre les deux parents est moindre, plus les deux parents partageront de l’ocytocine. 
 

Prolactine : Elle donne envie de s’occuper de ses bébés. C’est elle qui contribue à la sécrétion de lait. Elle interfère avec la testostérone et peut la faire fluctuer. 
 

Testostérone : C’est à cause de cette hormone que notre désir sexuel est parfois en chute libre car notre libido est tournée vers les bébés. Sachez que celle-ci est une énergie et n’est pas seulement associée à la sexualité. 
 

MES ATTENTES VERSUS MA RÉALITÉ AU QUOTIDIEN

Pourquoi l’adaptation à la parentalité est un défi important pour les nouveaux parents de multiples ? Lorsque tout semble difficile, il faut se rappeler que le parent lui même en n'est pas la cause. C'est plutôt le contexte de notre parentalité, soit d’avoir deux, trois ou quatre enfants à accompagner en MÊME temps qu'il l'est. Chaque étape du développement d’un enfant comporte des moments agréables et des moments plus difficiles. 

Voici quelques réalités auxquelles les parents pourraient être confrontés face à leurs attentes dans leur  nouveau rôle de parents, dans leur vie de couple et aussi en tant que personne à part entière:

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CoRSé est un podcast hebdomadaire qui s’adresse aux parents en couple ou séparés et aux intervenants qui travaillent avec ces familles.

Venez écouter Cynthia Girard, psychoéducatrice, médiatrice familiale et psychothérapeute parentale qui traitera sur différents en lien avec la parentalité.

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CAFÉ TÉMOIGNAGE SUR LA SANTÉ MENTALE PARENTALE

Connaissez-vous Ça va MamanC'est la référence en santé mentale parentale.  Cette plateforme offre des balados, des articles, des formations et un service d'accompagnement sans tabou, ni jugement sur la parentalité. Ce duo est composé du Dre. Lory Zephyr,  psychologue spécialisée en santé mentale maternelle, périnatalité et attachement parent-enfant ainsi que de la journaliste Jessika Brazeau, maman de trois enfants dont des jumeaux. Découvrez leurs conférences en ligne sur la matrescence, un concept que toutes les mamans devraient connaître ainsi que des ateliers sur la vie de couple et bien plus.

Dans cet entretien, Jessika nous raconte son témoignage personnel sur les difficultés d'adptation dans son nouveau rôle de maman de multiple et les débuts de Ça va maman?, une ressource précieuse pour les mamans d'aujourd'hui!

LES PRINCIPES DE BASES DE LA COPARENTALITÉ

À moins d’être dans une relation toxique, violente ou non égalitaire, il peut être normal que l’adaptation à la parentalité prenne du temps et demande des ajustements. Une chose est certaine, ensemble ou séparément, vous resterez toujours les parents de vos enfants et vous devrez former une équipe. Les enfants ont besoin de contacts fréquents, chaleureux et bienveillants de la part de leurs deux parents pour se développer de façon optimale.  

Plus notre équipe de parents est solide et se fait confiance, plus nos enfants seront épanouis.  Voici les deux grands principes qui composent la coparentalité : 

Principe #1: ASSURER LE MAINTIEN DES RÔLES PARENTAUX
 

  • Nous gardons une image positive de l’autre parent dans notre discours auprès des enfants;
     

  • Les enfants ont le droit de parler de leur autre parent et de ce qu’ils vivent avec les deux parents;
     

  • Nous favorisons des contacts avec l’autre parent, et ce, de toute forme;
     

  • Nous laissons de la place à l’autre pour mettre sa couleur dans les interventions. 
     

Principe #2: COLLABORER DANS LE PARTAGE DES RESPONSABILITÉS
 

  • Nous partageons le temps de vie des enfants selon les besoins de chacun et selon la réalité de chaque parent;
     

  • Nous partageons la fameuse charge mentale; 
     

  • Nous clarifions qui fait quoi, quand, comment, où. Ex : les devoirs, rencontres de parents, cours de danse, dentiste, psychologue, etc.;

LE TRONC COMMUN ÉDUCATIF: QUAND LES PARENTS AGISSENT DE LA MÊME MANIÈRE

Avoir des méthodes éducatives similaires, est-ce pertinent quand nous sommes parents?  Que nous soyons ensemble ou séparés, il est pertinent et souhaitable, pour faciliter l’éducation, d’avoir des interventions similaires.  Qu’est-ce que ça veut dire exactement?  Les parents s’engagent à avoir une approche similaire au niveau de la mise en place des règles, des méthodes éducatives et des conséquences.  

Ok, tout ça est beau, mais ça donne quoi? 

L’impact et la pertinence d’avoir un tronc commun éducatif permet aux enfants de rester neutre face à ses parents. Les enfants seront davantage sécurisés, car que ce soit maman ou papa qui intervienne, les interventions seront prévisibles. Les enfants sauront à quoi s’en tenir, donc les attentes seront clairement définies. Il risque d’y avoir moins de comportements problématiques, moins d’opposition et moins de crise. Bref, plus de collaboration et de plaisir. Je ne sais pas pour vous, mais moi je ne dis pas non à plus de zénitude dans mon quotidien!

Dans le meilleur des mondes, nous installons cette structure de règles quand nous sommes en couple et s’il y a séparation, nous la maintenons. Si un tronc commun éducatif n’a pas été instauré, il est essentiel de travailler ensemble pour arrimer nos interventions.  

Je donne souvent en exemple la collaboration entre l’école et la maison. Si vous n’allez pas dans le même sens, les enfants risquent de jouer avec l’information en leur faveur. Désolée de vous dire que ce n’est pas parce que les enfants veulent manipuler, c’est plutôt parce qu’ils ont compris qu’il y avait un gain à gagner par l’incohérence et l’inconstance des deux milieux. Ils sont intelligents, c’est une bonne nouvelle ça, non?  

Alors, nous avons tous intérêt à aller dans le même sens. Les enfants cesseront certains comportements qui étaient générés par cette dynamique. Donc, entre maman et papa, c’est presque pareil!  Même si les enfants ont certains gains par moment, quand les parents ne se parlent pas, il demeure qu’ils ont plus à perdre qu’à gagner, car ne pas savoir à quoi s’en tenir est parfois insécurisant et déstabilisant. 

LES STYLES PARENTAUX

Nous avons grandi avec des styles de parents et nous avons donc intégré certains modèles qui nous amènent à percevoir la vie d’une certaine manière. Nous avons nous aussi comme parent un style parental qui se compose de nos valeurs, de nos blessures personnelles, de notre histoire familiale et de nos connaissances face à ce sujet.  

Suis-je assez bienveillant-e ? Suis-je trop sévère ? Suis-je en train de reproduire ce que j’ai vécu dans mon enfance ? Bref, toutes ces questions peuvent être présentes lorsqu’on parle de la parentalité. 

Pour en apprendre davantage sur les styles parentaux, je vous invite à lire mon article sur le sujet.

INVESTIR DANS SA PARENTALITÉ

La vérité, c'est qu'on ne se prépare pas assez à la parentalité! En fait, on se prépare souvent beaucoup plus pour l’accouchement que pour les 18 prochaines années qui vont suivre une fois que les bébés sont venus au monde.  Les parents de jumeaux et triplés mettent le focus sur la première année car les tâches reliées aux premiers mois sont importantes.  D'ailleurs, plusieurs d'entre eux sont très fiers d'avoir « survécu » à la première année. Ceci est légitime puisque les défis sont grands! Cependant, c'est souvent lors de la deuxième année que les mamans et les papas réalisent assez rapidement qu'ils ne sont pas adéquatement outillés.

Je suis moi-même maman de trois enfants, dont des jumelles identiques. Ainsi, je comprends bien le chaos quotidien qu’on peut vivre un mardi soir à 18h alors qu’on a eu une journée de fou au boulot!  Je suis en mesure de vous comprendre sans vous juger et je sais que la théorie demande parfois de la créativité afin d' être mise en pratique dans la réalité.

 

Chaque semaine, j’accompagne des dizaines de familles qui arrivent à vivre plus harmonieusement grâce aux stratégies que je leur enseigne.  Je vous invite donc à investir dans votre parentalité double ou triple. Parce qu'on est parent tout le temps oui ... mais avec de l’aide c’est mieux!

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AVEC CYNTHIA GIRARD,
PSYCHOÉDUCATRICE, MÉDIATRICE FAMILIALE ET PSYCHOTHÉRAPEUTE COPARENTAL 

Cynthia est une professionnelle dévouée et impliquée pour les familles. Elle a travaillé plus de 10 ans en protection de l’enfance et elle est maintenant en pratique privée.  Elle se spécialise aussi auprès des familles séparées afin de régler leur séparation conjugale et assurer une coparentalité saine et fonctionnelle.  Elle est elle-même maman de trois jeunes enfants, dont des jumelles identiques et elle peut donc bien comprendre le déséquilibre qu’apporte parfois la vie de famille.

Mamans Pieuvres : Bonjour Cynthia ! Merci beaucoup de nous accorder cette entrevue. Premièrement, nous aimerions savoir comment as-tu vécu ton expérience en tant que maman à l’arrivée de tes bébés?

Je me suis préparée à aller à la guerre quand j’ai appris que j’avais des jumelles. Nous avons organisé notre vie en fonction de leur venue au monde. Notre vie a tourné autour d’elles durant les premiers six mois. L’expérience a été fabuleuse. J’ai allaité les poulettes durant 7 mois et mon conjoint et moi avons mis notre vie de couple sur pause le temps d’apprendre à nous découvrir dans le rôle de la parentalité. Nous avons été chercher l’aide et le support nécessaire pour que la vie de famille soit agréable.

Mamans Pieuvres : Parlant d’aide, peux-tu nous expliquer les ressources auxquelles tu as eu recours?

Bien sur, la plus grande a été notre réseau de soutien personnel. Ma belle-mère a été avec nous durant les premières semaines. Ma mère a fait des petits plats pour nos repas. Nous avons aussi pris aux mots les gens qui venaient à la maison et qui nous disaient « dis-le-moi si tu je peux faire quelque chose ». Je répondais, par exemple « bien, justement, pourrais-tu faire un lavage avant de partir ». Nous avons aussi écouté nos limites et si tu savais combien de fois j’ai dit à des gens venus en visites « merci d’être venus, mais maintenant je vais me reposer donc je vais vous inviter à quitter ». Avec toute mon amour, les gens comprenaient.

 

Ensuite, j’ai eu une marraine d’allaitement que je pouvais appeler n’importe quand…je me souviens d’ailleurs d’un soir durant le temps des fêtes où je pleurais à chaude larmes car j’avais l’impression d’être une vache à lait…je n’en pouvais plus tellement j’étais fatiguée et elle m’a dit « tu sais que tu peux prendre une pause de ton allaitement pour quelques heures si tu le souhaites ». C’est comme si elle m’avait donné le droit.  Ensuite, nous avons eu une nounou à la maison qui venait aider quand les jumelles étaient un peu plus vieilles. Elle m’aidait avec le ménage et les filles, à ce moment j’avais ma troisième avec moi.

Mamans Pieuvres: Qu’as-tu trouvé le plus difficile en tant que nouvelle maman de jumelles?

Que papa retourne au travail. Je me sentais tellement bien dans notre bulle familiale, j’avais peur quand il quittait, surtout le soir. Je me souviens que le gouvernement à cette époque ne donnait rien de plus pour les parents de jumeaux. Nous avons appris dans ces moments et j’ai accueilli mes larmes tellement de fois. La confiance s’est installée de fois en fois.

Mamans Pieuvres: En tant que psychoéducatrice, y-a-t-il des principes que tu as appliqués dans ta propre démarche personnelle?

Absolument, la résolution de problème : voir le problème pour ce qu’il est sans attaquer l’autre comme étant le responsable. On trouve des solutions pas un coupable. Ensuite, l’accueil des émotions : pour nous comme parent, mais aussi pour mes bébés. Quand elles pleuraient, je n’avais pas peur de leurs pleurs et je ne m’inquiétais pas. Je savais qu’elles avaient besoin de moi, tout simplement. Enfin, l’affirmation de soi : mettre nos limites avec les autres, dire non, demander de l’aide avant d’être au bout du rouleau.  

Mamans Pieuvres : Pour terminer, aimerais-tu nous partager des conseils afin de prendre soin de notre santé mentale ?

 

Oui bien sûr! Voici trois conseils pour vous, chers parents!

1-Travailler en équipe avec l’autre parent :

Vous avez fait les enfants ensemble, alors on en prend soin ensemble. Si les bébés ne sont pas encore arrivés, prenez le temps d’explorer comment vous souhaitez départager les tâches. Quand les bébés sont là et ce à tous les âges, faites des bilans régulièrement pour évaluer où vous en êtes. Nommez ce qui fonctionne bien et ce qui doit être amélioré avec respect : « j’aurais besoin de…, car je me sens …dans cette situation ».

2-Vaut mieux prévenir que guérir, dit l’adage.

Elle est tellement vraie cette citation. Soyez en mode prévention. N’attendez pas d’être trop fatigué, trop triste, trop fâché pour parler et communiquer avec l’autre parent. Plus vous allez accumuler de frustrations, plus tous les problèmes vont s’enchevêtrés et occasionner des conflits entre vous. Demandez de l’aide aux gens en qui vous avez confiance et osez demander! Cela ne fait pas de vous un parent moins compétent. Au contraire, la capacité à utiliser son réseau est démontrer comme un facteur de protection à l’épanouissement des compétences parentales. Alors, GO ! demandons de l’aide !

3- Soyez bienveillant envers vous comme pour vos enfants 

Dès que vous vous surprenez à vous dire des choses négatives - TIME OUT – cessez de faire cela, car votre cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est vrai et faux, il le croit si c’est dit. Alors, vous pouvez vous dire « ok, je me trouve pas super aujourd’hui ».

 

Ensuite, identifiez l’émotion qui est présent en vous ex : « je me sens en perte de contrôle, je doute de moi, je suis triste ». Par la suite, une fois que j’ai accueilli cette émotion, je vais me sentir mieux car vous ne l’avez pas ruminé en répétant sans cesse les mêmes phrases qui briment votre confiance. Vous ne la refoulez pas non plus, ce qui permet à l'émotion d’être exprimée. La dernière étape consiste à regarder ce que je peux faire pour régler mon problème, exemple : « bon, je crois que je suis fatigué pour gérer la maison en ce moment alors je vais me reposer durant la soirée et je vais reprendre demain avec une meilleure attitude ».

  • Faire le deuil de ma vie d’avant sans enfant.
     

  • Ne plus retrouver mon corps d'avant.
     

  • Le déroulement de mon accouchement et la période postnatale avec plus d'un bébé. 
     

  • Accepter de ne pas vivre la maternité que j’avais prévue (singleton VS gémellaire).
     

  • La fin de la famille quand nous savons que nous n’aurons plus d’enfant.
     

  • Accepter d'être déçu et d'avoir voulu qu'un seul bébé. Cela ne veut pas dire que vous ne les aimez pas! Au contraire, acceptez vos émotions et ce qui est présent à l'intérieur de vous: cela vous permettra encore plus de les aimer. 
     

Et encore bien d’autre deuils puisque chacun les vit en fonction de son histoire. 

En tant que personne: 

En tant que couple: 

  • Le choc gémellaire: se préparer à porter un bébé versus l'organisation de l'arrivée de deux ou trois. 
     

  • Je ne sais pas qui je suis comme parent avant d’en devenir un. Mes souhaits avant la naissance peuvent changer une fois que les bébés sont présents. Je pourrais être confronté avec le parent que je voulais être versus celui que je suis finalement.
     

  • Le jeu des hormones nous rend complètement vulnérable. Devenir un parent est un facteur de risque à la conjugalité, alors il faut prendre son temps et mettre des moyens en place pour éviter la séparation précoce. 
     

  • À chaque nouvel enfant, le parent va vivre une nouvelle adaptation. Je dois apprendre à me définir à chaque fois. Alors quand j’en ai deux ou trois en même temps, je dois me découvrir avec chacun d’eux et ce en même temps. Le défi est grand.
     

  • L’adaptation pour celle qui porte le bébé se fait plus tôt que l’autre parent. Celle qui porte le bébé vit des changements de vie par la force des choses. Par exemple, elle ne peut pas manger de sushis,  se lève plus souvent la nuit pour faire pipi, ne boit pas d’alcool. L’autre parent peut vivre davantage ce choc après la naissance. Il va donc devoir passer par les mêmes étapes pour accepter, alors le parent qui a porté doit comprendre ce cheminement.

En tant que parent: 

  • Devenir parent nous montre le meilleur de nous-même, mais aussi le pire. C’est normal d’être déstabilisé comme couple. 

  • Les raisons pour lesquelles vous aimez votre partenaire doivent être mises de l’avant. Demandez-vous pourquoi vous avez aimé votre conjoint-e et qu’est-ce que vous pouvez ajouter à cette liste, maintenant que vous êtes de nouveaux parents! 
     

  • Rappelez-vous que nous ne changeons pas complètement, alors créons des occasions pour revivre des moments doux. 
     

  • Faire des efforts ne signifie pas de toujours mettre le couple en priorité; c’est aussi de faire un choix. Alors, la vraie question est la suivante : Est-ce que tu veux garder ton couple pour tes enfants et toi? 
     

  • Il est normal que nous ne soyons pas toujours en accord par rapport à l'éducation des enfants. Devenir parent requiert de la pratique alors renseignez-vous et soyez accompagnés. 
     

  • Le pouvoir de la communication : ce n’est pas cliché, c’est une réalité.  C’est extrêmement important.  Si vous en venez à la séparation, vous n’aurez pas le choix de communiquer, alors en couple ça vaut le coût d'y investir temps et effort. 
     

  • Nous devons faire des choix et redéfinir nos priorités de vie et donc forcément vivre des deuils. Malgré ces difficultés, nous devons accepter notre situation et passer par différentes étapes pour y arriver.

SE SÉPARER LORSQU'ON A DES ENFANTS


Il est parfois difficile d’admettre que la relation est terminée et ce deuil peut prendre du temps. Malgré que le couple soit en rupture, il demeure que votre rôle de parent ne cessera jamais. Vous devrez apprendre à composer avec votre ex-partenaire dans le meilleur intérêt de vos enfants. Aussi bien trouver des stratégies qui réduisent les conflits au lieu de se déchirer et de faire souffrir les enfants, non ?

Pour visionner une vidéo sur Comment annoncer notre séparation à nos enfants, cliquez ici. 

LA RÉACTION DES ENFANTS FACE À LA SÉPARATION

De façon générale, 80 % des enfants vont bien s’adapter à la séparation des parents. Toutefois, environ 20 % des enfants risquent de vivre des difficultés passagères ou chroniques. Un des facteurs de protection de l'adaptation saine des enfants est la manière dont les parents vont gérer leur séparation et garder les enfants à l’écart des conflits.


Les enfants n’ont pas à être porteur de décision. Bien entendu, selon son âge et son tempérament, chaque enfant a des besoins bien spécifiques en lien avec son développement. 

Enfin, tous les enfants ont besoin d’être entendus, mais ne doivent pas porter le fardeau d’une décision, et ce, peu importe leur âge. De plus, ils doivent être ramenés dans leur rôle d’enfant et les parents doivent mettre des limites. Par exemple, le parent pourrait dire à son enfant que cette question ne le concerne pas et que c’est l’intimité de la vie de maman et de papa, qu’il n’a pas à tout savoir. 

Les enfants doivent savoir ce qui est pertinent pour eux. Si les réactions perdurent pendant plusieurs mois et s’amplifient, il est préférable d’aller consulter afin d’évaluer si certaines interventions pourraient aider l’enfant.

OUTILS TÉLÉCHARGEABLES

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pour télécharger un guide de la réaction des enfants face à la séparation.

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Q&R SUR LA MÉDIATION FAMILIALE

1- Qu'est-ce que la médiation familiale?

D'abord, il faut savoir que la médiation familiale n'est PAS une forme de thérapie de couple ou de thérapie familiale. En outre, la médiation familiale a pour objectif pour les ex-conjoints de réussir leur séparation conjugale. C'est-à-dire qu'il s'agit d'un mode de résolution de la rupture. Un médiateur intervient de manière impartiale auprès des parents mariés ou conjoints pour aider à négocier une entente équitable et viable, répondant aux besoins de chacun des membres de la famille. Vous pouvez divorcer une fois la médiation terminée. 

2- Quel est le rôle du médiateur?

Les médiateurs familiaux doivent faire partie de l'un de ces ordres professionnels pour pouvoir porter le titre de médiateur familial: Notaire, Psychoéducateur , Avocat, Travailleur social, Psychologue. Ainsi, ils sont supervisés par leur ordre professionnel et l' Association des médiateurs du Québec (AMFQ).

3- Quel type de décisions et de sujets sont abordés pendant les consultations?

Il est important de savoir que le médiateur ne peut pas donner son opinion, mais il vous aidera à prendre les meilleures décisions pour vous et vos enfants sur différents thèmes tels que:
 

  • Le partage du temps de vie des enfants (garde partagée, droit de visite, etc);
     

  • Les responsabilités parentales et le partage des rôles;